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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:56

Le 17 mars 2017

Actualité du Guide d'autodéfense juridique "face à la police / face à la justice"

Il y a plus d’un an le collectif CADECOL sortait la 2ème édition du guide d’autodéfense juridique  « face à la police / face à la justice » qui a suscité votre intérêt (présentation ici : http://www.actujuridique.com/2eme-edition).

Or depuis sa sortie le droit pénal et sa procédure ont déjà fait l’objet d’au moins quatre réformes. Le collectif CADECOL s’est donc attelé à mettre à jour le guide et à publier les modifications sur son nouveau site internet : http://www.actujuridique.com/

Votre guide, en version papier ou numérique, reste donc pleinement utilisable. Il vous suffit de rechercher les mises à jours sur http://www.actujuridique.com/.

Elles sont organisées pour qu'il soit facile de les imprimer et de les glisser dans votre guide !

Le site internet fait peau neuve pour être facile d'utilisation, n'hésitez pas à le consulter. Le guide, en version numérique gratuite, s'y trouve également.

Pour recevoir une version papier, le livre est disponible en librairie.

Pour les collectifs, associations, syndicats, bibliothèques auto-gérées, il est toujours possible de contacter directement notre collectif-auteur pour d'autres modalités d'acquisitions ou pour envisager des tournées de présentation/discussion.

Bien à vous,

K. pour le collectif CADECOL

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 10:49

Le 15 mars 2017

Bonjour,

Voici en pdf, le No 161, mars 2017, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...

A bientôt.
L'équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article571

*****
Au sommaire

  > « Une révolution pour faire plier la mauvaise France »


  > chronique de l’arbitraire
     Le viol comme méthode d’interpellation
     La BST d’Aulnay : l’exception ou la norme ?
     Ripostes : la révolte est légitime
     L’État s’acharne et la famille Traoré ne se tait pas…
     Affaire Wissam : le spectre du non-lieu
     Un mort tué au flashball : 6 mois avec sursis pour le policier !

  > Agir

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:56

Le 15 mars 2017

Antoine Deltour et Raphaël Halet sont à l'origine des révélations sur le scandale d'évasion fiscale qui a ébranlé le Luxembourg début 2015. Le journaliste Edouard Perrin, qui avait rapporté l'affaire dans l'émission Cash Investigation sur France 2, a été acquitté.

Cinq ans après le début de l'affaire LuxLeaks, la justice luxembourgeoise a réduit en appel les peines d'Antoine Deltour et Raphaël Halet, les deux lanceurs d'alerte à l'origine du scandale d'évasion fiscale qui a ébranlé le Luxembourg début 2015.

Antoine Deltour est condamné à six mois de prison avec sursis et 1500 euros d'amende.

Raphaël Halet écope de 1000 euros d'amende.

Ils devront également s'acquitter d'un euro symbolique de dommages et intérêts à la firme d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC), leur ancien employeur qui s'est constitué partie civile.

En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à 12 et 9 mois de prison avec sursis, assortis de 1500 et 1000 euros d'amende, pour «vol, violation du secret professionnel et du secret des affaires, accès ou maintien dans un système frauduleux informatique, blanchiment et divulgation de secrets d'affaires».

Tous deux avaient fait appel de leur condamnation. Lors de ce nouveau procès, le chef de violation du secret professionnel et du secret des affaires a été abandonné. Ils risquaient à nouveau jusqu'à cinq ans de prison

De son côté, le journaliste Edouard Perrin, qui avait révélé le scandale dans l'émission Cash Investigation, sur France 2, a été acquitté pour la deuxième fois.

Reconnus comme lanceurs d'alerte, mais condamnés

Dans son premier jugement, la cour avait reconnu que Raphaël Halet et Antoine Deltour avaient agi comme lanceurs d'alerte et « dans l'intérêt général, contre des pratiques moralement douteuses ».

Ce qui n'a pas empêché qu'ils soient à nouveau condamnés.

Le comité de soutien à Antoine Deltour s'étonne de cette contradiction dans un communiqué : « Antoine Deltour est lanceur d'alerte au moment de transmettre les documents, mais il est condamné pour les avoir volés. »

Sur Twitter, le comité annonce également que le lanceur d'alerte réfléchit « avant de donner suite ou non » à un éventuel pourvoi en cassation.

De quoi sont-ils accusés ?

En 2010 et 2012, Deltour puis Halet avaient collecté des milliers de documents fiscaux de PricewaterhouseCoopers.

Ces « tax rulings », des accords secrets entre le fisc luxembourgeois et plus de 300 multinationales ont été transmis au journaliste Edouard Perrin, qui les a tout d'abord été utilisés pour des enquêtes diffusées sur France 2 en 2012 et 2013.

Puis, le 5 novembre 2014, le consortium international de journalistes d'investigation ICIJ lance la vague de révélations publiées par la presse internationale et bapitisée « LuxLeaks» .

Que contiennent les documents LuxLeaks ?

En résumé, LuxLeaks démontre que les multinationales transféraient leurs bénéfices vers le Luxembourg pour échapper à l'impôt dans les pays où elles gagnaient véritablement cet argent.

Au Grand-Duché, elles négociaient des taux d'impôts très faibles, jusqu'à 1% de leurs bénéfices, avec le gouvernement.

Ces accords ont été passés entre 2002 et 2010, alors que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker était premier ministre du Luxembourg.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 00:46

Respirez plus fort
que le souffle du bourreau
*

A toutes les victimes de la police au dessus des lois

soumises aux contrôles d’identité abusifs - asphyxiées - insultées - mutilées - électrocutées - contrôlées au faciès - gardées à vue abusivement - matraquées - étouffées - battues à mort - abattues par balles - fouillées systématiquement noyées - violées - tasées - meurtries par Flash-Ball - humiliées - politique du chiffre - politiques sécuritaires - délits d’outrage et de rébellion surexploités - falsifications ou disparitions de preuves - mises en danger ou tuées par des courses poursuites - dépouillées - menacées par des tirs à balles réelles - suicidées par les matons - pratiques policières meurtrières - crimes racistes - impunités policières - mépris des familles … il faut que ça cesse !

A toutes les victimes de l'état d'urgence

discrimination - ciblage des musulmans - perquisitions administratives massives, disproportionnées et non motivées - forces de l’ordre cagoulées - interventions traumatisantes devant des enfants - ouverture par la force de la porte sans justification - usage de la contrainte ou atteinte aux biens disproportionnés - refus d’accès à des lieux publics - licenciements - perte des habilitations professionnelles - mise en isolement de détenus - assignations restreignant la liberté d’aller et venir - régime très lourd de pointage et de maintien à domicile - assignations sur notes blanches - contrôles d’identité généralisés et discrétionnaires - fouilles de bagages et visites de véhicules massivement utilisées - gravité des atteintes aux libertés - interdiction de manifester ou de se réunir (IMR) - interdictions de séjour pour les manifestants - utilisations assumées de l’état d’urgence pour maintenir l’ordre - port d’armes permanent pour les policiers - mesures permanentes restrictives des libertés - suspension de l’état de droit …il faut que ça cesse !

A toutes les victimes de la répression des manifestant-es-s

blessées - mutilées - brûlées - gazées - matraquées - nassées - pourchassées - frappées à terre - plaquées au sol - menacées - estropiées par Flash-Ball - contrôlées - touchées par tir tendu de grenade lacrymo. - menottées et frappées au visage - touchées par projectile - mises en joue - interpellées - humiliées en garde à vue - délits d’outrage et de rébellion surexploités - empêchées de filmer - non assistées et non exfiltrées - comparutions immédiates - repoussées violemment - passées à tabac - interdites de séjour, de manifester ou de se réunir - emprisonnées - amendes - intimidations et harcèlements judiciaires - poursuites abusives … il faut que ça cesse !

A toutes les victimes de la chasse aux migrant-es-s

traquées - harcelées - chassées - stigmatisées - délit de solidarité - enfermées - emprisonnées sans avoir commis de délit - harcèlement policier - humiliées - parquées - mineurs abandonnés - enfants disparus - droit d’asile remis en cause - exclues - expulsées - reconduites violemment aux frontières - France condamnée plusieurs fois par la CEDH - privées de liberté - fichées - test osseux - centres de rétention anxiogènes et traumatisants - volées - confinées - déshumanisées - couvertures confisquées - victimes de racisme - enfermement croissant des enfants - dignité bafouée - démantèlements violents de camp - stigmatisées - niées dans leur identité et leur expérience - violées - tuées - exploitées - frappées -
prostituées - barbelés - sans logement - frontières - barbelés - murs - frontex … il faut que ça cesse !

A toutes les victimes de la société de contrôle

réseaux-socialisées - vidéo-surveillées - géo-localisées - fichées - espionnées - fouillées - présumées coupables - manipulées - formatées - loi renseignement - marchandisées - écoutes téléphoniques - IMSI-catcher - autocensure - lanceurs d’alerte réprimés - saisie de données de messagerie électronique - scannées - désinformées - flashées - métropolisées - numérisées - piratées - criminalisées - exilées - interception de correspondances électroniques - smartphones - bracelets électroniques - caméras piétons - FNAEG - drones - prélèvements ADN - disparition du juge d'instruction indépendant - big data - techniques intrusives - collectes massives de données - surveillance généralisée - Edward Snowden - algorithmes - contrôle de la pensée, des corps et du portefeuille - TES - données biométriques - évitement du processus parlementaire - mouchards - objets connectés - Big Brother - instrumentalisation de la peur - identification et contrôle permanents - loi numérique - violation de la vie privée… il faut que ça cesse !

L’Etat policier, les crimes impunis, les violences, les répressions...
Ça commence à se savoir… Il faut que ça cesse !

A toutes les victimes
Solidairement le collectif Contre Les Abus Policiers à vos côtés

C.L.A.P33 - Collectif contre Les Abus Policiers
clap33.over-blog.com/  collectif.clap33@gmail.com

*Inspiré de "Il faut beaucoup nous aimer, cette fois encore, respirer plus fort que le poumon du bourreau " René Char

Bordeaux - France - Mars 2017

A-nos-victimes - C.L.A.P33 - Mars 2017

Justice pour Adama

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:34

Le 1er mars 2017

Nous avons pu entendre, suite aux manifestations et aux émeutes en réaction au viol de Théo, cette vieille rengaine qui va de l’extrême-droite à l’extrême gauche : les quartiers populaires sont absolument dépolitisés, et les éruptions de violence face à la police relèvent du mystère ou de la manipulation.

Cette petite chanson, selon qui l’entonne, sert à dissimuler la situation réelle dans les quartiers ou à délégitimer avec paternalisme toute la colère qui n’accepte pas de se laisser contenir dans les formes classiques de la politique.

Après avoir interviewé Samir du Mouvement de l’Immigration et des Banlieues, un lecteur de lundimatin est allé rencontrer Skalpel, du collectif de rappeurs Première Ligne.

Lire la suite :
https://lundi.am/Entretien-Skalpel

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 12:39

Le 16 février 2017

Depuis que les exactions des policiers d’Aulnay-sous-bois ont été rendues publiques, les émeutes nocturnes en banlieue parisienne ne semblent pas vouloir s’arrêter et ce malgré les appels au calme et les menaces de l’exécutif.

Un lecteur de lundimatin a donc jugé pertinent de nous faire parvenir l’entretien qu’il a mené avec Samir, militant issu du Mouvement de l’immigration et des banlieues.

Ce dernier revient sur sa politisation en banlieue dans les années 90, sur les émeutes de novembre 2005, sur le rôle des associations de quartier et nous donne son point de vue sur le mouvement actuel #justicepourtheo.

Il livre ici une analyse particulière sur le prolongement de l’émeute dans l’action militante, voire politique et dans la jonction avec d’autres formes de luttes.

Lire la suite :
https://lundi.am/Nos-quartiers-ne-sont-pas-des-deserts-politiques

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 17:40

Le 28 février 2017

Vingt-deux personnes ont été interpellées, mardi 28 février, à Paris et en banlieue, notamment pour jets de projectiles et dégradations, lors d'une nouvelle journée de mobilisation des lycéens contre les violences policières, selon des sources policières.

Sept personnes ont été interpellées à Paris, dix à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), quatre à Gennevilliers et une à Clichy (Hauts-de-Seine). Un jeune de 16 ans a été interpellé pour avoir lancé un projectile sur la proviseure d'un établissement du 9e arrondissement, légèrement blessée.

Quinze établissements perturbés

La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a condamné "fermement la violence dont a été victime ce matin la proviseure du lycée Jules-Ferry à Paris".

Le premier syndicat des proviseurs, le SNPDEN-Unsa, a de son côté condamné "le climat de violence des blocages des lycées", déplorant qu'il y ait eu deux membres du personnel de direction blessés en moins d'une semaine.

Selon les autorités, quinze établissements étaient perturbés mardi en milieu de journée, dont onze à Paris.

Deux établissements étaient touchés dans les Hauts-de-Seine, un dans le Val-de-Marne et un en Seine-Saint-Denis.

Des poubelles ont été incendiées devant plusieurs établissements parisiens, selon une autre source policière.

"On perd en crédibilité"

En fin de matinée, plusieurs centaines de jeunes, dont certains étaient masqués, se sont rassemblés sur le cours de Vincennes sous forte surveillance policière.

Brandissant des banderoles "Flics armés, jeunesse blessée" ou "Pas de justice, pas de paix", ils sont ensuite partis par petits groupes dans les rues de la capitale.

Scandant "A bas l'Etat policier", "Justice pour Théo, on ne veut pas d'une police de fachos" ou encore "Justice pour Adama, on ne veut pas d'une police made in USA", ils ont notamment dégradé une voiture et dérobé des livraisons de supermarché.

"D'un côté, j'ai la haine envers la police, mais d'un autre côté, on ne peut pas manifester contre les violences policières en étant nous-mêmes violents. On perd en crédibilité", a estimé un manifestant, Marius, 16 ans.

Zied, 16 ans, lycéen à François-Villon, dans le 14e arrondissement, a pour sa part regretté le caractère "sauvage" de la manifestation.

"On ne peut pas revendiquer nos convictions de cette manière", a déclaré l'adolescent, qui compte désormais s'"organiser avec les syndicats lycéens, en assemblée générale".

Jeudi dernier, un rassemblement des lycéens contre les violences policières et en "vengeance pour Théo" avait donné lieu à des heurts avec les forces de l'ordre à Paris, débouchant sur 28 interpellations.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/mobilisation-contre-les-violences-policieres-22-personnes-interpellees-a-paris-et-en-banlieue_2075361.html

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:27

Communiqué du 28 février 2017

BAGUI TRAORE DE NOUVEAU ACCUSÉ LES MEMBRES DE LA FAMILLE TRAORE ENTENDUS PAR LA GENDARMERIE

A 6h ce matin, Bagui Traoré 1er témoin du meurtre de son frère a été placé en garde à vue.

Il était déjà emprisonné sur la base de faux témoignages et de mensonges des policiers municipaux et des gendarmes de Persan après le conseil municipal du 17 novembre 2016. Le procès qui s'est tenu le 14 décembre a illustré le traitement sordide de l'Affaire Adama, reconnaissant Bagui coupable de délits qui n'ont jamais pu être prouvés.

Aujourd’hui, les chefs d'inculpations sont extrêmement graves. L'acharnement pour le discréditer s'intensifie durement depuis quelques heures.

Depuis ce matin, les membres de la famille Traoré sont tour à tour entendus par la gendarmerie de Persan, gendarmerie où est mort Adama Traoré le 19 juillet dernier. Cette matinée du 28 février prouve une fois encore l'acharnement des instances judiciaires contre la famille Traoré.

Une nouvelle enquête est ouverte contre Bagui Traoré. Les nouveaux chefs d'inculpation sont d'une extrême gravité:
- Tentative d'assassinat
- Dégradation ou détérioration du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes
- Dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à un dépositaire de l'autorité publique
- Non dénonciation de crime

Par ailleurs, il nous a été très difficile d'apporter notre soutien à Bagui ces derniers mois.

Depuis son incarcération le 23 novembre 2016, Bagui Traore n’a pu recevoir de visite de sa famille. Les permis de communiquer et de visite de la famille n'ayant été accordés que le 30 janvier 2017 sous pression de l’avocat.

Assa Traoré et la compagne de Bagui sont à ce jour les seules ayant droit de visite au parloir, la première visite d’Assa ne devait avoir lieu que le 1er mars.

Nous ne voyons qu'une représaille de plus du Parquet de Pontoise, une vengeance qui a permis ce matin la déstabilisation psychologique de notre frère, fils et ami Bagui.

Tout est mis en œuvre pour détruire notre lutte et ces derniers évènements constituent une nouvelle mise à mort de notre frère Adama. Après avoir asphyxié notre frère, fils et ami, ils étouffent depuis ce matin notre lutte, notre famille et mettent toute en œuvre pour tuer psychologiquement Bagui, 1er témoin du meurtre de son petit frère.

Ces accusations ne sont là qu'en réponse à l'organisation efficace de la famille et des proches d'Adama Traoré, depuis 7 mois. Depuis le 19 juillet 2016, et particulièrement depuis le 23 novembre, nous faisons face à une campagne de criminalisation à l'endroit de notre famille.

Cette criminalisation vise à étouffer notre lutte pour la dignité, la vérité et la justice pour Adama.

Des hommes et des femmes se sont battus pour la justice et la vérité, ces causes que nous revendiquons pour la perte d’une des nôtres. Nous continuons à nous battre pour la libération de Bagui. Nous continuons une lutte digne et forte.

Nous saluons le courage de Bagui, nous nous efforçons de travailler à sa libération. Cette condamnation ne doit en aucun cas nous obliger à fléchir, à faiblir ou concéder à quelques compromis au nom d'Adama.

Pour la Justice, la Vérité et la Liberté les mobilisations ne faibliront pas et nous continuerons. Plus que jamais, devant tant de difficultés, nous aurons besoin de chacun et chacune d'entre vous.

Alors, notre réponse n'en sera que plus forte !

C’est pourquoi nous vous donnons rendez vous ce soir :
Réunion Publique le 28 février 2017 à 17h au CICP
21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (M9, Rue des Boulets)

Le Comité Adama s'exprimera sur ces derniers évènements.

Vérité et Justice pour Adama
Liberté pour Bagui

Le Comité Justice et Vérité pour Adama
https://fr-fr.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 10:59

Le 27 février 2017

Au total, sur Paris et les trois départements de la petite couronne, 31 personnes ont été interpellées…

Clichy, Levallois-Perret, Asnières, Bois-Colombes… Seize adolescents ont été placés en garde à vue ce lundi, à la suite d’incidents dans plusieurs lycées des Hauts-de-Seine, selon une source policière.

Sur Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis), un total de 31 personnes ont été interpellées.

« Fermeté absolue avec les casseurs : 31 interpellations pour dégradations et violences volontaires commises aujourd’hui aux abords des lycées », a dit le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, dans un message posté sur Twitter.

Portail cadenassé, projectiles…

A Clichy, le lycée Newton a été bloqué dans la matinée par plusieurs élèves, qui ont notamment cadenassé un portail, avant de lancer des projectiles sur les forces de l’ordre.

Huit adolescents, âgés de 15 et 16 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue.

Dans les Hauts-de-Seine, les autres interpellations se sont déroulées en marge d’incidents dans des établissements de Levallois-Perret, Asnières et Bois-Colombes.

Une série de manifestations contre les violences policières ont eu lieu depuis quinze jours en région parisienne et en province, parfois émaillées d’incidents, dans le sillage de l’affaire Théo, du prénom d’un jeune homme de 22 ans brutalement interpellé début février en Seine-Saint-Denis.

Source :
http://www.20minutes.fr/societe/2021675-20170227-hauts-seine-seize-adolescents-garde-vue-apres-incidents-lycees

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:27

Le 11 février 2017

Les violences policières sont de plus en plus dénoncées dans les quartiers populaires, y compris devant la justice. Mais les contre-plaintes de la police sont quasi systématiques.

Au surlendemain des conclusions de l'IGPN, la police des polices, qui contestent le viol volontaire de la part des forces de l'ordre, un rassemblement est organisé samedi après-midi à 16h devant le tribunal de Bobigny.

Une initiative citoyenne, appuyée par plusieurs familles de victimes de violences policières, pour dénoncer une éventuelle requalification des faits par la justice dans cette affaire, mais aussi un système judiciaire trop souvent "deux poids deux mesures".

Quant à la confiance en l'institution judiciaire, elle est de plus en plus abîmée.

Les organisateurs du rassemblement le répètent : ils ne veulent pas faire pression sur les juges, simplement mettre en évidence les biais insupportables, à l’œuvre selon eux dans le processus judiciaire.

Car devant le tribunal de Bobigny, expliquent les associations, près de 100% des plaintes pour violences policières s'accompagnent de contre-plainte venant de la police pour outrage et rébellion.

Résultat : des classements sans suite le plus souvent, voire des contre-condamnations.

"Les victimes finissent coupables", explique Baki Youssoufou, qui milite contre les contrôles d'identité abusifs. "La justice développe le sentiment d'impunité de la police. Ce n'est plus acceptable. C'est l'image qu'un certain nombre de jeunes ont de la République !"

Une difficulté de l'institution à poser un regard extérieur

Un malaise flagrant dont l'institution judiciaire doit se saisir d'urgence, acquiesce Laurence Blisson, du Syndicat de la Magistrature. Elle confirme le dépôt quasi-systématique de plaintes de la part de la police, et leur traitement souvent plus rapide.

"Juridiquement, la parole d'un policier ne vaut pas plus que la parole d'une personne qui dénonce des faits de violences. Mais de fait, parce que le travail policier est le socle du travail judiciaire, il y a une véritable difficulté de l'institution à poser un regard extérieur."

D'où la nécessité d'ouvrir très vite un débat, soutient le syndicat. Et notamment de se poser la question d'un traitement simultané des différentes plaintes dans ce type d'affaires.

Source :
https://www.franceinter.fr/justice/violences-policieres-comment-les-victimes-peuvent-devenir-des-coupables

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 10:53

Amnesty International toujours sur la brèche !

Mercredi 22 février 2017, l'association a rendu un rapport dans lequel elle dénonce une année "terrible" pour les droits de l'Homme dans le monde, et "très préoccupante" en France.

****
France, vos droits en danger

Etat d’urgence, crise de l’accueil des réfugiés, ventes d’armes, discriminations des Roms… revue de détail d’un sombre bilan en matière de droits humains.

La France vit sous état d’urgence depuis plus d’un an. Un état d’exception qui menace les droits fondamentaux. Des catégories de personnes sont particulièrement visées mais c’est toute la société qui subit cette restriction des droits et des libertés.

Lire la suite :
https://www.amnesty.fr/actualites/rapport-france

****
"Injustifiable", "dangereux"... Amnesty étrille l'état d'urgence en France
http://www.lci.fr/societe/injustifiable-dangereux-amnesty-international-etrille-l-etat-d-urgence-en-france-dans-son-rapport-annuel-2026922.html

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:28

Le 23 février 2017

Ce jeudi 23 février, une dizaine d’établissement scolaires parisiens étaient bloqués en signe de protestation contre les violences policières.

Reporterre était au lycée Bergson, où un lycéen avait déjà été violemment frappé par un CRS en mars 2016, en marge des manifestations contre la loi travail.

- Paris, reportage

Jeudi 23 février au matin, de nombreux élèves étaient rassemblés devant le lycée Henri-Bergson, dans le XIXe arrondissement de Paris, pour protester contre les violences policières.

Selon BFM, neuf établissements parisiens étaient bloqués à 8 h.

« Nous sommes venus témoigner notre soutien à Théo [un jeune homme de 22 ans qui aurait été violé avec une matraque par un policier lors d’un contrôle de police, le 2 février à Aulnay-sous-Bois]  », explique Emilie, 17 ans.

« Les violences policières sont devenues un peu trop fréquentes », renchérit Joël, 17 ans aussi.

Le groupe de lycéens se rappelle avec colère le tabassage de leur camarade de classe, le 24 mars 2016, en marge des manifestations contre la loi travail : Danon, 15 ans, avait reçu un violent coup de poing dans le visage de la part d’un CRS, alors qu’il avait les bras maintenus dans le dos.

« On savait que les violences policières existaient, parce qu’on en avait entendu parler à la télé. Mais le fait de les voir sous nos yeux change quelque chose », témoigne Prudencia, 16 ans.

La vidéo de l’agression de Danon, 15 ans, par un CRS

Le sujet a été abordé en classe avec les professeurs principaux.

« En gros, ils étaient d’accord avec nous, rapporte Emilie. Ils ne comprenaient pas pourquoi le CRS a agi comme ça alors que Danon n’avait rien fait. Normalement, les forces de l’ordre doivent nous protéger ; au lieu de ça, elles nous frappent ! »

Les lycéens accusent la police de cibler particulièrement les « gens de couleur ».

« Mais vu qu’on est des bamboulas, c’est convenable », ironise la jeune fille, en secouant ses belles tresses noires.

Pour apaiser les relations, « il faudrait que les policiers parlent mieux aux jeunes, parce que le respect doit être mutuel », estime Prudencia.

« Les contrôles d’identité trop fréquents tapent sur le système, on ne devrait pas se faire contrôler tant qu’on n’a pas commis de délit », poursuit Emilie.

Lire la suite :
https://reporterre.net/Des-lyceens-contre-les-violences-policieres-Le-blocus-est-notre-seul-moyen-d

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:12

Depuis Reporterre le 25 janvier 2017

Lisa Giachino, journaliste à L’Age de faire, a été interpellée par la police et maintenue en garde à vue, alors qu’elle faisait un reportage sur les migrants, dans la vallée de la Roya, près de Nice.

Notre collègue Lisa Giachino, membre de la rédaction de L’Âge de faire, a été placée en garde à vue dans la nuit du 19 au 20 janvier pour « aide aux migrants » alors qu’elle réalisait un reportage dans la vallée de la Roya, une zone frontalière avec l’Italie. Elle témoigne à sa sortie de garde à vue, qui aura duré 10 heures.

L’Age de faire - Comment ça va ?

Lisa Giachino - Je suis à la gare de Menton. Ils viennent à l’instant de renvoyer pour l’Italie les jeunes Érythréens qui ont été arrêtés avec moi.

A part ça, j’ai mal partout : on a marché toute la nuit sur une voie de chemin de fer !

Quelles sont les circonstances de ton arrestation ?

J’ai suivi 6 adolescents érythréens qui tentaient de rejoindre Nice depuis la vallée de la Roya. Beaucoup de migrants qui arrivent d’Italie se retrouvent coincés dans cette vallée, où tous les axes de sortie sont bouclés.

Ces 6 jeunes ont voulu tenter le coup par la voie de chemin de fer.

On a commencé à marcher vers 22h, jusqu’à 3 h du matin. Alors que nous marchions, une quinzaine de militaires embusqués sont soudainement sortis du noir avec des lampes en criant et en nous alignant. C’était assez impressionnant.

La tension a baissé d’un ton quand ils se sont aperçus qu’ils avaient affaire à des gamins. Ils nous ont embarqués au commissariat de la police de l’air et des frontières de Menton.

Pourquoi t’ont-ils placée en garde à vue ?

Ils m’ont suspectée d’avoir aidé les Érythréens à passer la frontière.

J’ai eu beau leur répéter que j’étais là pour faire un reportage dans le cadre de mon travail, ils m’ont quand même gardée 10 heures, en m’expliquant que mon travail ne justifiait pas ma présence ici !

J’ai même entendu que j’aurais dû demander une autorisation en préfecture pour faire ce type de reportage !

L’ambiance est tendue dans la vallée envers les habitants qui aident les migrants.

L’un d’entre eux, Cédric Herrou, a été placé en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. Sa garde à vue a été prolongée 24 heures, il n’est donc toujours pas sorti, et son domicile a été perquisitionné hier.

Les témoignages décrivent une perquisition menée dans des conditions violentes. Ce climat d’intimidation peut expliquer pourquoi ils m’ont gardée aussi longtemps.

Source :
https://reporterre.net/Une-journaliste-de-L-Age-de-faire-a-ete-placee-en-garde-a-vue-lors-d-un

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