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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 15:15

Le 24 novembre 2015

Assailli, blessé, gardé à vue, placé en rétention... Nordine Touil, 31 ans, sans-papier marocain qui habitait au dessus de l'appartement visé par le Raid mercredi dernier à Saint-Denis, raconte, depuis le centre de rétention de Vincennes où il a été placé, sa semaine de « cauchemar ».

Nordine Touil, marocain de 31 ans, vit en France depuis douze ans. Il a une petite fille de sept ans, française comme sa mère, dont il est séparé. J

usqu'à mercredi dernier, il habitait avec deux amis, marocains eux aussi, dans l'immeuble de la rue du Corbillon, à Saint-Denis, où le Raid est intervenu pour déloger Abdelhamid Abaaoud et ses acolytes.

Joint hier à l'intérieur du centre de rétention administrative de Vincennes, il raconte l'assaut des forces de police, le déluge de feu, cette balle qui l'atteint au bras gauche, l'arrestation musclée, la garde à vue à Levallois et, pour solde de tout compte administratif, l'obligation de quitter le territoire notifiée par la police.

« Tu vas prendre 30 ans, pas parce que t'es terroriste, mais parce que t'es con », lui aurait même lancé un policier vendredi dernier, à quelques heures de la fin de la garde à vue.

Choqué et inquiet, il se confie.

L'assaut à Saint-Denis

« C'était un cauchemar. Il était quatre heures du matin, on était en train de dormir. On a entendu un grand boum. Je suis sorti de mon lit pour voir ce qui se passait, je suis allé à la fenêtre, et c'est là qu'on m'a tiré dessus. J'ai été touché au bras gauche. Ensuite, les policiers ont cassé la porte et sont rentrés dans mon appartement ; ils ont crié : "Déshabillez vous ! Déshabillez vous !"

Ils nous ont embarqués, à poil, en nous mettant des tartes, des claques, des coups de matraque.

On est resté comme ça deux heures, dans le froid, au bas de l'immeuble.

Evidemment, on n'a rien pu prendre, aucune affaire, aucun papier, pas d'argent. T

ous les documents que j'avais et qui prouvaient ma présence en France depuis douze ans, ils sont restés là-bas, dans l'appartement. Je ne sais pas s'il en reste grand chose.

Ensuite, ils nous ont donné des pantalons trop grands, des chaussures trop serrées. Quelle vie de chien...! »

La garde à vue à Levallois

"Ensuite, les policiers m'ont emmené à l'hôpital pour soigner mon bras. J'ai été opéré pendant plusieurs heures, je ne sais plus combien exactement.

Le mercredi midi, je suis sorti de l'hôpital et ils m'ont emmené au commissariat de Levallois (sans doute au siège de la sous-direction antiterroriste, situé dans cette ville des Hauts-de-Seine - NDLR).

Avec mes amis, on a été transféré avec des bandeaux sur les yeux.

Ils nous les mettaient aussi quand on passait de la cellule à la salle d'interrogatoire.

On nous a dit qu'on avait le droit de voir un médecin et d'avoir un avocat.

J'ai demandé les deux, ils ont amené le médecin, mais pas l'avocat.

Là-bas, ils ne nous ont pas frappés, mais ils nous ont posé tellement de questions, c'était terrible.

"Est-ce que vous êtes musulman ? Est-ce que vous faites la prière ?" J'ai dit 'oui, je suis musulman, mais pas pratiquant'.

"Est-ce que vous connaissez Daech ?" Oui, parce que je regarde la télévision, et qu'ils en parlent souvent à la télé.

"Est-ce que vous savez ce qu'est le Takfir (l'anathème jeté par certains extrémistes islamistes contre ceux présentés comme de 'mauvais musulmans' - NDLR) ?" J'ai dit non, que je ne connaissais rien à tout ça.

Ils m'ont demandé qui venait chez moi, qui je connaissais, où j'étais le 13 novembre, si j'allais en Belgique... J'ai dit oui, une fois, en 2008.

Plein de questions que j'ai oubliées... Au bout de deux jours, ils ont fini par nous amener un avocat.

Mais il nous a à peine parlé, ne nous a rien expliqué.

Je dirai qu'au bout de 24 heures, ils avaient compris qu'on n'avait rien à voir avec les terroristes.

Mais ils nous ont quand même gardé presque quatre jours ! Résultat, je dors mal, je me réveille au milieu de la nuit, je fais des cauchemars."

La rétention à Vincennes

"Le vendredi soir, un flic est venu me voir pour me dire: 'Toi, t'es dans la merde. Tes potes, ils vont sortir, mais toi, tu vas rester ici, tu vas prendre 30 ans. Pas parce que t'es un terroriste, mais parce que t'es con.'  C'était pour me faire peur. Mais ça a marché ! Toute la nuit, j'ai pas arrêté de penser à ça. Trente ans... Alors que je n'ai rien fait.

Le samedi, la garde à vue était terminée, et ils nous ont dit qu'on devait quitter le territoire. On a été amené au centre de rétention de Vincennes.

Là, les choses se sont un peu calmé.

On a pu voir une association, qui va nous mettre en relation avec un avocat. Et on doit voir le juge jeudi, c'est lui qui doit décider si on doit rester ici ou si on est libéré.

Au moment où je vous parle, j'ai mal à mon bras, j'ai trop mal. Ils ont changé le médicament, je crois. Ma main est gonflée 'grave' !

J'ai pas encore réalisé ce qui m'arrive. Je suis encore sous le choc. J'ai maigri. Je faisais 80 kilos, j'en fais plus que 66. Vous vous rendez compte, j'ai perdu 14 kilos en une semaine ! Et si je parle aujourd'hui, c'est parce que je veux que tout le monde sache que je n'ai rien à voir avec les terroristes et que je suis une victime."

Source :
http://www.humanite.fr/saint-denis-le-flic-ma-dit-tu-vas-prendre-trente-ans-590602

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 12:00

Le 19 novembre 2015

Une fille de 6 ans a été légèrement blessée par des éclats reçus au cou, ce jeudi matin, lors de perquisitions administratives menées rue Marceau.

L'opération a eu lieu dans ce quartier central de Nice, vers 4h30 du matin. La police avait déjà projeté d'intervenir la veille, mais avait reporté son intervention, en raison d'une hésitation sur la porte à cibler.

Jeudi matin, les policiers du Raid ont finalement enfoncé une porte au fond d'un couloir, contigüe d'une autre porte d'entrée, au troisième étage d'un immeuble. Les témoignages des riverains et les traces d'impact au niveau des serrures témoignent de traces de tirs.

Mais selon la police, aucune arme à feu n'a été utilisée. Des éclats ont néanmoins été projetés dans la chambre voisine, où dormaient trois enfants. Une fillette a été blessée au cou et à l'oreille. Son père a été plaqué au sol fermement et menotté tout au long de l'intervention.

Son voisin, cible initiale de l'opération, a été à son tour contrôlé et perquisitionné.

Evacuée à l'hôpital Lenval, la fillette va mieux et a pu regagner son domicile.

"J'ai cru que ma fille était morte", témoigne le père suspecté à tort, encore sous le choc. "Je comprends que la police fasse son travail dans un contexte difficile. Mais il faut faire attention. Quand j'ai vu ma fille en sang, j'ai reçu un coup de poignard au coeur..."

Interrogée, la direction départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes reconnaît "une erreur rare", et dit "comprendre et partager l'émotion de cette famille qui a pu être impressionnée. Nous sommes rassurés que les blessures de la petite ne soient pas graves."

Source :
http://www.nicematin.com/nice/video-une-fillette-blessee-lors-dune-descente-du-raid-a-nice.2401142.html

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 11:19

Le 29 novembre 2015

Quinze jours après le décret de l’état d’urgence, à la liste des possibles abus et dérapages policiers, s’ajoute un nouveau cas. Ça se passe à Barbès, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Arthur habite près de Barbès, à Paris. Arthur n’est pas son vrai prénom. L’anonymat, il le réclame par peur des représailles. Assis dans un café, il me dit : « Je me suis rendu compte du danger que pouvait représenter l’Etat français. »

Mercredi 25 novembre, peu après 16 heures, Arthur rentre chez lui. Rue Affre, dans le XVIIIe arrondissement, il est « témoin d’une violence policière hors du commun ».

Dans un e-mail envoyé à la rédaction de Rue89 (et qui a motivé notre rencontre), il raconte : « Quatre gars en civil se ruent sur un type, le mettent au sol et commencent à [le] rouer de coups. »

Coups de pieds, coups de poings. Arthur pense alors à s’interposer. De l’autre côté de la rue, un homme a la même idée. Il élève la voix en direction des quatre qui tabassent. Ils répondent : « Tu en veux aussi, c’est ça ? Viens ! »

Arthur se réfugie derrière une porte d’immeuble.

« Je me dis que c’est un règlement de comptes entre gangs, je ne veux pas prendre une balle perdue... Je reste, pour écouter ce qui se passe, la main sur le téléphone en me disant “je vais appeler les flics, c’est pas possible”.

Le type au sol continuait à hurler et à se faire tabasser... à tel point qu’il n’arrivait plus à articuler, c’était effrayant. »

A sa grande surprise, il entend bientôt une sirène.

« Une voiture de flics est dans la rue, avec deux motos de police et cinq flics en vélo. Plus les quatre gars qui remettent leurs oreillettes en place et emmènent l’homme “bastonné” dans la voiture, toutes sirènes hurlantes. »

Arthur n’avait pas encore compris qu’il s’agissait de policiers en civils.

En bas de la rue, Bandele, un autre habitant du quartier, assiste aussi à la scène. Lui non plus ne veut pas donner son vrai prénom : « C’est trop dangereux, [les policiers] pourraient nous tabasser. »

Lui a vu les policiers « jeter l’homme dans la voiture, en le prenant par les jambes et par les mains ».

Etat d’urgence, état de violence

Quinze jours déjà que l’état d’urgence a été décrété, après les attaques parisiennes du 13 novembre.

La loi du 3 avril 1955 le limitait à douze jours. Celle du 20 novembre, adoptée à la demande de François Hollande, le prolonge jusqu’à trois mois.

Déjà, des abus ont été constatés.

La Quadrature du Net a mis en place une plateforme de type Wiki pour recenser ces cas. Une fillette blessée à Nice, un trompettiste retenu à la gare du Nord, un militant écologiste assigné à résidence, une perquisition chez des maraîchers bios... la liste est flippante.
http://wiki.laquadrature.net/%C3%89tat_urgence/Recensement

Il est à craindre qu’avec le prolongement de l’état d’urgence, la fatigue s’accroisse chez les forces de l’ordre, au même titre qu’un plan Vigipirate prolongé (comme après les attentats de janvier).

Cette fatigue, Arthur s’en fait le témoin. Ce qui l’a marqué, me dit-il, c’est à la fois l’état d’excitation sur le visage des policiers en civil, et leur fatigue.

Quand il assiste au « passage à tabac », il n’ose rien dire : « La peur de m’en prendre une ou de terminer la journée en garde à vue. »

« Lâchez-le ! »

De leur fenêtre d’un immeuble de la rue Affre, deux jeunes gens du quartier décident, eux, d’intervenir. Ils ont un peu plus de la vingtaine. Elle est blanche, il est noir ; elle étudie, il travaille.

D’en bas de la rue, Bandele entend le jeune homme interpeler les policiers : « Ce n’est pas la peine de le frapper comme ça, lâchez-le ! »

Les témoins interrogés entendent alors les policiers répondre par des insultes, notamment par : « Qu’est-ce que tu as, connard ? Rentre chez toi ! »

Bandele : « Et le Petit a répondu : “Je suis chez moi !” Et le policier lui dit : “Descends, connard !” »

« Le Petit », c’est comme ça qu’il appelle le jeune homme à la fenêtre. Sa copine, c’est « la Petite ».

Une voisine de l’immeuble se remémore la scène : « Une policière a osé lui dire : “Descends si tu en as les couilles.” »

Mais elle n’a pas vu l’homme se faire tabasser. Elle est formelle.

« Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! »

La situation entre le couple à la fenêtre et la quinzaine de policiers au bas de l’immeuble s’envenime. Des insultes fusent.

Les versions entre les voisins divergent pour savoir si, oui ou non, le couple a répondu aux insultes des policiers.

Selon les témoins, les policiers investissent ensuite le bâtiment. Ils frappent à plusieurs portes. L’un des habitants a déjà préparé ses affaires. Il pense que les policiers sont là pour évacuer les habitants, peut-être y a-t-il un assaut dans l’immeuble...

Il ouvre la porte et se trouve con quand les policiers lui demandent de rentrer chez lui.

Quand je le rencontre, il est encore sous le choc. De tous les évènements, à commencer par ceux du 13 novembre. Il dit avoir « peur de sortir de chez lui ».

Les forces de l’ordre trouvent finalement l’appartement du couple. Toujours présents dans la rue, Bandele et Arthur entendent les cris d’une femme.

Des cris à s’arracher les poumons : « Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! »

Au commissariat

Le reste de l’histoire, c’est la jeune femme, la Petite, qui me le raconte par mail. A l’intérieur de l’appartement, « les flics ont écrasé les poignets et le dos [de son copain], ils l’ont tapé avec une matraque et mis des coups de pieds partout sur le corps et même sur la tête ». Elle a le souvenir d’au moins sept policiers chez elle.

Les deux jeunes sont ensuite amenés au commissariat de La Goutte d’or.

Elle reste 24 heures en garde à vue. Elle écope d’un rappel à l’ordre. La GAV de son copain dure jusqu’au vendredi matin, soit près de quarante heures.

« Pendant la fouille, l’un des flics [lui] a dit “tu as voulu faire ton intéressant devant ta conne de blonde et tes voisins, moi, je vais te montrer c’est quoi de faire l’intéressant avec nous” et là, il l’a pris au cou. »

Son copain devrait comparaître devant la justice pour outrage à agent et violence.

« On a entendu “Daech” »

Je la rencontre chez eux.

Au fil de notre conversation, la Petite se rappelle que lors de son interpellation, un policier lui parle : « On vous a entendus dire “Daech”. » Cette idée la révolte.

Au téléphone, l’une de ses proches, une journaliste, me dit que la jeune femme est gauchiste, étudiante et ouverte. Le Bataclan, les terrasses du XIe arrondissement, c’est le genre de lieux où elle a l’habitude de se rendre.

Elle fait partie de ces heureux « dépravés » visés par l’Etat islamique autoproclamé. Mais aux yeux des flics de La Goutte d’or, elle devient une fille faisant l’apologie du terrorisme. Et l’état d’urgence proclamé, le sésame pour ouvrir toutes les portes d’appartements.

Sollicitée depuis vendredi 27 sans obtenir de réponse à nos questions, la préfecture de police de Paris nous a communiqué sa version des faits ce dimanche 29 novembre, en début de soirée :
« Le 25 novembre, suite à une surveillance des effectifs de la BAC, trois individus ont été interpellés pour une affaire de stupéfiants, à savoir de la résine de cannabis.

Au cours de son interpellation, une personne qui ne s’est pas laissée faire a été mise au sol par les effectifs de police qui ont appelé les renforts pour le maîtriser.

Au même moment, un couple – lui de type africain et elle de type européen – ont crié par la fenêtre en insultant les policiers. De vifs échanges verbaux de l’ordre de l’insulte et de l’incitation à la rébellion, ont amené les policiers à intervenir dans l’immeuble pour interpeler le couple.

Une femme particulièrement excitée a fini par ouvrir la porte aux policiers. La jeune femme s’est calmée rapidement et a été ramenée au service sans menottage alors que l’homme a dû être maîtrisé. Il n’y a pas eu de blessés au cours de l’intervention.

Lors d’une confrontation au commissariat entre les deux personnes interpellées et les policiers, les personnes interpellées ont reconnu partiellement la rébellion et les insultes envers les fonctionnaires de police. »

Source :
http://rue89.nouvelobs.com/2015/11/29/jeune-couple-interpelle-seuls-les-flics-ont-entendu-mot-daech-262288

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 12:08

Le 23 novembre 2015

Une quarantaine de policiers ont débarqué samedi soir au Pepper Grill, un établissement de Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d'Oise. Aucune interpellation ni saisie n'a eu lieu.

Etat d'urgence : le patron d'un restaurant raconte sa perquisition musclée

Son restaurant a ouvert il y a deux ans, à Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise. Un restaurant qui sert de la nourriture hallal, «parce que je suis musulman», dit le propriétaire, Ivan Agac, 28 ans. «Mais on n’indique pas "hallal" sur la vitrine : nous voulons faire asseoir des gens de toutes les cultures et c’est un succès, nous avons une clientèle métissée.»

Samedi soir, dans le cadre de l’état d’urgence, la police a mené une perquisition administrative dans son établissement, le Pepper Grill, avenue du général Leclerc. Ivan Agac raconte à Libération : «Il était 20h30. Une soixantaine de personnes étaient en train de manger, il y avait des enfants. La police a fait irruption : environ 40 policiers, protégés par des boucliers et armés pour certains de fusils à pompes. Ils commencent par sécuriser les lieux, sortent les cuisiniers du sous-sol, les amènent à l’étage où se trouve la salle du restaurant. Ils leur demandent de s’asseoir, de garder les mains en évidence sur la table et de ne pas toucher leur téléphone. Un client, qui mangeait, est obligé de reposer sa fourchette !»

Toujours selon son récit, les policiers montrent au directeur une autorisation de perquisition, signée de la main du préfet du Val-d’Oise, Yannick Blanc. Le document évoque «des raisons sérieuses de penser que des personnes, armes ou objets liés à des activités terroristes» se trouvent dans le restaurant ou les parties communes de l’immeuble.

A lire aussi : Les perquisitions administratives, un «principe de précaution»

Après avoir fouillé en vain le sous-sol, les enquêteurs emmènent le directeur à la caisse puis dans son bureau. Ils parcourent ses classeurs, «les jettent par terre» mais ne placent rien sous scellé. Dans leur progression, les forces de l’ordre ont enfoncé trois portes : «Je leur dis de ne pas casser les portes, que j’ai les clés !» Sur les trois fracturées, deux n’étaient pas verrouillées à clé, se désole Ivan Agac.

La perquisition, filmée par les caméras de vidéosurveillance du restaurant, dure une demi-heure. «Les policiers nous ont souhaité bonne soirée, puis sont partis. On a repris le service en faisant comme si de rien n’était.» Personne n’a été interpellé, rien n’a été saisi.

Deux jours après, Ivan Agac ne comprend toujours pas comment son restaurant a pu se retrouver sur la liste des lieux suspects. «Je n’ai jamais eu affaire à la justice. Le personnel est très divers, il y a des musulmans, des chrétiens et même deux témoins de Jéhovah !» Il réfléchit à la possibilité de porter plainte.

Selon le Monde, les autorités cherchaient une «salle de prière clandestine». Le restaurant compte bien une salle de prière, mais elle est indiquée par un écriteau… Le préfet s’est justifié : «On ne fait pas mouche à tous les coups, loin de là. Le principe de ces perquisitions, c’est de taper large.»

1 072 perquisitions administratives ont été menées depuis l’instauration de l’état d’urgence.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2015/11/23/etat-d-urgence-le-patron-d-un-restaurant-raconte-sa-perquisition-musclee_1415498

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 12:15

Le 20 novembre 2015

L’entrée en vigueur de l’état d’urgence, décrété par François Hollande depuis les attentats du 13 novembre, donne au préfet de département une série de pouvoirs, dont la mise en place d’un couvre-feu. Cette mesure va ainsi être appliquée à Sens la nuit, dans le quartier des Champs-Plaisants, à l’ensemble de la population.

La préfecture de l’Yonne a précisé que la mesure interdisait chaque nuit de 22 heures à 6 heures « la circulation piétonne et routière, sauf les véhicules d’urgence », « à compter de vendredi 20 novembre, 22 heures, jusqu’au lundi 23 novembre, 6 heures ».

Ce couvre-feu fait suite à des perquisitions administratives menées dans la nuit de jeudi à vendredi par les forces de police, de gendarmerie et des unités du GIGN, qui « ont donné lieu à la découverte d’armes non autorisées et de faux papiers ». La préfecture a ajouté que des personnes avaient été placées en garde à vue, sans en préciser le nombre.

Une mesure de couvre-feu a été instaurée, dès lundi 16 novembre, en direction des mineurs après les attentats parisiens, à Yerres (Essonne), la ville gérée par Nicolas Dupont-Aignan (DLF). Cet arrêté municipal, qui prévoit l’interdiction de circulation des jeunes de moins de 13 ans sur le territoire de la ville entre 23 heures et 6 heures, devrait prendre fin le 3 janvier.

« C’est une mesure de protection avant tout. Dans cette période trouble, chacun est une cible potentielle. Il nous apparaît important de protéger les plus jeunes en évitant qu’ils se retrouvent seuls le soir dans les rues », a précisé au Parisien Olivier Clodong, premier adjoint au maire.

Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, qui a été prolongé jeudi jusqu’à fin février par l’Assemblée nationale à la quasi-unanimité, « les forces de l’ordre procèdent chaque nuit à des perquisitions », sans lien direct avec les attentats, « décidées par les préfets » et « des assignations à résidence sont prononcées par décision ministérielle », a déclaré mercredi le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

Source :
http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/20/le-premier-couvre-feu-applique-a-l-ensemble-de-la-population-a-sens-dans-l-yonne_4814329_4809495.html

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