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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 12:43

Le 6 juin 2016

Les rares passants ou automobilistes qui sont tombés nez à nez avec un véhicule blindé n’en croyaient pas leurs yeux. Pourtant, la compagnie de gendarmerie de Calais vient d’accueillir trois engins de ce type. Trois « véhicules blindés à roues de la Gendarmerie » (VBRG) comme on peut le constater sur la photo ci-dessus. Comme leur nom l’indique, ces engins ont pour mission d’apporter un soutien de poids aux forces de l’ordre agissant dans le cadre du maintien de l’ordre.

Assurer une meilleure protection aux forces de l’ordre

Pour le moment, les blindés ne sont pas intervenus et restent confinés bien au chaud dans les hangars de la gendarmerie. Suite aux émeutes de fin d’année, et plus récemment dans les nuits de mardi et mercredi, il n’est pas insensé de penser que ces fameux blindés puissent se retrouver sur la rocade ou l’autoroute pour épauler les forces de l’ordre.

Ce véhicule n’est utilisé que dans un but défensif, pour les actions menées sur le territoire français tout du moins. L’objectif du véhicule blindé est d’assurer une meilleure « protection des forces de sécurité », selon les informations qui nous ont été rapportées. Le VBRG, ou tout autre type similaire, est également en mesure de projeter des bombes lacrymogènes pour faire reculer les groupes d’assaillants.

Une telle « arme » ne peut cependant pas être maniée à la légère. Il faut tout d’abord l’accord du préfet de région pour sortir deux véhicules de ce type. Dans le cas de figures où plus de blindés seraient nécessaires, il faudrait cette fois-ci l’aval du Premier ministre. Rien que ça.

Contenir plus rapidement les assauts sur la rocade ?

L’arrivée de ces trois blindés coïncide avec la recrudescence d’assauts sur la rocade portuaire calaisienne ou sur l’autoroute A16. L’utilisation des blindés pourrait également protéger les véhicules plus « légers » des forces de l’ordre.

L’heure n’est pas à la guerre pour autant. La volonté des forces de l’ordre étant évidemment de laisser ces véhicules bien au chaud dans les hangars et de ne les sortir qu’en cas d’extrême urgence. Comme cet après-midi du 25 décembre où des centaines de migrants ont pris d’assaut l’autoroute A16 pour tenter de rejoindre le tunnel sous la Manche.

Source :
http://www.nordlittoral.fr/faits-divers/un-vehicule-blinde-a-calais-pour-renforcer-les-dispositifs-ia0b0n273248

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:18

Depuis le site de Frontex Exit

Frontexit est une campagne interassociative et internationale pour le respect des droits humains des migrants aux frontières extérieures de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Frontexit est une campagne portée par 21 associations, des chercheurs et des individus issus de la société civile du Nord et du Sud de la Méditerranée (Belgique, Cameroun, France, Italie, Mali, Maroc, Mauritanie, organisations internationales, réseaux euro-africains).

Que demandons-nous ?

L’objectif de Frontexit est double : informer un large public sur les dérives auxquelles donnent lieu les opérations de Frontex en termes de droits humains, et dénoncer ces dérives auprès des représentants politiques directement impliqués.

Plus concrètement, à travers nos actions d’investigation, de contentieux, de sensibilisation et d’interpellation politique, nous demandons :

  • la transparence sur les mandats, les responsabilités et les actions de Frontex ;
  • la suspension des activités de l’agence identifiées comme contraires aux droits humains ;
  • l’annulation du règlement créant l’agence Frontex, s’il est démontré que le mandat de l’agence est incompatible avec le respect des droits fondamentaux.

Le site :
http://www.frontexit.org/fr/

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 14:29

Le 7 janvier 2016

« L’état d’urgence n’a pas vocation à durer », a déclaré aujourd’hui François Hollande. Les cons n’ont pas vocation à voler, et pourtant la liste des chefs d’escadrille est déjà longue dans l’histoire de la République.

Il suffit, comme toujours, de se mettre d’accord sur les mots.

En effet, par définition, l’« état d’urgence » n’a pas vocation à durer. Un peu comme un éphémère n’a pas vocation à vivre autant qu’un éléphant.

La différence est qu’il n’existe pas (encore !) de recette pour faire atteindre au premier la longévité du second, d’où son nom.

Or il existe un moyen assez simple de prolonger (les dispositions de) l’état d’urgence, tout en mettant fin officiellement à ce dernier en tant que dispositif limité dans le temps : intégrer les dites dispositions au droit pénal courant.

C’est ce que le gouvernement se propose de faire. On pourra ainsi enregistrer la fin de l’état d’urgence, et donc ne pas le « prolonger », tout en conservant le « bénéfice » de ses dispositions d’exception.

Certes la lecture de ce texte est assez rébarbative, mais faites un effort: ça n’est rien à côté de la situation qu’il va créer.

Ci-dessous, l’introduction illustration et le pdf complet à télécharger.

Télcharger le projet de loi en P.D.F :
https://lignesdeforce.files.wordpress.com/2016/01/projet-de-recc81forme-pecc81nale-20161.pdf

Source :
https://lignesdeforce.wordpress.com/2016/01/07/comment-letat-durgence-va-durer-toujours/

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 14:20

Le 6 janvier 2016

En période d'état d'urgence, les policiers qui le souhaitent peuvent porter leur arme de service en toute occasion, même en dehors de leur zone d'activité et de leurs horaires de travail, selon un arrêté publié mercredi au Journal Officiel (JO).

Mis en place au soir des attentats du 13 novembre, puis prolongé pour trois mois, l'état d'urgence, régime d'exception qui renforce les pouvoirs des forces de l'ordre, doit durer au moins jusqu'à fin février.

"Lorsque l'état d'urgence est déclaré (...) que ce soit sur tout ou partie du territoire national, tout fonctionnaire de police qui n'est pas en service peut porter son arme individuelle pendant la durée de l'état d'urgence, y compris en dehors du ressort territorial où il exerce ses fonctions", stipule l'arrêté, qui précise que le port du gilet pare-balles n'est, lui, pas obligatoire.

"Ces dispositions sont également applicables au trajet entre le domicile et le lieu de travail", poursuit le texte.

Dans certains cas particuliers, la hiérarchie pourra cependant s'y opposer: "Le chef de service peut toutefois restreindre cette possibilité par des décisions individuelles motivées" et les élèves policiers ne sont pas concernés par cette autorisation.

Le 19 novembre déjà, une note de la direction de la police nationale indiquait que les policiers pouvaient être armés en permanence, y compris hors service, sur la base du volontariat.

Après les attentats de novembre, les syndicats de police avaient réclamé le droit au port d'arme hors service, citant le cas d'un commissaire qui se trouvait au Bataclan au moment de l'attentat, et qui a été gravement blessé par les tirs des assaillants en intervenant sans arme. Ils avaient également évoqué le cas d'un gardien de la paix parisien hors service, tué alors qu'il était à la terrasse d'un café ciblé par une attaque.

Les policiers en repos doivent en théorie laisser leur arme dans leur service ou chez eux, mais cette pratique fluctue en fonction des spécialités.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160106.AFP2061/etat-d-urgence-les-policiers-autorises-a-porter-leur-arme-en-toute-occasion.html

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 11:50

Le 30 décembre 2015

Pas de répit pour les forces de l'ordre. Une fois encore, policiers et militaires se préparent à une mobilisation extrême pour la nuit de la Saint-Sylvestre. Ce mercredi après-midi, le ministre de la Défense est venu les encourager pour ce nouvel effort.

À Paris, 80% des effectifs de police sont mobilisés, mais aussi à Strasbourg, à la frontière allemande ou encore à Toulouse.
Des missions qui se multiplient

Près de 60 000 hommes sont sur le qui-vive pour le 31 décembre, une mobilisation exceptionnelle depuis les attentats de Charlie Hebdo il y a presque un an.

Les policiers sont mis à rude épreuve. Garde statique, patrouilles, contrôles, les missions difficiles s'accumulent au détriment des jours de repos.

"Les fonctionnaires de police sont sur le terrain en permanence. Ils sont au travail en permanence, ils n'arrivent pas à décrocher depuis cette vague d'attentats", explique Audrey Colin du syndicat Alliance police nationale.

Congés annulés, stages et formations reportés, plus dur encore, depuis la deuxième vague d'attentats, les missions se sont encore multipliées : l'état d'urgence et ces nombreuses perquisitions, Vigipirate renforcé, COP21, et désormais les fêtes de fin d'année.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/menace-terroriste-les-policiers-a-bout-de-souffle_1245526.html

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 11:32

Depuis Nantes Révoltée le 23 décembre 2015

C'est à Nantes que se trouve l'un des plus gros laboratoires français du contrôle policier !

La presse locale l'avait annoncé avec gourmandise début décembre : l'Institut Génétique de Nantes Atlantique vient d'investir des nouveaux locaux encore plus grands et performants, à Saint-Herblain. Jusqu'alors, ce gros laboratoire était situé sur l'Ile de Nantes, à quelques pas du Tribunal, en plein centre. Pourtant, à Nantes, qui savait que c'est dans notre ville que se trouve la plus grande entreprise française dans le domaine du contrôle et du fichage ? Bien peu de monde.

L'Institut Génétique de Nantes Atlantique, qu'est ce que c'est ?

Il s'agit du laboratoire des supers experts de la police, qui extraient et analysent l'ADN trouvé sur les "pièces à conviction", et qui stockent l'immense masse de données ADN récoltées notamment sur les gardés à vue.

Ces scientifiques sans qui le travail de fichage méthodique de la population serait impossible - le profil de près de 3 millions de personnes est aujourd'hui fiché en France.

C'est aussi un laboratoire privé, illustration de la privatisation accrue de la sécurité, et des profits gigantesques offerts par les politiques sécuritaires.

En 2013, le journal Métro décrivait « une trentaine de techniciens et d’experts » qui officiaient « dans l’ombre, derrière les forces de l’ordre et la justice ». Ces « experts » seraient à la pointe du travail d'analyses des ADN récoltées par la police au niveau national, car ce laboratoire, fut le premier à miser sur le business juteux de l'analyse génétique en France ! Des centaines de milliers de données ADN sont analysées et stockés ici, à Nantes, soit « des dizaines de milliers d'objets chaque année ».

« Des tribunaux des quatre coins de la France sollicitent désormais l’institut », explique en 2015 le journal 20 Minutes, pour souligner l'importance et l'ampleur du laboratoire.

Et cette logistique du contrôle ne cesse de croitre : le journal évoque des « techniques de plus en plus perfectionnées », qui ont permis d'établir « plus d’un million de profils génétiques. »

Les apprentis sorciers vont désormais bien au delà de la simple analyse, ils sont en train de travailler sur la mise en place de « portraits-robot génétiques » pouvant « déterminer la couleur des yeux, des cheveux, et l’origine ethno-géographique d’une personne » …

Vers une extension des services de surveillance

L'Institut Génétique de Nantes Atlantique n'a pas seulement le monopole de l'analyse ADN, il a su s'étendre dans les autres domaines du flicage. En plus du stockage des empreintes digitales et génétiques, le site de l'entreprise propose des services de « comparaisons d'écriture », de « transfert de technologie », et pire, de surveillance « informatique/téléphonie/GPS ».

Le laboratoire sait « très bien s’infiltrer dans toutes sortes d’appareils électroniques. A l’aide de dizaines d’adaptateurs, des techniciens en informatique font apparaître, en quelques secondes, des milliers de données stockées » et peuvent géolocaliser des suspects, écrit 20 Minutes. Une polyvalence du flicage en somme.

Il s'agit donc d'un véritable musée du contrôle total réuni dans une seule et même enseigne … située dans notre belle ville !

On savait que ville de Nantes était en pointe en matière de répression violente des manifestations, comme on l'a vu ces dernières années, mais il s'agit aussi d'une métropole innovante dans le domaine du contrôle scientifique et du fichage. De sérieux atouts économiques en période d’État d'Urgence.

---
Sources :

- Le laboratoire qui traque l'ADN des criminels fête ses 10 ans
http://www.metronews.fr/nantes/igna-nantes-le-labo-qui-traque-l-adn-des-criminels-fete-ses-10-ans/mmiw!iWmFJZFO55YEA/

- Nantes: Comment les «experts» font parler une tache de sang
http://www.20minutes.fr/nantes/1751595-20151216-images-nantes-comment-experts-font-parler-tache-sang

- Nouveaux labos pour les experts nantais de l'ADN
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nouveaux-labos-pour-les-experts-nantais-de-ladn-3913109

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 12:56

Depuis Paris-Luttes Info le 13 décembre 2015

D’un passage à tabac en 2014 à une assignation à résidence en 2015, où comment les petites mains du renseignement participent à l’intimidation de personnes impliquées dans des mouvements sociaux.

Il y a un an, le samedi 8 novembre 2014, je participais à Paris à une manifestation suite à la mise à mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive lancée par un gendarme à Sivens le 26 octobre précédant.

Vingt minutes à peine avant la fin de la manifestation, et alors que je filmais le déploiement de la police anti-émeute (Compagnie de Sécurisation et d’Intervention) à hauteur de la rue Saint Hubert (Paris 11eme), j’ai été passé à tabac par un groupe de policiers en civil.

Dans un premier temps, trois d’entre eux se sont approchés de moi, et tandis que l’un plaçait sa jambe entre les miennes pour m’empêcher de me déplacer, un second m’a poussé d’un coup d’épaule contre une barrière.

Déstabilisé et me sentant agressé, j’ai alors tenté de m’échapper, avant que l’un des trois m’attrape par la manche et me projette au sol, au pied des agents de la CSI.

Lire la suite :
https://paris-luttes.info/les-bonnes-pratiques-des-services-4607

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 04:18

Depuis BastaMage le 23 décembre 2015

Le président de la République s’apprête à présenter son projet de réforme constitutionnelle à ses ministres ce mercredi 23 décembre. Entre l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution, l’extension des mesures extra-judiciaires, l’extension de la déchéance de nationalité, cette réaction aux attentats du 13-Novembre confirme la voie sécuritaire prise par l’exécutif français.

Comme la loi sur le renseignement votée après les attaques de janvier, cette révision de la Constitution rappelle le chemin pris par les États-Unis après le 11 septembre 2001. Celui de la suspicion généralisée, de l’espionnage massif et du renforcement des pouvoirs de police au détriment de ceux de la justice.

« La loi a été votée très rapidement, avec très peu de débat. Et dans le contexte des attentats, émettre des objections était quasiment impossible. Celui qui le faisait était perçu comme trop gentil pour pouvoir défendre la sécurité nationale, » rappelle Neema Singh Giuliani, de l’Association états-unienne de défense des libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU).

Le 26 octobre 2001, 45 jours seulement après les attaques du 11-Septembre, le Congrès des États-Unis votait la loi dite du Patriot Act, « pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme » [1].

« Dans cet environnement et dans cette précipitation, ce n’est pas certain que les membres du Congrès et le public aient pu comprendre ce que contenait vraiment le Patriot act », estime Neema Singh Giuliani.

Depuis, le Patriot Act est devenu le symbole de la réponse ultra-sécuritaire américaine à la menace terroriste après le 11-Septembre. C’est cette loi qui a ouvert la porte à la surveillance généralisée des citoyens des États-Unis et du reste du monde, qui a autorisé la détention illimitée sur la base militaire de Guantanamo (Cuba) des citoyens non états-uniens suspectés de terrorisme, et qui a élargi la définition du terrorisme au point qu’elle peut être appliquée à n’importe quel activiste contestataire.

Lire la suite :
http://www.bastamag.net/Tournant-securitaire-la-France-deja-bien-engagee-sur-la-route-du-modele-US

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:36

Le 23 décembre 2015

Inspiré du roman de science-fiction Fahrenheit 451, ce code d'erreur apportera un peu de plus de transparence au web. Malheureusement, son utilisation n'est pas obligatoire.

Désormais, lorsque vous surferez sur le web, vous serez peut-être confronté à un nouveau code d’erreur, le 451. Comme son grand frère, le code 403, il indique que vous n'avez pas le droit d'accéder à une page web.

Mais il est uniquement utilisé lorsque l'interdiction est liée à une censure gouvernementale, comme c'est le cas pour thepiratebay.se.

Le code 451 – qui a été officiellement approuvé le 18 décembre dernier par l'organisme de standardisation IETF (Internet Engineering Task Force Group) - apporte donc un peu plus de transparence au web.
https://datatracker.ietf.org/doc/draft-ietf-httpbis-legally-restricted-status/

Pour autant, cela ne veut pas dire lorsque vous verrez le code 403 ou son cousin le code 404 ("ressource non disponible"), qu'il ne s'agit pas d'une censure.

En effet, un gouvernement peut très bien contraindre l'exploitant du site à ne pas diffuser le code 451, histoire de masquer la censure.

"Évidemment, nous ne pouvons pas empêcher cela, explique Mark Nottingham, responsable du bureau HTTP Working Group au sein de l'IETF. Mais si votre gouvernement le fait, cela montrera ses intentions au citoyen que vous êtes. Ça vaut le coup de le savoir, je crois."

Le chiffre 451 n'a d'ailleurs pas été choisi au hasard. Il fait référence au roman de science-fiction "Fahrenheit 451", qui traite justement de la censure.

Un livre écrit par Ray Bradbury en 1953 et adapté au cinéma par François Truffaut en 1966.

Source :
http://hightech.bfmtv.com/internet/le-nouveau-code-d-erreur-451-signale-une-censure-du-web-939029.html

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 11:08

Et maintenant, les médecins aussi doivent dénoncer leurs clients....

Le 18 décembre 2015

Le Conseil national de l'ordre des médecins met à disposition des professionnels de santé une note pour les aider face au phénomène de la radicalisation, auquel ils sont de plus en plus confrontés.

Les médecins sont de plus en plus nombreux à se retrouver confrontés au phénomène de la radicalisation, notamment islamiste.

Pour leur venir en aide, le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) a publié récemment une note pour leur indiquer la marche à suivre en cas de patient en voie de radicalisation ou déjà radicalisé.
Lire ici :
https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/prevention_de_la_radicalisation_-_ce_quil_faut_retenir.pdf

La note, révélée ce vendredi par Le Parisien, est accessible sur le site internet du Cnom depuis le 9 décembre. Elle prévoit que les médecins puissent s'affranchir du secret professionnel.
Lire ici :
https://www.conseil-national.medecin.fr/node/1667

"Nous souhaitions que les médecins puissent apporter une réponse cohérente à ce problème tout en évitant l'écueil d'un signalement abusif qui serait tout aussi préjudiciable", explique  Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologie du Cnom.

Faut-il signaler les patients radicalisés?

Dans sa note, le Cnom rappelle que le médecin est tenu au respect du secret professionnel "par la loi et le code de déontologie médicale". "Cependant devant certaines situations de radicalisation avérée de nature à faire craindre un comportement dangereux de la part du patient, les médecins se trouvent face à un cas de conscience où ils peuvent légitimement estimer ne pas devoir garder pour eux ce qui leur a été confié ou remarqué", est-il stipulé.

"Cela relève du cas par cas. Et, les médecins peuvent se tourner vers les conseils départementaux pour solliciter leur avis", détaille le Dr Faroudja. Le Cnom rappelle que s'agissant des patients mineurs, la loi prévoit déjà une dérogation à l'obligation de respecter le secret professionnel pour protéger l'enfant. Le médecin peut transmettre des informations (comme le projet de partir faire le jihad) à une structure spécifique de la Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip).
http://www.jeunesviolencesecoute.fr/dossiers/cellule-departementale-recueil-informations-preoccupantes-crip

Une différenciation claire avec le fondamentalisme

L'Ordre des médecins est prudent sur la définition de la radicalisation: "La radicalisation ne doit pas être confondue avec le fondamentalisme religieux: les fondamentalistes sont des pratiquants qui adoptent des postures cultuelles rigoureuses mais ne recourent pas à la violence alors que les radicaux légitiment ou pratiquent des actes de violence".

"Il faut un faisceau de signaux concordants", insiste Jean-Marie Faroudja. "La radicalisation se définit par trois caractéristiques cumulatives: un processus progressif; l'adhésion à une idéologie extrémiste; l'adoption de la violence", détaille ainsi la note.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:17

Le 17 décembre 2015

La SNCF teste actuellement dans plusieurs gares un logiciel qui pourrait être à terme couplé à ses 40 000 caméras de vidéosurveillance truffant ses enceintes. L’objectif ? Détecter les comportements suspects dans l'objectif affiché de prévenir notamment le risque d'attentats.

« Mais cours, Gérard ! On va rater le Transilien pour Melun ! » Ce genre de situations risque bien à l'avenir d’être automatiquement ingurgitée par les yeux électroniques planqués dans les gares si l'on en croit cette dépêche AFP.
Lire ici :
http://www.liberation.fr/france/2015/12/16/la-sncf-teste-des-logiciels-pour-detecter-les-comportements-suspects_1421331

La SNCF expérimente en effet actuellement un logiciel pour renifler les signes d'une potentielle menace.

Comment ?

En s’appuyant « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété » explique très sérieusement la société à l’agence de presse. « On teste pour savoir si ça n'identifie que les gens qui ont une intention négative, un agresseur, ou un tripoteur, mais aussi l'acceptabilité sociale. »

Toutes les données sécrétées par ces indiscrets sont ensuite avalées par un logiciel prédictif qui, à partir de scénarios déterminés, va ou non tirer la sonnette d’alarme. Ces premières bribes révèlent que les finalités pourraient dépasser le risque d'attentats.

De plus, elles indiquent l’usage de caméras thermiques mais aussi de micros de surveillance d’ambiance, histoire de jauger approximativement la température corporelle des clients et le volume des propos tenus dans l'enceinte d'une gare.

Des dispositifs soumis à l'attention de la CNIL

Ces expérimentations ne sont pas juridiquement liées à l’état d’urgence, mais avant tout à un contrôle de la CNIL. Si le dispositif est validé, il pourra donc perdurer au-delà de la situation actuelle.

Sur le terrain de la régulation, dans un rapport sénatorial datant de 2008, il avait déjà été suggéré de « ne pas interdire a priori les systèmes de vidéosurveillance « intelligente », mais de les soumettre à des conditions plus strictes sous le contrôle de la CNIL ». Ce document expliquait que ces systèmes étaient capables « de détecter, par exemple dans une foule, des mouvements ou des sons anormaux (une personne qui court, des cris...). »

En 2008 toujours, la CNIL s’était quelque peu émue de ces logiciels intelligents en constant développement : « Il ne s’agit plus seulement aujourd’hui d’opérer le simple comptage du nombre de passagers ou de détecter automatiquement un objet abandonné, mais bien de permettre la détection automatisée de « comportements suspects ». Si la définition de tels modèles comportementaux reste encore relativement malaisée, les potentialités de surveillance comportementale de la population filmée augmentent à mesure que ces outils d’analyse automatisée d’images se perfectionnent. »

Toujours plus loin

Dans un autre document de 2012, la même Commission évoquait d’autres technologies comme celle visant à isoler une personne par vidéosurveillance. « Cette personne est ensuite suivie par caméras lors de ses déplacements tandis qu’une information est transmise à un agent afin que ce dernier arrive à sa rencontre. La technologie met en œuvre de la détection de contour et de la détection de la tenue vestimentaire, sans pour autant utiliser de technologies d’identification ».

Le sujet, qui fait l’objet de nombreux travaux au sein de l’INRIA, peut également s'enrichir par le biais de la biométrie. Le rapport sénatorial précité retenait les propos de Frédéric Péchenard, alors directeur général de la police nationale. Celui-ci faisait état en effet des réflexions actuelles « sur la constitution d'un fichier « photos » sur le modèle du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) qui permettrait de reconstituer un visage et de le comparer avec des enregistrements sur une scène d'infraction ».

Source :
http://www.nextinpact.com/news/97757-la-sncf-teste-detection-comportements-suspects-par-videosurveillance.htm

***
Pour aller plus loin

Sur Owni - "Vidéo trois neurones"
http://owni.fr/2012/01/20/video-trois-neurones/

http://dossiers.secrets.free.fr/news/bigbrother.html

 

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 11:53

Le 28 novembre 2015

Dans son estimation initiale de 600 millions d'euros, le gouvernement n'avait notamment pas inclus 100 millions pour la Défense.

La facture des dépenses supplémentaires pour la sécurité après les attentats de Paris va être plus importante que prévu. Alors que Michel Sapin, le ministre des Finances, avait chiffré, le 19 novembre, le surcoût à environ 600 millions d'euros pour 2016, il devrait en réalité atteindre 815 millions, de source gouvernementale.

Ce montant représente le total des amendements que le gouvernement a déposés au projet de Budget 2016 - lors de son passage au Sénat -, dont la majeure partie a déjà été votée.

Pourquoi ce dérapage de 215 millions en un peu plus d'une semaine ?

5000 postes créés dans la police et la gendarmerie

Première explication, dans son estimation, le gouvernement n'avait pas inclus 100 millions pour la Défense. Il s'agit notamment de se doter de davantage de munitions pour les opérations en Syrie et en Irak.

Le calcul initial n'avait pas non plus inclus la contribution aux pensions de retraite des fonctionnaires (près de 70 millions d'euros).

L'exécutif a effet prévu de créer 8500 postes en deux ans, dont 5000 dans la police et la gendarmerie (dont 3150 en 2016), 2.500 à la Justice (1300 en 2016) et 1000 aux Douanes.

Au total, une fois inclus ces nouveaux surcoûts, les dépenses supplémentaires, destinées à renforcer les effectifs et à accroître les équipements, atteindront 340 millions l'an prochain pour la police et la gendarmerie et 267 millions pour le ministère de la Justice.

La note sera donc de 100 millions pour la Défense.

Mais aussi de 42,6 millions pour les Douanes, de 33,8 millions pour la coordination du travail gouvernemental, et de 13,8 millions pour « l'immigration » (avec notamment un renforcement des outils de contrôles aux frontières, des acquisitions de bornes pour les centres de rétention).

L'administration territoriale se verra, elle, attribuer 18,3 millions en plus, notamment pour la lutte contre la radicalisation ou la fraude documentaire.

Malgré ces dépenses, Michel Sapin assurait encore jeudi que la France tiendrait ses objectifs de réduction du déficit public.

Source :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/11/27/20002-20151127ARTFIG00360-les-depensesde-securite-vont-augmenterde-815millionsen-2016.php

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:30

Le 18 décembre 2015

Ces deux derniers mois, les services secrets français ont demandé 400 autorisations afin de surveiller des cibles par le biais des nouveaux outils permis par la loi sur le renseignement.

C'est une révolution silencieuse. Depuis le 3 octobre dernier, la loi sur le renseignement est officiellement en vigueur en France. Une kyrielle de gadgets, matériels, logiciels et autres algorithmes peut donc désormais être légalement utilisée par les six services de renseignements français que sont la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la direction du renseignement militaire (DRM), la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et le service de traitement du renseignement et de l'action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin).

On trouve parmi ces outils des appareils d'écoutes, de vidéosurveillance, de balises-espion ou encore de logiciels permettant de s'introduire dans les ordinateurs ou les téléphones.

Figurent aussi dans cette liste les fameux algorithmes débattus lors de la loi sur le renseignement, et les IMSI-Catchers, ces valises se transformant en relais téléphoniques et permettant d'identifier les téléphones portables situés à proximité d'un point précis.

Ce ne sont là que les plus connus des gadgets à disposition des services.

Cette panoplie sert tous les jours en France, principalement pour la sécurité nationale, la lutte contre le terrorisme et la prévention de la grande criminalité.
Lire : 8 techniques ahurissantes des espions d'aujourd'hui

Les interceptions très surveillées

Les demandes formulées par les services secrets arrivent désormais à la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), qui rend un avis à Matignon, qui signe alors officiellement l'autorisation de l'interception. Les écoutes sont réalisées au Groupement interministériel de contrôle GIC, situé aux Invalides à Paris, où "l'Obs" avait pu se rendre au printemps dernier.

Elles sont aussi menées depuis des locaux décentralisés, qui doivent prochainement entrer dans le cadre du contrôle mené par la CNCTR.

Des suspects visés après les attentats

Depuis juillet, pas moins de 2.700 demandes de surveillance sont arrivées à la commission. Comme on pouvait le supposer, les services secrets français ont été particulièrement actifs après les attentats du 13 novembre à Paris.

Parallèlement à l'enquête menée par le parquet de Paris qui disposait de ses propres écoutes judiciaires, les services ont en effet lancé des écoutes administratives pour vérifier les activités d'individus potentiellement suspects et qui pouvaient par ailleurs être visés par des perquisitions décidées dans le cadre de l'état d'urgence.

Ces écoutes ont doublé durant la semaine qui a suivi les attaques du vendredi 13 décembre.

D'autres ont par ailleurs été ordonnées en raison de la COP21 et la surveillance d'activistes déjà connus.

La CNCTR fait savoir à "l'Obs" que sur les 2.700 demandes émises par les services de renseignement, elle en a refusé 1%. Matignon a suivi les avis négatifs proposés.

Les fameux algorithmes pas encore lancés

Sur ces 2.700 demandes, 400 sont particulièrement intéressantes. Il s'agit des autorisations d'utilisation de nouveaux matériels, désormais permis par la loi sur le renseignement.

Impossible de savoir précisément quels gadgets ont été branchés, mais le chiffre paraît bien faible au regard des possibilités techniques que la DGSE ou la DGSI possèdent déjà.

La CNCTR affirme en revanche qu'aucun algorithme n'a été encore été mis en service. Ce dispositif, très controversé pour la "surveillance de masse" qu'il induirait, permet d'analyser massivement les flux de communications à la recherche de comportements suspects.

Les IMSI-Catchers encore cachés

En réalité, il semble que les services aient eu un recours prudent à ces nouvelles techniques. La montée en puissance devrait être progressive. Il se murmure même que les autorités aient donné consigne de ne pas utiliser excessivement ces matériels tant que les dispositifs prévus par la loi renseignement ne sont pas tous finalisés.

En effet, le recensement de tous les matériels possédés par les services n'est pas terminé à ce jour. On ignore par exemple encore aujourd'hui quel service possède des IMSI-Catchers. On sait en revanche qu'ils peuvent être utilisés à bien des fins, notamment en cas d'un assaut terroriste comme à Saint-Denis.

Par ailleurs, ce n'est que la semaine dernière que le Journal officiel a publié la liste des services de renseignement "du second cercle du renseignement" qui pourront utiliser ces matériels.

Ces services, parfois obscurs, comprennent le service central du renseignement territorial (SCRT), la Sous-direction de l'anticipation opérationnelle de la Gendarmerie nationale (SDAO) ou encore la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) mais aussi plusieurs unités de police judiciaire et plusieurs unités d'intervention.

Un contrôle encore sous-dimensionné

Pour contrôler l'utilisation des écoutes par les services, la CNCTR dirigée par le conseiller d'Etat Francis Delon remplace la CNCIS, que présidait Jean-Marie Delarue.

Ce dernier, juste après son départ en octobre dernier, confiait à "l'Obs" qu'il craignait que le contrôle des services de renseignement dans la nouvelle loi soit insuffisant. "A minima pendant plusieurs mois, le contrôle va se passer à un niveau insuffisant", disait-il.

Dans les faits, cette crainte se confirme.

Alors que les données à contrôler ont été multipliées, la CNCTR dispose exactement des mêmes moyens que la CNCIS. La CNCTR qui livre pour la première fois aujourd'hui des chiffres d'activité, fait cependant savoir que les effectifs de son secrétariat devrait passer de 10 à 20 afin de traiter de en temps réel l'ensemble des demandes des services d'espionnage et de contre-espionnage français. Ce contrôle plein et entier est un enjeu majeur de la loi sur le renseignement.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/loi-renseignement/20151217.OBS1593/espionnage-les-services-secrets-s-emparent-de-leurs-nouveaux-gadgets.html

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