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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:39

Le 26 juillet 2016

Marseille, menacée par le groupe État islamique, va renforcer son système de surveillance en installant des caméras dites "intelligentes".

Jeudi 21 juillet, pour la première fois Daech appelle dans une vidéo de propagande à frapper Marseille, deuxième plus grande ville de France. Son maire, Jean-Claude Gaudin, réclame immédiatement au Premier ministre « une mobilisation accrue et significative de tous les moyens humains et matériels nécessaires à la protection des Marseillais, ainsi que des milliers de visiteurs ou de touristes ».

La cité phocéenne n'a pas attendu d'être officiellement menacée par Daech pour renforcer sa sécurité : le nouveau réseau de surveillance a été installé en 2011 et une convention de coordination a été signée entre la police nationale et municipale.

La mairie soutient que la synchronisation des informations entre les différents acteurs, entre autres, a permis de réduire d'un tiers la délinquance de la ville.

Mais Marseille veut aller plus loin : la ville va s'équiper de caméras fonctionnant avec un algorithme d'intelligence artificielle.

Le précédent Mexico

Ces caméras dernière génération s'inspirent du dispositif de surveillance installé à Mexico il y a cinq ans par le groupe Thalès.

Vingt mille caméras, des drones, des boutons d'alerte installés dans les rues ou encore des détecteurs de coups de feu sont disséminés dans la capitale et coordonnés par un immense centre de commandement.

Les résultats semblent concluants : le temps d'intervention des forces de l'ordre aurait été divisé par trois et la criminalité aurait baissé de 10 %.

Ces caméras de surveillance sont optimisées grâce à la fusion de la vidéosurveillance, de la big data (sélection d'informations parmi de nombreuses données) et du deep leaming (apprentissage automatique de l'ordinateur).

Dans Les Échos, Marc Darmon, directeur général adjoint de Thales, en charge des activités systèmes d'information et de communication sécurisés, explique : « Ce qui importe ce n'est pas le nombre de caméras, mais l'intelligence qu'il y a derrière.
En effet, l'intelligence artificielle permet, entre autres, à la caméra, après quelques jours d'apprentissage, d'analyser un comportement anormal par rapport à la situation habituelle, comme par exemple si une même personne revient plusieurs fois au même endroit. Mais surtout l'opérateur sait en temps réel où sont les secours (police, pompiers, ambulances) et peut les diriger, ce qui a nécessité dans Mexico une refonte totale de la chaîne de commandement. »

Marseille, une safe city en devenir

Début mars, le maire de Marseille a interpellé le ministre de l'Intérieur pour avoir « une nouvelle gouvernance de données pour tendre vers la safe city ».

Une mise en commun des données (mains courantes, agenda des événements, travaux de voiries…) a été effectuée à l'échelle locale par les institutions, administrations et collectivités des alentours.

À Marseille, ce système global de sécurité se mettrait en place graduellement, soutient le quotidien économique.

Dans un premier temps, les caméras pourraient prédire des rassemblements de masse pour ensuite élargir leurs compétences : contrôle en temps réel de la sécurité, repérage des comportements suspects ou des individus fichés S...

Mais ce système à un coût non négligeable : 10 à 12 millions d'euros.

Source :
http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/marseille-va-s-equiper-de-cameras-predictives-26-07-2016-2057208_47.php

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 10:44

Le 12 septembre 2016

Ce nouveau service de la ville de Paris comptera à terme 1.800 agents chargés de traquer les nuisances du quotidien…

A compter de ce lundi, ça ne rigole plus : la toute nouvelle brigade de lutte contre les incivilités entre en fonction dans les rues de Paris.

Annoncé en juin, ce nouveau service de sécurité de la ville de Paris, intitulé Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP), naît du regroupement des agents verbalisateurs de différents services municipaux. 140 gardiens de square et 110 agents de surveillance de Paris (« les pervenches ») ont ainsi rejoint les 700 inspecteurs de sécurité que comptait déjà la ville pour former cette nouvelle brigade. A cela se sont ajoutés 32 recrutements.

Du pipi contre le mur aux mégots de cigarettes

La mission de ces brigadiers ? Traquer et verbaliser toutes les incivilités du quotidien : les installations sauvages sur la voie publique, les terrasses qui débordent, les déjections canines, les nuisances sonores, les pipis contre le mur… Mais aussi les mégots jetés par terre, un geste verbalisé dans la capitale depuis le 30 septembre 2015.

A terme, cette nouvelle unité comptera 1.800 « brigadiers », indique Le Parisien. « L’objectif de cette réforme est de renforcer la présence visible des agents sur le terrain », rappelle Colombe Brossel, adjointe à la mairie de Paris en charge de la sécurité.

Cette unité aura notamment sa brigade d’intervention, une sorte d’équipe de choc composée de 320 agents.

Ils auront vocation à intervenir le soir, la nuit et le week-end pour répondre aux situations d’urgence.

Source :
http://www.20minutes.fr/paris/1922787-20160912-paris-nouvelle-brigade-lutte-contre-incivilites-entre-fonction

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 10:38

Depuis Rebellyon le 19 février 2012

Concernant les récentes tentatives d’infiltration policière au sein du milieu militant lyonnais.

Ce pourrait être une rencontre banale. Une discussion dans un hall d’hôtel de Lyon. Sauf que les deux protagonistes font partie de mondes qui sont sensés s’opposer. D’un coté, un activiste, militant anti-fasciste de premier plan. De l’autre un agent de la DCRI. C’est lui qui a convenu du rendez-vous.

Il n’y a pas de cadre légal, c’est juste une discussion. Ça parle de l’actualité lyonnaise fafs/antifas, des questions sont posées sur les derniers squats publics ouverts, entres autres...

Petit retour en arrière. Courant 2011, un militant est convoqué au commissariat. L’appel n’explique pas les motivations. L’intéressé s’y rend et tombe sur un agent de la DCRI. Pour commencer le deal parait simple, un échange de "bons procédés" : lui accepte d’être en liaison avec la DCRI et les flics, de leur côté, lui fourniront quelques renseignements utiles à l’occasion (« attention tel jour ne sort pas de chez toi, il y a des fascistes en planque dans le coin »).

Un téléphone portable est remis au jeune homme. Il accepte. En tout cas il ne dit pas non.

Les jours suivants, il garde tout pour lui, seule une toute petite poignée de gens est au courant. Il va retourner à plusieurs reprises au commissariat et être par la suite invité dans des halls d’accueil de grands hôtels lyonnais.

Au fil des rencontres, il y a ce sentiment d’être complètement dépassé, piégé, d’avoir mis le petit doigt dans un engrenage infernal qu’il ne maîtrise plus. Il y aura bien quelques confessions à ses potes, des tentatives de justification ("c’était pour infiltrer la police", "je n’ai jamais rien lâché").

Les policiers lui proposent même de l’envoyer à Notre-Dame-Des-Landes aux frais du Ministère de l’Intérieur : "après tout toi ça te ferait plaisir d’y aller et nous ça nous arrange".

Après le refus, il y a la fuite. Sans doute pour ne plus faire le jeu de la police, certainement aussi parce que la proximité avec les condés reste heureusement difficile à assumer au sein des milieux militants ou « radicaux ».

Lire la suite :
https://rebellyon.info/Concernant-les-recentes-tentatives-d

***
Lire aussi
Internet - L’autorisation d’enquêter sous pseudonyme est généralisée dans la police et la gendarmerie
http://www.20minutes.fr/societe/1719855-20151029-internet-autorisation-enqueter-sous-pseudonyme-generalisee-police-gendarmerie

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 10:15

"Guide de survie à destination des aventuriers d’Internet ou comment protéger ses libertés en milieu numérique hostile".

Paris, le 13 septembre 2016

Le CECIL propose un livret, plus que jamais nécessaire, pour préserver nos libertés face aux dangers de la surveillance en ligne.

L'association CECIL (Centre d'Etude sur la Citoyenneté, l'Informatisation et les Libertés), en partenariat avec la LDH (Ligue des Droits de l'Homme) est heureuse de vous annoncer la parution de son Guide de survie des aventuriers d’Internet.

Face à la surveillance illégitime, ce guide vise :
* à sensibiliser à ses dangers : profilage, publicités ciblées, mesures restrictives de libertés, IP‑Tracking, autocensure... ;
* à assimiler de bonnes pratiques pour mieux défendre nos vies privées et nos libertés ;
* à améliorer la maîtrise des outils numériques courants : navigateur, mots de passe, cookies… ;
* à inciter à adopter des mesures et outils simples pour se protéger : anti-traceurs (ex. uBlock Origin), chiffrement (ex. GPG-PGP), réseaux anonymisants (ex. TOR)…

Ce livret de 68 pages A5 est la version papier de 12 fiches pratiques déjà disponibles sur notre site (www.lececil.org/fiches/ sous licence Creative Commons : Attribution-Partage à l'identique).

Vous trouverez ci-joint un extrait, ainsi que la couverture réalisée par le talentueux dessinateur libriste Péhä.

Le CECIL milite pour une approche raisonnée du numérique.

Nous proposons des ateliers de sensibilisation et des formations pratiques sur les questions relatives à la surveillance. Le guide est un support pédagogique idéal pour nos « ateliers d'autodéfense numérique ».

Nous somme prêts à partager notre savoir-faire avec des organisations qui voudraient l'utiliser.

Le guide est proposé au prix de 5 euros et est disponible lors de nos différentes interventions publiques.

Pour les envois postaux et en nombre nous contacter via : contact@lececil.org.

Pour plus d'informations sur cette publication ou les activités du CECIL, nous sommes à votre disposition par courriel : contact@lececil.org

livretguidedesurvie-extraits.pdf
livretguidedesurviecouv.pdf
livretguidedesurvie-4emecouv.pdf

Source :
http://www.lececil.org/node/18001

***
Complément d'info
Sylvain Steer, chargé de mission du CECIL, interviewé par Framablog
https://framablog.org/2016/09/13/un-guide-pour-les-liberer-tous/

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 10:29

Le 8 septembre 2016

Le logiciel eGLYPH peut reconnaître et censurer les contenus djihadistes sur Internet, mais est-ce la bonne stratégie ?

En juin, une organisation américaine de lutte contre l'extrémisme a annoncé la création d'eGLYPH, un logiciel qui repère et élimine les contenus pro-terrorisme en ligne.

Selon le Counter Extremism Project, cet algorithme « réduira fortement la capacité des extrémistes et des terroristes à utiliser internet pour radicaliser, recruter et inciter à la violence. »

Depuis plusieurs années, les gouvernements français, anglais, allemands et américains tentent de travailler sur la question de la propagande djihadiste avec les géants du Web et les réseaux sociaux. Twitter a récemment fait des efforts: de février à août, le réseau social a suspendu 235.000 comptes qui faisaient l'apologie du terrorisme.

Selon Mark Wallace, le directeur du Counter Extremism Project, qui était ambassadeur auprès de l'ONU sous George W. Bush, cet algorithme pourrait avoir un effet positif. Interviewé par The Verge, il explique :

« Si un groupe extrémiste sait qu'au moment où ils essayent de poster une vidéo en ligne, elle sera immédiatement effacée et ne pourra pas devenir virale, alors poster ce genre de choses n'aura peut être plus de sens car ils ne pourront plus atteindre leurs buts en matière de propagande. »

Le logiciel eGLYPH a été développé par Hany Farid de Dartmouth University, qui a aussi créé PhotoDNA, un logiciel qui permet de repérer la pédopornographie.

Les deux algorithmes fonctionnent de manière similaire, mais eGLYPH permet aussi de repérer des vidéos et de l'audio.

Le logiciel est encore en phase de test mais sera bientôt mis gratuitement à disposition des réseaux sociaux, qui ont déjà commencé à utiliser d'autres systèmes de détection automatique.

Sauf que contrairement à la pédopornographie, certains contenus de propagande djihadiste méritent peut être d'être vus.

Par exemple, si les médias évitent en général les images violentes, beaucoup ont montré des extraits de propagande de Daech.

Pour contourner ce problème, Hany Farid explique que le logiciel peut s'adapter afin que les médias ou certaines organisations aient accès à ces contenus.

D'autres pensent que la censure automatique empêchera un dialogue qui pourrait permettre l'émergence de discours critiques du terrorisme, et la question essentielle reste de savoir quel est le réel impact de la propagande en ligne.

Comme l'explique John Horgan, un professeur de psychologie qui a étudié les groupes terroristes, la connexion n'est pas toujours évidente, et les djihadistes américains qui passent à l'acte ont souvent des disques durs sans images de propagande violente.

« J'imagine que la plupart de gens pensent que nous avons une bonne compréhension du rôle de certains contenus dans le processus de radicalisation. Mais en fait, non, ce n'est pas le cas. »

Source :
http://www.slate.fr/story/123141/algorithme-censure-propagande-djihadiste?

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 09:55

Le 5 septembre 2016

En application de la loi Savary, des agents de sûreté en civil et armés vont patrouiller dès le mois d'octobre dans les trains.

La mesure avait été annoncée en avril par Guillaume Pépy, le patron de la SNCF. Des agents de sûreté en civil et armés devraient circuler dans les trains dès le mois d'octobre, selon RTL. Le Conseil d'Etat aura examiné les quatre décrets portant sur ces patrouilles à cette date.
Lire ici :
http://www.bfmtv.com/societe/la-sncf-va-faire-circuler-des-patrouilleurs-armes-dans-les-trains-963938.html
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/terrorisme-des-agents-armes-dans-les-trains-a-partir-de-debut-octobre-7784734381

Des agents en duo

C'est en application de décrets de la loi Savary, sur la prévention des actes terroristes dans les transports, que ces patrouilleurs pourront faire des rondes, en duo et en civil, dans les wagons de la SNCF et de la RATP.
Loi Savary :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/03/09/adoption-de-la-loi-sur-la-securite-dans-les-transports_4879565_3224.html
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=B8B241DFC44E509EB80C23318BEE0836.tpdila19v_1?idArticle=JORFARTI000032282420&cidTexte=JORFTEXT000032282279&dateTexte=29990101&categorieLien=id

D'après la SNCF, contactée par BFMTV.com, les agents de sûreté "on toujours été armés", mais la nouveauté "c'est qu'ils sont en civil".

Ces patrouilles sont composées de deux agents de la Suge pour la SNCF (Surveillance générale) et du GPSR pour la RATP (Groupe de protection et de sécurisation des réseaux).

Ils devront être capables d'intervenir rapidement en cas de problème de sécurité.

Le texte, présenté quelques mois après l'attaque du Thalys reliant Amsterdam à Paris, permet aussi aux agents de la police ferroviaire de fouiller les bagages, procéder à des palpations et de prendre des mesures particulières contre la fraude.

Le texte prévoit aussi la constitution annuelle d'un rapport sur les harcèlements sexistes.

Source :
http://www.bfmtv.com/societe/des-agents-en-civil-et-armes-dans-les-trains-des-octobre-1033581.html

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 10:25

Le 8 septembre 2016

Le ministère de l'Intérieur, poussé par la Cour des Comptes, pense à fiscaliser la prime de déplacement des gendarmes mobiles et CRS. Les syndicats s'insurgent.

Pour les CRS et les gendarmes mobiles, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Leurs syndicats viennent d'apprendre, par un appel de la direction des ressources et des compétences de la police nationale (DRCPN), que leur prime de déplacement, aujourd'hui défiscalisée, risquait de ne plus l'être. Une situation qui devrait logiquement aboutir à une hausse de leurs impôts sur les revenus.

Concrètement, le ministère de l'Intérieur envisage de fiscaliser l'indemnité journalière d'absence temporaire (Ijat) que touchent les gendarmes mobiles et les CRS lorsqu'ils sont en mission loin de chez eux.

Cette indemnité, créée par décret en juillet 1961, avait fait l'objet en 2015 d'une hausse à la suite d'un protocole d'accord signé entre les syndicats de police et le ministère de l'Intérieur.

Son montant est ainsi passé de 33 euros par jour en 2015 à 35 euros au 1er janvier 2016, puis 37 euros en juillet dernier. Au 1er janvier 2017, elle devrait atteindre 39 euros.

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, expliquait en mai dernier que cette hausse visait à récompenser les efforts fournis par les forces de l'ordre dans le cadre du plan Vigipirate, des manifestations contre la loi travail, et de l'Euro de football.

Il est « légitime qu'une reconnaissance de l'engagement » des forces mobiles « soit exprimée », avait-il expliqué.

« Cette prime est touchée par tous les agents, quel que soit leur grade. Elle est défiscalisée depuis le début », souligne Jean-Marc Cortes, délégué national des officiers CRS pour le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI). « Elle représente un complément de revenu non négligeable, sachant qu'un officier peut effectuer en moyenne entre 120 et 150 jours de déplacement par an  », ajoute-t-il.

Problème, selon la Cour des comptes : il n'existe aucun texte qui justifie une exonération fiscale de cette indemnité.

« La Cour des comptes a le nez dedans depuis plusieurs années. C'est un véritable serpent de mer. Le sujet ressort tous les 3 ou 4 ans, puis il est enterré. Mais cette fois, le procureur général près la Cour a sommé l'administration de trouver rapidement une solution », explique le syndicaliste.

Les Sages de la rue Cambon ont en effet saisi, en juillet dernier, les ministères de l'Intérieur et du Budget, à ce sujet. « Nous avons été informés par un appel avant-hier. La DRCPN a demandé à la direction centrale des CRS de lui faire remonter d'ici vendredi toutes les sommes perçues au titre de l'Ijat », explique Jean-Marc Cortes.

Sous cette pression, le ministère se voit dans l'obligation de trouver une solution.

Mais l'idée de la fiscalisation attise la colère des syndicats.

« Le moment est vraiment inopportun au regard de l'actualité, de l''ensemble des missions dévolues aux agents depuis les attentats. De plus, le protocole d'accord signé en 2015 ne revenait pas sur la question de la défiscalisation. On a le sentiment qu'on nous prend d'une main ce qu'on nous a donné de l'autre », s'agace Jean-Marc Cortes.

« Cette perte de pouvoir d'achat, synonyme de régression sociale serait proprement inacceptable si elle était appliquée eu égard à l'implication sans faille des effectifs CRS», confirme Unité SGP-police FO dans un communiqué.

L'Unsa-Police dénonce pour sa part dans un courrier un «processus brutal (…) aussi intolérable qu'inadmissible ».

D'après les syndicats, le ministère de l'Intérieur envisage deux options pour ne pas trop pénaliser le pouvoir d'achat des forces de l'ordre. La première consisterait à imposer cette indemnité tout en créant une prime compensatrice.

« Trop compliqué », selon le SCSI.

Autre solution : garantir cette non-imposition en lui donnant un cadre juridique. Autrement dit, créer une sorte de niche fiscale.

Certains syndicats ont envoyé un courrier à Manuel Valls ou François Hollande pour les appeler à privilégier « cet arbitrage favorable ».

Autrement, tous menacent de lancer des « actions fortes » pour défendre leur intérêt.

Source :
http://www.lefigaro.fr/impots/2016/09/08/05003-20160908ARTFIG00137-le-gouvernement-envisage-d-augmenter-les-impots-des-crs-et-gendarmes-mobiles.php

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:33

Le 4 septembre 2016

ENQUETE - En 2015, 385 personnes ont été jugées coupables d’apologie du terrorisme. Le rythme ne devrait pas faiblir en 2016 après les attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Il connaissait parfaitement la portée de ses actes. Il est violent, asocial. Par ses propos, il a porté atteinte à la cohésion nationale et à la mémoire des victimes." Sans état d'âme, le procureur de Poitiers, Patrick Mairé, demande un "signal fort" et requiert deux ans de prison.

À la barre, rasé de frais, Serge Verstaevel, le visage marqué par l'alcool et trois larmes tatouées sous un œil, dit regretter, explique qu'il avait la rage : "Trouvez-moi un boulot, je ne ferai plus ça…"

"Mon client n'a rien d'un terroriste mais tout d'un paumé"

Les faits remontent à la mi-juillet. Récupéré par les pompiers dans un état comateux, le SDF est conduit à l'hôpital de Châtellerault.

Le réveil est brutal. Les menaces pleuvent sur le personnel du centre hospitalier.

Dessoûlé, il promet de "retourner en Syrie où il a des contacts" et "approuve Nice"…

"Il n'y a pas si longtemps, mon client, qui n'a rien d'un terroriste mais tout d'un paumé, aurait été jugé pour menaces et non pour apologie du terrorisme", déplore Me François Buffard, soulagé, "malgré le climat de peur", que le tribunal ait tenu compte de sa plaidoirie en condamnant mercredi 31 août le routard à six mois de prison au lieu des deux ans réclamés…

Même jour, même incrimination mais le contexte est différent devant le tribunal correctionnel de Montpellier qui juge Khader Cikilli, 30 ans, au profil plus radical. Fiché "S" depuis janvier 2015, le jeune homme a eu l'étrange idée de se rendre à Molenbeek le… 13 novembre 2015.

De longs mois d'enquête n'ont pas permis de l'"accrocher" à un quelconque réseau terroriste.

Reste la procédure d'apologie et ces vidéos d'exécution "made in Daech" complaisamment relayés à ses quelque 430 abonnés, notamment sur un compte "La lumière du djihad"…

La sentence tombe : cinq ans dont un avec sursis.

Un "record" qui fait bondir son avocat, Me Anthony Chabert, qui a fait appel : "Le législateur a créé une nouvelle infraction, l'apologie du terrorisme, mais sans la définir. Mon client reconnaît une curiosité malsaine et la diffusion des images mais il n'a ajouté aucun commentaire, n'a porté aucun jugement moral…"

Un focus après les attentats de Charlie

Jusque-là cantonnée au rayon des délits de presse, l'apologie du terrorisme a trouvé sa place dans le Code pénal en novembre 2014.

L'article 421-2-5 punit désormais les hérauts de Daech de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende, jusqu'à sept ans et 100.000 euros d'amende lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne.

Magistrats et policiers n'ont pas tardé à s'en emparer comme en témoignent les chiffres 2015 : 385 condamnations contre moins d'une dizaine en 2014.

Mais les internautes eux-mêmes ne sont pas en reste. Jusque-là absents de la Plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements (Pharos), gérée par la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité, qui enregistre les contenus ou les comportements illicites (escroqueries par Internet, images pédophiles…), les cas d'apologie du terrorisme ont représenté 16% des 188.000 signalements recensés en 2015, soit plus de 30.000…

Selon le ministère de l'Intérieur, pas moins de 4.800 comptes Twitter ont également été bloqués ou déréférencés depuis le début de l'année.

"Il y a d'abord eu un focus sur l'apologie juste après les attentats de Charlie et de l'Hyper Cacher", analyse un policier spécialisé. "Puis la lutte contre la radicalisation, notamment en prison, et la prolongation de l'état d'urgence qui permet 'd'aspirer' les données informatiques lors des perquisitions administratives ont encore renforcé le phénomène.

D'où une multiplication des procédures.

Et comme les procureurs suivent, 95% des mis en cause sont déférés et sont jugés avec des peines importantes, jusqu'à quatre ans." "Il n'y a pas de profil type", insiste un commissaire de province.

"On rencontre de tout, des hommes, des femmes, des convertis, des binationaux, des étrangers, des jeunes en recherche d'idéal, des proches de gens partis en Syrie, des fichés 'S', beaucoup de personnes fragiles psychologiquement aussi et des profils franchement inquiétants…"

"Djihad 11/09/2001" comme mot de passe

L'activité estivale judiciaire - marquée par les attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray - donne un aperçu de la variété des situations et des réponses pénales.

Sursis à Montpellier pour le petit frère d'un djihadiste de Lunel qui avait posté sur Facebook des photos de son aîné, les armes à la main, décédé en Syrie.

Trois ans ferme, en revanche, à Nice pour une Franco-Tunisienne de 28 ans, fichée "S", ayant choisi "djihad 11/09/2001" comme mot de passe de son ordinateur qui contenait des dizaines de vidéos et des centaines de clichés d'exécutions.

À Marseille, c'est une peine de trente mois qui a été prononcée contre un détenu radicalisé déjà écroué dans un dossier terroriste : une clé USB contenant des appels au djihad avait été retrouvée dans sa cellule des Baumettes…

Source :
http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Apologie-du-terrorisme-un-condamne-par-jour-807154

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 10:19


L’une des extrémités de la jungle longe la rocade
menant au port de Calais, fin 2015.
Au début de l’été 2015, la Grande-Bretagne a financé l’installation de barrières empêchant ainsi les migrants de grimper dans
les camions lors des embouteillages.

Le 7 septembre 2016

Londres a annoncé la construction d'un mur dans le port de Calais pour empêcher les migrants et réfugiés de monter à bord des camions à destination de la Grande-Bretagne. Les travaux vont commencer ce mois-ci et devraient être terminés à la fin de l'année, mais déjà les associations de poids lourds ont critiqué un projet coûteux et totalement inefficace.

Déjà surnommé « la grande muraille de Calais » par certains médias, ce mur haut de quatre mètres sera érigé le long de la rocade portuaire sur un kilomètre.

Présenté comme une construction anti-bruit et anti-intrusion, il sera construit en béton lisse pour décourager les tentatives d'escalade et recouvert d'un côté de végétation pour tenter de se fondre dans le décor.

Un système anti-franchissement a également été prévu, ainsi que des caméras de surveillance et des éclairages permettant de visualiser clairement les abords du mur la nuit.

La direction interdépartementale des routes a été désignée comme maître d'ouvrage et les travaux ont été confiés à la Société d'exploitation des Ports du Détroit, une société de travaux publics française, a confirmé à RFI la préfecture de la région de Pas-de-Calais.

Près de trois millions d'euros endossés par Londres

Robert Goodwill, le ministre britannique de l'Immigration, a précisé ce mercredi que le coût de ce mur, évalué à 2,7 millions d'euros, serait intégralement pris en charge par les autorités britanniques, indique notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. L'argent sera prélevé sur la contribution britannique à un fonds conjoint franco-anglais. Un fonds de 20 millions d'euros qui a pour vocation de renforcer les infrastructures de sécurité à Calais.

Le ministre a aussi assuré que le dispositif de sécurité à Calais était en cours de renforcement alors que de nombreux migrants et réfugiés qui vivent dans le camp de la Jungle à proximité du port continuent de tenter quotidiennement de passer de l'autre côté de la Manche.

Quelle efficacité ?

Mais loin de calmer les esprits, l'annonce de la construction de ce mur a immédiatement provoqué la colère des premiers concernés, les chauffeurs routiers. Plusieurs associations de poids lourds britanniques estiment que le mur ne règlera pas le problème et critiquent un gâchis financier.

Leurs responsables dénoncent le manque de sécurité alors que les agressions contre les chauffeurs de la part de migrants se multiplient. Les routiers demandent eux une plus forte présence policière et un endroit sûr pour stationner et vérifier le contenu de leur camion avant d'embarquer pour le Royaume-Uni.

Craintes des associations

Pour Christian Salomé, président de l'association l'Auberge des migrants qui vient en aide aux réfugiés dans la lande calaisienne, la construction de ce mur est un non-sens. « On a déjà 50 kilomètres de barbelés autour du port et autour du tunnel. [...] On ne va quand même pas construire des barbelés tout le long de l'autoroute jusqu'à Paris », dénonce-t-il.

Pour lui, il faudrait « prendre le problème à la base et se reposer la question de l'opportunité du blocage de la frontière anglaise ».

L'association craint aussi pour la sécurité des migrants.

Le fait que ce mur de béton soit construit le long de la rocade pourrait s'avérer « dangereux » pour les migrants, prévient Christian Salomé, « parce qu'actuellement les migrants bloquent la circulation sur la rocade où la vitesse est normalement limitée à 90 km/h ».

Le fait d'ériger ce mur tout autour de la route « va repousser ces barrages sur l'autoroute A16 ». Ce qui pourrait entraîner « des accidents beaucoup plus graves », étant donnée la vitesse bien plus élevée des véhicules sur l'autoroute.

Source :
http://www.rfi.fr/europe/20160907-france-calais-construction-mur-migrants

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 10:20

Le 24 août 2016 pat B. Girard

Les dernières mesures annoncées par l’Éducation nationale, relatives à la « sécurisation » des établissements scolaires, sont en réalité une étape supplémentaire dans ce qui apparaît comme le seul projet politique du gouvernement : le projet de la peur.

Pour l’instant, le port du casque n’est pas encore obligatoire, l’armement des enseignants non plus mais les dernières mesures prises par Cazeneuve, ministre de l’Education nationale et présentées par sa directrice de la communication, Najat Vallaud-Belkacem, sont une étape supplémentaire dans ce qui apparaît comme le seul projet politique du gouvernement : le projet de la peur.

La circulaire conjointe de l’Intérieur et de l’EN en date du 29 juillet dernier, manifestement rédigée dans la panique et la précipitation de l’attentat de Nice, le confirme : puisque le gouvernement s’interdit obstinément toute réflexion sur les causes profondes du terrorisme au prétexte qu’ « expliquer, c’est excuser », il ne reste plus qu’à travailler l’opinion publique pour la faire arriver aux mêmes conclusions.

Avec, en arrière-plan, ce vieux principe d’un régime à la dérive : faire peur pour faire obéir.

Surveiller plutôt que protéger

Avec cette circulaire, au-delà des annonces de façade, c’est le vocabulaire choisi qui fait sens :

« vigilance renforcée, plan particulier de mise en sûreté (PPMS), espaces vulnérables de l’école, cellules académiques de gestion de crise, capacités de résilience de la communauté scolaire etc »

Un vocabulaire policier pour une  vision policière de l’ordre scolaire, dont le but ultime est davantage de surveiller que de protéger.

Car si aucun établissement scolaire n’est évidemment à l’abri d’un attentat, il n’est pas nécessaire d’être sorti de l’IHEDN pour savoir que le principe de toute action terroriste consiste précisément à contourner l’obstacle mis sur sa route : devant une porte fermée, on entrera par la fenêtre ; plutôt que franchir une grille, on déposera sa bombe avant.

Au printemps dernier, Estrosi pouvait bien plastronner sur l’interdiction des fêtes de fin d’année décidée pour les écoles de sa ville ; les écoliers qui par malheur se trouvaient sur la promenade des Anglais le 14 juillet au soir ne sont pas obligés de le remercier pour sa lucidité…

De ce point de vue, les « instructions relatives à la sécurité dans les établissements scolaires » présentées par la ministre ont surtout pour objectif de protéger les pouvoirs publics des critiques irresponsables que ne manqueront pas de lancer, en cas d’attentat, des politiciens que rien n’arrête dans la récupération indécente des victimes.

Un catalogue à la Prévert, complètement déconnecté du quotidien des établissements… et de la réalité du terrorisme :

- organisation d’exercices « anti-intrusion » dont on a déjà vu à quelles stupides dérives ils pouvaient mener ;
https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/280416/anti-terrorisme-lecole-entretenir-la-peur

- une « alerte attentat-intrusion », à distinguer de l’alerte-incendie et dont il faudra s’assurer qu’elle soit « audible » (sic) ;

- éviter les « attroupements » à l’entrée des établissements (avec une distance de sécurité minimum entre chaque élève ?)

- la formation des élèves aux premiers secours (PSC1), comme si des élèves de 14 ans en situation réelle d’attentat étaient en mesure de se transformer en urgentistes ;

- sans oublier, bien sûr, la mobilisation formelle de la hiérarchie à tous les échelons, sans laquelle l’EN ne serait pas ce qu’elle est : des « référents sûreté », des « cellules académiques de gestion de crise », des modules de formation pour les directeurs d’école, des stages pour chefs d’établissement au centre de formation de la gendarmerie etc.

- plus grave, la chasse à la « radicalisation » - celle des élèves comme des adultes – ouvrant les portes à toutes les dérives racistes comme on a déjà eu l’occasion de s’en rendre compte.

Si, après cela, les élèves ne sont pas protégés du terrorisme, c’est à désespérer de la communication gouvernementale.

C'est le gouvernement qui fait peur

Un nouveau plan de mesures pour rien ? Evidemment non.

Ce serait négliger le fait que cette nouvelle initiative, sûrement pas la dernière en cette année électorale où toutes les surenchères sont attendues, trouve sa place et sa justification dans le climat anxiogène, virant à la paranoïa, délibérément organisé depuis un an et demi dans le cadre d’un état d’exception devenu permanent et dont l’effet le plus certain est de limiter toujours plus les libertés publiques.

N’est-ce d’ailleurs pas le but poursuivi ?

En dépit de leur caractère objectivement absurde, les dispositions annoncées ne font guère que récupérer, que recycler, des discours plus anciens, bien antérieurs aux attentats, appelant à une « sanctuarisation » des établissements scolaires, en réalité un repli derrière les murs, matérialisé par des dispositifs toujours plus sophistiqués de surveillance et de contention.

Une sorte de politique de la peur, inscrite dans un programme plus large de contrôle idéologique des élèves à base de rabâchage  autour des « valeurs de la république » : de fait, il se confirme au fil des mois que les attentats sont aussi (d’abord ?) un prétexte pour une mise au pas de l’école, de la société avec elle, reflet d’une vision nostalgique d’un monde passé (disons d’avant Mai 68), qui n’est pas l’apanage de la seule droite politique.

Le 4 novembre dernier, donc avant les attentas du Bataclan, de Nice, de Rouen, la ministre de l’Education nationale, déjà flanquée de son collègue de l’Intérieur, concluait ainsi son allocution : « A travers nos deux ministères, ce sont deux piliers de notre République qui se mobilisent conjointement. Une mobilisation qui s'accompagne d'un changement radical de culture. »

Avant l’échéance, fatale, des élections présidentielles, il reste aux acteurs de l’éducation à peine deux trimestres d’une année scolaire pour faire connaître leur point de vue sur ce changement radical de culture.

Source :
https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/240816/rentree-scolaire-la-lutte-contre-le-terrorisme-est-dabord-un-projet-politique

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 10:49

Le 8 aout 2016

La rétention administrative des « fichés S » est légitime
Par Bertrand Mathieu
*Ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature. Vice-président de l’Association internationale de droit constitutionnel.

Face au terrorisme, déroger à certaines libertés est justifié, estime le professeur de droit constitutionnel à l’École de droit de la Sorbonne-université Paris-I*.

Les attentats islamistes constituent, comme le reconnaissent nos gouvernants, des actes de guerre. Qui dit guerre, dit droit spécifique.

Droit d’exception pour une situation exceptionnelle.

Il convient alors de déterminer ce à quoi notre droit peut déroger et ce à quoi il ne doit pas déroger.

La dignité de la personne humaine interdit que la mort soit prononcée en tant que sanction (mais non comme acte de légitime défense) ou que la torture soit légalisée.

Il n’en est pas ainsi de la liberté d’aller et de venir, qui n’est pas sans limites.

Certes, l’exceptionnel peut s’installer et menacer durablement nos libertés, mais le maintien de l’absolue primauté des droits individuels est mortifère.

Placer des personnes soupçonnées en rétention administrative ou les assigner à résidence, expulser les étrangers condamnés ou suspectés sont des mesures qui s’imposent sous réserve de prévoir garanties et contrôles juridictionnels afin d’éviter l’arbitraire.

Lire la suite :
http://www.bertrandmathieu.fr/2016/08/le-figaro-8-aout-2016.html

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Le 2 septembre 2016

Rétention des « fichés S » : le procureur de Paris rappelle le droit à des candidats de droite

Pour lutter contre le terrorisme, plusieurs candidats à la primaire de la droite en vue de l’élection présidentielle de 2017 proposent de mettre en place une rétention préventive des individus fichés S (pour « sûreté de l’Etat »).

Une telle perspective est écartée par le procureur de Paris, François Molins. « C’est absolument impossible », a-t-il expliqué dans un entretien accordé au Monde :

« Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d’une procédure pénale. C’est le socle de l’Etat de droit. On ne peut pas détenir quelqu’un avant qu’il ait commis une infraction. »

Lire la suite :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/09/02/la-retention-des-fiches-s-proposee-par-des-elus-de-droite-jugee-impossible-par-le-procureur-de-paris_4991780_823448.html

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 14:06

Le 25 août 2016

La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a confirmé que des enseignants, soupçonnés de radicalisme, ont été éloignés des salles de classe, avant des mesures plus définitives.

Certes, Najat Vallaud-Belkacem en convient, en terme de sécurité, rien "ne sera sans doute jamais suffisant." Néanmoins, aux micros d'Europe 1, ce jeudi, la ministre de l'Education nationale a expliqué les mesures décidées pour cette rentrée 2016-2017.

Une rentrée, bien entendu, marquée par les événements liés au terrorisme islamiste durant l'été, à Nice ou à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Formations et exclusions

Ainsi, outre les patrouilles mises en place par le ministère de l'Intérieur devant les écoles, collèges, lycées etc., les cadres de l'Education nationale bénéficieront d'une formation aux premiers secours.

Du côté du personnel éducatif, la ministre a convenu, sans en préciser le nombre ni la zone géographique, que des enseignants "fichés S" (atteinte à la sûreté de l'Etat, ndlr) avaient été "suspendus immédiatement", depuis janvier 2015. Par ailleurs, elle assure que "des procédures disciplinaires en vue d'une exclusion définitive de l'Education nationale" sont prévues.

Source :
http://www.letelegramme.fr/france/education-nationale-des-profs-fiches-s-exclus-25-08-2016-11193724.php

Complément d'info :
http://www.francesoir.fr/politique-france/securite-lecole-les-enseignants-fiche-s-seront-suspendus-et-exclus-de-leducation

Pour rappel - Qu'est-ce qu'une fiche S ?

Les fiches S, créées à l'origine pour contrôler les déplacements des diplomates, sont une des sous-catégories du fichier des personnes recherchées (FPR), qui regroupe aussi le fichier M (pour les mineurs fugueurs), le fichier V (pour les évadés), ou encore le fichier T (pour les débiteurs du Trésor).

Au total, 400.000 personnes figurent dans ce FPR qui a été créé en 1969.

La fiche S - pour sûreté de l'Etat - vise, selon la loi, des personnes « faisant l'objet de recherches pour prévenir des menaces graves pour la sécurité publique ou la sûreté de l'Etat, dès lors que des informations ou des indices réels ont été recueillis à leur égard ». En clair, la fiche S peut être attribuée à des personnes soupçonnées de visées terroristes ou d'atteinte à la sûreté de l'Etat, sans pour autant qu'elles aient commis de délit ou de crime. Une fiche S peut par exemple concernée une simple relation d'un terroriste connu.

Figurent sur cette fiche S, l'état civil complet de la personne recherchée (nom, prénom, date et lieu de naissance, sexe, nationalité, pseudo), une photo et un signalement, les motifs de la recherche et la conduite à tenir en présence d'une personne fichée.

En savoir plus sur :
http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0211166564497-terrorisme-quest-ce-que-la-fiche-s-2017506.php?B4HFeEiL9ETUqzlE.99

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 10:18

Le 19 août 2016

Extrait - Reconnaissance faciale, hacking d'objets connectés, malwares: le dernier thriller avec Matt Damon fait un grand étalage de technologies numériques. Mais la réalité dépasse déjà la fiction.

(...)

cette fois l’agent amnésique de la CIA a peut-être passé un peu trop de temps loin des réseaux. Quatrième opus de la saga, le film Jason Bourne – sorti dans les salles suisses le 10 août – mêle une grosse dose de cascades et de gadgets sous une bonne couche de surveillance de masse. Or, la réalité semble déjà avoir déjà dépassé cette fiction. Décryptage.

(...)

Écoute à distance

Mais pourquoi donc se donner tant de mal, se questionne Serge Vaudenay, du laboratoire de sécurité et de cryptographie de l’EPFL ? « Les voitures modernes sont aujourd’hui équipées de micros faisant partie de systèmes téléphoniques main libre, rappelle-t-il. Ce système connecté peut donc être piraté de façon à écouter la conversation téléphonique, comme si vous en étiez. »

Freins, volant, klaxon: l’année dernière, deux hackers américains avaient livré une démonstration poignante de tout ce qu’il est possible de contrôler à distance dans une jeep Chrysler. Une vulnérabilité liée au fait que les « constructeurs automobiles tentent tous de convertir leurs voitures en smartphone », comme le relatait le magazine Wired.

(...)

Détournement d’objets connectés

Les voitures ne sont pas les seuls objets à pouvoir être contrôlés à distance.

(...)

Mais il n’y a pas que les super-agents qui puissent faire l’objet d’une telle surveillance. Il existe par exemple une nouvelle version de poupée Barbie connectée à internet par wifi.

L’enfant pose sa question au jouet, qui est transmise à un serveur à l’étranger, pour ensuite retransmettre une réponse adaptée.

« Il y a donc un objet posé dans le salon qui peut écouter ce qu’il se dit, et dont on oublie la présence », remarque Jean-Pierre Hubaux, du laboratoire des communications informatiques et leurs applications de l’EPFL.

« On est en plein dans le livre « 1984 » de Georges Orwell! Aujourd’hui, ce genre d’espionnage devient possible à cause de l’incessant désir des gens de se simplifier la vie ».

Système ferroviaire, réseau de métro, système de contrôle aérien ou barrages hydroélectriques. En réalité, « tout ce qui touche à l’infrastructure d’un pays peut théoriquement être contrôlé à distance », confirme Jean-Pierre Hubaux tout en précisant que les mesures défensives actuelles rendent ce type d’assaut très difficile.

Reconnaissance faciale

Cette technologie de reconnaissance faciale est déjà «très mature» et peut s’effectuer en temps réel – comme dans le film – grâce à la puissance de calcul informatique permettant de croiser de très grandes quantités de données en quelques millisecondes, confirme Jean-Philippe Thiran, professeur à l’EPFL spécialisé dans le traitement d’images.

Seule pierre d’achoppement: la qualité des images. Lors des attentats du 22 mars, les autorités bruxelloises ne disposaient par exemple que d’une séquence de trois ou quatre secondes provenant d’une caméra de vidéosurveillance pour identifier l’homme au chapeau, le complice des auteurs.

« Ce qui pourrait un jour être suffisant », explique le chercheur. « Une caméra de bonne qualité fournit 25 images par seconde. En agrégeant toutes ces images, même de mauvaise qualité, on devrait pouvoir reconstruire un visage graphiquement avec précision. C’est ce qu’on appelle la super-résolution. »

(...)

Pressions sur la Silicon Valley

« ll y a toujours une manière de contourner les systèmes de sécurité », explique par téléphone le professeur de l’EPFL Serge Vaudenay, depuis une conférence internationale sur le cryptage en Californie. Il est, selon lui, possible de déjouer le verrouillage du téléphone après avoir entré plusieurs codes pin erronés en coupant l’alimentation de la batterie juste avant que le système ne comptabilise la tentative.

Même les applications qui ont fait du chiffrement total des données leur marque de fabrique sont vulnérables.

« Les systèmes de cryptographie de WhatsApp sont bien faits. Mais toutes les données sont également enregistrées en clair dans Google Drive », explique Serge Vaudenay. Ou comment créer un coffre inviolable et donner la clé au premier venu…

(...)

Attaques informatiques gouvernementales

Pour Jean-Pierre Hubaux, « ces techniques sont aujourd’hui connues dans le monde entier et utilisées tant par le crime organisé que par des autorités gouvernementales ».

A l’origine des invasions : un virus informatique – le malware.

En 2010, la NSA créée le ver Stuxnet destiné à faire pourrir le programme de recherche nucléaire iranien. Il affectera 45’000 systèmes informatiques et conduira au dérèglement et même à la destruction physique de centrifugeuses.

Avec leurs coupures de courant, les anciens collègues de Jason Bourne ne vivent vraiment plus avec leur temps.

Source :
https://www.letemps.ch/sciences/2016/08/19/jason-bourne-lespion-venait-siecle-passe

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