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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 21:22

Le 5 avril 2016

Reporterre interviewe Adrienne Charmet-Alix, coordinatrice de La Quadrature du net.
https://www.laquadrature.net/fr

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 14:57

Mardi 22 mars 2016, le Président de la République a promulgué la loi n° 2016-339 relative à la prévention et à la lutte contre les incivilités, contre les atteintes à la sécurité publique et contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs.
http://www.senat.fr/espace_presse/actualites/201601/transports_publics_lutte_contre_les_incivilites_et_le_terrorisme.html

Le 3 avril 2016

Des patrouilleurs en civil armés vont circuler dans les trains. Ils seront habilités à tirer. Cette mesure fait partie du renforcement de la sécurité présenté par la SNCF.

Des patrouilleurs ou agents de sûreté en civil armés vont circuler sur certains trains dans le cadre des mesures de renforcement de la sécurité, a annoncé Guillaume Pepy.

"Nos agents de sûreté vont avoir le droit de circuler, armés et en civil, dans les trains, grâce à la loi Savary", entrée en vigueur mercredi, a le président de la SNCF lors du "Grand Rendez-vous" Europe1/Le Monde/iTélé.

"Ce patrouilleur" ou "train marshal" à l'image des "sky marshals" présents sur certaines lignes aériennes sera "habilité, entraîné à tirer", a-t-il confirmé.

Alors que la SNCF disposait précédemment d'agents qui pouvaient faire usage de leur arme seulement en uniforme, ces agents seront en civil. "Le principe, c'est qu'on ne le voit pas", a indiqué Guillaume Pepy.

Après une polémique sur leur coût, il a aussi confirmé que les portails de sécurité de type aéroportuaire seraient maintenus au départ et à l'arrivée du Thalys.

"Je maintiens les portiques de sécurité du Thalys", a-t-il déclaré, démentant avoir évoqué leur inutilité lors d'une audition parlementaire, comme l'avait rapporté le sénateur Alain Fouché (Les Républicains, LR).

"Les attentats, y compris l'attentat du Thalys nous ont tous bouleversés et les gares peuvent être une cible", a dit Guillaume Pepy.

Parmi les autres mesures de sécurité prévues par la SNCF, les images des caméras de surveillance pourront être surveillées en permanence par un centre de sécurité.

Outre les fouilles de bagages, la SNCF dispose aussi d'une trentaine de chiens renifleurs et d'une vingtaine d'unités de profileurs chargés de repérer d'éventuels suspects.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/20875-sncf-patrouilleurs-civil-armes-circuler-trains-seront.html

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 14:37

Le 20 février 2016

En refusant avec fracas la demande du FBI de cracker un de ses téléphones, Tim Cook lance une bataille judiciaire qui pourrait durer des années. Pourquoi le patron d'Apple choisit-il de s'embarquer dans un tel débat ?

Question : jusqu'où peut aller la justice pour obliger une entreprise privée à collaborer à la surveillance ? C'est le débat qui occupe les esprits aux Etats-Unis depuis que Tim Cook a décidé de s'opposer à un mandat du FBI.

Ce dernier lui demande d'écrire un logiciel ad hoc afin de permettre à la police fédérale d'accéder au contenu de l'iPhone du terroriste Syed Farook, auteur de l'attentat de San Bernardino.

Le patron d'Apple a développé ses arguments dans une longue lettre et prévenu qu'il allait déposer un recours.

Pourtant, ces dernières années, la firme a collaboré à de nombreuses reprises avec la justice et les services secrets.  

Un "non" pour au moins 70 "oui"

La dernière fois qu'Apple a été confrontée à une telle demande de la part de la justice américaine, c'était fin 2015, dans une affaire de drogue.

La société avait alors également refusé de "cracker" un de ses iPhones, au motif que cela ternirait sa réputation s'il était démontré qu'elle compromettait la sécurité des données de ses clients.

A l'époque, Tim Cook n'a pas rendu l'affaire publique comme il l'a fait cette semaine.

Pour autant, depuis 2008, Apple est intervenu dans 70 cas pour casser la sécurité de ses iPhones, rapporte le Daily Beast.

Apple fait également partie des entreprises qui ont collaboré au programme de surveillance PRISM, dont les détails ont été révélés par Edward Snowden. Apple a participé à PRISM à partir d'octobre 2012.
Prism :
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/espionnage-de-l-europe-par-la-nsa_1262529.html


Extrait de la lettre publiée par Tim Cook pour expliquer son refus d'appliquer
la décision de justice demandée par le FBI.Apple

Ne pas remettre le doigt dans l'engrenage

A cet égard, on peut s'étonner de son empressement, tout à coup, à défendre la vie privée. L'argument du "dangereux précédent" n'est sans doute pas suffisant.

"Une fois que l'information est connue, ou qu'un moyen d'outrepasser le code est révélé, le chiffrement peut être cassé par toute personne qui en a connaissance, se justifie Tim Cook.

Le gouvernement suggère que cet outil ne serait utilisé qu'une seule fois, sur ce téléphone en particulier.

Mais c'est tout simplement faux.

Une fois créé, il pourrait être réutilisé à l'infini, sur n'importe quel appareil", explique le patron d'Apple.

On peut comprendre qu'après l'affaire Snowden, Apple ne veuille pas remettre le doigt dans l'engrenage car par la suite, il est difficile de fixer la limite. Collaborer seulement pour les affaires de terrorisme? Seulement avec les Etats-Unis ? Etc.  

Régler le problème une bonne fois pour toute

Mais pourquoi en faire une affaire d'Etat ?

Il semble que Tim Cook veuille régler le problème pour de bon.

Selon la presse américaine, l'affaire peut aller jusqu'à la Cour suprême, ce qui prendra des années de procédure, avec une issue très incertaine.

La question à laquelle elle devra répondre est: la loi permet-elle d'obliger une entreprise à changer la façon dont elle fabrique son produit pour faciliter le travail de la justice ?  

Ce faisant, Tim Cook oblige aussi les autorités à mettre cartes sur table. En effet, le FBI joue lui aussi un double jeu.

Le Daily Beast explique que, fin 2015, la dernière fois le FBI aurait finalement trouvé un moyen de cracker un iPhone sans l'aide d'Apple, selon le procureur.

Un juge avait par ailleurs évoqué un témoignage qui attestait que le Département de la sécurité intérieure était en possession d'une technologie capable de cracker un iPhone sous iOS 8.1.2.

Si les "services" sont capables de développer ces logiciels, la raison pour laquelle ils confrontent Apple en justice n'est pas claire.  

Apple, la seule entreprise à pouvoir tenir tête à l'Etat

Certains observateurs avancent aussi que le patron d'Apple est un vrai défenseur de la vie privée dans l'âme. Dans une communication de 2014, c'est ce qu'il affirme.

On peut en outre voir dans le fait qu'Apple ait été la dernière grande entreprise à rejoindre le programme PRISM une tentative de Steve Jobs d'échapper le plus longtemps possible à la pression pour participer à la surveillance de masse. L'engagement d'Apple en faveur de la vie privée ne serait pas feint.

Il faut aussi avoir à l'esprit qu'Apple est peut-être la seule grande entreprise high-tech américaine à pouvoir se permettre ce coup d'éclat.

Le combat autour des données personnelles montre à quel point elles sont aujourd'hui au coeur de tous les business models.

Mais pour Apple, c'est moins le cas. Il vend ses produits, et il les vend cher. L'adage "Si c'est gratuit, c'est que c'est vous, le produit" ne s'applique pas à Apple.

Et, à la différence d'un Microsoft qui noue beaucoup de contrats avec les pouvoirs publics, Apple n'a pas à faire autant de compromis.

Il a donc une carte à jouer vis-à-vis de l'opinion, comme le dit Edward Snowden quand il tweete que les citoyens s'en remettent désormais à Apple pour défendre leurs droits, plutôt qu'à l'Etat. 

Mais cette carte est à double tranchant.

A défaut d'être considéré comme un défenseur des libertés, l'entreprise pourrait être accusée, comme le regrette l'oncle d'une victime d'extrémistes islamistes, de "protéger la vie privée d'un meurtrier aux dépens de la sécurité publique".  

Source :
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/protection-de-la-vie-privee-le-trouble-jeu-d-apple-et-du-fbi_1765637.html

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 12:35

Le 8 février 2016

Dans son récent rapport sur les services publics numériques, la Cour des comptes invite les pouvoirs publics à « réétudier l’opportunité de développer une carte nationale d’identité électronique ». Un projet pourtant stoppé net il y a près de quatre ans par le Conseil constitutionnel.

Les Sages de la Rue Montpensier avaient en effet jugé le 22 mars 2012 que les articles 5 et 10 de la proposition de loi relative à la protection de l’identité étaient contraires à la Constitution – et plus particulièrement au droit fondamental au respect de la vie privée.

Souvenez-vous : ce texte soutenu à l’époque par la majorité UMP reposait sur la mise en place d’une nouvelle carte d’identité électronique, dotée d’une puce dans laquelle aurait notamment été enregistré l’état civil de chaque Français, sa photo mais aussi – et surtout – ses empreintes digitales.

Autant d’informations destinées à abreuver un nouveau fichier, qui aurait dû être consultable par les forces de l’ordre à d’autres fins que de simples vérifications d’identité...

Le juge n'a pas censuré la création d'une carte d'identité électronique

Pour les magistrats de la Rue Cambon, le gouvernement devrait néanmoins songer à remettre ce projet sur les rails :
« Le Conseil n’a pas censuré la création d’une CNIé elle-même, mais deux dispositions inscrites dans la loi du 27 mars 2012 relative à la protection de l’identité : la création d’une base de données contenant les informations détenues dans ces puces (article 5) portant sur la quasi-totalité de la population et interrogeable notamment par les services de police et de gendarmerie (article 10 de la loi précitée), ainsi que la possibilité pour le titulaire de la carte d’y faire figurer des données permettant de s’identifier sur des réseaux de communication électronique et de mettre en œuvre sa signature électronique. »

Encourageant vivement le développement de l’e-administration, la Cour des comptes explique que la relance de la carte d’identité électronique pourrait faire partie des projets « structurants » dont la France a besoin.

À ses yeux, « l’identification électronique des usagers doit être à la fois simplifiée et sécurisée ».

Alors que le Secrétariat général de modernisation de l’action publique (SGMAP) travaille activement au déploiement du dispositif d’authentification FranceConnect, les magistrats estiment que « l’étape suivante devrait être de développer une carte nationale d’identité électronique ».
FranceConnect :
http://www.nextinpact.com/news/97011-le-dispositif-d-authentification-france-connect-fonctionne-avec-la-poste.htm

L'identité numérique en débat

De fait, l’article 2 de la loi de 2012 (non censuré) prévoit encore et toujours que « la carte nationale d'identité (comporte) un composant électronique sécurisé », à l’intérieur duquel seraient notamment stockés le nom, l’adresse, la couleur des yeux d’une personne, mais aussi « ses empreintes digitales ».

Sauf que ces dispositions restent dans l’attente d’un décret ministériel, pris après avis de la CNIL, avant d’être activées...

La Cour des comptes se montre toutefois optimiste

« Malgré ce blocage, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) est en train de développer un prototype (ALICEM) permettant d’utiliser une pièce d’identité électronique (le passeport biométrique actuellement) pour s’identifier via son smartphone, de confronter la photo avec l’utilisateur par reconnaissance faciale et de créer ainsi un compte utilisable par de nombreux services partenaires.

Cette expérimentation, très prometteuse, doit bénéficier d’un financement dans le cadre du nouvel appel à projet du programme d’investissements d’avenir lancé en juin 2015.

Le SGMAP a d’ailleurs signalé qu’il envisageait d’inclure ALICEM parmi les fournisseurs d’identité de FranceConnect, ce qui permettrait de proposer aux usagers une authentification d’un niveau de sécurité fort au sens du règlement e-IDAS.

Ce projet justifierait la relance d’un projet de carte nationale d’identité électronique dont les modalités soient pleinement conformes à la Constitution, sur la base d’une analyse approfondie de l’opportunité, des coûts et des conséquences d’un tel développement, afin de ne pas réserver une telle possibilité aux seuls détenteurs d’un passeport.

La présentation physique reste aujourd'hui nécessaire à la prise de données biométriques, telles que les empreintes digitales pour le passeport par exemple, mais les nouvelles générations de smartphones, qui peuvent enregistrer l’empreinte digitale de leur propriétaire afin de déverrouiller l’appareil, laissent entrevoir à terme des possibilités de vérification de l’identité par prises d’empreinte digitale à distance.

Ceci pourrait permettre par exemple de supprimer l’exigence de double comparution pour l’élaboration du passeport (la première au moment de la demande avec enregistrement des empreintes digitales, et la seconde pour retirer le passeport avec vérification de l’identité notamment par les empreintes digitales). »

Hasard du calendrier, le député Dominique Tian (LR) a interpelé mardi dernier le gouvernement à ce sujet, l’élu affirmant qu’une récente décision du Conseil d’État pourrait contraindre l’exécutif à hâter le pas sur ce dossier (voir sa question écrite).

Le sujet pourrait surtout s’inviter dans les débats relatifs au projet de loi Numérique, les députés ayant demandé au gouvernement de préparer un rapport sur « les mesures nécessaires au développement des échanges dématérialisés, notamment l’identité numérique ».

Source :
http://www.nextinpact.com/news/98419-la-cour-comptes-demande-retour-carte-d-identite-electronique.htm

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 13:45

Le 24 février 2016

Dans son rapport annuel, l'ONG évoque « un assaut massif contre les libertés et les droits fondamentaux», basé sur des «mesures sécuritaires draconiennes ». La France est épinglée.

La situation est « si catastrophique » sur le front des droits humains que Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International, se pose « une interrogation simple mais brutale » : « Le système juridique international et les institutions mondiales sont-ils à la hauteur de la tâche urgente que représente la protection des droits humains ? »

L'année 2015 marquait les 70 ans de l’ONU, mais l’organisation, jugée « plus vulnérable que jamais », et ses valeurs n’ont pas été à la fête, selon le rapport annuel d’Amnesty rendu public ce mercredi.

« La répression a été pour ainsi dire monnaie courante en 2015, souligne le secrétaire général, présentée comme nécessaire pour la sécurité nationale, l’ordre public et la protection des valeurs nationales. »

Il est apparu que « certains Etats pratiquaient une surveillance digne d’un roman de George Orwell ».

Amnesty dénonce « un assaut massif contre les libertés et les droits fondamentaux », basé sur des « mesures sécuritaires draconiennes ».

La France est ainsi épinglée pour les excès de sa législation antiterroriste qui met à l’écart le juge judiciaire, avec « des lois autorisant un recours à des techniques de surveillance plus vastes, sans contrôle judiciaire indépendant ».

Les Etats-Unis sont critiqués pour le maintien de Guantánamo, Israël pour son blocus militaire sur Gaza, le Royaume-Uni pour sa « surveillance de masse au nom de la lutte contre le terrorisme»  et sa tentative de «se soustraire à la surveillance de la cour européenne».

L’ONU semble « à bout de souffle »

L’ONG note un « mouvement insidieux et rampant » : « Des gouvernements s’en prennent délibérément aux institutions qui ont été créées pour contribuer à la protection des droits fondamentaux, refusent de leur allouer des fonds suffisants, ou encore choisissent de n’en faire aucun cas. »

De plus en plus de pays cherchent à se soustraire au contrôle d’instances internationales (Cour pénale internationale, organes de défense des droits humains de l’ONU, Conseil de l’Europe…).

Pour Shetty, « plus de soixante-dix années de travail acharné et de progrès humains sont en danger » : « Ce sont non seulement nos droits qui sont menacés, mais aussi les lois et le système qui les protègent », insiste le secrétaire général, en s’inquiétant que « des gouvernements veulent faire passer la protection des droits humains pour une menace contre la sécurité, la loi et l’ordre, ou les "valeurs" nationales ».

La crise des réfugiés, avec le plus grand nombre de personnes déplacées dans le monde depuis la deuxième guerre mondiale, est au coeur des préoccupations.

« La répartition de la charge et de la responsabilité des réfugiés est restée immensément déséquilibrée et les moyens apportés sont loin d’avoir été à la mesure de l’aggravation rapide de la crise », déplore Amnesty, pour qui l'attitude des pays européens s'avère « honteuse » : « L’UE, qui compte plus de 500 millions d’habitants et qui constitue l’ensemble politique le plus riche de la planète, s’est singulièrement montrée incapable d’apporter une réponse cohérente, humaine et respectueuse des droits humains. »

Pour l'ONG, seule l'Allemagne a développé la volonté politique réclamée par la situation.

A l'inverse, « la plupart des dirigeants européens ont préféré prêter l’oreille aux discours tonitruants hostiles aux immigrés, motivés par la peur de l’insécurité et d’une perte de souveraineté nationale ».

Avec pour conséquence que « les seules mesures sur lesquelles ils ont pu s’entendre sont celles qui visaient à renforcer la "forteresse Europe"».

Face à ces dégradations, l’ONU semble « à bout de souffle ».

Le conflit syrien illustre « L’incapacité du système des Nations unies à s’acquitter de son rôle déterminant pour le respect des droits fondamentaux ».

L’ONU, critiquée en Syrie (comme le montre le reportage de Libération), a «désespérément besoin d’un nouvel élan», estime Amnesty International.

Dans le détail, 122 Etats ont, selon l’ONG, pratiqué la torture ou d’autres mauvais traitements, 29 ont forcé des réfugiés à retourner dans un pays où ils étaient en danger.

Dans 19 pays, des crimes de guerre ont été commis par le gouvernement ou des groupes armés.

L’Arabie Saoudite, le Burundi, la Chine, l’Egypte sont cités parmi les mauvais exemples, notamment pour des arrestations massives et des violences, de même que la Russie, le Pakistan, la Hongrie, le Mexique (27 000 disparus) et, bien sûr, la Syrie.

Source :
http://www.liberation.fr/planete/2016/02/24/droits-humains-amnesty-international-denonce-une-situation-catastrophique_1435256

 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 12:40

Le 1er février 2016

Le Sénat a adopté en première lecture la proposition de loi relative à la prévention et à la lutte contre les atteintes graves à la sécurité publique, contre le terrorisme et contre la fraude dans les transports publics de voyageurs.

Le Sénat a examiné la proposition de loi relative à la prévention et à la lutte contre les atteintes graves à la sécurité publique, contre le terrorisme et contre la fraude dans les transports publics de voyageurs, adoptée à l’Assemblée nationale le 17 décembre 2015.

Cette proposition de loi répond à un double objectif :

- protéger les transports en commun contre les risques d’attentats et d’atteintes à la sécurité publique ;
- lutter contre la fraude, les incivilités et les violences faites aux femmes dans les transports publics.

La commission des lois a modifié ce texte en adoptant notamment des dispositions visant à :

- introduire des garanties supplémentaires, telles que l’instauration d’un délai maximal pendant lequel les contrevenants pourraient être retenus par les agents de contrôle, dans l’attente de la décision de l’officier de police judiciaire contacté, ou la soumission des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP au contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) ;
- renforcer la sécurité publique, en prévoyant en particulier l’expérimentation du port de « caméras-piétons » au bénéfice des agents de sécurité de la SNCF et de la RATP ou encore la possibilité d’une transmission en temps réel des images de vidéoprotection aux forces de l’ordre, comme l’avaitproposé la mission d’information relative à la sécurité dans les gares.

En séance publique, les sénateurs ont adopté des dispositions visant notamment à :

- permettre à l’ensemble des transporteurs, et non aux seuls transporteurs publics, de vérifier la validité des permis de conduire de leurs conducteurs (amendements 5 rect bis et 16 rect à l’article 4 bis) ;
- autoriser le procureur du premier lieu d’arrêt en France d’un train à autoriser des perquisitions et réquisitions, lorsque les gares de départ et d’arrivée du train ne se trouvent pas en France (amendement 6 rect bis à l’article 5) ;
- obliger les passagers des transports à être porteurs d’un document d’identité lorsqu’ils ne disposent pas d’un titre de transport valable et permettre aux transporteurs d’exiger des titres de transport nominatifs (amendement 7 rect quater portant article additionnel après l’article 6 bis AA) ;

Le Sénat a adopté la proposition de loi.

La procédure accélérée ayant été engagée par le Gouvernement, le texte pourrait être prochainement examiné en commission mixte paritaire.

Source :
http://sd-magazine.com/article.php?page=760

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 12:15

Depuis Rebellyon le 15 février 2016

Le projet de loi sur les transports en commun finit actuellement ses allers-retours entre Assemblée nationale et Sénat. Il a fait peu de vagues. Le texte prévoit pourtant la création de nouveaux délits et des peines de prison pour tout ce qui concerne la fraude.

Avez-vous entendu parler d’un projet de loi contre la fraude dans les transports ? De 6 mois de prison pour 5 PV impayés ou 2 mois pour avoir signalé des contrôleurs à des amis ? Ce serait un sondage intéressant à faire autour de soi. Le phénomène touche pourtant beaucoup de monde, surtout parmi les plus précaires. Dans une offensive pénale sans précédent, députés et sénateurs finalisent une criminalisation tous azimuts de la resquille.

Comme les médias évoquent peu les implications de cette loi, prenons le temps de préciser les enjeux et où en est ce projet de loi.

Certaines dispositions avaient été supprimées lors du passage devant le Sénat, d’autres aggravées.

Depuis mercredi et une commission dédiée, on est grosso modo revenu au texte validé en décembre par l’Assemblée.
Des peines de prison pour tout

La loi doit être adoptée début mars. Elle devrait subir très peu de modifications à ce moment-là. Elle prévoit ainsi :
- l’élargissement considérable du délit de fraude par habitude, puni de 6 mois de prison et 7 500 € d’amende. Il sanctionnait auparavant 10 PV pour fraude non payés dans l’année, il suffira désormais de 5 verbalisations impayées pour passer devant le juge (article 8-2-a).
- 6 mois de prison et 45 000 € d’amende pour la publicité à une mutuelle de fraudeurs (article 8 ter) ;
- 6 mois de prison et 3 750 € d’amende pour « vente à la sauvette » dans les couloirs de métro ;
- 2 mois de prison et 3 750 € d’amende tout signalement de contrôleurs sur les réseaux sociaux, par SMS ou autre. Lire sur ce sujet l’article de Rebellyon qui donnait l’alerte et les suites sur Next Impact (article 13-4) ;
- 2 mois de prison et 7 500 € d’amende si vous prenez la poudre d’escampette pendant le contrôle (article 8 bis) ;
- 2 mois de prison et 3 750 € d’amende le fait de donner intentionnellement une fausse adresse (article 13-3).

Une déclaration de guerre aux pauvres

Dans le même temps, des régions suppriment des aides à des catégories entières de personnes qui ne peuvent se payer les transports.

Wauquiez évoque la suppression de la carte Illico solidaire dans les trains en Rhône-Alpes pour les précaires, tandis que Pécresse fait voter la fin de la réduction pour les bénéficiaires de l’Aide médicale aux étrangers en Île-de-France.

Les mêmes qui ont porté cette loi de criminalisation de la fraude.

Un projet de loi emblématique

Les médias, quand ils s’y intéressent, n’hésitent pas à colporter les fallacieuses argumentations des politiciens à l’origine du projet.

Ainsi, l’aggravation énorme du délit de « fraude par habitude », de 10 PV impayés à seulement 5, viserait principalement les très médiatisées mutuelles de fraudeurs.

Les chiffres montrent pourtant que ce délit, instauré sous la gauche en 2001, vise bien davantage de personnes [1].

Celles-ci sont loin d’être toutes organisées collectivement.

Et loin d’être un choix personnel, la fraude régulière concerne en premier lieu les plus pauvres : les juges peuvent exiger jusqu’à 7 500 € d’amende des contrevenants.

Devant le peu de ressources des inculpés pour ce délit, ils ne demandaient, en moyenne, que 321 € en 2014.

Ce désintérêt ou cette méconnaissance, assez largement partagée, est étonnante. On sait pourtant depuis des années que les transports sont le lieu d’expérimentation des politiques les plus répressives.

C’est ainsi le métro qu’ont ciblé en premier les grandes vagues d’installation de caméras.

Aujourd’hui, c’est dans les transports les plus quotidiens qu’on évoque des détecteurs de comportements ou des systèmes de reconnaissance faciale, ou la fouille possible de tous les usagers. Dans les gares, on parle de détecteurs de métaux et de scans de bagages.

C’est dans les transports que va être puni de prison le signalement d’agents (à quand le signalement de policiers ?).

La répression de la fraude sera l’occasion d’une interconnexion inédite de fichiers administratifs.

Enfin, elle va permettre la création inquiétante d’un « délit de soustraction à relevé d’identité » [2].

La presse a donc lamentablement failli à son rôle d’alerte sur l’ensemble de ce projet de loi (à la différence d’autres, comme sur la surveillance).

Mais il est également regrettable qu’aucune mobilisation n’ait eu lieu contre ce projet de loi.

Aucun communiqué d’organisation ou d’association n’a par exemple été publié à notre connaissance.

Les salarié·es des transports en commun, en première ligne de cette pénalisation extrême qui ne risque pas d’améliorer leurs relations avec les usagers, n’ont pas encore réagi.

A.F.

***
Notes

[1] « Le délit de fraude par habitude », aujourd’hui à 10 PV impayés sur un an a donné lieu à :
- près de 400 peines de prison pour la seule année 2008 d’après le ministère de la justice.
- 3 000 condamnations entre 2010 et 2014 dont plus de 700 à de la prison ferme.

[2] Une amende de 68 € (de 3e classe) est prévue dans la loi pour les personnes prises en fraude qui ne peuvent justifier de leur identité, qui s’ajoute à la possibilité pour la police de retenir pendant 4 heures la personne pour vérification d’identité.

Source :
http://rebellyon.info/Bus-metros-et-trains-terrains-d-15818

***
Complément d'info

Lire la proposition de loi
http://www.senat.fr/leg/ppl15-281.html

6 mois de prison pour 3 P.V non payés
https://rebellyon.info/6-mois-de-prison-pour-3-PV-non-payes

Signaler des contrôleurs via Facebook ou SMS en passe d'être un délit
http://www.nextinpact.com/news/98519-transports-signaler-controleurs-via-facebook-ou-sms-en-passe-detre-delit.htm

Pécresse réclame des sanctions anti-fraudeurs plus duress
http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports-en-ile-de-france-pecresse-reclame-des-sanctions-anti-fraudeurs-plus-dures-09-02-2016-5529909.php

RATP : pour frauder dans les transports en commun, créez votre mutuelle !
http://www.article11.info/?RATP-pour-frauder-dans-les

Portiques de sécurité à l’entrée des gares : la SNCF fera des tests gare de l'Est
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/controles-de-surete-a-l-entree-des-gares-la-sncf-fera-des-tests-gare-de-l-est-536009.html

Transports : le chassé-croisé droite-gauche sur le renforcement des contrôles d’identité
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/29/transports-le-chasse-croise-droite-gauche-sur-le-renforcement-des-controles-d-identite_4856037_823448.html

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 13:30

Le 11 février 2016

Les neuf caméras sont officiellement lancées à 18 heures depuis le centre-ville.

C'est à 18 heures, ce jeudi soir, que sera officiellement lancée la vidéoprotection sur la ville de Pessac.

Neuf caméras vont entrer en action dans le centre-ville pessacais : deux sur la place de la Ve République, une place des Droits de l'Homme, une place de la Liberté, une sur l'esplanade Charles-de-Gaulle et deux autres, de l'autre côté de la voie ferrée.

Des caméras qui enregistreront tout ce qui défilera sous leur regard numérique 24 heures sur 24.

Au terme d'un délai de quinze jours, l'enregistrement sera automatiquement écrasé.

"L'ambition ici est de faire de la prévention, de la dissuasion et d'aider à la résolution de certains actes" rappelle Stéphane Mari, adjoint au maire de Pessac en charge de la sécurité.

La vidéoprotection fait l'objet d'une charte d'utilisation très précise. Les caméras ne filment que le domaine public.

Et de fait sur l'image qui apparaît sur les écrans de contrôle, les fenêtres des habitations particulières, les enseignes, les entrées de commerce sont floutées.

Le visionnage et la récupération des enregistrements ne sera possible que sur réquisition du procureur de la République et ce, pour une aide à la résolution. "Ce système n'est pas fait pour faire de la chasse aux infractions.

Les personnes dument habilitées à visionner les écrans, au sein de la police municipale, pourront de manière ponctuelle prendre la main, notamment pour suivre des manifestations, des mobilisations ou des événements festifs."

La municipalité pessacaise a déboursé 94 000 euros pour mettre en place ce dispositif ; D'autres caméras seront installées chaque année du mandat au regard des besoins dans certains quartiers ou points prioritaires.

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/02/11/pessac-la-videoprotection-en-action-des-ce-jeudi-soir-2271010-3034.php

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:55

Le 9 février 2016

La Cnil s'insurge de la collecte abusive de nos données de navigation par le géant du Web. Facebook a trois mois pour rentrer dans le rang.

Certains internautes roublards adoptent une stratégie pour entraver la traque dont ils font l'objet sur internet : ils ne s'enregistrent pas sur Facebook. Futé.

En théorie, les voilà abrités des algorithmes intrusifs mis en place par le géant de la Silicon Valley, notoirement connu pour puiser dans nos données privées, scruter, collecter et analyser nos comportements en ligne...

Mais l'entreprise de Mark Zuckerberg est bien plus retorse qu'elle n'y paraît de prime abord.

Car même si vous n'êtes pas inscrit sur Facebook, le site dépose à votre insu un "cookie" sur votre machine dès que vous consultez une page Facebook publique (événement, page fan…).

Ce discret petit fichier peut suivre à la trace votre navigation internet, et relever des informations propres à votre identité (localisation, langue, machine utilisée...).

Face à cet abus connu de longue date, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) tente de répliquer.

Dans une décision rendue mardi 26 janvier, l'autorité met "Facebook Inc." en demeure, jusqu'à ce que la société se mette en conformité avec la loi informatique et liberté de 1987.

Elle l'accuse de "collecte déloyale" de données.

Facebook dispose désormais de trois mois pour remédier à cette illégalité.
Lire ici :
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/deliberations/Bureau/D2016-007_MED_FACEBOOK-INC.-FACEBOOK-IRELAND.pdf

De nombreux manquements

"Cette mise en demeure est tout à fait normale et traduit certainement un certain ras-le-bol des utilisateurs", corrobore Jean-Baptiste Soufron, avocat spécialisé dans les questions numériques.

Car c'est au terme d'une enquête amorcée en mars, après que Facebook ait annoncé avoir modifié sa politique de confidentialité, et au cours de laquelle la Cnil a inspecté les locaux du réseau social, que l'autorité a détecté "des manquements graves" au regard de la loi française, notamment pour ce qui a trait à la vie privée.

"Les géants du web ont très mauvaise presse en matière de protection de la vie privée, et c'est globalement mérité", réagit Tanguy de Caotpont, directeur général du laboratoire de sécurité Kaspersky. "La Cnil ne s'y est pas trompée en attaquant Facebook, qui compte près d'un Français sur deux dans son répertoire."

Des cookies à finalité publicitaire

Outre les cookies déposés sur les navigateurs des non-inscrits, l'autorité protectrice épingle le recueil "sans consentement exprès" des utilisateurs de données "relatives à leurs opinions politiques, ou religieuses, et à leur orientation sexuelle". Facebook n'offre aucune information sur l'usage qui est fait de ces données.

Surtout, le mastodonte du web est sur la corde raide en ce qui concerne sa politique publicitaire :
"Le site dépose sur l’ordinateur des internautes des cookies à finalité publicitaire, sans les en avoir au préalable correctement informés ni avoir recueilli leur consentement", alerte la Cnil.

Le géant américain se sert d'une combinaison de ces données pour afficher des publicités ciblées, "ce qui méconnaît leurs droits et intérêts fondamentaux et porte atteinte au respect de leur vie privée", estime la Cnil. Car derrière chaque internaute, il y a le cyber-consommateur, auquel ces réclames sont destinées.

Une traque invisible

La gestion faite par Facebook des cookies est au coeur des critiques de la Cnil.

Tous les sites internet peuvent coller un cookie sur votre navigateur.

A la manière d'un hameçon, ils "ancrent" dans un fichier des données qu'ils jugent utiles (adresse IP, identifiants, etc) afin de pouvoir les relire lors de vos futures consultations.

En ce qui concerne Facebook, cela inclut l'âge, le sexe, et l'adresse e-mail.

Mais à l'ère de l'hypertexte et des codes embedded, les sites web ne sont plus des entités cloisonnées. Aujourd'hui, internet est sans frontières : les pages web sont truffées de bouts de codes (scripts), de fenêtres (iframes) et autres bandeaux commerciaux qui proviennent de sites extérieurs ou de régies publicitaires.

Incrustés dans les pages, ces éléments fonctionnent comme des balises émettrices : les cookies pré-installés peuvent les détecter et les sonder.

"Facebook enregistre des données qui ne sont pas que des données d’utilisateurs, mais aussi celles de gens qui passent sur des sites où il y a des boutons Facebook ", souligne Jean-Baptiste Soufron.

Lorsque vous naviguez sur un site d'information ("L'Obs", par exemple), Facebook peut, par l'entremise du bouton "Partager", "J'aime" ou "Se connecter", mémoriser vos visites et collecter des comportements en ligne (fréquence de consultation, etc).

Mais si vous fréquentez frénétiquement les annonces de guides de voyages pour la Namibie sur Amazon, il est fort probable que les publicités sur internet vous aiguillent vers un petit billet Ryanair, à destination du sud-ouest africain.

Récupérer les données collectées ?

Le bras de fer entre Facebook et le droit français est loin d'être achevé.

La loi bute encore sur le terrain de la portabilité des données. C'est-à-dire le droit pour les usagers à rapatrier les données collectées sur eux.

Cela s'est apparenté à un véritable parcours du combattant pour Max Schrems, un jeune étudiant autrichien, pour le moins têtu, qui a tenté l'expérience pour récupérer en 2011 les données que Facebook a collectées sur lui.

En bout de course, 1.200 pages reprenant son activité sur le réseau social lui ont été délivrées. Dont des informations qu'il pensait avoir effacées.

"Quand vous quittez Facebook, il ne faudrait pas que vos données privées restent sur le réseau social sans que vous puissiez y avoir facilement accès ou les récupérer. L'entreprise n'est pas très claire sur qui peut récupérer quoi après la fermeture de votre compte", affirme encore Jean-Baptiste Soufron.

La portabilité est l'une des mesures de la fort contestée PJL numérique, votée en novembre à l'Assemblée, et qui doit désormais passer l'épreuve du Sénat.

A l'échéance des trois mois de l'ultimatum fixé par la Cnil, la Commission pourrait alors entamer une procédure de sanction à l'encontre de Facebook.

Au maximum, cette sanction peut s'élever à 150.000 euros.

Il y a deux ans, la Cnil avait condamné Google à une amende de ce type, adjointe de l'obligation de publier sur sa page d'accueil un communiqué relatif à la décision, et ce pendant 48h.

Un coup de force qui avait entamé la com' de Google sur le respect de la vie privée.

Paul Conge

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160209.OBS4319/facebook-vous-espionne-meme-si-vous-n-y-etes-pas-inscrit.html

****
Complément d'info

Vous saurez tout sur l’algorithme de Facebook
http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/05/saurez-tout-lalgorithme-facebook-262722

Comment fonctionne l'algorithme de Facebook ?
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/07/01/comment-fonctionne-l-algorithme-de-facebook_4448781_4408996.html

Ce que Facebook cache derrière sa nouvelle politique de confidentialité
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/ce-que-facebook-cache-derriere-sa-nouvelle-politique-de-confidentialite_1625838.html

Sites web, cookies et autres traceurs
http://www.cnil.fr/vos-obligations/sites-web-cookies-et-autres-traceurs/

Facebook inquiété par un étudiant autrichien procédurier
http://www.numerama.com/magazine/22283-facebook-inquiete-par-un-etudiant-autrichien-procedurier.html

Loi numérique, dernier jour : le sursaut des lobbies
http://rue89.nouvelobs.com/2015/10/18/loi-numerique-dernier-jour-sursaut-lobbys-261722

La Cnil condamne Google à 150.000 euros d'amende
http://o.nouvelobs.com/high-tech/20140108.OBS1754/la-cnil-condamne-google-a-150-000-euros-d-amende.html

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:59

Le 18 février 2016

- Le réseau informatique de cet établissement californien est paralysé durant une semaine.
- Il a payé une rançon de 17.000 dollars.
- Les « ransomwares » sont un type d'attaques informatiques qui visent les entreprises.

Peut-on soigner des malades sans Internet ? Durant onze jours, un hôpital situé à Los Angeles, aux États-Unis, a été paralysé par une attaque informatique.

Plus de 900 patients ont dû être réaffectés à d'autres établissements hospitaliers le temps de régler le problème, et le personnel est forcé de prendre toutes leurs notes sur papier, raconte la chaîne d'information locale NBC Los Angeles, qui a dévoilé l'affaire.

Des données sensibles ont été dérobées et sont désormais inaccessibles, comme des fiches d'admission ou des dossiers médicaux.

Certains équipements électroniques sont également indisponibles du fait de la panne du réseau.

La police de Los Angeles et le FBI ont ouvert une enquête à ce sujet vendredi.

Le Hollywood Presbyterian Medical Center a été victime d'un « ransomware », un type de virus informatique qui chiffre les données contenues sur un disque dur et les rend illisibles à leur propriétaire.

Pour les récupérer, les cibles doivent généralement s'acquitter d'une rançon.

L'hôpital s'est ainsi vu réclamer un virement exorbitant de 3,4 millions de dollars en bitcoins (soit à peu près 9000 bitcoins). Il a finalement payé 17.000 dollars, une rançon d'un montant plus habituel dans ce genre d'affaire.

Cela a été « le moyen le plus rapide et efficace » d'avoir de nouveau accès aux systèmes affectés, a expliqué le président du Centre médical presbytérien de Hollywood, Allan Stefanek, dans un communiqué.

Le FBI et la police de Los Angeles ont été saisis de l'enquête.

Des données particulièrement sensibles

Malgré leur aspect sensationnel, les ransomwares sont un classique des attaques informatiques. Elles sont très lucratives pour leurs auteurs, et ne nécessitent pas forcément des capacités techniques très élevées.

« Il existe des kits prêts à l'emploi, vendus entre 10.000 et 20.000 dollars », explique Gérome Billois, expert cybersécurité chez Solucom, société spécialisée dans la sécurité informatique.

« Le phénomène touche toutes les entreprises ou organisations. Les pirates agissent comme un voleur de voitures sur un parking: ils essayent de toutes les forcer, jusqu'à réussir et partir avec l'une d'entre elles. »

En France, le ministère des Transports a récemment été victime d'un procédé similaire, qui visait son système bureautique.

La question est plus délicate lorsqu'il s'agit de données médicales. « Lorsque l'on se fait dérober ses codes de carte bancaire, il suffit d'aller voir sa banque pour en obtenir de nouveaux et se faire rembourse r», explique Gérome Billois.

« Mais la divulgation de données de santé est irréversible, on ne peut pas revenir en arrière ou tout effacer. »

Une attaque informatique peut avoir lieu dans un hôpital à partir d'un simple ordinateur, par exemple via l'ouverture d'un email. Le virus peut ensuite se propager par le réseau informatique et atteindre toutes les machines qui y sont connectées.

« Nous avons affaire à des systèmes interconnectés, très perméables à des attaques », estime Gérome Billois.

« Pour se protéger, il faut avoir une hygiène informatique, en effectuant très régulièrement des sauvegardes, en changeant les mots de passe par défaut et en ne permettant pas à un seul ordinateur d'accéder à toutes les données sensibles sauvegardées. »

Source :
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/02/16/32001-20160216ARTFIG00205-un-hopital-americain-paralyse-par-des-pirates-informatiques.php

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:18

Depuis le site de Frontex Exit

Frontexit est une campagne interassociative et internationale pour le respect des droits humains des migrants aux frontières extérieures de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Frontexit est une campagne portée par 21 associations, des chercheurs et des individus issus de la société civile du Nord et du Sud de la Méditerranée (Belgique, Cameroun, France, Italie, Mali, Maroc, Mauritanie, organisations internationales, réseaux euro-africains).

Que demandons-nous ?

L’objectif de Frontexit est double : informer un large public sur les dérives auxquelles donnent lieu les opérations de Frontex en termes de droits humains, et dénoncer ces dérives auprès des représentants politiques directement impliqués.

Plus concrètement, à travers nos actions d’investigation, de contentieux, de sensibilisation et d’interpellation politique, nous demandons :

  • la transparence sur les mandats, les responsabilités et les actions de Frontex ;
  • la suspension des activités de l’agence identifiées comme contraires aux droits humains ;
  • l’annulation du règlement créant l’agence Frontex, s’il est démontré que le mandat de l’agence est incompatible avec le respect des droits fondamentaux.

Le site :
http://www.frontexit.org/fr/

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 11:36

Le 2 janvier 2016

Microsoft vient de prendre la décision d’être beaucoup plus transparent au sujet du piratage de ses comptes hotmail. L’entreprise va commencer à informer les utilisateurs de toute tentative de « hack » sur leurs comptes.

Ce revirement de situation intervient après de nouvelles révélations indiquant que Microsoft a volontairement caché cette pratique condamnable. L’affaire évoque des ciblages précis visant des personnalités connues. Certains seraient issus d’un réseau chinois évoqué sous le nom AS4808, qui a été associé à des campagnes d’espionnage majeurs dont les responsables du renseignement américain ont publiquement attribué à la Chine.

Microsoft, le silence pour préserver des liens forts avec le gouvernement Chinois

Citant deux personnes ayant connaissance de la question, Reuters évoque des attaques menées en juin 2009 mais dont Microsoft n’auraient eu connaissance que deux ans tard.

Leurs origines seraient dues à une vulnérabilité du service de courrier électronique ayant permis l’injection des logiciels malveillants afin de détourner des messages électroniques. La source affirme que Microsoft a commencé à se pencher sur la question mais en prenant la décision de cacher tous les détails. Elle aurait seulement demandé aux personnes concernées de changer leur mot de passe.

La décision de ne pas divulguer ces informations aurait été prise après des discussions à huis clos entre Scott Charney, big boss de la sécurité chez Microsoft, et Brad Smith. Il est évoqué la volonté de maintenir des liens forts avec le gouvernement Chinois.

Dans une intervention, le géant de logiciel fait machine arrière. Microsoft annonce qu’il informera désormais ses utilisateurs de toute tentative de piratage. Ces alertes ne signifient pas nécessairement que les comptes ont vraiment été piratés mais uniquement qu’ils ont été la cible d’attaques.

Source :
http://www.ginjfo.com/actualites/politique-et-economie/microsoft-cache-volontairement-le-piratage-de-ses-comptes-hotmail-20160102

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Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage Surveillance
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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 11:32

Depuis Nantes Révoltée le 23 décembre 2015

C'est à Nantes que se trouve l'un des plus gros laboratoires français du contrôle policier !

La presse locale l'avait annoncé avec gourmandise début décembre : l'Institut Génétique de Nantes Atlantique vient d'investir des nouveaux locaux encore plus grands et performants, à Saint-Herblain. Jusqu'alors, ce gros laboratoire était situé sur l'Ile de Nantes, à quelques pas du Tribunal, en plein centre. Pourtant, à Nantes, qui savait que c'est dans notre ville que se trouve la plus grande entreprise française dans le domaine du contrôle et du fichage ? Bien peu de monde.

L'Institut Génétique de Nantes Atlantique, qu'est ce que c'est ?

Il s'agit du laboratoire des supers experts de la police, qui extraient et analysent l'ADN trouvé sur les "pièces à conviction", et qui stockent l'immense masse de données ADN récoltées notamment sur les gardés à vue.

Ces scientifiques sans qui le travail de fichage méthodique de la population serait impossible - le profil de près de 3 millions de personnes est aujourd'hui fiché en France.

C'est aussi un laboratoire privé, illustration de la privatisation accrue de la sécurité, et des profits gigantesques offerts par les politiques sécuritaires.

En 2013, le journal Métro décrivait « une trentaine de techniciens et d’experts » qui officiaient « dans l’ombre, derrière les forces de l’ordre et la justice ». Ces « experts » seraient à la pointe du travail d'analyses des ADN récoltées par la police au niveau national, car ce laboratoire, fut le premier à miser sur le business juteux de l'analyse génétique en France ! Des centaines de milliers de données ADN sont analysées et stockés ici, à Nantes, soit « des dizaines de milliers d'objets chaque année ».

« Des tribunaux des quatre coins de la France sollicitent désormais l’institut », explique en 2015 le journal 20 Minutes, pour souligner l'importance et l'ampleur du laboratoire.

Et cette logistique du contrôle ne cesse de croitre : le journal évoque des « techniques de plus en plus perfectionnées », qui ont permis d'établir « plus d’un million de profils génétiques. »

Les apprentis sorciers vont désormais bien au delà de la simple analyse, ils sont en train de travailler sur la mise en place de « portraits-robot génétiques » pouvant « déterminer la couleur des yeux, des cheveux, et l’origine ethno-géographique d’une personne » …

Vers une extension des services de surveillance

L'Institut Génétique de Nantes Atlantique n'a pas seulement le monopole de l'analyse ADN, il a su s'étendre dans les autres domaines du flicage. En plus du stockage des empreintes digitales et génétiques, le site de l'entreprise propose des services de « comparaisons d'écriture », de « transfert de technologie », et pire, de surveillance « informatique/téléphonie/GPS ».

Le laboratoire sait « très bien s’infiltrer dans toutes sortes d’appareils électroniques. A l’aide de dizaines d’adaptateurs, des techniciens en informatique font apparaître, en quelques secondes, des milliers de données stockées » et peuvent géolocaliser des suspects, écrit 20 Minutes. Une polyvalence du flicage en somme.

Il s'agit donc d'un véritable musée du contrôle total réuni dans une seule et même enseigne … située dans notre belle ville !

On savait que ville de Nantes était en pointe en matière de répression violente des manifestations, comme on l'a vu ces dernières années, mais il s'agit aussi d'une métropole innovante dans le domaine du contrôle scientifique et du fichage. De sérieux atouts économiques en période d’État d'Urgence.

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Sources :

- Le laboratoire qui traque l'ADN des criminels fête ses 10 ans
http://www.metronews.fr/nantes/igna-nantes-le-labo-qui-traque-l-adn-des-criminels-fete-ses-10-ans/mmiw!iWmFJZFO55YEA/

- Nantes: Comment les «experts» font parler une tache de sang
http://www.20minutes.fr/nantes/1751595-20151216-images-nantes-comment-experts-font-parler-tache-sang

- Nouveaux labos pour les experts nantais de l'ADN
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nouveaux-labos-pour-les-experts-nantais-de-ladn-3913109

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