Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"



C'est par là : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

****
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

****
Agenda des luttes

 En ligne ici : klik !

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 12:36


Le Rush à Angoulême

Le 16 décembre 2015

La cour d’appel de Bordeaux a condamné Yazid et Slimane Belli, karim Fekir et Abdelkader Tahri à deux mois de prison ferme pour apologie du terrorisme.

Ils avaient manifesté leur joie le 7 janvier 2015 quand la télévision du bar Le Rush à Angoulême annonçait les attentats terroristes contre Charlie Hebdo :

« 14 blancs de moins, c’est bien fait, ils n’avaient qu’à pas insulter notre prophète », avait acclamé Kader selon la serveuse.

Une cliente du Rush avait dénoncé « l’attitude déplacée de quatre individus ».

Le procureur angoumoisin saisit alors le SRPJ de Limoges et l’affaire atterrit à Bordeaux.

L’arrêt mis en délibéré à l’issue de l’audience vient d’être rendu ce mercredi par la présidente Michèle Essarte.

La cour d’appel a considéré que les quatre jeunes gens étaient coupables d’apologie d’acte terroriste.

L’avocat général Xavier Chavigné avait requis des peines de six mois de prison ferme.

En première instance le 9 mars 2015, le tribunal correctionnel d’Angoulême avait relaxé les quatre prévenus.

Source :
http://rue89bordeaux.com/2015/12/deux-mois-de-prison-ferme-pour-apologie-dacte-terroriste/

Repost 0
19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 14:17

Le 16 décembre 2015

Un mois après l'instauration de l'état d'urgence, des députés de tous bords politiques s'interrogent à voix haute sur l'efficacité, la proportionnalité et les abus manifestes consécutifs à la mise en place de ce régime d'exception.

Réunis ce mercredi 16 décembre au sein de la Commission des Lois, chargée de surveiller l'usage qui est fait par les autorités de leurs pouvoirs discrétionnaires, plusieurs parlementaires ont réclamé une plus grande transparence de la part du gouvernement sur les motifs des milliers de perquisitions et des centaines d'assignations à résidence ordonnées ces dernières semaines.

Excès de "zèle des préfets", absence d'indemnisation des perquisitionnés à tort, méthodes policières excessives, disproportion sur les moyens employés... Les doléances des parlementaires ont fait écho à celles relayées par la presse. Le député de l'Isère, Erwann Binet, a notamment évoqué la "terrible humiliation" des perquisitionnés à tort devant leurs voisins et dont la porte d'entrée défoncée à coups de bélier n'a jamais fait l'objet d'une mesure de remboursement.

"Interrogations manifestes"

Des critiques appuyées par le président de la Commission, le député Jean-Jacques Urvoas, proche du premier ministre Manuel Valls, même si celui-ci a tenu à rester prudent sur la réalité des bavures relevées par les médias. En introduction, ce dernier a néanmoins affirmé que "des interrogations manifestes existent sur la justification de certaines mesures individuelles (perquisitions, assignations à résidence) ou générales (interdictions de manifester)", prises notamment en marge de la COP21.

Depuis un mois, des plaintes émanant de personnes visées par des mesures coercitives ont laissé planer le doute sur la pertinence de ces mesures. "Par exemple dans le département de la Dordogne, les mesures prises apparaissent manifestement disproportionnées", a précisé devant sa commission l'élu du Finistère, secondé par le député Les Républicains Jean-Frédéric Poisson.

L'état d'urgence pour quoi faire et jusqu'à quand ?

Comme eux, plusieurs parlementaires se sont interrogés sur le périmètre de l'état d'urgence, décrété au nom de la lutte contre le terrorisme et qui a pour l'instant débouché sur des condamnations pour des crimes et délits de droit commun. L'état d'urgence "doit-il veiller au maintien de l’ordre public dans son ensemble ou être concentré sur la seule lutte contre le terrorisme ?", interroge Jean-Jacques Urvoas.

Une question qui reste sans réponse mais qui en entraîne une autre. A quoi sert l'état d'urgence et jusqu'à quand doit-il se prolonger ? Pour y répondre, il faut être capable d'évaluer l'efficacité de ce régime d'exception pour endiguer la menace terroriste, ont acquiescé tous les députés.

Or, en l'état actuel des informations fournies par le ministère de l'Intérieur et celui de la justice, il est impossible de connaître avec précision les résultats obtenus et s'ils n'auraient pas pu être acquis avec la simple application du droit commun. Une demande a été faite à ce sujet au gouvernement de manière à ce que les données fournies soient précisées et contextualisées.

Quant aux députés, ils ont promis de continuer à se rendre sur le terrain pour recouper les informations fournies par l'Etat.

Le député LR Jean-Frédéric Poisson a annoncé pour sa part un rapport parlementaire détaillé remis avant le 26 février, date à laquelle l'état d'urgence devrait logiquement s'interrompre. Ce rapport sera essentiel pour que les parlementaires puissent juger en toute connaissance de cause si ce régime d'exception mérite ou non d'être prolongé.

Repost 0
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 11:10

Transmis par Résistons Ensemble le 9 décembre 2015

Bonjour,
Voici en pdf, le No 147, DECEMBRE 2015, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...

A bientôt.
L'équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article556

*****
Au sommaire

> Fin du monde ou fin d'un monde ?

On se disait souvent, à chaque violence ou crime policier, trop souvent impuni : on y est, c’est la dictature, la démocratie, aussi formelle qu’elle soit, c’est fini. Et c’était vrai et pas vrai en même temps. Les pouvoirs, droite et gôche, à coup de lois sécuritaires et racistes avançaient leurs pions, mais les vestiges constitutionnels démocratiques affaiblis, rongés, brinquebalants, formels tenaient encore le système. Et, puis les horribles attentats du 13 novembre ont brutalement déchiré le voile qui cachait les mécanismes réels de ce monstre froid qu’est l’État.

Aujourd’hui c’est la même chose qu’avant le 13 novembre et plus la même chose. Comment ? C’est comme un bloc de glace et de l’eau du robinet. Les deux sont de l’eau, pourtant on ne peut pas se noyer dans un bloc de glace ; en revanche dans la flaque d’eau qu’il crée en fondant, si. En physique ça s’appelle un changement d’état. La dictature démocratique des possédants s’est muée en une dictature policière. Elle n’a pas changé de nature, mais d’état.

Des doutes ?

Qui aurait pu croire il y a encore un mois que la France dénoncerait la Convention européenne des droits de l’homme, sauvegarde formelle de l’État de droit certes, mais ici tout n’est-il pas dans le symbole ? Qui aurait pu penser que les manifestations de soutien aux migrants ou de défense de la cause écologiste seraient interdites sous prétexte de « sécurité » ? Qu’un échantillon de militants, arbitrairement choisis, seraient menacés de 6 mois de prison et 7500 euros d’amende ? Qu’il y aurait plus de 300 GAV suite à une manifestation ou 2000 perquisitions, 300 assignations à résidence en moins de 15 jours, le plus souvent sans aucun rapport avec le terrorisme, comme chez des producteurs de carotte bio de Dordogne ou dans des restos hallal des cités ? Que cette vague répressive arriverait sans aucun contrôle de la justice, aussi illusoire qu’il soit ? Que les flics se promèneraient désormais 24 heures sur 24 avec leurs flingues, porte ouverte à toutes les « bavures » imaginables ?

De plus, malgré ce que certains pensent, l’état d’urgence n’est une défense contre personne. Et tout ça alors que les marchés de Noël fleurissent gaiement.Le capitalisme sort ses dents avariées, venez ici, vous avez le droit « librement » de cracher votre fric, mais en silence et dans le rang. Bon, arrêtons de chialer. Ce n’est pas le moment.

Jusqu’ici, la police et la justice frappaient d’une manière relativement sélective. Si vous étiez désigné comme arabe, noir, Rrom ou musulman, vous étiez prioritairement dans le collimateur. Désormais la répression sociale s’ajoute, sans se cacher, à la répression raciale. La dictature policière, rodée par la période d’avant 13 novembre et post-7 janvier, a enclenché la première vitesse (les autres suivront) du rouleau compresseur pour écraser tout ce qui dépasse.

Le coup est dur à avaler, c’est la fin d’un monde, d’accord, mais pas la fin du monde. Il y a de l’espoir.

Deux camps sont clairement définis : ceux qui sont pour et profitent de l’état d’urgence devenu permanent (les djihadistes de Daech et consorts en font partie) et ceux qui sont contre et en pâtissent.

Les résistances commencent à se lever, les faux culs commencent à être démasqués, notre camp commence à se former et à résister. Il y a un après, au monde d’avant le 13 novembre. Comment sera-t-il au final ? Notre résistance jouera un rôle dans la définition des contours.

*****
> [ Chronique d'un « état d'urgence » ]

  • Les habitants des quartiers populaires,
  • Les sans-papiers,
  • Les militants…
  • Lois et Constitution à la sauce Hollande
  • Islamophobie en réaction aux attentats

> [ Chronique de l'arbitraire ]

  • Violences policières du quotidien
  • 3 mois ferme pour Lucille
  • Non-lieu pour Amadou Koumé

> [ Agir ]

  • Abdoulaye Camara, on n'oublie pas !
Repost 0
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 15:25

Le 10 décembre 2015

La brigade criminelle de la Sûreté départementale, assistée du Raid, a interpellé cette semaine un homme de 59 ans à son domicile de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), rapporte Nice Matin.

Lors de la perquisition, la police a retrouvé 17 armes, plus de 3 500 cartouches et 4,9 kg de poudre noire au domicile de cet homme, qui tenait des propos antimusulmans inquiétants sur son compte Facebook.

Malgré cette accablante saisie et alors que la justice a considéré ses propos comme une incitation à la haine raciale, l’individu a été… relâché.

Une décision inquiétante à l'heure où les mesures de l'état d'urgence ne font pas de cadeaux à ceux qui sont suspectés de radicalisation au nom de l'islam.

Toujours selon Nice-Matin, qui en parle comme d’un « collectionneur », il devra répondre de ses actes en juin 2016 devant le tribunal.

Source :
http://www.saphirnews.com/Un-islamophobe-interpelle-avec-17-armes-chez-lui-libere_a21707.html

Repost 0
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 14:21


4 portes ont été enfoncées à coup de bélier

Le 11 décembre 2015

Mardi soir, les policiers débarquent dans un foyer pour femmes d’Argenteuil. Pendant la perquisition, la police se serait lâchée : « C'est du gâchis [de porter le voile]. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée ». A StreetPress, Célia raconte sa soirée.

Argenteuil, mardi 8 décembre, 20 heures. – « Police ! Police ! » Célia, 20 piges est tranquillement posée dans sa chambre, en train d’envoyer des SMS quand elle entend des cris et des coups portés dans la porte du foyer. Les forces de l’ordre déboulent en trombe dans ce foyer pour femmes en grande précarité, géré par l’asso muslim Baytouna (link is external).

Quelques secondes plus tard, une quinzaine de policiers cagoulés, casqués pour certains, grimpent 4 à 4 les marches qui mènent à la chambre de Célia, seule ce soir-là dans le foyer. Arrivé à l’étage, un homme en bleu braque son arme dans sa direction. Les agents lui auraient intimé l’ordre de se mettre face au mur et lui arrachent son téléphone. Célia s’exécute :

« Je n’ai pas eu le temps d’enfiler mon Jilbab [un grand-voile islamique qui couvre la tête et le corps, ndlr], heureusement que j’étais habillée d’une robe dotée d’un voile intégré. J’ai pu me couvrir rapidement. »

Pendant près de 2h30, les forces de l’ordre retournent la maison. Célia nous raconte sa sale soirée et, elle l’assure, émaillée de commentaires sexistes et islamophobes. Car comme l’explique lui-même un agent, ils disent « ce qui leur passe par la tête ». Et c’est gratiné : « coquine », « bien gaulée », « tu as l’air con »…

Perquisition et fouille au corps

Dans sa chambre, Célia est fouillée minutieusement par une policière. « Ils m’ont palpée à plusieurs reprises et m’ont arraché mon voile. » La situation est tendue :

« Ils se demandaient entre eux en criant “ y’a d’autres personnes ? “ Je me suis retournée pour leur répondre que non, mais un policier m’a crié : “ face au mur “, en me poussant afin que je plaque bien ma tête contre la paroi. Sa collègue appuyait fortement sur mon dos afin que je reste immobile. »

Dans le pavillon, c’est le grand ménage de printemps : les affaires des 7 occupantes sont jetées au sol et 4 portes, fermées à clef, enfoncées à coup de bélier. Le contenu des ordinateurs et des téléphones portables est copié.

Ambiance café du commerce

Pendant que les policiers jouent les fées du logis, Célia est conduite au rez-de-chaussée. 3e fouille au corps.

D’un ton plus léger, la policière tient à préciser : « Je fais ça car c’est mon métier, je préfère vous le dire pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. » Célia esquisse un sourire. Quelques flics entament la conversation. Sur un ton badin, ils auraient enchainé les punchlines :

« C’est du gâchis. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée, vous pouvez vous en sortir ! »

Une autre policière, plus virulente, se serait lancée dans des commentaires sur la femme musulmane, forcément « soumise » : « Combien de femmes se sont battues pour leurs droits ! Pourquoi vous portez le voile ? » Célia commence à perdre patience et lance « qu’est-ce que ça peut vous faire ? » en guise de réponse :

« Non, je demande juste comme ça et soyez moins arrogante. »

Un autre agent lui demande si elle porte le niquab dans la rue : « Oui mais avec un masque médical. » Et une policière aux cheveux très courts de lâcher selon Célia : « Vous devez avoir l’air con comme ça. Vous devez ressembler à une handicapée ! »

Dans la pièce, c’est ambiance café du commerce. Le commissaire fait son entrée et aurait lancé en guise de vanne, à sa collègue : « Tu n’es pas encore convertie ? » Et d’enchaîner : « Le commissaire m’a dit de toute façon, tu ne peux pas être à la fois policier et musulman, ce n’est pas possible. »

Puis une autre : « - Je suis sûr que t’es une petite coquine. – Pourquoi vous dites ça ? - Je dis ce qui me passe par la tête… »

« Menace pour l’ordre et la sécurité publique »

22h30, la police plie bagage. « Au revoir, bonne soirée ! », lance sans rire un agent.

Pour Virginie, co-fondatrice de l’asso, cette perquis’ va laisser des traces : « C’est vraiment dur pour les filles, ce sont des femmes qui n’ont presque rien et le peu qu’elles ont, elles l’ont chez Baytouna. Et là ils ont tout saccagé ! Mais on reste combatifs, d’autant qu’on a reçu de nombreux soutiens de gens de toutes les confessions. Nous, on ne veut pas opposer les religions. »

Difficile de connaître la motivation de cette perquisition. Seul indice, un récépissé fournit par les policiers.

Sur le bout de papier, il est simplement indiqué que « l’association Baytouna (…) est fréquentée par des personnes dont le comportement constitue une menace pour l’ordre et la sécurité publique ».

La chambre de Célia après le passage de la police :

Repost 0
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 13:57

Le 1er décembre 2015

La direction des services départementaux de l’Éducation nationale demande aux responsables d'établissement de signaler les tenues vestimentaires de parents « ostensiblement religieuses ».

Dans une note datée du 18 novembre 2015 « relative au signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire », la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Loiret exige des directeurs d’école et chefs d’établissement qu’ils fassent remonter un certain nombre de faits « pouvant porter atteinte aux valeurs de la République ».

Parmi ceux-ci, sur le document qu’a pu se procurer Libération, figure « l’atteinte au principe de laïcité ».

Dans cette sous-section, il est explicitement demandé de dénoncer tout « parent portant atteinte » à ce principe au travers, notamment, de « tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ».

Un raccourci que refuse d’entendre le syndicat Sud Éducation Loiret. « Des collègues ont été choqués par le lien qui peut être fait entre ce questionnaire et le climat général de frénésie et d’amalgames autour d’une population prétendument à risques », dénonce le cadre syndical Théo Roumier.

« On ne voit pas très bien pourquoi et comment une pratique religieuse, comme le fait de porter un foulard, pourrait être considérée comme un phénomène de radicalisation en en quoi cela contrevient à la loi. Nous refusons de stigmatiser des personnes en raison de leur pratique religieuse, nous refusons de véhiculer ces amalgames et d’entrer dans une démarche de délation généralisée ! »

Loin de s’arrêter aux seuls élèves et à leurs parents, le formulaire invite instamment les chefs d’établissement à signaler le comportement douteux d’enseignants et de personnels placés sous leur autorité.

Dans la rubrique « atteinte à la sécurité/au climat de l’établissement », il est stipulé que tout acte, tels les « grèves, blocages, manifestations, rassemblements, perturbations » en lien ou non avec « une revendication nationale » et porteur « d’un impact médiatique ou d’une forte connotation politique » doit être signalé.

« Un palier est franchi en appelant ainsi des personnels à surveiller d’autres personnels de l’Éducation nationale, s’étrangle Théo Roumier. Là encore, l’amalgame est lourd de sens assimilant le mouvement social et la défense des droits à des violences et événements graves. »

Contacté par Libération, Denis Toupry, le directeur de la DSDEN du Loiret, garantit qu’il y a eu méprise.

« Des items sont, certes, ambigus et ont pu prêter à interprétation, mais en aucun cas les données ainsi récoltées ne sont nominatives, assure-t-il. Il s’agit simplement de collecter des données statistiques afin de mesurer l’évolution de certains phénomènes dans le temps. »

Concernant la section litigieuse relative aux tenues vestimentaires des parents, le directeur affirme qu’elle sera corrigée : « Les tenues concernent naturellement les élèves et non les parents. C’est une erreur que nous allons rectifier. »

Idem pour le passage visant les personnels grévistes. « Pas question de dénoncer des grévistes, mais juste une question d’organisation interne et de prise en charge des élèves. »

Le syndicat Sud Éducation demande au rectorat d’Orléans-Tours la suspension immédiate de cette fiche de signalement.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2015/12/01/dans-le-loiret-l-education-nationale-reve-d-un-fichage-policier_1417561

Repost 0
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 12:28

Le 10 décembre 2015

A l'instar du lycéen de Caen, un habitant de Guéret (Creuse) de 28 ans a été condamné ce jeudi à un an de prison ferme pour apologie publique d'un acte de terrorisme via Internet. L'accusé ne s'est pas présenté à l'audience du tribunal correctionnel.

« L'homme, multirécidiviste, musulman non pratiquant, 17 mentions à son casier judiciaire, célibataire, sans profession, sans enfant à charge et ne disposant d'aucune ressource, avait partagé le 15 novembre sur son compte Facebook et en accès illimité une vidéo du groupe Etat islamique évoquant les attentats de Paris et l'avait accompagnée d'un commentaire approbatif : 'Tout simplement l'heure est venue de payer pour toutes ces bombes lancées sur nos frères. Vous chassez les musulmans, à votre tour de vous faire chasser' », rapporte le journal Le Populaire.

Interpellé début décembre, le mis en cause avait ensuite affirmé en garde à vue « avoir fait une grosse connerie » et argué qu'il n'avait pas regardé la vidéo jusqu'au bout.

Source :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/apologie-du-terrorisme-un-lyceen-condamne-a-deux-ans-de-prison-ferme-10-12-2015-5358661.php

Repost 0
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:51


Hélène, à son domicile, dimanche 6 décembre.

Le 9 décembre 2015

Dans le hall de la petite copropriété, une affichette interpelle d’entrée le visiteur. "Merci à vous tous pour votre soutien, vos appels, vos SMS face à ce qu’il s’est passé lundi dans la nuit à mon domicile." Au pied, une signature. Celle d’Hélène (les prénoms ont été changés).

La jeune quadragénaire occupe un petit deux-pièces au rez-de-chaussée de cet immeuble situé dans un quartier "calme et résidentiel" d’une commune des Hauts-de-Seine.

En ce premier dimanche de décembre, il est encore tôt dans l’après-midi mais "depuis ce qu’il s’est passé, je vis avec les rideaux tirés et les volets de la chambre fermés toute la journée", justifie-t-elle.

Les faits remontent à la nuit du lundi 23 au mardi 24 novembre.

Ce soir-là, Hélène est seule à son domicile : son ex-conjoint, dont elle est séparée depuis 2010, est venu chercher leur fils avant le dîner pour qu’il passe la nuit chez lui. "J’ai éteint la télé vers minuit et demi et je me suis couchée. Environ un quart d’heure après, j’ai été réveillée par un grand boum. On tapait violemment contre ma porte et j’ai aperçu des torches", raconte Hélène, assise dans la pénombre de son salon.

"De toute façon, on est en état d’urgence, on fait ce qu’on veut"

Hélène croit d’abord à un cambriolage et se précipite vers le mur mitoyen qui la sépare de ses voisins. "J’ai hurlé : 'Au secours, appelez la police !'", ignorant qu’elle se trouve en réalité devant sa porte...

Les coups redoublent d’intensité. "J’étais paniquée, j’ai cru que j’allais mourir, et ça continuait à taper, à taper… Ça a duré plusieurs minutes et puis ils ont fini par rentrer.

Je me suis retrouvée face à six ou sept hommes armés."

Choquée, Hélène ne comprend pas ce qui lui arrive. "L’un des policiers m’a alors tendu un papier en disant : 'Lisez ça si vous savez lire.'"

Le papier – un ordre de perquisition – mentionne le nom et le prénom de son ex-conjoint. "Je leur ai alors expliqué que je vivais seule avec mon fils de 9 ans et demi en situation de handicap mais l’un d’eux m’a dit : 'De toute façon, on est en état d’urgence, on fait ce qu’on veut.'"

Sans procéder à une fouille complète de l’appartement, les policiers se contentent de jeter un œil à la salle de bain et d’ouvrir un placard dans la chambre de son fils.

Avant de quitter les lieux.

"Ils n’étaient pas tous méprisants, nuance Hélène, qui interrompt plusieurs fois le cours de son récit, des larmes dans la voix. Trois ou quatre avaient un regard désolé. On sentait qu’ils n’avaient pas le choix."

Une demi-heure après leur départ, l’un deux revient accompagné d’un serrurier. "Il a seulement changé la serrure, mais il restait un trou béant dans la porte. Le policier m’a dit qu’il reviendrait le lendemain avec un devis pour la remplacer."

"Là, les policiers jouent aux cow-boys, ils se croient tout permis"


La porte d'entrée du domicile d'Hélène après l'intervention policière,
dans la nuit du 23 au 24 novembre.

Entre-temps, ses voisins, priés de rester chez eux pendant l’intervention, accourent en pyjama. Hélène réussit à joindre son frère, qui arrive à son tour.

"Hélène et son frère ont appelé son ex-compagnon devant nous pour lui indiquer qu’il était recherché, l’invitant à se rendre au commissariat", racontent Marie et Nicolas, un couple qui vit au 4e étage. Hélène poursuit : "Quand il s’est présenté dans la nuit, les policiers l’ont invité à rentrer chez lui en lui précisant qu’ils viendraient perquisitionner son domicile dans les deux heures. Ce qu’ils ont fait. Ils ont fouillé deux, trois cartons avant de repartir. Il leur a demandé s’il était fiché 'S', mais ils lui ont dit que non."

Pour Hélène, cela ne fait aucun doute, si son ex-conjoint était recherché, c’est "parce qu’il est musulman et qu’il porte une barbe, c’est tout. Son casier judiciaire est vierge et il est français comme moi".

Elle-même de confession musulmane, Hélène porte le voile depuis 2005 – "juste par pudeur", glisse-t-elle.

Guillaume, un autre de ses voisins, témoin de la scène, dénonce une "chasse aux sorcières" : "C’est très politique. Les régionales arrivaient, il fallait faire du chiffre. Le serrurier nous l’a bien dit : 'En ce moment, on n’arrête pas !' Mais là, les policiers jouent aux cow-boys, ils se croient tout permis."

Contactée par Le Monde, la préfecture des Hauts-de-Seine ne souhaite pas communiquer "de façon individuelle sur les perquisitions administratives".

"C’est pas grave ce qui vous est arrivé"

Depuis l’intervention policière, Hélène, qui partage son temps entre des gardes d’enfants et l’entretien de l’immeuble, tente de récupérer une preuve écrite de la perquisition. Car aucun document ne lui a été laissé.

"Le policier qui est revenu seul avec un serrurier m’a demandé de signer un PV de perquisition. Mais j’ai refusé car il comportait plusieurs erreurs. Il mentionnait par exemple que j’avais refusé d’ouvrir la porte avant l’intervention des policiers et que mon domicile était suspecté d’abriter des armes. J’ai souhaité que le document soit modifié mais le policier a refusé, m’indiquant que ma seule option était de ne pas signer et que dans tous les cas, je n’en aurais pas copie."

Les jours suivants, Hélène attend en vain le retour du serrurier censé lui apporter le devis de réparation de sa porte. Elle se tourne alors vers le commissariat, faisant part de son désarroi. "A l’accueil, on m’a répondu : 'Mais Madame, il ne faut pas vous mettre dans ces états-là, c’est pas grave ce qui vous est arrivé.' "

Le 26 novembre, le commissariat laisse finalement un message sur son répondeur, que Le Monde a pu écouter :

"Compte tenu que vous hébergez ou avez hébergé le monsieur qui était mis en cause, vous n’avez le droit à aucune indemnisation. Voilà, c’est très bien [sic]. Au revoir Madame."

Hélène ne compte cependant pas en rester là : aidée de ses voisins, elle a préparé un courrier adressé à la préfecture de police pour demander réparation des dégâts matériels occasionnés lors de l’opération policière.

Depuis cet épisode nocturne, la jeune quadragénaire a beaucoup de mal à retrouver le sommeil. Son médecin lui a prescrit deux anxiolytiques – une solution à court terme, soupire-t-elle.

L’affaire la laisse "écœurée" et la plupart de ses questions restent sans réponse : "Après leurs perquisitions, les policiers continuent leur vie comme avant. Mais nous, on devient quoi ?"

Elisabeth Pineau

etatdurgencelemonde@gmail.com

Source :
http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/12/09/etat-durgence-le-serrurier-nous-la-bien-dit-en-ce-moment-on-narrete-pas/

Repost 0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 10:19

Le 10 décembre 2015

La peine se veut exemplaire. Un lycéen de 18 ans a été condamné ce jeudi en correctionnelle à Caen (Calvados) à trois ans de prison dont deux ferme pour avoir posté plus de 70 pages de tweets dans lesquels il exprime son soutien au groupe Etat islamique et se félicite des attentats du 13 novembre de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et de Paris.

Le jeune homme est aussi condamné pour avoir menacé de mort en mai dernier sur le même réseau social l'imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), considéré comme modéré.

« Mon plus beau souvenir du Bataclan, pété de rire , écrit par exemple le jeune homme incarcéré depuis le 18 novembre dans un post accompagné d'une photo. « Fusillade à Paname, mort de rire », « Paris mobilisé contre Daech, lol, ils peuvent rien faire », a-t-il aussi publié.

« Si c'est un délire, c'est un long délire »

« Si c'est un délire, c'est un long délire », a lancé la procureure de la République de Caen Carole Étienne en évoquant la longue série de tweets postés depuis mai 2015 et après les attentats du 13 novembre. Le tribunal a suivi ses réquisitions.

En six mois, le prévenu a posté plus de 70 pages de tweets où il dit notamment « avoir un bac+ 5 préparateur de guerre civile » et invite à « faire craquer la France comme ils ont fait craquer nos pays ».

Durant l'audience, le jeune homme a multiplié les « regrets », les « excuses », y compris à l'égard de l'imam.

« C'était un délire, je le pensais pas du tout, a plaidé le jeune homme. Je me suis créé un personnage. En réalité, je suis pas du tout comme ça (...) J'étais accro (Ndlr : à Twitter).»

Pour son avocat, « c'est un gamin normal ». « En dehors de Twitter, y a rien» , assure Me Jean-Charles Jobin. Entre mai et novembre, la justice n'a pas bougé parce qu'il n'« y a pas de danger ».

Source :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/apologie-du-terrorisme-un-lyceen-condamne-a-deux-ans-de-prison-ferme-10-12-2015-5358661.php

Repost 0
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 17:21

Le 25 novembre 2015

Imposant déploiement de force hier après-midi à 16 heures rue Bergeret, dans le quartier Saint-Michel de Bordeaux.

Des officiers de police judiciaire, accompagnés de policiers en tenue du service d'ordre public et de sécurité routière et du service de sécurité de proximité, ont effectué, à la demande du préfet, une perquisition administrative de l'établissement.

Cette perquisition a suscité un certain émoi dans le périmètre de l'épicerie, en raison du déploiement de force.

Mais il ne semble pas qu'elle se soit soldée par un quelconque résultat.

La préfecture s'est cependant refusée à tout commentaire.

Cette épicerie bazar, tenue par un couple converti à l'islam il y a quelques années, a défrayé la chronique en juin dernier, en placardant une affichette sur sa porte demandant aux hommes de venir certains jours et les femmes à d'autres.

Une initiative qui, à la suite d'un article de « Sud Ouest », a soulevé une vague de réactions politiques et une tempête sur les réseaux sociaux. Dès le lendemain, le couple a enlevé son affichette.

Mais l'initiative a placé le couple de convertis dans la catégorie des personnes susceptibles de faire l'objet d'une attention plus particulière.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/11/25/l-epicerie-musulmane-perquisitionnee-2196606-2780.php

Repost 0
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 16:05

Le 4 décembre 2015

Etat d’urgence: à Toulouse, un catholique assigné à résidence pour… salafisme

Chaque matin depuis le 16 novembre, il doit faire une heure de route pour aller "pointer" au commissariat central de Toulouse. Même trajet le soir à 20 heures, pour retourner à Blagnac chez sa compagne, en banlieue toulousaine. Mickaël L. 30 ans, a été le premier à se voir notifier une assignation à résidence en Haute-Garonne, car il est suspecté d'appartenir à "un réseau terroriste et salafiste". Seul problème : le jeune homme est catholique.

Mickaël L. mène une vie d'auto-entrepreneur dans le secteur du nettoyage industriel, et même si il a déjà eu affaire avec la justice - deux condamnations en 2006 et 2008 pour vol et recel -, il affirme haut et fort être "totalement étranger à ces histoires". Il se dit aujourd'hui "victime d'un cauchemar administro-judiciaire. Je peux comprendre l'état d'urgence vu ce qu'il s'est passé, mais dans mon cas je veux juste que la justice reconnaisse ses erreurs et me laisse retrouver une vie normale".

"J'ai cru à une blague ou à une erreur"

Tout débute le 15 novembre au soir, vers 22h30. Alors qu'il regarde la télé avec ses deux enfants de 5 et 10 ans, un ami l'appelle pour lui signaler que la police vient de le perquisitionner et recherche Mickaël activement. Cet ami, "que je connais assez bien et qui avait été concerné par l'affaire Mohamed Merah" a vu débarquer dans la soirée un important dispositif policier du RAID et la BRI. "J'ai cru à une blague ou à une erreur."

Mickaël se rend donc vers 23 heures au commissariat de Toulouse et se voit immédiatement notifier une assignation à résidence.

Cette assignation est signalée à l'adresse du domicile de son ami, et non chez sa compagne. "Je vis entre Vitrolles (Bouches-du-Rhône) chez ma tante et mes cousins, et Blagnac pour voir mes enfants, mais je reçois mon courrier au centre communal d'action sociale de Toulouse, explique-t-il. J'ai bien dit le premier soir que je vivais à Blagnac, mais les policiers n'ont rien voulu entendre."

Il raconte même que ceux-ci lui auraient répondu qu'il n'avait qu'à "acheter une tente Quechua et s'installer au pied du domicile" de son encombrant copain.

Le jeune homme a certes un parcours un peu chaotique, mais de sa voix douce et très émue, il avoue qu'il n'a parlé de cette histoire à sa mère, qui vit toujours à Toulouse, qu'au bout de deux semaines : "Vous vous rendez compte ce que cela signifie pour mes enfants et mes proches ? On me traite de terroriste ! C'est complètement fou."

"Je suis même allé à Lourdes avec mes enfants"

Dès le lendemain de la notification de son assignation, il se rend au commissariat de Blagnac pour prouver sa bonne foi. Aux policiers, il dévoile un énorme tatouage sur son bras droit représentant une grande main tenant un chapelet. "Je suis catholique pratiquant. Le tatouage, je l'ai depuis environ quatre mois. Je suis même allé à Lourdes avec mes enfants il y a trois semaines. J'adore visiter les églises et j'y vais souvent avec les gamins pour leur montrer."

Finalement auditionné le 24 novembre, il passe seulement une demi-heure au commissariat. "Je ne sais pas qui c'était, il y avait juste deux policiers, se souvient-il. Mais ils ont de suite avoué qu'il s'agissait d'une erreur, d'une méprise."

La machine administrative ne s'arrêté pas pour autant, et malgré les démarches de son avocat, Me Yves de Courrèges d'Agnos, Mickaël redoute plus que tout la prolongation de l'état d'urgence.

Une première requête a été rejetée par le juge des référés du tribunal administratif, le 1er décembre. Il ne s'agit pas d'une ordonnance sur le fond, mais seulement sur l'urgence. Son avocat a engagé en fin de semaine un pourvoi au Conseil d'Etat. "On s'aperçoit que les décisions sont prises directement de Paris et je constate surtout des dérives insensées depuis la mise en place de l'état d'urgence", glisse Me de Courrèges d'Agnos.

Entre temps, Mickaël a appris qu'il faisait l'objet d'une fiche "S" depuis juin 2015. Il serait "une personne dangereuse, faisant du prosélytisme religieux avec un groupe d'islamistes radicaux, à Blagnac". Ce groupe, Forsane Alizza, a pourtant été dissout en 2012 et ses membres sont en prison - le procès a eu lieu en juillet.

"La DGSI nous envoie des dossiers comme on les jette à la poubelle"

En attendant, Mickaël, qui travaille principalement pendant la saison estivale, touche juste son RSA, et vient de mettre sa voiture en vente : "J'ai perdu 5 kg, je dors mal et surtout je m'inquiète pour les fêtes de Noël. Je ne vais pas pouvoir les passer en famille, alors que c'est très important pour nous."

Ce matin du 4 décembre, alors que nous quittons le commissariat avec lui, nous croisons par hasard dans la rue un officier de police judiciaire qui connaît Mickaël.

"Comment ça va M. L. ?

-Très mal, heureusement que vous avez été sympa avec moi, mais la justice ne veut rien entendre."

Gêné, le policier lui répond :

"C'est le bordel entre les services. La DGSI nous envoie des dossiers comme on les jette à la poubelle. Je comprends votre désarroi."

En Haute-Garonne, depuis le 15 novembre et jusqu'au mardi 1er décembre, quarante-cinq perquisitions administratives avaient été menées, soit trois par jour, donnant lieu à douze gardes à vue, et quatre assignations à résidence ont été prononcées, selon les chiffres de la préfecture, qui se refuse à commenter "tout cas particulier".

Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondant)

etatdurgencelemonde@gmail.com

Source :
http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/12/04/etat-durgence-a-toulouse-un-catholique-assigne-pour-salafisme/

Repost 0
6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 13:47

Nous voilà donc assigné-e-s à résistance ! A plus que jamais créer !

Vous ne le saviez pas ? lisez jusqu'aux liens hypertextes cet email et surtout rencontrons nous.

Le collectif Contre les Abus Policiers vous propose deux rendez-vous autour de l'Etat d'urgence.

Nos droits, ça [p]urge !!!! - Le vendredi 11 décembre 2015 - 20h -
Information sur nos droits en Etat d'urgence, témoignages, réflexions… Comment s'organiser face à la répression ?
Au Samovar - 18 rue Camille Sauvageau - Bordeaux - Entrée libre

***
Etat d'urgence, états d'esprit - Le samedi 12 décembre 2015 - 17h -
Ateliers/échanges. Traumatisme, peur, oppression, colère, repli sur soi… libérons la parole !
Le Tchaï Bar - 49 rue du Mirail - Bordeaux - Entrée libre

« Nous vivons comme des statues de marbre. Chaque jour, il nous faut faire l'effort de dévisser »
O.P.A

Depuis plus de six ans, le collectif Contre Les Abus Policiers alerte sur les dérives sécuritaires et les différentes lois répressives qui régissent nos quotidiens.

Alors que nous tentions lors de notre pique-nique de rentrée de définir le régime dans lequel nous avions basculé après le vote de la loi Renseignement, il semble que le gouvernement ait trouvé pour nous une réponse bien tranchante : nous sommes donc en Etat d'urgence. (non-dit : Etat Policier assumé)

Un Etat autoritaire dans lequel il nous faudrait renoncer à toutes nos libertés pour trouver La sécurité, celle qui permet de s'adonner librement à la consommation mais qui bâillonne la liberté d'expression et de manifestation. (non-dit : Ferme ta gueule ! )

Depuis le 13 novembre, assignations à résidence, perquisitions, abus et violences policières se multiplient et frappent de plein fouet les musulman-e-s (ou assimilé-e-s) avec toutes ses simplifications islamophobes et racistes déjà d'usage et le milieu militant, à commencer par les camarades écologistes et zadistes, COP21 et expulsion envisagée de Notre Dame Des Landes obligent.

Quant aux Roms, réfugiés, demandeurs d'asile, avec ou sans papiers, on se doute que raser les murs doit être devenue a seule attitude à adopter.

Cette année, c'était l'anniversaire de Vigipirate. En 20 ans ce régime "exceptionnel" est devenu la norme, se renforçant régulièrement sans jamais revenir à un état "normal". Il faut craindre qu'il en soit de même de l'état d'urgence avec la volonté de le rendre constitutionnel.

Alors oui, il nous faut plus que jamais créer !

Rencontrons-nous autour de l'Etat d'urgence les 11 et 12 décembre prochains à Bordeaux.

Merci de faire suivre dans vos réseaux !

Pour notre sécurité, retrouvons notre humanité !!

Solidairement,

Le collectif Contre Les Abus Policiers - C.L.A.P33

****
Matières à réflexions

NOUS EN SOMMES LA...
[Officiel] La France envisage d'enfreindre les Droits de l'Homme
http://clap33.over-blog.com/2015/11/officiel-la-france-envisage-d-enfreindre-les-droits-de-l-homme.html

CHASSE AUX BARBUS
Arrêté dans le train car il regardait un film d'action
http://clap33.over-blog.com/2015/12/arrete-dans-le-train-car-il-regardait-un-film-d-action.html

"Le flic m'a dit: 'tu vas prendre trente ans'..."
http://clap33.over-blog.com/2015/12/le-flic-m-a-dit-tu-vas-prendre-trente-ans.html

Le patron d'un restaurant raconte sa perquisition musclée
http://clap33.over-blog.com/2015/11/etat-d-urgence-le-patron-d-un-restaurant-raconte-sa-perquisition-musclee.html

QUE S'EST-IL PASSE A PARIS LE 29 NOVEMBRE ?
[Vidéo] http://clap33.over-blog.com/2015/12/que-s-est-il-passe-le-29-novembre-a-paris.html

ASSIGNATIONS
[Pétition] Levée des assignations à résidence
http://clap33.over-blog.com/2015/12/petition-levee-des-assignations-a-residence.html

Lettre d'un assigné à résidence contre « l'arbitraire »
http://clap33.over-blog.com/2015/12/lettre-d-un-assigne-a-residence-contre-l-arbitraire.html

Verrouillage du plateau de Saclay dès vendredi
http://clap33.over-blog.com/2015/11/verrouillage-du-plateau-de-saclay-des-vendredi.html

Des militants écologistes assignés à résidence
http://clap33.over-blog.com/2015/11/des-militants-ecologistes-assignes-a-residence.html

PERQUISITION
Perquisition administrative chez des maraîchers bio
http://clap33.over-blog.com/2015/11/etat-d-urgence-perquisition-administrative-chez-des-maraichers-bio.html

GARDES A VUE
Témoignages de gardes à vue en état d'urgence
http://clap33.over-blog.com/2015/12/temoignages-de-gardes-a-vue-en-etat-d-urgence.html

Fil d'info continu
http://clap33.over-blog.com/etat-urgence.html

Repost 0
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 15:24

Le 22 novembre 2015

Vendredi 20 novembre, vers midi, Mickaël, 27 ans, se fait interpeller en gare de Massy (Essonne), avec deux autres passagers du TGV Marseille-Rennes.

"Je n'ai pas compris ce qu'il se passait. Un policier m'a plaqué à terre, son genou sur mon dos", raconte le jeune homme à Ouest-France.

"Il hurlait : 'mets tes mains sur la tête !' Il m'a passé les menottes. J'ai eu très peur et j'ai pleuré."

Deux heures auparavant, le jeune homme fait connaissance et sympathise dans le train avec un jeune de son âge.

Ensemble, ils regardent un film d'action américain où les personnages utilisent des armes, ce qui "intrigue" certains passagers, qui y voient "un comportement suspect" et avertissent le contrôleur du train.

Tout le TGV est évacué, des policiers armés investissent le train.

"Ils nous ont dit de ne pas prendre l’escalator pour quitter le quai qui est en sous-sol", rapporte une témoin à Ouest-France.

Mickaël passe quatre heures au commissariat avant d'être relâché.

"Est-ce parce que je suis bronzé, que je porte la barbe et que j’avais des gants qu’ils m’ont pris pour un terroriste ?"

Source :
http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/tgv-evacue-ils-mont-pris-pour-un-terroriste-3857900

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

Guides juridiques - C.L.A.P33
Porter plainte contre la police
Garde A Vue, manifs - Conseils

*****
Violences Policières

France - Quatre rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !
Bastamag :  klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Retrouvez toutes nos vidéos

klik là !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil