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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 04:18

Depuis BastaMage le 23 décembre 2015

Le président de la République s’apprête à présenter son projet de réforme constitutionnelle à ses ministres ce mercredi 23 décembre. Entre l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution, l’extension des mesures extra-judiciaires, l’extension de la déchéance de nationalité, cette réaction aux attentats du 13-Novembre confirme la voie sécuritaire prise par l’exécutif français.

Comme la loi sur le renseignement votée après les attaques de janvier, cette révision de la Constitution rappelle le chemin pris par les États-Unis après le 11 septembre 2001. Celui de la suspicion généralisée, de l’espionnage massif et du renforcement des pouvoirs de police au détriment de ceux de la justice.

« La loi a été votée très rapidement, avec très peu de débat. Et dans le contexte des attentats, émettre des objections était quasiment impossible. Celui qui le faisait était perçu comme trop gentil pour pouvoir défendre la sécurité nationale, » rappelle Neema Singh Giuliani, de l’Association états-unienne de défense des libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU).

Le 26 octobre 2001, 45 jours seulement après les attaques du 11-Septembre, le Congrès des États-Unis votait la loi dite du Patriot Act, « pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme » [1].

« Dans cet environnement et dans cette précipitation, ce n’est pas certain que les membres du Congrès et le public aient pu comprendre ce que contenait vraiment le Patriot act », estime Neema Singh Giuliani.

Depuis, le Patriot Act est devenu le symbole de la réponse ultra-sécuritaire américaine à la menace terroriste après le 11-Septembre. C’est cette loi qui a ouvert la porte à la surveillance généralisée des citoyens des États-Unis et du reste du monde, qui a autorisé la détention illimitée sur la base militaire de Guantanamo (Cuba) des citoyens non états-uniens suspectés de terrorisme, et qui a élargi la définition du terrorisme au point qu’elle peut être appliquée à n’importe quel activiste contestataire.

Lire la suite :
http://www.bastamag.net/Tournant-securitaire-la-France-deja-bien-engagee-sur-la-route-du-modele-US

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:36

Le 23 décembre 2015

Inspiré du roman de science-fiction Fahrenheit 451, ce code d'erreur apportera un peu de plus de transparence au web. Malheureusement, son utilisation n'est pas obligatoire.

Désormais, lorsque vous surferez sur le web, vous serez peut-être confronté à un nouveau code d’erreur, le 451. Comme son grand frère, le code 403, il indique que vous n'avez pas le droit d'accéder à une page web.

Mais il est uniquement utilisé lorsque l'interdiction est liée à une censure gouvernementale, comme c'est le cas pour thepiratebay.se.

Le code 451 – qui a été officiellement approuvé le 18 décembre dernier par l'organisme de standardisation IETF (Internet Engineering Task Force Group) - apporte donc un peu plus de transparence au web.
https://datatracker.ietf.org/doc/draft-ietf-httpbis-legally-restricted-status/

Pour autant, cela ne veut pas dire lorsque vous verrez le code 403 ou son cousin le code 404 ("ressource non disponible"), qu'il ne s'agit pas d'une censure.

En effet, un gouvernement peut très bien contraindre l'exploitant du site à ne pas diffuser le code 451, histoire de masquer la censure.

"Évidemment, nous ne pouvons pas empêcher cela, explique Mark Nottingham, responsable du bureau HTTP Working Group au sein de l'IETF. Mais si votre gouvernement le fait, cela montrera ses intentions au citoyen que vous êtes. Ça vaut le coup de le savoir, je crois."

Le chiffre 451 n'a d'ailleurs pas été choisi au hasard. Il fait référence au roman de science-fiction "Fahrenheit 451", qui traite justement de la censure.

Un livre écrit par Ray Bradbury en 1953 et adapté au cinéma par François Truffaut en 1966.

Source :
http://hightech.bfmtv.com/internet/le-nouveau-code-d-erreur-451-signale-une-censure-du-web-939029.html

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:17

Le 17 décembre 2015

La SNCF teste actuellement dans plusieurs gares un logiciel qui pourrait être à terme couplé à ses 40 000 caméras de vidéosurveillance truffant ses enceintes. L’objectif ? Détecter les comportements suspects dans l'objectif affiché de prévenir notamment le risque d'attentats.

« Mais cours, Gérard ! On va rater le Transilien pour Melun ! » Ce genre de situations risque bien à l'avenir d’être automatiquement ingurgitée par les yeux électroniques planqués dans les gares si l'on en croit cette dépêche AFP.
Lire ici :
http://www.liberation.fr/france/2015/12/16/la-sncf-teste-des-logiciels-pour-detecter-les-comportements-suspects_1421331

La SNCF expérimente en effet actuellement un logiciel pour renifler les signes d'une potentielle menace.

Comment ?

En s’appuyant « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété » explique très sérieusement la société à l’agence de presse. « On teste pour savoir si ça n'identifie que les gens qui ont une intention négative, un agresseur, ou un tripoteur, mais aussi l'acceptabilité sociale. »

Toutes les données sécrétées par ces indiscrets sont ensuite avalées par un logiciel prédictif qui, à partir de scénarios déterminés, va ou non tirer la sonnette d’alarme. Ces premières bribes révèlent que les finalités pourraient dépasser le risque d'attentats.

De plus, elles indiquent l’usage de caméras thermiques mais aussi de micros de surveillance d’ambiance, histoire de jauger approximativement la température corporelle des clients et le volume des propos tenus dans l'enceinte d'une gare.

Des dispositifs soumis à l'attention de la CNIL

Ces expérimentations ne sont pas juridiquement liées à l’état d’urgence, mais avant tout à un contrôle de la CNIL. Si le dispositif est validé, il pourra donc perdurer au-delà de la situation actuelle.

Sur le terrain de la régulation, dans un rapport sénatorial datant de 2008, il avait déjà été suggéré de « ne pas interdire a priori les systèmes de vidéosurveillance « intelligente », mais de les soumettre à des conditions plus strictes sous le contrôle de la CNIL ». Ce document expliquait que ces systèmes étaient capables « de détecter, par exemple dans une foule, des mouvements ou des sons anormaux (une personne qui court, des cris...). »

En 2008 toujours, la CNIL s’était quelque peu émue de ces logiciels intelligents en constant développement : « Il ne s’agit plus seulement aujourd’hui d’opérer le simple comptage du nombre de passagers ou de détecter automatiquement un objet abandonné, mais bien de permettre la détection automatisée de « comportements suspects ». Si la définition de tels modèles comportementaux reste encore relativement malaisée, les potentialités de surveillance comportementale de la population filmée augmentent à mesure que ces outils d’analyse automatisée d’images se perfectionnent. »

Toujours plus loin

Dans un autre document de 2012, la même Commission évoquait d’autres technologies comme celle visant à isoler une personne par vidéosurveillance. « Cette personne est ensuite suivie par caméras lors de ses déplacements tandis qu’une information est transmise à un agent afin que ce dernier arrive à sa rencontre. La technologie met en œuvre de la détection de contour et de la détection de la tenue vestimentaire, sans pour autant utiliser de technologies d’identification ».

Le sujet, qui fait l’objet de nombreux travaux au sein de l’INRIA, peut également s'enrichir par le biais de la biométrie. Le rapport sénatorial précité retenait les propos de Frédéric Péchenard, alors directeur général de la police nationale. Celui-ci faisait état en effet des réflexions actuelles « sur la constitution d'un fichier « photos » sur le modèle du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) qui permettrait de reconstituer un visage et de le comparer avec des enregistrements sur une scène d'infraction ».

Source :
http://www.nextinpact.com/news/97757-la-sncf-teste-detection-comportements-suspects-par-videosurveillance.htm

***
Pour aller plus loin

Sur Owni - "Vidéo trois neurones"
http://owni.fr/2012/01/20/video-trois-neurones/

http://dossiers.secrets.free.fr/news/bigbrother.html

 

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:48

Le 21 décembre 2015

Un "mal nécessaire", une mesure "rassurante", une décision d'une "stupidité hallucinante": à la gare du Nord lundi matin, les passagers du Thalys apprécient diversement les nouveaux portiques de sécurité, mais tous s'y plient sans rechigner.

Patiemment, ils attendent au bout des quais réservés aux trains reliant Paris à Bruxelles, Amsterdam et Cologne, que la voie s'affiche sur les écrans. Certains voyageurs, prévenus par la SNCF des nouvelles mesures de sûreté, sont arrivés avec plus de 40 minutes d'avance.

Avant l'embarquement, une vingtaine de policiers, CRS et agents de la sûreté ferroviaire se regroupent devant le train. Deux chiens fouillent minutieusement chaque wagon.

Dans le grand hall, égayé par les illuminations de Noël, les voyageurs sont assaillis par les messages sécuritaires, qu'il s'agisse des multiples affiches prévenant du plan Vigipirate ou des hauts-parleurs rappelant à intervalles réguliers le "renforcement des contrôles aux frontières".

Après les attentats du 13 novembre à Paris (130 morts) et l'attaque ratée fin août dans un train Amsterdam-Paris, le gouvernement a décidé d'installer des portiques pour les passagers empruntant le Thalys. Ils sont opérationnels à Paris depuis dimanche.

"Tout ce qui peut permettre de faire un voyage sans stresser, c'est impeccable", commente Catherine Segers, une Parisienne prête à partir pour un séjour de 3 jours à Bruxelles avec son compagnon. "Ca me rassure."

- "On ne va pas faire les naïfs" -

Quand le numéro du quai s'affiche, les voyageurs se dirigent prestement vers le train. Quatre couloirs délimités au sol par des bandes blanches s'offrent à eux, menant chacun vers un portique.

Pour le train de 09H25 à destination de Bruxelles, le premier bagage à passer sur le tapis roulant du scanner à rayon X est un cabas en plastique rose.

Pas besoin de se déchausser, d'enlever ses clés, de sortir son ordinateur portable ou de jeter son café. Juste d'ouvrir son manteau.

Les réglages précis des machines permettent de détecter armes et couteaux, assure un agent de sécurité.

"Je ne suis pas sûre que ce soit très efficace", remarque Rose-Marie Ferré en franchissant le portique avec une poussette.

"Dans un contexte global de surveillance, un jihadiste a été contrôlé trois fois sans être arrêté", souligne cette mère de famille. Avec les nouvelles mesures de sécurité, "les terroristes ont surtout gagné leur paris d'embêter les citoyens".

Si certains passagers sont circonspects, aucun n'est récalcitrant. Les contrôles se déroulent sans heurt, rapidement. Les agents aident à porter sur le tapis roulant les valises les plus lourdes. En 10 minutes, l'essentiel des passagers est passé.

Toutes ces mesures de sécurité, si elles ne sont pas forcément efficaces, "rassurent les badauds, c'est un mal nécessaire", estime Yann Gallet, qui se rend à Amsterdam pour un voyage de fin d'année avec plusieurs collègues. "On s'en est pris plein la tronche il y a un mois. On ne va pas faire les innocents ou les naïfs. On s'adapte."

Richard, un Parisien de 54 ans qui se rend une fois par semaine à Bruxelles pour raisons professionnelles, juge à l'inverse l'installation des portiques d'une "stupidité hallucinante".

"Ce n'est pas la sécurité dans le Thalys qui me préoccupe, c'est celle dans le RER A, la ligne de métro la plus fréquentée du monde, ou celle dans le café où je vais prendre mon croissant", explique-t-il.

"Tout ça parce qu'on pense que les terroristes sont venus de Bruxelles. Mais ils sont venus par la route !" s'agace-t-il en attendant le moment d'embarquer. "Même si ce n'est qu'une demi-heure, on perd du temps, on perd l'avantage du train sur l'avion", regrette-t-il.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20151221.AFP0917/a-la-gare-du-nord-les-nouveaux-portiques-de-securite-rassurent-et-agacent.html

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:30

Le 18 décembre 2015

Ces deux derniers mois, les services secrets français ont demandé 400 autorisations afin de surveiller des cibles par le biais des nouveaux outils permis par la loi sur le renseignement.

C'est une révolution silencieuse. Depuis le 3 octobre dernier, la loi sur le renseignement est officiellement en vigueur en France. Une kyrielle de gadgets, matériels, logiciels et autres algorithmes peut donc désormais être légalement utilisée par les six services de renseignements français que sont la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la direction du renseignement militaire (DRM), la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et le service de traitement du renseignement et de l'action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin).

On trouve parmi ces outils des appareils d'écoutes, de vidéosurveillance, de balises-espion ou encore de logiciels permettant de s'introduire dans les ordinateurs ou les téléphones.

Figurent aussi dans cette liste les fameux algorithmes débattus lors de la loi sur le renseignement, et les IMSI-Catchers, ces valises se transformant en relais téléphoniques et permettant d'identifier les téléphones portables situés à proximité d'un point précis.

Ce ne sont là que les plus connus des gadgets à disposition des services.

Cette panoplie sert tous les jours en France, principalement pour la sécurité nationale, la lutte contre le terrorisme et la prévention de la grande criminalité.
Lire : 8 techniques ahurissantes des espions d'aujourd'hui

Les interceptions très surveillées

Les demandes formulées par les services secrets arrivent désormais à la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), qui rend un avis à Matignon, qui signe alors officiellement l'autorisation de l'interception. Les écoutes sont réalisées au Groupement interministériel de contrôle GIC, situé aux Invalides à Paris, où "l'Obs" avait pu se rendre au printemps dernier.

Elles sont aussi menées depuis des locaux décentralisés, qui doivent prochainement entrer dans le cadre du contrôle mené par la CNCTR.

Des suspects visés après les attentats

Depuis juillet, pas moins de 2.700 demandes de surveillance sont arrivées à la commission. Comme on pouvait le supposer, les services secrets français ont été particulièrement actifs après les attentats du 13 novembre à Paris.

Parallèlement à l'enquête menée par le parquet de Paris qui disposait de ses propres écoutes judiciaires, les services ont en effet lancé des écoutes administratives pour vérifier les activités d'individus potentiellement suspects et qui pouvaient par ailleurs être visés par des perquisitions décidées dans le cadre de l'état d'urgence.

Ces écoutes ont doublé durant la semaine qui a suivi les attaques du vendredi 13 décembre.

D'autres ont par ailleurs été ordonnées en raison de la COP21 et la surveillance d'activistes déjà connus.

La CNCTR fait savoir à "l'Obs" que sur les 2.700 demandes émises par les services de renseignement, elle en a refusé 1%. Matignon a suivi les avis négatifs proposés.

Les fameux algorithmes pas encore lancés

Sur ces 2.700 demandes, 400 sont particulièrement intéressantes. Il s'agit des autorisations d'utilisation de nouveaux matériels, désormais permis par la loi sur le renseignement.

Impossible de savoir précisément quels gadgets ont été branchés, mais le chiffre paraît bien faible au regard des possibilités techniques que la DGSE ou la DGSI possèdent déjà.

La CNCTR affirme en revanche qu'aucun algorithme n'a été encore été mis en service. Ce dispositif, très controversé pour la "surveillance de masse" qu'il induirait, permet d'analyser massivement les flux de communications à la recherche de comportements suspects.

Les IMSI-Catchers encore cachés

En réalité, il semble que les services aient eu un recours prudent à ces nouvelles techniques. La montée en puissance devrait être progressive. Il se murmure même que les autorités aient donné consigne de ne pas utiliser excessivement ces matériels tant que les dispositifs prévus par la loi renseignement ne sont pas tous finalisés.

En effet, le recensement de tous les matériels possédés par les services n'est pas terminé à ce jour. On ignore par exemple encore aujourd'hui quel service possède des IMSI-Catchers. On sait en revanche qu'ils peuvent être utilisés à bien des fins, notamment en cas d'un assaut terroriste comme à Saint-Denis.

Par ailleurs, ce n'est que la semaine dernière que le Journal officiel a publié la liste des services de renseignement "du second cercle du renseignement" qui pourront utiliser ces matériels.

Ces services, parfois obscurs, comprennent le service central du renseignement territorial (SCRT), la Sous-direction de l'anticipation opérationnelle de la Gendarmerie nationale (SDAO) ou encore la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) mais aussi plusieurs unités de police judiciaire et plusieurs unités d'intervention.

Un contrôle encore sous-dimensionné

Pour contrôler l'utilisation des écoutes par les services, la CNCTR dirigée par le conseiller d'Etat Francis Delon remplace la CNCIS, que présidait Jean-Marie Delarue.

Ce dernier, juste après son départ en octobre dernier, confiait à "l'Obs" qu'il craignait que le contrôle des services de renseignement dans la nouvelle loi soit insuffisant. "A minima pendant plusieurs mois, le contrôle va se passer à un niveau insuffisant", disait-il.

Dans les faits, cette crainte se confirme.

Alors que les données à contrôler ont été multipliées, la CNCTR dispose exactement des mêmes moyens que la CNCIS. La CNCTR qui livre pour la première fois aujourd'hui des chiffres d'activité, fait cependant savoir que les effectifs de son secrétariat devrait passer de 10 à 20 afin de traiter de en temps réel l'ensemble des demandes des services d'espionnage et de contre-espionnage français. Ce contrôle plein et entier est un enjeu majeur de la loi sur le renseignement.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/loi-renseignement/20151217.OBS1593/espionnage-les-services-secrets-s-emparent-de-leurs-nouveaux-gadgets.html

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 12:33

Le 16 décembre 2015

Facebook a modifié mardi des règles qui imposaient l'usage de "vrais noms" sur son réseau social, et avaient suscité d'importantes protestations de la part de drag-queens, de la communauté homosexuelle ou de victimes d'abus domestiques.

Des nouveaux outils testés aux Etats-Unis ont été conçus pour réduire le nombre de personnes dont Facebook demande à vérifier le nom, et faciliter la manière de le faire quand c'est le cas.

Facebook a toutefois indiqué clairement qu'il continuait de demander aux gens utilisant le réseau social d'utiliser des noms sous lesquels ils étaient connus de leurs amis et de leur famille, et pas des faux noms pour cacher qui ils étaient vraiment.

Dans le passé, les internautes pouvaient faire suspendre un compte sur Facebook juste en indiquant que le nom utilisé était faux.

Encore plus d'informations en échange de l'anonymat

Des drag-queens qui utilisaient leur nom de scène sur le réseau avaient bruyamment protesté l'année dernière, de même que d'autres personnes préférant éviter d'utiliser leur vrai nom sur Facebook.

La liste des personnes souhaitant utiliser des pseudonymes s'étend entre autres aux travailleurs sociaux, aux enseignants, aux juges et aux victimes d'agression, avaient fait valoir des activistes. Le réseau social avait fini par s'excuser, promettant d'assouplir ses règles.

Mais ce "droit" à l'anonymat à un coût : renseigner davantage d'informations personnelles sur son compte.

Car Facebook teste un nouvel outil permettant aux personnes dont il cherche à vérifier le nom "de nous indiquer qu'elles sont dans des circonstances spéciales, et de nous donner davantage d'informations sur leur situation".

En clair, ne pas donner son nom, mais son orientation sexuelle, sa profession ou son passé judiciaire...

Tout un programme.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/12/16/desormais-vous-pouvez-utiliser-un-pseudo-sur-facebook-2219261-5166.php

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 11:05

Le 16 décembre 2015

Un chercheur en sécurité informatique a découvert une base de données avec les noms et mots de passe des utilisateurs de MacKeeper, un logiciel à la réputation douteuse.

Pour une application qui promet la sécurité de ses utilisateurs, c'est un comble. MacKeeper, un logiciel de sécurité et de maintenance à la réputation assez mauvaise, a laissé les données de 13 millions de ses utilisateurs sur un serveur Web public. Il était donc possible d'accéder aux données personnelles et aux mots de passe de tous ces utilisateurs.

C'est un chercheur en sécurité informatique, Chris Vickery, qui a fait cette découverte et a alerté des membres de Reddit. Il a également donné une interview à Brian Krebs, journaliste star de la cybersécurité.

« Après quelques moments d'ennui, pendant lesquels je cherchais des serveurs de bases de données », l'informaticien est tombé sur ces 21 gigaoctets de données personnelles. Les mots de passe étaient certes chiffrés grâce à de la cryptographie, mais l'algorithme utilisé pour le faire était obsolète, ce qui rend tous les mots de passe faciles à décrypter.

L'entreprise a réparé l'erreur « quelques heures après la découverte », a indiqué Kromtech, l'entreprise qui conçoit MacKeeper.

Elle a expliqué à Chris Vickery que la base de données venait d'être mise à « l'air libre » après une mauvaise configuration qui date de la semaine dernière. Une information qui, d'après le chercheur en sécurité informatique, n'est pas fiable à 100%.

Un logiciel conspué

Kromtech et MacKeeper sont loin d'avoir une bonne réputation. Pour les utilisateurs d'ordinateurs Apple, le nom est connu car il apparaît sur de très nombreuses publicités indésirables qui jouent sur la peur, mais aussi sur des faux sites conçus pour faire des critiques élogieuses du produit.

Ce logiciel est censé améliorer les capacités des machines sous MacOS, et les protéger.

Seulement, d'après de nombreux experts, MacKeeper est, au mieux, une arnaque.

Parfois, des publicités parviennent installer une version gratuite en abusant de la naïveté des internautes, à la suite de quoi le logiciel va indiquer à son utilisateur qu'une version payante protégera mieux son ordinateur face à de très nombreuses menaces. MacKeeper est sous le coup d'une action de groupe pour « publicité mensongère » aux États-Unis.

Sur les forums spécialisés en informatique, de nombreux utilisateurs demandent comment désinstaller ce logiciel. Plusieurs vendeurs de matériel informatique, comme Peter Cohen du site iMore, indiquent que de nombreux Mac instables qu'ils ont en réparation ont MacKeeper installé. De surcroît, ce logiciel n'est pas des plus faciles à désinstaller.

Le site francophone Securitemac.com indique comment supprimer complètement MacKeeper de son ordinateur Apple.
Ici : http://www.securitemac.com/desinstaller-mackeeper.html

Source :
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/12/16/32001-20151216ARTFIG00187-les-donnees-personnelles-de-13-millions-d-utilisateurs-de-mackeeper-exposees.php

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:12

Novembre 2012

Ce billet fait suite à l’organisation d’un atelier sur un usage responsable des données privées et personnelles  initié par Olivier Hag, coordinateur de la formation aux pratiques numériques au sein de l’association Combustible, avec la participation de Stanley Claisse, avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle, droit de l’informatique et des télécommunications.

Cet atelier a eu lieu à Toulouse, au centre culture Bellegarde, le 12 novembre.

Y ont participé notamment vos serviteurs, Raphaël Isla et Jérémy Collot, membres du Parti Pirate Midi-Pyrénées, Benoit Salles (Rédacteur et administrateur du site  EchosDuNet.net), des membres et le président d’une association liée au numérique, un étudiant en Master d’Economie solidaire, le webmaster d’un célèbre musée toulousain et une gérante d’un site de e-commerce de produits équitables (*)

Lire la suite :
https://midi-pyrenees.partipirate.org/2012/11/compte-rendu-de-latelier-vers-un-usage-responsable-des-donnees-privees-et-personnelles/

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 11:31

Le 13 décembre 2015

Les jouets connectés seraient des cibles tentantes pour des pirates informatiques.

Offrir un jouet connecté n'est pas forcément sans risque car des données personnelles des enfants peuvent être collectées et envoyées dans la nature, autant de cibles potentielles des pirates informatiques.

On a appris un mois tout juste avant Noël qu'un hacker s'était emparé d'informations concernant près de 5 millions de parents et près de 200 000 enfants, clients du fabricant de jouets électroniques VTech, basé à Hong Kong.

Mais tout est bien qui finit bien, ou presque, dans cette affaire, parce qu'il assure avoir agi sans mauvaise intention.  Le hacker resté anonyme dit qu'il a voulu donner une bonne leçon à VTech, après avoir constaté que sa boutique en ligne était étonnamment peu protégée.

Sensibiliser les parents

Sean Sullivan, expert de la société finlandaise de sécurité informatique F-Secure, s'inquiète des rançonnages :

"Quelqu'un qui a accès aux données de vos enfants pourrait vous envoyer des photos et prétendre qu'il les a enlevés. Certaines personnes pourraient paniquer!"

"Il est dangereux d'acheter un jouet sans penser aux aspects de sécurité", renchérit David Emm, analyste pour l'éditeur d'antivirus russe Kaspersky Lab.

Pour lui c'est aux parents de s'inquiéter des aspects connectiques, tout comme ils veillent à ce que leurs enfants ne puissent pas s'étouffer en avalant de trop petites pièces.

"Il faut se demander, à propos de nos enfants : quelles informations sont collectées ? Comment cette information pourrait-elle être utilisée ? Et, si le wifi est activé, est-il possible que quelqu'un l'utilise pour attaquer le reste de notre réseau ? A-t-on vraiment besoin du wifi ? " estime-t-il.

Attention à Barbie

Parmi les exemples souvent cités de jouet qui ne pourrait pas garder ses secrets, la nouvelle poupée Barbie, connectée avec micro et haut-parleur.

De nombreux spécialistes s'attendent à ce que des jouets soient directement hackés dans les prochains mois. D'autant que la sécurité informatique n'est pas la priorité de la plupart des fabricants, en l'absence de normes précises.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/12/13/jouets-connectes-attention-au-danger-2216060-6150.php

****
Le 1er décembre 2015

Une nouvelle Barbie capable d'espionner vos enfants ?

La nouvelle poupée permet de parler, d'écouter les enfants et d'enregistrer leurs conversations.

La nouvelle Barbie qui écoute et parle aux enfants grâce à une connexion internet risque d'être trop bavarde face à certains interlocuteurs malintentionnés, s'inquiète un groupe américain de protection de l'enfance.

Avec "Hello Barbie", disponible aux Etats-Unis à partir de début décembre pour 75 dollars, le groupe américain Mattel espère retrouver une place de choix sous les sapins et relancer des ventes en baisse.

Dotée d'un micro et d'un haut parleur, cette version high tech de la célèbre poupée se connecte à internet via Wifi ou Bluetooth afin de pouvoir échanger avec l'enfant.

"Les enfants se confient à leurs poupées et révèlent des détails intimes sur leurs vies, mais 'Hello Barbie' ne va pas garder ces secrets", s'inquiète toutefois le groupe Commercial-Free Childhood, un groupe de défense des enfants face aux intérêts commerciaux.

Les conversations conservées sur des serveurs

"Tout ce que votre enfant dit est transmis à des serveurs distants (cloud, ndlr) où tout sera stocké et analysé par ToyTalk, le partenaire technologique de Mattel.

Les employés de ToyTalk et les sociétés partenaires écoutent les enregistrements des conversations de vos enfants, or ToyTalk ne veut même pas révéler qui sont ces partenaires", ajoute Commercial-Free Childhood dans un communiqué.

Hello Barbie "pourrait représenter une cible tentante pour les pirates informatiques, qui pourraient accéder à travers la poupée à des données conservées par votre famille sur des appareils et des réseaux domestiques."

La start-up californienne ToyTalk assure de son côté que "de nombreuses options de sécurité ont été intégrées" dans la poupée. "A notre connaissance, personne n'est parvenu à s'emparer de mots de passe Wifi ou des enregistrements audio des enfants", souligne le groupe sur son blog. (la preuve que non, voir plus haut !!!)

L'historique des conversations n'est pas sauvegardé dans le jouet, selon ToyTalk et les données conservées ne seront "jamais utilisées à des fins publicitaires".

Mattel et ToyTalk ont en outre lancé une "chasse au bug", avec récompenses promises à ceux qui détecteraient des failles potentielles.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/12/01/la-nouvelle-barbie-trop-bavarde-et-trop-curieuse-2203073-4608.php

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Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage Surveillance
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 11:41

Le 9 décembre 2015

A Tours, deux collèges privés ont décidé d'instaurer un système de bracelets en plastique pour distinguer les élèves disciplinés et ceux qui le sont moins. Ce qui crée la polémique.

Oubliés les bonnets d'âne et autres bons points. A Tours, deux collèges privés ont décidé d'instaurer un système de bracelets de couleurs pour leurs élèves. Du vert pour les plus vertueux, au rouge pour les moins disciplinés. Avec, à la clé, des droits plus ou moins étendus.

" On nous regarde comme si on était des délinquants "

"On nous regarde comme si on était des délinquants alors que c'est juste une question d'oubli de matériel, ce qui est humain", s'indigne Jennifer, bracelet rouge autour du poignet. "Comment est-on censé progresser si on nous stigmatise, si on nous regarde comme si on était des petits chiens ? C'est impossible."

Le bracelet vert comme récompense ultime.

A l'inverse, le bracelet vert donne quasiment tous les droits, comme marcher sur la pelouse, entrer le premier à la cantine ou accéder à la salle d'autonomie. Alice, qui vient de passer en jaune, juge l'initiative assez motivante. "Je ne trouve pas ça du tout discriminant. On est content quand on passe à la couleur supérieure, qu'on est un élève autonome, qu'on sait se responsabiliser. Ça nous encourage à aller toujours vers le haut", explique la collégienne.

Pensé comme un outil de stimulation.

L'idée du bracelet comme outil de stimulation sort de la tête du directeur du collège du Christ-Roi de Tours, Olivier Boyer. "Un enfant qui a des mauvais résultats, qui n'est pas toujours très soigneux dans son matériel, qui se fait enguirlander du matin au soir pour ça, à partir du moment où il va essayer de se forcer à avoir son matériel et à faire un peu son boulot, il va avoir des couleurs qui vont monter. Il va être mis en valeur et tout enfant qui gagne en confiance réussit mieux", argumente-t-il.

La grogne des parents d'élèves.

Chez certains parents, cette méthode pédagogique ne passe pas. "C'est débile, ils cataloguent les enfants selon leur bracelet, donc je ne suis pas d'accord", s'insurge une mère d'élève. "Je trouve que c'est n'importe quoi", continue une autre. "Ça rabaisse les enfants, parce que certains ont un bracelet rouge non pas parce qu'ils ne travaillent pas, mais parce qu'ils ont des difficultés scolaires."

Ceux-là militent donc pour le retour des gommettes sur la carte de cantine. Une solution plus discrète et sans doute moins stigmatisante.

Source :
http://www.europe1.fr/societe/des-bracelets-de-couleurs-pour-distinguer-bons-et-mauvais-eleves-2633261

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Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage Surveillance
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 13:57

Le 1er décembre 2015

La direction des services départementaux de l’Éducation nationale demande aux responsables d'établissement de signaler les tenues vestimentaires de parents « ostensiblement religieuses ».

Dans une note datée du 18 novembre 2015 « relative au signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire », la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Loiret exige des directeurs d’école et chefs d’établissement qu’ils fassent remonter un certain nombre de faits « pouvant porter atteinte aux valeurs de la République ».

Parmi ceux-ci, sur le document qu’a pu se procurer Libération, figure « l’atteinte au principe de laïcité ».

Dans cette sous-section, il est explicitement demandé de dénoncer tout « parent portant atteinte » à ce principe au travers, notamment, de « tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ».

Un raccourci que refuse d’entendre le syndicat Sud Éducation Loiret. « Des collègues ont été choqués par le lien qui peut être fait entre ce questionnaire et le climat général de frénésie et d’amalgames autour d’une population prétendument à risques », dénonce le cadre syndical Théo Roumier.

« On ne voit pas très bien pourquoi et comment une pratique religieuse, comme le fait de porter un foulard, pourrait être considérée comme un phénomène de radicalisation en en quoi cela contrevient à la loi. Nous refusons de stigmatiser des personnes en raison de leur pratique religieuse, nous refusons de véhiculer ces amalgames et d’entrer dans une démarche de délation généralisée ! »

Loin de s’arrêter aux seuls élèves et à leurs parents, le formulaire invite instamment les chefs d’établissement à signaler le comportement douteux d’enseignants et de personnels placés sous leur autorité.

Dans la rubrique « atteinte à la sécurité/au climat de l’établissement », il est stipulé que tout acte, tels les « grèves, blocages, manifestations, rassemblements, perturbations » en lien ou non avec « une revendication nationale » et porteur « d’un impact médiatique ou d’une forte connotation politique » doit être signalé.

« Un palier est franchi en appelant ainsi des personnels à surveiller d’autres personnels de l’Éducation nationale, s’étrangle Théo Roumier. Là encore, l’amalgame est lourd de sens assimilant le mouvement social et la défense des droits à des violences et événements graves. »

Contacté par Libération, Denis Toupry, le directeur de la DSDEN du Loiret, garantit qu’il y a eu méprise.

« Des items sont, certes, ambigus et ont pu prêter à interprétation, mais en aucun cas les données ainsi récoltées ne sont nominatives, assure-t-il. Il s’agit simplement de collecter des données statistiques afin de mesurer l’évolution de certains phénomènes dans le temps. »

Concernant la section litigieuse relative aux tenues vestimentaires des parents, le directeur affirme qu’elle sera corrigée : « Les tenues concernent naturellement les élèves et non les parents. C’est une erreur que nous allons rectifier. »

Idem pour le passage visant les personnels grévistes. « Pas question de dénoncer des grévistes, mais juste une question d’organisation interne et de prise en charge des élèves. »

Le syndicat Sud Éducation demande au rectorat d’Orléans-Tours la suspension immédiate de cette fiche de signalement.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2015/12/01/dans-le-loiret-l-education-nationale-reve-d-un-fichage-policier_1417561

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 13:54

Le 2 décembre 2015

Le gouvernement présentera bientôt une nouvelle réforme législative pour étendre les pouvoirs de police en dehors de la période d'état d'urgence, et réduire un peu plus le droit à la vie privée.

Le point sur les principales mesures attendues.

C’est la règle à laquelle il n’y a jamais d’exception. Après chaque nouvel attentat le gouvernement en place finit par annoncer de nouvelles mesures sécuritaires, moins coûteuses et plus immédiates que des mesures sociales ou des décisions diplomatiques aux effets plus incertains et à l’ambition parfois incomprise.

Wi-Fi interdit, Tor bloqué…

Le gouvernement étudie par ailleurs d’autres mesures comme l’interdiction du Wi-Fi ouvert en cas d’état d’urgence, le blocage des réseaux d’anonymisation comme Tor, ou l’obligation pour les services de messagerie de fournir les clés de déchiffrement.
Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2015/12/etat-d-urgence-le-wifi-public-bientot-interdit.html

En climat de psychose, un Emmanuel Macron qui demande à s’intéresser au « terreau [social qui] est notre responsabilité » face au terrorisme est inaudible face à un Manuel Valls ou un Bernard Cazeneuve qui annoncent perquisitions administratives, gardes à vue, renforcement des contrôles aux frontières, bombardements chez l’ennemi et assignations à résidence.

Il était donc attendu que le gouvernement modifie à nouveau la législation, y compris en dehors du cadre de l’état d’urgence qui fera l’objet d’une réforme constitutionnelle.

Ce sera chose faite à travers un projet de loi défendu (ou au moins présenté) par la ministre de la justice Christiane Taubira, qui sera chargé une nouvelle fois de déshabiller l’institution qu’elle représente, quelques mois après avoir déjà porté à contre-cœur la loi sur le renseignement.

Mépris total de la justice européenne

Le journal Le Monde a livré les pistes imaginées par le gouvernement dans ce texte, qui « élargira les pouvoirs du parquet et de la police en temps ordinaire dans la lutte antiterroriste », c’est-à-dire hors de toute période d’état d’urgence. Parmi les mesures envisagées figureraient :

  • « La possibilité de saisie par la police de tout objet ou document lors d’une perquisition administrative, sans contrôle du procureur »
    Ce n’est pas précisé mais l’on imagine bien qu’il s’agit donc de généraliser aussi la possibilité pour la police de copier sur place toute donnée stockée dans le Cloud accessible depuis les ordinateurs ou smartphones présents au domicile ou au bureau de la personne faisant l’objet de la perquisition.
  • « L’interconnexion globale de tous les fichiers, notamment ceux de la sécurité sociale »
    Toute donnée obtenue sur vous pourra être croisée contre vous. Plus ça va, plus le principe du respect du consentement lié à la finalité de la collecte des données personnelles est oublié, pour permettre qu’elles soient exploitées et croisées entre elles.
  • « L’élargissement des possibilités de vidéosurveillance dans les lieux publics »
    Ces possibilités étaient déjà très étendues, on se demande comment les étendre plus encore. Il pourrait s’agir de ne plus signaler la présence de caméras, ou d’alléger les formalités déclaratives qui permettent à la CNIL d’exercer son contrôle. Nous verrons.
  • « L’installation systématique de GPS sur les voitures de location »
    Celle-ci est particulièrement inquiétante. Les terroristes des attentats de Paris ont utilisé des voitures louées pour venir à Paris, donc l’idée est d’obliger les loueurs à géolocaliser tous les véhicules qu’ils louent, et à rendre ces données accessibles aux autorités. Toute personne qui loue une voiture pourrait donc être traquée à distance au mépris de sa vie privée, ce qui n’est actuellement le cas que si l’entreprise de location décide de le faire, et prévient explicitement le client.
    Or l’on imagine bien que des terroristes demain pourront utiliser leur propre voiture ou employer des véhicules volés, comme ça avait été le cas après l’attentat contre Charlie Hebdo. Faudra-t-il alors généraliser les émetteurs GPS dans toutes les voitures de France et de Navarre, comme le permettra techniquement le système eCall imposé dans tous les véhicules européens construits depuis octobre 2015 ? On s’y dirige tout droit.
  • « Injonction faite aux opérateurs téléphoniques de conserver les fadettes pendant deux ans »
    Cette réforme serait adoptée dans un mépris total de l’arrêt Digital Rights Ireland de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui a imposé aux états membres de l’UE de réduire la durée de conservation des données personnelles des internautes et clients d’opérateurs mobiles. La décision a provoqué des réformes partout en Europe mais la France continue non seulement de l’ignorer, mais semble aujourd’hui prête à aller plus loin encore qu’avant cet arrêt de 2014.
  • « Utilisation des IMSI-Catchers »
    Déjà prévus par la loi renseignement pour les services spécialisation, les IMSI-catchers permettent de simuler des antennes-relais d’opérateurs télécoms pour obtenir que tous les téléphones aux environs s’y connectent, et intercepter toutes leurs communications (d’où des outils de détection des IMSI-catchers).
    Actuellement leur utilisation est permise après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Il paraîtrait étonnant de s’en dispenser dans le cadre de simples opérations de police, mais l’on ne voit pas bien ce qui pourrait être proposé d’autres.

Rien n’est dit pour l’instant, en revanche, sur une éventuelle réglementation du chiffrement.

Source :
http://www.numerama.com/politique/133397-vers-une-nouvelle-loi-securitaire-menacant-la-vie-privee.html

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 11:50

Le 12 novembre 2015

Facebook a enregistré un forte hausse des contenus interdits par la législation française.

En France, au premier semestre 2015, près de 300 contenus ont été bloqués par le réseau social, soit une hausse de 1240% par rapport à la même période en 2014.

Au premier semestre 2015, le nombre de contenus bloqués en France faisant l'apologie du terrorisme et le négationnisme par Facebook a bondi. Il est passé de 13 au deuxième semestre 2014 à 295 pour la première moitié de l'année 2015, soit une augmentation de 1240%. A l'échelle internationale, notre pays se classe troisième derrière l'Inde (15 155 cas) et la Turquie (4496 cas) mais devant Israël (195 cas) et l'Allemagne (188 cas).

Dans son rapport semestriel, le réseau social explique qu'il ne fait qu'appliquer la législation française. Cette dernière interdit en effet l'apologie du terrorisme et le négationnisme. Si cette augmentation est brutale, elle doit être relativisée et ne s'explique pas uniquement par une hausse des contenus tombant sous le coup de la loi.

Les contenus controversés visibles depuis d'autres pays

A la suite des attentats de janvier, l'application d'une loi antiterroriste votée en 2014 a été accélérée. Cette dernière prévoit le blocage des sites faisant l'apologie du terrorisme, ce qui a contraint Facebook à rendre inaccessible des pages ou des messages qui n'étaient jusqu'alors pas considérés comme illégaux. Par ailleurs, le traitement de ces contenus se fait à l'échelle nationale. Si ces derniers sont retirés en France, ils restent visibles depuis d'autres pays qui ne les interdisent pas.

Dans ce rapport semestriel, Facebook révèle qu'au niveau international, plus de 40 000 demandes de renseignements transmis "par des agences de renseignements à majorité américaines" lui ont été transmises soit une augmentation de 18% sur un an. En France, au premier semestre 2015, 2520 demandes ont été reçues par le réseau social.

Source :
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/facebook-le-bloquage-des-contenus-glorifiant-le-terrorisme-explose-en-france_1735170.html

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