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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 11:43

Le 7 décembre 2016

Grâce à un partenariat exclusif avec le site d’information « The Intercept », « Le Monde » a pu travailler sur l’intégralité des archives Snowden et en extrait aujourd’hui de nouvelles révélations.

Pour beaucoup, les révélations liées aux documents extraits des archives de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine par un ancien consultant, Edward Snowden, aujourd’hui réfugié en Russie, étaient de l’histoire ancienne. Il n’en est rien.

Trois ans après sa décision de dénoncer, preuves à l’appui, l’existence d’un système de surveillance construit sur la collecte massive des données de communications, il reste de nombreuses leçons à tirer du stock impressionnant de documents soustraits à la NSA et à son homologue britannique, le GCHQ (Government Communications Headquarters).

Lire la suite :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/12/07/espionnage-d-air-france-d-israel-et-de-l-autorite-palestinienne-ce-qu-apportent-les-nouvelles-revelations-snowden_5044727_4408996.html

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 11:27

Le 7 décembre 2016

Trois ans après la décision d’Edward Snowden d’exfiltrer des documents de la NSA, l’agence nationale de sécurité américaine, les révélations n’ont pas cessé.

Plus de trois ans ont passé depuis qu’Edward Snowden, sous-traitant de l’agence nationale de sécurité américaine (NSA) et ancien agent de la CIA, a quitté les Etats-Unis pour Hongkong.

C’est là qu’il a rencontré plusieurs journalistes à qui il a confié un énorme stock de documents appartenant à la NSA, l’agence américaine chargée de l’espionnage électronique. Il voulait dénoncer ce qu’il estimait être des pratiques illégales et choquantes en matière de surveillance des communications.

Depuis cette date, et même si le rythme a ralenti après les premiers mois, les révélations de différents médias ayant eu accès à ces documents n’ont pas cessé.

Voici les principaux enseignements tirés de cette fuite sans précédent.

Documents Snowden : nos révélations

Le Monde a travaillé directement sur l’intégralité des documents Snowden, confiés par l’ancien agent de la NSA à Glenn Greenwald et Laura Poitras, en collaboration avec le site américain The Intercept, où ils sont stockés sous haute sécurité.

Ces documents montrent :

- Comment la NSA et les GCHQ, les agences de renseignement électronique américaine et britannique, ont fait en sorte de pouvoir surveiller les téléphones portables utilisés à bord des vols d’avions commerciaux, en prenant très tôt Air France pour cible principale.

- Comment le GCHQ mais aussi la NSA ont espionné les intérêts d’Israël, pourtant un proche allié des deux pays.

- La minutie avec laquelle le GCHQ cible les employés et les ingénieurs des opérateurs téléphoniques africains, prélude à son introduction dans leurs réseaux.

- Comment les services britanniques ont visé Octave Klaba, fondateur de l’hébergeur français OVH.

- Comment le GCHQ a écouté chefs d’Etat, diplomates et hommes d’affaires de vingt pays africains.

- A quel point la France et ses intérêts en Afrique ont intéressé les grandes oreilles britanniques.

- Que malgré l’aide de Londres et Washington pour aider Paris à libérer ses ressortissants pris en otage, ces derniers agissent parfois, en coulisses, pour empêcher la France de payer des rançons.

Cette brève sera actualisée au fur et à mesure de nos révélations.

Que sont ces documents ?

Ces documents appartiennent à l’ensemble que l’on appelle « l’archive Snowden ». Des documents de toutes sortes, décrivant des programmes de surveillance réalisés par des agents à destination de leurs collègues, des communications internes…

Certains sont très techniques, d’autres écrits pour être compris par le plus grand nombre au sein de l’agence.

Si les documents appartiennent, pour une bonne partie, à la NSA américaine, ils ont aussi permis d’en savoir plus sur les activités de ses homologues.

Edward Snowden a en effet copié de nombreux documents appartenant au Government Communication Headquarters (GCHQ), l’équivalent britannique de la NSA.

Ces deux agences travaillent de manière si rapprochée que les agents de l’une ou de l’autre ont accès à de nombreux documents appartenant à leurs homologues, ce qui explique pourquoi Edward Snowden y avait lui aussi accès.

Ces deux agences participent en outre à l’accord 5-Eyes, qui les lie à leurs équivalents en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada.

Les documents ont donc permis d’avoir un bon aperçu des compétences et des activités de certaines des agences de renseignement électronique les plus puissantes de la planète.

Surveillance de masse

C’est sans doute le principal enseignement des documents Snowden : depuis une quinzaine d’années, les agences de renseignement électroniques, principalement britannique et américaine, surveillent massivement les communications mondiales. La plupart des experts s’en doutaient, les documents en apportent une preuve irréfutable.

Les exemples du caractère massif de cette surveillance sont multiples. Il a (notamment) été révélé que :

- La NSA collecte 200 millions de messages texte par jour dans le monde.

- Le GCHQ a intercepté des images de chats vidéo de de 1,8 million utilisateurs de Yahoo!.

- La NSA est capable de mettre sur écoute l’intégralité d’un pays.

- Le GCHQ interceptait des quantités faramineuses de données circulant sur les nombreux câbles sous-marins atterrissant en Grande-Bretagne, étant même capable de garder une copie complète de ces données pendant trois jours.

Cela ne signifie bien sûr pas qu’un agent consulte ou écoute l’intégralité de ces données interceptées, mais que ces communications sont, à un moment ou à un autre, pour une durée et selon des paramètres variables, stockées dans les serveurs de ces agences.

Derrière cette interception massive de communications, une logique simple : pour détecter l’aiguille (le renseignement intéressant) dans la botte de foin (le vaste amas des communications mondiales), mieux vaut intercepter toute la botte de foin, pour trier dans un second temps.

« Pourquoi ne pas tout collecter, tout le temps ? » se demandait ainsi le chef de la NSA, Keith Alexander, en visite dans un centre d’écoute satellitaire. Un document du GCHQ se vantait même que le but de l’agence était de « dompter » tout Internet.

Corollaire de cette logique : chercher en permanence de nouveaux moyens de collecter des communications, que ce soit sur de nouveaux câbles sous-marins, de nouveaux flux satellites, ou par le biais de nouveaux logiciels espions.

Grâce aux documents Snowden, on sait que le NSA et le GCHQ ont développé un système industrialisant et automatisant l’infection de millions d’ordinateurs, que la NSA est capable d’insérer modifiant des programmes espion dans les routeurs américains, des appareils faisant transiter une grande quantité de communications sur Internet, avant leur livraison.

Cette posture a même fait craindre à certains dans les agences de se retrouver submergés par les données : un rapport du GCHQ révélé dans les documents Snowden montre que les analystes du GCHQ craignaient un « déluge de données » préjudiciable à leur capacité d’analyse.

Une surveillance diplomatique et politique

Outre cette aspiration indiscriminée de données, les agences de renseignement ont procédé à des écoutes plus ciblées, qui ont visé les élites politiques, diplomatiques et économiques de nombreux pays dans le monde, d’Angela Merkel à la Commission européenne en passant par l’entourage de Dilma Rousseff, le réseau financier Swift, de nombreuses délégations des Nations unies, des ONG comme Médecins du monde… Cet intérêt des services ne se limitait pas aux pays ennemis, mais aussi aux pays amis, dont la France.

Proximité entre entreprises et espions...

Les documents Snowden ont révélé une proximité, voire dans certains cas une porosité entre les entreprises technologiques américaines et les services de renseignement.

L’une des principales révélations, du moins celle qui a fait le plus de bruit, concernait le programme Prism : dans un document, la NSA se vante d’avoir un accès privilégié aux serveurs des plus grands géants du numérique, de Facebook à Google en passant par Microsoft. La plupart des entreprises concernées ont nié l’existence de ce programme.

Si la collaboration de la plupart des entreprises est dictée et encadrée par la loi américaine, certaines entreprises font du zèle, comme le géant des télécoms américain AT&T. Dans un document, la NSA se félicite de « l’extrême volonté d’aider » démontrée par l’opérateur.

L’entreprise Microsoft a également facilité la tâche de la NSA pour accéder aux données de certains de ses clients.

Les documents Snowden ont également montré que les services de renseignement nouaient des partenariats très importants avec les entreprises gérant les câbles sous-marins pour aspirer les données qu’ils font transiter.

… Les seconds attaquant aussi les premiers

Lorsque les services de renseignement ne peuvent pas obtenir la collaboration des géants du numérique, ils agissent dans leurs dos.

C’est également un des enseignements principaux des documents Snowden, qui a largement contribué au climat de défiance qui existe aux Etats-Unis entre les entreprises technologiques et Washington.

Le Washington Post a ainsi révélé que la NSA piratait les liaisons internes à Google et Yahoo! pour intercepter des données de leurs utilisateurs, une révélation que ces entreprises ont perçue comme un coup de tonnerre.

Grâce aux documents Snowden, on sait également que la NSA a pesé de tout son poids pour affaiblir certains standards de chiffrement des données, rendant potentiellement plus facile la lecture de données censées être protégées et affaiblissant la sécurité de tous les utilisateurs d’Internet.

Accords entre agences et Etats

Les documents Snowden ont également permis d’avoir un aperçu des relations occultes entre agences de renseignement et gouvernements, et de comprendre que certains pays se défaisaient d’une partie de leur souveraineté en matière de renseignement en échange d’informations utiles.

Le cas de l’Allemagne est parlant : les Etats-Unis, via la NSA, ont apporté matériels, financements, et savoir-faire technique en matière de surveillance contre l’autorisation de mener des activités de surveillance depuis le territoire allemand ou l’accès aux données interceptées.

Données… et métadonnées

Enfin, les révélations Snowden ont mis sur le devant de la scène une catégorie bien particulière de données : les métadonnées. Les documents de l’archive Snowden montrent que ces informations – qui permettent de savoir qui communique avec qui, quand, combien de temps, avec quel appareil – sont souvent aussi importantes que le contenu des conversations.

Et se prêtent particulièrement, de par leur petite taille, à de l’interception de masse.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 17:06

Le 7 décembre 2016

Manuel Valls a laissé un petit cadeau de départ dont la Cour de cassation se serait bien passée.

La plus haute juridiction française a exprimé ce mercredi son inquiétude face à un décret signé par l’ex-Premier ministre qui, selon elle, la place « sous le contrôle direct » du gouvernement, « en rupture avec la tradition républicaine ».

Le premier président de la Cour de cassation Bertrand Louvel et le procureur général Jean-Claude Marin ont rendu public un courrier réclamant des « explications » au nouveau Premier ministre Bernard Cazeneuve. « Nous vous serions obligés de bien vouloir nous recevoir », écrivent les deux plus hauts magistrats de France.

Courrier du Premier président de la Cour de cassation et du Procureur général au Premier ministre :
https://www.courdecassation.fr/venements_23/relations_institutionnelles_7113/matignon_7930/decembre_2016_35652.html

La Cour entrerait dans le champ de « l’inspection générale des services judiciaires »

Ils mettent en cause un décret signé ce lundi 5 décembre réformant « l’inspection générale des services judiciaires », en d’autres termes le contrôle par l’exécutif des juridictions judiciaires.
Lire ici :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=268AB400F66D798F4C9C44F4BC727E03.tpdila19v_3?cidTexte=JORFTEXT000033538164&dateTexte&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000033537421

Alors qu’auparavant ce contrôle se limitait aux juridictions « du premier et du second degré », en clair les tribunaux de grande instance et les cours d’appel, le décret du 5 décembre supprime cette précision, faisant de facto entrer la Cour de cassation dans le champ.

Or jusqu’ici la plus haute juridiction française se contrôlait elle-même, faisant une fois par an un rapport sur son fonctionnement à l’occasion de sa rentrée solennelle.

Il est très rare que les chefs de la Cour de cassation interpellent l’exécutif.

Bertrand Louvel et Jean-Claude Marin l’avaient toutefois fait en octobrepour reprocher au président François Hollande des propos sur la « lâcheté » des magistrats, cités dans un livre des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme.

Source :
http://www.20minutes.fr/societe/1976555-20161207-cour-cassation-craint-independance

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:39

Le 2 décembre 2016

On parle beaucoup du TES, le fameux « fichier des gens honnêtes. »

Mais le 29 octobre dernier, un décret moins médiatisé mais non moins liberticide est entré en vigueur : il met en place un énième fichier de police, l’iGAV (Informatisation de la gestion de la Garde A Vue) ayant pour but d’entériner la collecte de données sensibles malgré les prescriptions de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Forte des arguments de « cohérence, traçabilité », et sous prétexte d’une volonté d’assurer le « suivi et le contrôle » des gardé.es à vue, sa mise en place vise à prendre la relève des formulaires papiers actuellement utilisés.

L’iGAV a pour but de recueillir toutes les informations possibles et imaginables concernant votre passage en garde à vue. Notamment :

- vos préférences alimentaires (et donc, potentiellement, vos pratiques religieuses) ;
- votre état de santé (informations données par vous-même, votre médecin de GAV ou encore votre entourage) ;
- l’identité de votre avocat.e, du ou de votre médecin, mais aussi des personnes que vous avez demandé à faire prévenir ;
- la liste de vos effets personnels ;
- les parades d’identification
que vous tenteriez éventuellement ;
- les droits que vous acceptez ou refusez ;
- et bien plus encore (voir en bas de l’article pour la liste complète).

Même si la GAV reste sans suite, les données seront enregistrées et centralisées sur les plateformes CHEOPS-NG (fichiers de police) et WEBSSO-PROXIMA (fichiers de gendarmerie), et consultable par les états-majors de police et de gendarmerie, incluant la préfecture et les brigades de renseignements et d’investigation judiciaire (procureur), le défenseur des droits et le contrôleur général des privations de liberté, et ce pour une durée d’un an.

Passé ce délai, ce fichier restera consultable (neuf ans) par les états-majors, l’IGGN, l’IGPN et le défenseur des droits, tandis que les auteur.es du fichier et ses diverses consultations ne seront enregistrées que pour une durées de cinq ans [1].

Lire la suite sur IAATA. :
http://iaata.info/Un-fichage-n-arrive-jamais-seul-1715.html

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:24

Le 19 octobre 2016

La circulaire du 20 septembre 2016 « relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs » a des intentions très claires : « augmenter le nombre de poursuites satisfaisantes » (comprenez : inculpations).

Les coupables sont clairement nommés comme « une minorité de personnes souvent très organisée ». Bouh le méchant ennemi intérieur qui déborde les forces de l’ordre…

Le problème c’est que les conditions du maintien de l’ordre conduisent souvent la flicaille à bâcler le travail et donc à ouvrir des boulevards à la défense pour annuler des procédures.

Et la circulaire précise que ces difficultés se retrouvent autant lors des manifestations, des « violences urbaines » que dans les mouvements dits « zadistes ».

Lire la circulaire :
http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2016/09/cir_41346.pdf

La justice doit donc s’organiser pour taper fort et taper vite, sans oublier d’anticiper le « surcroît d’activité pénale » que le ministère de l’injustice attend de pied ferme.

L’officier de police judiciaire au centre du dispositif

Sur les manifestations il y aura davantage d’officier.e.s de police judicaire (OPJ) [1] qui ne participeront pas directement au dispositif de « maintien de l’ordre » (nasser, gazer, cogner, empêcher), mais qui seront entièrement dédié.e.s à la collecte de preuves et à l’inculpation.

Pour leur faciliter cette tâche fastidieuse, une petite fiche leur sera remise. Il n’y aura plus qu’à cocher la ou les bonne(s) case(s).

Il est également envisagé, pour les manifestations où le risque de débordement est élevé, que les OPJ se tiennent « à proximité des lieux d’interpellation dans des véhicules adaptés susceptibles de constituer des antennes mobiles pour la notification immédiate des droits aux personnes placées en garde à vue ».

Avant on avait le temps de reprendre ses esprits entre l’interpellation, souvent extrêmement violente, et l’arrivée au commissariat où l’OPJ notifie les droits, mais ça c’était avant !

Il est aussi conseillé de multiplier les captations vidéos et de vérifier plus rapidement si elles sont exploitables et diffusables dans les tribunaux… Pourquoi pas d’ailleurs dans des audiences spéciales manifestant.e.s ?

Si les comparutions immédiates sont évidemment conseillées pour permettre les condamnations rapides et expéditives des interpellé.e.s, il faut aller plus loin puisque la « minorité » agissante, en plus d’être violente, est organisée.

Les procureur.e.s sont encouragé.e.s à permettre des enquêtes de police, voir même à nommer des juges d’instructions.

Et puis le plus tôt sera le mieux… Car le nouvel enjeu, nous y reviendrons, est « d’interpeller les auteurs avant qu’ils ne passent à l’acte. »

Organiser l’impunité

Il aurait été surprenant qu’une circulaire de cet acabit ne prévoie rien pour couvrir les exactions des fonctionnaires de police qui l’appliqueront [2].

Dorénavant, « lorsque la personne mise en cause est un fonctionnaire de police, les investigations seront confiées à un service de police, et lorsqu’il s’agit d’un militaire de la gendarmerie, elles le seront à une unité de gendarmerie.

Dans un souci d’impartialité des investigations, il conviendra que le service d’enquête saisi soit distinct et extérieur à celui dans lequel la personne mise en cause exerce ses fonctions. »

Ce qu’il faut comprendre c’est que le service spécialisé d’enquête, l’IGPN, soit la « police des polices », n’est pas saisie…

Elle n’était déjà pas connue pour son zèle et sa sévérité, mais nous allons franchir encore un pas de plus dans l’impunité des forces de l’ordre. Une façon comme une autre d’inciter les flics à blesser, à mutiler, bref, à terroriser la population.

Le droit de manifester remis en question

Avec une certaine dose de cynisme, la circulaire incite les préfets à prendre prétexte de l’état d’urgence pour interdire des manifestations.

La circulaire rappelle aussi que l’on peut punir de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende les organisateur.ices d’une manifestation qui aurait débordé…

Pourquoi s’en priver ?

Et de préciser : « L’organisateur (sic) doit ici être entendue comme celui qui prend une part active aux préparatifs, prend des initiatives, fait des suggestions, précise ses instructions, distribue des convocations, ou délivre un appel à la population, par exemple par voie de presse. »

En gros tout.e militant.e qui distribue des tracts, parle au mégaphone, tient une banderole… est susceptible d’être arrêté.e et condamné.e pour cette seule et unique raison.

Pour celles et ceux qui s’inquiéteraient de l’atteinte à nos « libertés », il est précisé : « Si la manifestation est conçue comme une liberté et protégée comme telle par la loi, l’attroupement, défini par l’article 431-4 du code pénal comme « tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de trobler l’ordre public », ne relève pas pour sa part de l’exercice d’une liberté. » et comme une manifestation pour en être une doit être déclaré…

Circulez y’a rien à voir !

La douane en renfort pour confisquer le sérum phy

La circulaire déplore que « les contraintes liées au maintien de l’ordre public ne sont pas sans incidence sur la qualité des procédures diligentées », ce qui conduit souvent les parquets à classer sans suite ou les juridictions à prononcer des relaxes.

Afin de ne laisser aucun.e dangereux.ses manifestant.e.s passer entre les mailles du filet, le rapport préconise de travailler en amont des manifestations.

Le service des douanes est même invité à prêter main forte à la police judiciaire : « En effet, au regard de leur positionnement sur les principaux axes de circulation et de leurs attributions dans le contrôle des flux de marchandises prohibées, les agents des douanes peuvent être mis en situation de contrôler des individus armés se rendant sur les lieux de manifestation et de procéder à la saisie de leurs armes. »

Et ne nous méprenons pas sur le sens que la circulaire donne à ce mot. Il y a fort à parier que cela pourra concerner aussi (à l’appréciation arbitraire des forces de répression) écharpes, masques à gaz, sérum phy et tout autre accessoire d’autodéfense devenus indispensables à la participation à une manifestation dans le contexte actuel.

Des délits sur mesure

Au cas où les pandores et les magistrat.e.s ne seraient pas bien au claire sur ce qu’iels pourraient reprocher aux interpellé.e.s, le ministère leur fournit la solution clef en main.

Il conseille aux procureur.e.s d’organiser des réunions « avec les autorités de police judiciaire, pour préciser la qualité et le contenu attendus des procédures judiciaires diligentées à la suite d’opérations de maintien de l’ordre. »

La police passe commande, la justice sert les plats.

Une annexe accompagne la circulaire.

Elle donne des idées de chefs d’inculpation aux OPJ et aux procureur.e.s, afin que le moins de gardes à vue possibles ne débouchent sur des remises en liberté.

C’est sur ces six pages que sont listés tous les prétextes possibles et imaginables pour casser toute contestation, bastonner d’amendes et distribuer des peines d’enfermements.

Connaissiez-vous par exemple la « circonstance aggravante de guet-apens » ?

Elle est prévue par l’article 222 du code pénal relatif à la torture et aux actes de barbarie… « Il convient donc de veiller à retenir systématiquement cette circonstance aggravante dès lors que les éléments du guet-apens sont caractérisés. »

L’annexe encourage aussi à se faire plaisir avec le délit d’outrage, pourtant déjà utilisé avec pas mal de générosité : « L’infraction est constituée dès lors que l’outrage prend la forme de paroles, gestes ou menaces, par écrits ou images de toute nature non rendus publics, par l’envoi d’objets quelconques et lorsque ces actes sont de nature à porter atteinte à leur dignité ou au respect dû à leur fonction. La définition de l’outrage est donc relativement large, ce qui permet de qualifier aisément toute forme d’intimidation à l’égard des forces de l’ordre. »…

et d’envoyer toujours plus de monde dans le sani-broyeur de la justice de classe !

On n’oublie pas non plus « le délit d’entrave à la circulation routière » (« sanctionne le fait de placer ou de tenter de placer sur une voie ouverte à la circulation publique un objet faisant obstacle ») ou encore « le délit d’entrave à la liberté de réunion et de travail. »

Rennes aura-t-elle servi de laboratoire ?

Dans le sous-chapitre malicieusement intitulé « Les incriminations qui peuvent également s’avérer utiles » , les parquets sont invités à voir des associations de malfaiteurs partout où il y a des gens qui s’organisent… et à agir en conséquence.

« Cette qualification prévue à l’article 450-1 du code pénal permet d’appréhender de nombreux comportements avant même la commission de plusieurs infractions. »

Petit rappel aussi sur le « délit d’opposition à l’exécution de travaux publics » au cas où il aurait échappé à certains magistrat que l’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes était dans les tuyaux.

La dernière petite fiche avec ses cases à cocher résume à elle seule la volonté de répression systématique.

Plus d'infos:
Manifestation interdite : quels sont les précédents en France ?
http://www.francetvinfo.fr/sciences/histoire/manifestation-interdite-quels-sont-les-precedents-en-france_1512237.html

Source :
http://never-surrender.over-blog.com/2016/10/une-circulaire-ministerielle-organise-le-durcissement-de-la-repression.html

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 17:42

Le 18 novembre 2016

Les iPhone envoient automatiquement leur historique d'appels à Apple, une fois iCloud activé. Le tout sans consentement de l'utilisateur ni notification à son attention.

Apple récupère sur ses serveurs la liste des appels passés sur les iPhone. L'entreprise russe ElcomSoft a constaté que les journaux d'appel étaient transférés en temps réel sur les iPhone fonctionnant sur iOS 9 et plus, une fois le service en ligne iCloud activé, rapporte The Intercept.

Selon son PDG, Vladimir Katalox, les données liées aux appels FaceTime sont également concernées.

L'ensemble de ces données, qui ne sont pas chiffrées de bout en bout, pourrait être accessible en cas de demande judiciaire par Apple.

Lors de la configuration d'un iPhone, Apple suggère de configurer un compte iCloud.

Une fois activé, certaines données sont automatiquement archivées pour permettre de les retrouver intactes en cas de changement d'appareil, indique le fabricant dans ses conditions d'utilisation.

L'entreprise ne fait cependant pas mention explicite des appels.

Surtout, aucune possibilité n'est donnée aux propriétaires d'iPhone d'échapper à ce transfert, dès lors qu'ils souhaitent utiliser iCloud.

Cet envoi de données s'effectue même si la fonction «Sauvegarde iCloud», qui archive l'ensemble des données de l'iPhone chez Apple, est désactivée.

Un manque de choix

« La synchronisation automatique des appels dans le cloud est une bonne chose tant que l'on en a conscience et que l'on dispose d'une option pour la faire cesser », fait remarquer Vladimir Katalov.

Il suffit de consulter les réglages d'iCloud pour remarquer que l'archivage automatique des appels ne peut être paramétré.

La société relève également que la durée de stockage des données liées à FaceTime peut s'élever à quatre mois.

Dans un document étayant les modalités légales d'accès aux données sur iPhone, le groupe fait état d'une durée d'archivage de trente jours des données de ses téléphones, sans explicitement faire référence à celui des appels.

Le principal reproche à faire à un tel archivage a trait au fait que les sauvegardes iCloud ne bénéficient pas du chiffrement de bout en bout.

Le groupe possède donc un accès à ces données et peut en faire bénéficier les autorités, en cas de mandat signé par un juge.

À l'inverse, Apple ne peut accéder directement aux données stockées sur un iPhone, car la clé est en local.

En témoigne le bras de fer autour du smartphone du tueur de San Bernardino aux États-Unis.

Une solution de commodité selon Apple

Le journal des appels est archivé dans iCloud pour rendre service aux clients d'Apple, a déclaré un porte-parole du groupe auprès de The Intercept.

« Nous offrons une synchronisation de l'historique des appels par commodité pour que nos clients puissent rappeler [un interlocuteur] depuis n'importe lequel de leurs appareils. Les données de l'appareil sont chiffrées avec le mot de passe de l'utilisateur et l'accès aux données d'iCloud, dont celles des sauvegardes, requiert l'identifiant Apple de l'utilisateur ainsi que son mot de passe. »

Malgré ces précautions, iCloud reste le talon d'Achille d'Apple en matière de sécurité, selon Chris Soghoian, chercheur en informatique et membre de l'American Civil Liberties Union.

« Les deux principaux problèmes de protection de la vie privée associés à iCloud ne comportent pas de cases à cocher pour valider le consentement de l'utilisateur », note-t-il auprès de The Intercept.

Chris Soghoian fait ainsi référence à l'archivage des appels, mais également à celui des iMessages, censés être chiffrés de bout en bout.

Source :
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/11/18/32001-20161118ARTFIG00160-apple-archive-automatiquement-la-liste-des-appels-passes-sur-les-iphone.php

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 11:16

Le 29 novembre 2016

Un décret a été publié ce mardi dans le Journal Officiel et autorise le port de pistolets semi-automatique 9mm pour les policiers municipaux.

Après l’attentat de Nice le 14 juillet dernier, les syndicats de police municipale avaient demandé plus de moyens et un meilleur armement pour leurs équipes.

Leur demande a été exaucée puisque désormais, les agents de police municipale ainsi que les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP pourront “être équipés d’armes à feu de poing de calibre 9mm, avec des munitions de service à projectile expansif”.

Le décret précise qu’une formation et un entraînement préalable seront obligatoires pour les agents municipaux.

Le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs rappelé dans un communiqué que l’Etat “a contribué à l’achat de 12 108 gilets pare-balles et 2700 revolvers Manurhins ont déjà été distribués au profit de 270 communes”.

Bernard Cazeneuve rappelle tout de même qu’en “vertu du principe de libre administration des collectivités locales, c'est aux maires et à eux seuls qu'il revient d'apprécier la nécessité d'armer les agents de leur service de police municipale”.

Source :
http://www.valeursactuelles.com/societe/les-policiers-municipaux-autorises-porter-des-pistolets-9mm-46098

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 11:13

Le 24 novembre 2016

C’est un dossier emblématique du climat pré-électoral et de la gestion de crise qui a cours au sein du ministère de l’intérieur, alliage d’impératifs d’urgence et de communication.

Moins de deux mois après l’attaque de policiers à Viry-Châtillon (Essonne), au cours de laquelle un adjoint de sécurité a été grièvement brûlé, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé mercredi 23 novembre qu’un projet de loi serait examiné « dès le 21 décembre » en conseil des ministres en vue de réformer les règles d’ouverture du feu pour les policiers.

Il devrait déboucher sur un « régime commun » aux policiers et aux gendarmes et être « présenté au Parlement au cours du premier trimestre 2017 ».

Cette annonce fait suite à la remise au premier ministre, la veille, d’un rapport de l’Institut national des hautes études sur la sécurité et la justice (INHESJ) sur le sujet.

Une mission de réflexion avait été confiée le 26 octobre à cet institut, dont Hélène Cazaux-Charles, magistrate et ex-conseillère justice au sein du cabinet de Manuel Valls, vient de prendre la direction.

Il s’agissait alors de calmer la grogne policière qui se manifestait à travers la multiplication de rassemblements nocturnes en faveur, notamment, d’une réforme de la légitime défense.

Selon nos informations, l’INHESJ préconise un alignement des règles d’ouverture du feu applicables aux policiers sur celles en vigueur chez les gendarmes.

Actuellement, les policiers, comme tout citoyen, peuvent intervenir en cas de légitime défense. Celle-ci repose sur plusieurs conditions : la riposte doit être nécessaire, simultanée à l’agression et proportionnée.

Les gendarmes sont autorisés à ouvrir le feu dans quatre autres situations :

- lorsque des violences sont exercées contre eux, notamment par des individus armés ;

- lorsqu’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent ;

- lorsque des personnes tentent d’échapper à leur garde et qu’elles ne peuvent être arrêtées autrement que par l’usage des armes ;

- lorsqu’ils ne peuvent arrêter autrement un véhicule, par exemple qui force un barrage.

Insécurité juridique

Le gouvernement pourrait reprendre à son compte les préconisations de l’INHESJ. M. Cazeneuve refusait pourtant d’aller sur ce terrain jusque récemment.

Un premier assouplissement avait eu lieu avec la loi du 3 juin 2016, dite de lutte contre le crime organisé.

Le texte prévoyait que les policiers, militaires de Sentinelle, gendarmes et douaniers puissent faire usage de leur arme en cas de « périple meurtrier », c’est-à-dire dans le cas où des terroristes venant de commettre un attentat sont en cavale et sont susceptibles de tuer à nouveau (le principe d’immédiateté étant alors assoupli).

A droite aussi, un glissement s’est opéré.

En 2003, alors qu’il était ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, interrogé par un sénateur RPR, estimait encore que « les différences d’usage des armes entre la police et la gendarmerie nationales s’expliquent par le caractère particulier et périlleux de l’usage des armes en milieu urbain ».

Aujourd’hui, l’ensemble des candidats à la primaire de la droite se sont dits favorables à un alignement des règles entre policiers et gendarmes.

Pour quel bénéfice ?

Nul, avait répondu, en substance, la commission des lois du Sénat, en 2013, dans le cadre d’un rapport consacré au sujet.

Elle relativisait notamment l’idée selon laquelle les policiers sont dans une situation d’insécurité juridique.

« Seuls quelques cas d’usage des armes ont donné lieu à des mises en cause » de policiers, rappelait le Sénat.

D’après la direction générale de la police nationale, « seulement » 120 procédures liées à des cas de légitime défense et d’ouverture du feu ont été transmises à l’inspection générale de la police nationale au cours des cinq dernières années.

Le nombre de condamnations qui en découlent est plus marginal encore.

« Absolue nécessité »

En outre, la jurisprudence impose déjà des règles communes à tous. Si d’apparence les gendarmes jouissent de prérogatives élargies, en réalité, « depuis un arrêt de 2014, la juridiction européenne a dit que la législation française concernant les gendarmes n’est conforme que parce qu’elle est soumise à l’article 2 de la convention européenne des droits de l’homme, c’est-à-dire au respect des exigences de proportionnalité et d’absolue nécessité », prévient Olivier Cahn, chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales.

Ce cadre juridique européen, proche des règles de la légitime défense, s’impose aux gendarmes comme aux policiers.

La réforme annoncée par le gouvernement « sera symbolique », prévient Olivier Cahn.

Un responsable syndical, qui a souhaité rester anonyme, abonde : « Le gouvernement devait donner l’impression d’avancer mais il va juste complexifier les choses et les collègues vont en rester à la légitime défense. »

Pour Me Laurent-Franck Liénard, avocat spécialisé dans la défense des policiers, c’est un « mauvais cadeau » qui leur est fait.

« On envoie un message extrêmement dangereux d’assouplissement des règles alors qu’en fait, elles restent les mêmes pour tous. »

Dans son rapport, l’INHESJ préconise également la mise en place d’un magistrat référent par cour d’appel en matière d’usage des armes, le recours à l’audition libre plutôt qu’au placement en garde à vue des policiers en cas d’enquête, ou encore le renforcement de leur formation à l’utilisation des armes de poing.

Aujourd’hui, un policier est censé faire trois séances de tir par an.

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/11/24/une-loi-pour-elargir-la-legitime-defense-des-policiers_5037075_1653578.html

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 11:36

Transmis par Résistons Ensemble le 4 novembre 2016

Au delà des reportages « chocs » sur la « violence » de la permanence cassée du PS ou des délires conspirationnistes des réseaux citoyens de saint etienne qui opposent les « bons manifestants » et les « vilains casseurs » (voir : http://reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=3408), voici d'autres échos du week-end sur le forum pour le désarmement de la police à St Etienne :

http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=2622
http://desarmons.net/?p=5089

Et les conférences filmées (pas en totalité malheureusement) par Myscier Blodya, un rappeur de St Etienne :

https://www.youtube.com/watch?v=ItYYMcqDTyY
https://www.youtube.com/watch?v=IYs73cFU6qw
https://www.youtube.com/watch?v=OADw_pO-2g8
https://www.youtube.com/watch?v=RFiG9SbfF-8
https://www.youtube.com/watch?v=cQj9x98TDZM
https://www.youtube.com/watch?v=Pt3d2CHyWEU

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 12:22

Le 3 novembre 2016

Les ministres de l’intérieur et de la justice ont défendu, mercredi, la création d’un fichier rassemblant les détenteurs d’un titre d’identité. Au prix d’arrangements avec la réalité.

Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, sont tous les deux montés au créneau, mercredi 2 novembre, pour défendre la création par décret, dimanche 30 octobre, d’un fichier unique rassemblant les données personnelles et biométriques de tous les détenteurs d’une carte d’identité ou d’un passeport.

La création de cette base de données – « Titres électroniques sécurisés » (TES) – qui pourrait, à terme, réunir toute la population française, inquiète.

Elle interroge aussi puisqu’elle était prévue dans une loi proposée par la droite et adoptée en 2012.

Un texte censuré en partie par le Conseil constitutionnel à la suite de saisines par les groupes socialistes à l’Assemblée nationale – dont M. Urvoas – et au Sénat.

Pour défendre le choix du gouvernement, les arguments de MM. Cazeneuve et Urvoas naviguent donc en eau trouble, entre amnésie et mauvaise foi.

Lire la suite :
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/11/03/pour-defendre-le-fichier-geant-des-francais-les-oublis-volontaires-de-mm-cazeneuve-et-urvoas_5024458_4355770.html

***
Vidéo - Commission des lois :
M. Bernard Cazeneuve, ministre, sur le traitement de données à caractère personnel
http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4404304_58231bc1811aa.commission-des-lois--m-bernard-cazeneuve-ministre-sur-le-traitement-de-donnees-a-caractere-perso-9-novembre-2016

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 11:50

Le 14 août 2016

Un agent des impôts des Mureaux (Yvelines) a été mis en examen et écroué vendredi soir à Versailles, selon Le Parisien. Il est soupçonné d'avoir fait l'apologie du terrorisme et d'avoir consulté régulièrement des messages et des sites "de nature à provoquer des attentats".

Selon le quotidien, ce sont ses collègues de travail qui ont donné l'alerte le 27 juillet, au lendemain de l'assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

Ils affirment que leur collègue aurait mimé un geste d'égorgement en apprenant l'information et aurait déclaré : "C'est bien que le père puisse aller rejoindre son fils (Jésus-Christ, ndlr)". L'homme, âgé de 38 ans, aurait également évoqué des bombardements meurtriers de la coalition occidentale en Syrie.

DES "RAGOTS" ET UNE PROCÉDURE "VIDE DE PREUVES"

Les policiers ont mené des perquisitions chez le suspect dans le XVe arrondissement et à son domicile familial à Roubaix (Nord). Selon Le Parisien, les enquêteurs n'ont rien trouvé de notable excepté une série de CD-Rom toujours non exploités.

Le trentenaire devait normalement être jugé en comparution immédiate mais les magistrats ont estimé que la qualification du parquet était insuffisante, explique 78actu.

Son avocate, Me Julie Barrère, s'est dite "choquée" par une procédure "absurde" et "vide de preuves".

"On est sur des ragots rapportés par des collègues de travail qui ont entendu dire qu'il avait dit...", explique l'avocate.

"Le site dont il est question dans la procédure n'est rien d'autre qu'un site animé par un chercheur américain qui travaille sur la géopolitique du Moyen-Orient. Il est cité comme référence par des médias tel que RFI, Le Monde ou Le Nouvel Observateur".

Pour l'heure, l'agent des impôts, dont le casier est vierge, a été suspendu de ses fonctions. "Je fais confiance à la justice de mon pays pour éclaircir cette affaire", a-t-il déclaré.

Le 8 août, un homme de 31 ans avait été condamné par le tribunal correctionnel de Chartres (Eure-et-Loir) à deux ans de prison ferme pour avoir consulté de manière répétée des sites liés à la commission d'actes terroristes.

Quatre jour plus tard, le tribunal correctionnel de Grenoble (Isère) avait condamné un homme de 27 ans à dix-huit mois de prison, dont neuf ferme, pour "apologie d'acte de terrorisme".

Source :
http://actu.orange.fr/france/yvelines-un-agent-des-impots-accuse-d-apologie-du-terrorisme-magic-CNT000000sw58U.html

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 11:43

Le 8 novembre 2016

Un homme de 51 ans, qui avait fait mercredi dernier l'apologie de l'attentat du Bataclan et de Mohammed Merah dans la gare de Villefranche-sur-Saône, a été condamné à six mois de prison ferme.

Début octobre, il s'était livré à des faits similaires alors qu'il était déjà incarcéré à la maison d'arrêt de la ville.

Il avait fait mercredi dernier l'apologie de l'attentat du Bataclan et de Mohammed Merah dans la gare de Villefranche-sur-Saône (Rhône). L'homme, âgé de 51 ans, vient d'être condamné à six mois de prison ferme.

Selon des sources policières, l'individu, immédiatement interpellé, a été présenté au parquet vendredi avant d'être écroué. Jugé en comparution immédiate, il a écopé de six mois ferme pour « apologie d'acte de terrorisme ».

Il était sorti de prison depuis à peine trois heures.

Début octobre, le prévenu s'était livré à des faits similaires alors qu'il était déjà incarcéré à la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône.

Selon Le Dauphiné Libéré, il était sorti depuis à peine trois heures de la maison d’arrêt, quand la police est venue l’appréhender à la gare de la ville.

Toujours selon le quotidien, parti avec 20 euros de la prison, l'homme n'avait plus assez d'argent pour prendre le train en direction de Lyon.

Il aurait alors fait croire à la guichetière qu'il était fiché S et aurait porté aux nues les auteurs de l’attentat du Bataclan (le 13 novembre 2015 à Paris) et Mohammed Merah, auteur des attentats de mars 2012 à Toulouse et Montauban... pour pouvoir retourner en prison.

Source :
http://www.ouest-france.fr/rhone-alpes/rhone/rhone-six-mois-de-prison-pour-avoir-fait-l-apologie-du-terrorisme-4597376

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 11:30

Le 4 novembre 2016

Il avait "bêtement" baptisé son accès Wifi "Daesh 21": un Dijonnais de 18 ans a écopé de trois mois de prison avec sursis pour "apologie du terrorisme", mais sa défense a annoncé vendredi qu'elle faisait appel.

Jugé jeudi devant le tribunal correctionnel de Dijon, le jeune homme avait en effet refusé les 100 heures de travail d'intérêt général (TIG) requises à l'audience, a expliqué à l'AFP son avocate Me Karima Manhouli, confirmant une information du quotidien Le Bien Public.

Les faits remontent à juillet dernier : un voisin, alarmé par le nom que le jeune homme avait donné à sa "box internet", avait alerté la police qui avait ouvert une enquête.

"Ce n'est pas de l'apologie du terrorisme! Il y avait seulement le mot +Daesh 21+, c'est une bêtise d'un jeune de 18 ans qui n'est pas en mesure d'expliquer pourquoi il l'a fait", a assuré Me Manhouli qui avait plaidé la relaxe.

"Il y a eu des investigations, des perquisitions, mais on n'a rien trouvé", a ajouté l'avocate pour qui "il n'y a aucun élément du dossier qui laisse penser qu'il peut partager ce courant de pensée, au contraire il l'a réfuté fermement".

Selon Me Manhouli, "depuis la circulaire du 12 janvier 2015, qui demande de poursuivre et de déférer à brefs délais tout acte entrant dans la qualification d'apologie du terrorisme, il y a de plus en plus de dossiers sous ce chef de prévention".

Depuis, le jeune homme a décidé de rebaptiser sa box "Roudoudou 21".

Source :
http://actu.orange.fr/societe/high-tech/prison-avec-sursis-pour-avoir-baptise-sa-box-internet-daesh-21-CNT000000wC3rL.html

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