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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 10:07

Le 14 juillet 2016

Communiqué Defcol sur les permanences d’été et les prochaines dates des procès de manifestants interpellés pendant la loi travail.

Les permanences téléphoniques de Defcol ne seront plus assurées pour la fin du mois de juillet et en aout. La ligne reste néanmoins accessible pour envoyer des sms et laisser des messages, ainsi que le mail, en particulier pour les audiences de renvoi qui vont s’échelonner durant toutes ces semaines.

Vous pouvez aussi appeler si vous avez une demande d’information sur un sujet touchant à la répression du mouvement social.

De nombreuses audiences de renvoi ont lieu en ce moment, surtout au TGI de Paris, essentiellement dans les chambres 23/1 et 23/2.

On rappelle que Defcol n’appelle jamais à un rassemblement au TGI, laissant ce soin aux prévenus et à leurs collectifs de soutien.

Toutefois, on nous a souvent demandé quand avaient lieu les procès.

Nous donnons donc les dates suivantes, à titre indicatif et sachant que nous ne sommes surement pas exhaustifs. Si vous avez connaissance d’une audience en dehors de ces dates, n’hésitez pas à nous en faire part par mail.

Il est toujours utile – surtout au milieu de l’été – de venir assister à ces audiences pour ne pas laisser les manifestants isolés, sachant que bien entendu Defcol est présent pour aider à chaque fois qu’un manifestant le demande.

Si vous voulez une indication de la chambre et de l’heure, vous pouvez nous la demander par mail deux ou trois jours avant (le jour même pas sur qu’on ait le temps de vous répondre).

Si vous voulez écrire des comptes rendus d’audience, à publier ensuite ou à simplement nous envoyer par mail, n’hésitez pas !

N’oubliez pas qu’en cas de publication ils doivent être anonymes pour ne pas révéler le nom des personnes poursuivies.

Procès de manifestants interpellés pendant la loi travail : date des audiences de renvoi dont on a connaissance

Juillet :
15 juillet : Paris
19 juillet : Paris
25 juillet : Paris
27 juillet : Paris (quatre personnes)
28 juillet : Paris

Aout :
5 août : Paris
9 août : Paris
10 août : Paris
18 août : Paris (une audience correctionnelle et deux CRPC)

Rentrée :
6 septembre : Paris (deux personnes)
15 ou 18 septembre : Paris
20 septembre : Paris
21 septembre : Paris
22 septembre : Paris (deux personnes)
6 octobre : Bobigny (deux personnes)
15 novembre : Paris

Defcol :
https://www.facebook.com/Defcol-136452373439311/

La caisse de solidarité :
https://www.helloasso.com/associations/cadecol/collectes/defcol

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 09:04

Paris, le 13 juillet 2016

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création

Loi Travail et manifestations citoyennes : l’Observatoire de la liberté de création exige la cessation des violences policières à l'égard des réalisateurs.

Depuis plusieurs semaines et le début de la mobilisation contre la Loi Travail, de nombreuses vidéos nous parviennent de cinéastes violemment empêchés d'exercer leur métier par les forces de l'ordre.

Le réalisateur Joël Labat, était ainsi, en mai dernier, la cible de deux tirs tendus de grenades lacrymogènes. Le contre-champ de la scène montrait que le réalisateur pris comme cible n'était aucun cas un agitateur ou un « casseur », mais se trouvait là comme simple témoin.
Lire ici :
https://reporterre.net/Un-CRS-a-tire-une-grenade-sur-un-realisateur-et-l-a-blesse-pour-l-empecher-de

Ces violences avec arme, exercées par les fonctionnaires en charge de l'autorité publique sur les citoyens, sont inadmissibles et passibles de poursuites.

La semaine dernière, la réalisatrice Mariana Otero fut, elle aussi, brutalement interpellée puis arrêtée par la police alors qu'elle se trouvait avec l'équipe de son projet Les Yeux de Marianne aux abords de l'Assemblée nationale.

Son témoignage rapporte que les policiers du XVème arrondissement ont reconnu que Mariana et son équipe avaient été « victimes d'une privation de liberté abusive de la part de cette brigade et que les CRS étaient « hors la loi » en les empêchant de filmer ».
Lire ici :

https://blogs.mediapart.fr/raymond-macherel/blog/070716/la-cineaste-mariana-otero-empechee-de-filmer-et-arretee-devant-lassemblee-nationale

L’Observatoire de la liberté de création condamne fermement ces exactions et exige que cessent immédiatement les violences policières à l'égard de tous ceux qui témoignent, qui informent, ou qui expriment leur simple droit de citoyen.

Ces deux exemples font également éclater la force et la fragilité du documentaire – arme pacifiste particulièrement aiguisée à l'ère d'internet et des guerres de représentation médiatique – et la nécessité toujours plus vive de multiplier les regards sur notre République.

***
Membres de l’Observatoire de la liberté de création :

Ligue des droits de l’Homme
ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion)
Addoc (Association des cinéastes documentaristes)
Aica France (Section française de l’association internationale des critiques d’art)
ARP (Association d’auteur-réalisateurs-producteurs)
Cipac (Fédération des professionnels de l’art contemporain)
CPGA (Comité professionnel des galeries d’art)
Fédération Nationale des Arts de la Rue
Fédération des salons fêtes du livre de jeunesse
Ligue de l’enseignement

SFA-CGT (Syndicat français des artistes interprètes)
SGDL (Société des Gens de Lettres)
Snap-CGT (Syndicat National des Artistes Plasticiens)
SNSP (Syndicat National des Scènes Publiques)
SRF (Société des Réalisateurs de Films)
Syndeac (Syndicat des entreprises artistiques et culturelles)
Syndicat Français de la Critique de Cinéma

***
OBSERVATOIRE DE LA LIBERTÉ DE CRÉATION
c/o Ligue des droits de l'Homme
138 rue Marcadet - 75018

communication@ldh-france.org

***
Complément d'info

La réalisatrice Mariana Otero arrêtée pour avoir filmé la « chose publique »
http://www.politis.fr/articles/2016/07/la-realisatrice-mariana-otero-arretee-pour-avoir-filme-la-chose-publique-35087/
 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:51

Le 21 juillet 2016

Jeudi 21 juillet, Jean-Paul Baillet a continué la contre-offensive médiatique de l’ANDRA débutée depuis quelques jours en accordant une interview rapide à l’Est Républicain, sous titrée « le droit de manifester, pas celui de détruire », où le directeur technique déplore « l’escalade de la tension chez les antinucléaires ».

Interrogé sur les agissements très violents de la milice privée sur des manifestant-e-s lors du week-end du 16 & 17 juillet, filmés par France 3, il répond, de manière mensongère, que « les images (télévision) ne sont pas claires, il est toutefois possible qu’il y ait eu un geste maladroit, mais ce sont les manifestants qui se sont risqués dans le bois, dont ne sortent pas les gardiens ».

Remettons les choses à leur place : ce week-end, la vraie violence était du côté de l’ANDRA et ses milices, et des plaintes vont bientôt être déposées, non pas pour « gestes maladroits », mais pour violences volontaires, ayant pour certaines entraîné des jours d’ITT.

Lors de la manifestation pour la réoccupation du bois Lejuc à Mandres-en-Barrois, les vigiles de l’ANDRA ont multiplié les agissements extrêmement agressifs et violents à l’encontre des manifestant-e-s, et ce sous l’œil bienveillant, voire avec la collaboration, de la gendarmerie nationale.

Il est nécessaire de souligner que ces « vigiles » sont en fait de véritables mercenaires, des nervis à la solde de l’ANDRA, dont le rôle n’est bien sûr pas d’assurer la protection du bois Lejuc, mais bel et bien de terroriser les manifestant-e-s et l’opposition populaire au saccage de ce bois par l’emploi de méthodes paramilitaires d’intimidation et d’agression.

En témoigne ainsi leur équipement, complètement hétéroclite, mélange de matériel militaire, de boucliers en plexiglas, de protections sportives, de lunettes de ski, etc.

On est bien loin de la tenue particulière que doivent revêtir les agents de sécurité privée.

On pourra notamment remarquer sur les photos prises ce week-end par divers journalistes l’absence totale d’identification ou d’insigne, pourtant obligatoire (klikez sur l'image pour agrandir).

Mais, outre leur accoutrement, le plus frappant est probablement leur armement, comprenant bombes lacrymogènes d’importante capacité, gants plombés, voire manches de pioches et bâtons de fortune en guise de matraques. Les gendarmes sont à peine mieux équipés !

Et si, lorsque les caméras de France 3 filment les débordements violents de ces vigiles contre des manifestant-e-s pacifiques, les gendarmes ont tôt fait d’endosser le beau rôle et de s’interposer, il ne faut pas se leurrer : les hommes de main de l’ANDRA constituent pour les gendarmes mobiles un appui incontestable, prêts qu’ils sont à faire toute la sale besogne que les forces de l’ordre « officielles », bridées par leur « code de déontologie », ne peuvent se permettre.

Pour preuve, on pourra par exemple constater la présence de ces nervis de l’ANDRA au beau milieu des gendarmes mobiles sur les photos ci-dessus, prises samedi midi sur la Voie Romaine (une voie publique, donc, située hors du bois Lejuc), équipés et armés de bâtons, sans le moindre insigne ou brassard, avec la bénédiction du commandant de gendarmerie, positionné seulement à quelques mètres d’eux.

Peu de temps après que ces images ont été prises, ces vigiles ont même été jusqu’à frapper des personnes assises à terre, comme l’attestent les images explicites diffusées par France 3.

Le samedi après-midi, ce sont des charges très violentes, indéniablement concertées et coordonnées entre gendarmes mobiles et vigiles, qui ont été menées contre les manifestant-e-s qui souhaitaient s’approcher de l’imposant mur d’enceinte en béton que l’ANDRA est en train d’ériger tout autour du bois Lejuc.

À plusieurs reprises, les manifestant-e-s, pris-es sous une pluie de grenades lacrymogènes, furent attaqué-e-s sur le flanc par des groupes de vigiles frappant aveuglément tou-te-s celles et ceux qui passaient à leur portée.

Les personnes qui furent attrapées par les vigiles lors de ces charges ont alors été exfiltrées derrière leur position puis, maintenues au sol, elles ont été rouées de coups (pieds, poings, bâtons, etc.) et aspergées de gel lacrymogène à bout portant en plein visage.

Plusieurs interminables minutes plus tard, leur supplice enfin achevé, ces personnes furent remises aux gendarmes, bien contents d’avoir pour une fois le beau rôle dans cette tactique éculée de manipulation psychologique du « good cop / bad cop ».

Les témoignages recueillis par l’équipe juridique, et les nombreuses blessures qui ont dû être soignées sur le terrain par les équipes médicales, attestent tou-te-s de l’extrême violence déployée par les mercenaires de l’ANDRA, et de l’impunité que les gendarmes leur accordaient.

Dimanche 17 juillet lors de l’après-midi, l’assaut de la barricade sud fut à nouveau une opération concertée et coordonnée entre forces de gendarmerie et miliciens de l’ANDRA, comme en témoigne la photo publiée le lendemain par l’Est Républicain.

Encore une fois, les vigiles (situés sur la droite de la photo) ne portent aucun insigne ni brassard, mais sont bel et bien armés : un imposant gourdin en bois est très nettement visible, par exemple.

Dans un contexte électrique où la seule réponse du pouvoir aux mouvements sociaux massifs qui traversent le pays est une répression policière et judiciaire violente et systématique, sans cesse renforcée par un état d’urgence prolongé jusqu’à la nausée ;

Dans un contexte où l’opinion publique face à l’atome tend à s’inverser, et où le nucléaire civil ne pourra bientôt plus servir de cache-sexe aux intérêts militaires, économiques, industriels, et néo-coloniaux de la France ;

Nous ne pouvons que nous inquiéter de voir l’État et l’ANDRA recourir à des milices privées, formées de mercenaires armés et violents, agissant en toute impunité et hors de tout cadre légal.

Nous dénonçons la présence de tels groupes paramilitaires au sein du bois Lejuc, ainsi que la connivence des forces de l’ordre qui profitent bien de cette situation.

« Quand le cirque politicien ne suffit plus à nous faire parler, à nous faire taire, on maintient l’ordre à coups de sabre, on lâche la bride à la flicaille. »

Infos : vmc.camp / sauvonslaforet@riseup.net / 0758654889

Source :
http://vmc.camp/2016/07/21/a-mandres-landra-emploie-une-milice-de-mercenaires-armes-avec-la-benediction-de-la-gendarmerie/

****

Complément d'info

Communiqué de presse des équipes médicale et juridique du mouvement d’occupation du Bois Lejuc sur les violences subies par les manifestant.e.s

Dimanche 17 juillet 2016, Bure.

Ce samedi 16 juillet 2016, des habitant.e.s, des paysann.e.s, des militant.e.s, des familles et des soutiens internationaux, ont participé à la manifestation de réoccupation de la forêt de Mandres-en-Barrois.

Ce bois tricentenaire, ayant déjà subi les dégâts causés par les premiers travaux illégaux de l’ ANDRA, est voué à disparaître pour laisser place au projet insensé d’enfouissement des déchets nucléaire CIGEO.

Ce cortège d’au moins 400 personnes, unies par le désir de défendre ce bois et d’empêcher la poursuite de ce projet et de ces travaux illégaux, a convergé vers la forêt. Cette manifestation joyeuse et déterminée s’est achevée par un grand repas et par une nuit au sein du bois Lejuc.

Au lendemain de cet événement, les équipes médicale et juridique du mouvement, ayant pris en charge les personnes blessées et recueilli de nombreux témoignages, en tirent un constat alarmant.

Tout au long de la journée du 16 juillet, les participant.e.s ont rapporté les innombrables agressions commises par le service de sécurité privé de l’ANDRA.

Equipés de boucliers transparents, de casques, de matraques, de sprays lacrymogènes, de manches de pioches et de frondes, ces soi-disant « vigiles » chargés de la sécurisation du site se sont en réalité constitués en une véritable milice mobile, allant au contact et pourchassant dans les champs et dans les bois les manifestant.e.s pour les passer à tabac et voler leurs affaires.

Les personnes agressées ont été molestées à coups de bâtons et de matraques, de coups de pieds et de poings, ont reçu des jets de pierre, ont été gazées directement dans le visage et, pour certaines d’entre elles, se sont fait enfoncer la tête dans le sol, taper sur le crâne et rouer de coups.

Suite à ces faits, l’équipe médicale fait état d’au moins 5 personnes blessé.e.s, présentant des traumatismes et blessures ouvertes à la tête, ainsi que de multiples blessures au dos et aux membres.

Une de ces personnes a perdu connaissance pendant quelques instants. De nombreuses personnes sont en état de choc suite à ces violences.

En outre, 3 manifestants ont été blessés par des tirs de flashball et de grenades de désencerclement effectués par les gardes mobiles. Ils présentent diverses lésions aux jambes et au bras. Plusieurs participant.e.s témoignent également de jets de pierre non seulement par les vigiles mais aussi par les gendarmes.

En effet, ces derniers ont constamment entretenu un rapport ambivalent concernant les actes de la milice de l’ANDRA.

Comptant sur ces mercenaires pour faire le « sale boulot », les forces de gendarmerie se sont à plusieurs reprises retirées afin de laisser les groupes de vigiles agir librement puis sont intervenues pour arrêter des manifestant.e.s agressé.e.s. Quatre participant.e.s ont été placé.e.s en garde-à-vue.

Par ce communiqué, nous tenons à dénoncer le caractère insupportable des ces violences graves infligées par la milice privée de l’ANDRA et de la connivence à peine cachée de ces dernières avec les forces de gendarmerie. Nous condamnons la présence de groupes armés et violents distillant un tel climat de terreur pour le compte de l’ANDRA.

Infos :
vmc.camp/fil-info  / vmc.camp / burestop.eu / burezonelibre.noblogs.org

Contacts :
sauvonslaforet@riseup.net   

Tel (médias) : 07 58 65 48 89   

Tel (infos relais urgence) : 07 58 13 18 61

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:08

Le 8 juillet 2016

Ils seront finalement deux à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour des violences commises le 24 mars près du lycée Bergson à Paris.

Un second policier a été renvoyé en procès par le parquet de Paris, a-t-on appris vendredi 8 juillet de source judiciaire, confirmant une information de Libération.

Le policier, qui apparaît en civil sur les vidéos, vêtu de noir et capuche sur la tête, est convoqué le 14 octobre à 13h30 devant la 10e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris.

Il est jugé pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, sans incapacité totale de travail (ITT), sur un élève.

Coup de matraque

Une enquête préliminaire avait été ouverte après la diffusion de vidéos où l’on voyait le policier donner des coups de matraque à des élèves du lycée situé dans le 19e arrondissement de la capitale, en marge de manifestations contre le projet de loi travail.

Les investigations, confiées par le parquet à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ont permis d’identifier le fonctionnaire de police.

L’élève qui a porté plainte était âgé de 16 ans au moment des faits, selon son avocat, Me Arié Alimi.

Procédure commune

Un autre gardien de la paix, âgé de 26 ans, doit comparaître pour des violences filmées, toujours le 24 mars, devant le lycée Bergson.

Sur la vidéo, on voit un jeune (de 15 ans) à terre, relevé par un policier lui intimant « Lève-toi ! ».

Alors qu’il est en train de s’exécuter, maintenu par deux autres policiers, l’agent lui assène un coup de poing violent.

Son procès a été renvoyé au 10 novembre.

Me Alimi souhaite « regrouper toutes les poursuites lors d’une seule audience afin d’en faire une procédure symbolique des violences policières illégitimes et d’en terminer avec un traitement judiciaire structurellement inadapté compte tenu de l’appartenance des fonctionnaires de police à ce système ».

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/07/08/lycee-bergson-a-paris-un-second-policier-renvoye-en-proces-pour-violences_4966624_1653578.html

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:59

Le 5 juillet 2016

Alors qu’ils venaient d’arriver devant le Palais Bourbon pour couvrir le rassemblement pour protester contre la Loi travail et le 49.3 après la manifestation parisienne de l’après-midi, cinq journalistes se sont faits arrêter et embarquer par la police à 18h.

Couvrant depuis le début du mouvement la mobilisation pour différents médias critiques, deux jeunes photojournalistes indépendants et une troupe de trois vidéastes se sont faits interpellés devant l’Assemblée Nationale, à 18h, alors que plusieurs centaines de manifestants commençaient à arriver sur place.

Sans que le contexte, absolument calme, ne le justifie, les deux premiers ont été contrôlés au motif de leur casque, nécessaire à leur travail. La police a exigé qu’ils montrent une carte d’accréditation et a choisi de les embarquer.

Suivant la même procédure, les trois vidéastes ont subi le même sort après que la police a tapé dans leur caméra. Une sixième personne, un manifestant qui était venu s’interposer, a également été interpelé.

Les deux photographes ont été libérés à leur descente du fourgon, devant l’Hôtel de police du 14ème arrondissement, alors que le manifestant, lui, était conduit à l’intérieur, au prétexte d’outrages et rébellion.

Aucune nouvelle ne nous est parvenue, pour l’heure, de la troupe de vidéastes.

C’est donc ainsi que Valls et ses flics défendent la liberté de la presse. Il ne s’agit pas d’une première, depuis l’arrestation de journalistes est extrêmement grave.

Après les manifestants, c’est la liberté d’expression que l’on somme de marcher au pas.

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/5-journalistes-independant-e-s-embarque-e-s-devant-l-Assemblee-Nationale

Crédits photo : Bellamy

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 10:29

Transmis par J.P, lu sur retention le 26 juin 2016

Le soir des attentats du 13 novembre, l’État décide de proclamer l'état d'urgence, ce qui permet , entre autres, d'interdire toute manifestation revendicative  tout en continuant d'imposer des lois de plus en plus répressives et régressives.

Le 22 novembre, une manifestation de solidarité avec les migrant-e-s  se tient malgré son interdiction grâce à la détermination d'un bon millier de personnes.

Ne voulant sans doute pas créer un précédent, dès le lendemain, la préfecture de police bombe le torse et balance au procureur de la République les noms de 58 personnes soit-disant identifiées sur la base de vidéos mises en ligne le soir même sur internet et sur la base de fichiers de police (voir à ce sujet : http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7932)

Parmi ces 58 personnes, beaucoup choisissent de ne pas se rendre aux convocations et n'ont plus eu de nouvelles par la suite.

La plupart de  celles et ceux qui  s'y rendent ressortent sans rien après un interrogatoire,  mais dans ce vilain  jeu du «1, 2, 3 ce sera toi », trois personnes sont placées en garde-à-vue.

A chacun de  ces trois finalistes est attribué un petit trophée différent :
- un rappel à la loi interdisant de participer à une manif interdite pendant un an
- une inculpation pour violences sur agent
- une inculpation pour « participation à une réunion de nature à provoquer le désordre » et refus de signalétique.

Le vendredi 24 juin,  notre camarade Marcus était donc convoqué devant la 24e chambre correctionnelle du TGI de Paris  pour recevoir son prix pour participation à manifestation interdite et refus de prélèvement ADN et signalétique.

Comme le 22 novembre nous étions une belle et grande équipe, il était bien sûr hors de question de le laisser y aller seul !

D'autant, qu'en cette période où l'État transforme nos manifs en ridicules petits tours de manège pour moutons bêlants où on nous pique même nos écharpes et notre sérum phy,  ce n'est pas si évident de comparaître pour avoir participé à une manifestation interdite.

L'avocate de Marcus, Irène Terrel, rappelle  d'ailleurs en début d'audience qu'il faut resituer les accusations dans le contexte de novembre 2015 et se détacher de la situation actuelle.

La juge commence pourtant la lecture du dossier en insistant lourdement au préalable sur le fait que dans cette affaire un commandant de police a été victime de violences volontaires.

Elle précise que bien que ce commandant ait reconnu et désigné son agresseur au maréchal des logis à l'arrivée de la manifestation, ce dernier n'ait pu être interpellé.

En effet, il se serait  « mélangé aux personnes présentes sur la place de la République pour se recueillir suite aux attentats pour s'échapper ».

Sachant qu'est évoquée là une autre personne et que Marcus n'est accusé que de participation à une manifestation interdite, on ne voit pas trop ce que ça vient faire là...

Pourtant, plusieurs fois au long de l'audience la juge et la procureure ressortiront du dossier ces « manifestants, qui, sur la place de la République se mélangent aux personnes qui se recueillent et sont en pleurs  empêchant ainsi la police d'intervenir et de procéder à des interpellations ».

Dans le dossier que lit la juge, plusieurs choses semblent ne pas avoir de rapport avec ce dont Marcus est accusé.

Ainsi, il est noté que le prévenu a participé à la marche de la dignité et contre le racisme le 31 octobre 2015. Cette manifestation publique et autorisée qui a rassemblé environ 5000 personnes s'est tranquillement déroulée.

On se demande donc légitimement ce que cette précision émanant sans doute de l'un des sombres RG qui étaient sur le bord de la manif du 31 octobre à prendre des photos, vient faire dans ce dossier et dans la salle d'audience.

On passe ensuite aux auditions pendant la garde-à-vue et au refus de répondre à des questions autre que  celles sur l'adresse et  l'identité.  Il est implicitement reproché à Marcus d'user de son droit à garder le silence.

Comme le rappellera l'avocate de la défense, garder le silence « C'est étrangement un droit qui devient une charge pour ceux qui l'exercent. Alors faut savoir, si c'est un droit qui se retourne contre vous, ce n'est plus un droit ! »

Qui s'y intéresse ou y est confronté-e se rend vite compte que la justice n'a pas peur des contradictions et que ces contradictions il est toujours bon de les pointer et de ne pas se laisser intimider en renonçant à notre droit à garder le silence en garde-à-vue…

Rappelons-nous que ce droit à garder le silence fait partie du pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifiés par des des dizaines de pays dont la France et c'est surtout le droit à ne pas s'auto-incriminer.

En effet, se taire ce n'est pas une posture, c'est éviter de dire des choses qui pourront être retenues contre nous ou d'autres personnes qui étaient avec nous.

En tout cas, face à la justice, Marcus n'a pas choisi de se taire.

Calmement, il assume le fait d'avoir participé à cette manifestation et rappelle son contexte : la lutte pour les droits des migrants et migrantes, lutte sur laquelle il est investi depuis plus d'un an. Il évoque les conditions de vies des personnes qui vivent sur les campements d'exilé-e-s et qui, de plus, suite aux attentats ont été pointées du doigt comme de potentiels terroristes.

Bien sur cela agace la juge qui lui demande de revenir sur le jour des faits. Alors qu'il explique que l’État d'urgence ne doit pas impliquer que nous n'ayons plus aucuns droits pas même celui de manifester contre une situation intolérable, la juge cherche à l'interroger sur sa véhémence et la violence pendant la manifestation.

L'avocate de la défense doit intervenir pour lui rappeler que Marcus n'est en aucun cas accusé de violence mais de participation à une manifestation interdite. Bien sur la juge n'apprécie pas, lui rappelant qu'elle aura la parole après, parole qu'elle essaiera d'ailleurs à plusieurs reprises de lui couper pendant sa plaidoirie.

La proc, elle, pourra reparler après la plaidoirie de la défense sans que notre juge arbitre pourtant garante du protocole n'y voit à redire.

Face à un accusé qui ne se démonte pas, qui répond calmement mais fermement aux questions même les plus absurdes, la juge est mal à l'aise. Elle cherche donc à mettre Marcus lui-même dans l'embarras.

Ainsi, lui montrant une des nombreuses photos couleurs visiblement de très bonne qualité qui agrémentent le dossier, elle lui demande pourquoi il a l'air vindicatif.

Là encore Marcus lui parlera d'une réalité que sans doute elle ne connaît pas : celle de personnes qui fuyant la guerre et la misère se retrouvent à dormir dehors et à survivre dans des conditions extrêmes.

Peu après,  la juge dit à notre camarade  d'aller s'asseoir et à peine assis, elle lui intime l'ordre de revenir à la barre comme si il avait commis un crime de lèse-majesté.

Lui lisant son casier où apparaissent des infractions d'outrage et rébellion, elle s'exclame : « Vous avez quand même un souci avec les forces de l'ordre Monsieur ! »

Marcus lui objecte qu'il ne vient pas aux manifestations pour en découdre mais pour des causes. Il lui rappelle qu'il participe depuis plusieurs années à diverses manifestations : la guerre en Irak, le CPE… et que son physique est visible.

La juge veut alors le moucher une nouvelle fois et se croyant maline lui lance « la guerre en Irak, mais vous aviez 7 ans »… Marcus répond  qu'il y  a eu 2 guerres en Irak et qu'il ne parle pas de celle de 91 mais de 2003.

Un ange passe et dans la salle on rigole bien.

Sur ce coup d’éclat, fin de la partie pour la juge qui passe la balle à la procureure.

Celle-ci s'élance sur le terrain en donnant le ton : « Monsieur veut faire passer un discours idéologique. Pour lui c'est plus important de faire passer un message sur les migrants que respecter une interdiction préfectorale. »

Évoquant le contexte du 22 novembre, oubliant bien sûr que les premières victimes de Daesh et compagnie ne sont pas des occidentaux, elle rappelle que « tout le monde se sent concerné par cette menace qui pèse sur la société occidentale dans son ensemble ».

Le 22 novembre « il y avait une réelle priorité : assurer la sécurité des chefs d’États du monde entier et que c'est pour cela que la manifestation était interdite. »

Elle évoque pêle-mêle une centaine de manifestants prenant la fuite face à un cordon de gendarmes mobiles, vingt personnes masquées soutenues par des centaines d'autres, des coups d'épaule, des coups de poing, une coupe afro pour désigner Marcus, des vêtements de personnes soi-disant très virulentes…

Elle précise que selon les rapports de police, « La plupart des manifestants semblaient aguerris à des techniques particulièrement éprouvées pour ce genre de manifestations. Ils courraient puis s'arrêtaient à côté de femmes et d'enfants pour ne pas se faire interpeller ».

Outre les préjugés sexistes, je laisserai chacun-e apprécier le nombre de femmes et d'enfants baguenaudant boulevard Baumarchais un dimanche après-midi en plein mois de novembre alors qu'on ne cesse de nous répéter qu'en dehors d'aller boire un verre à une terrasse de café ou de consommer dans les magasins (fermés dans le quartier en ce dimanche après-midi), il faut éviter de sortir pour ne pas se mettre en danger…

La procureure aime bien l'expression « technique éprouvée ». Elle l'utilisera pas mal de fois surtout pour évoquer le fait que les manifestant-e-s se soient, sur la place de la République, mêlé-e-s à d'innocentes personnes en deuil suite aux attentats…..

Pour avoir été présente ce jour là je me rappelle surtout qu'alors que nous tenions la banderole le long de la place face à la route, plusieurs personnes présentes sur la place de la République se sont mises à crier avec nous des slogans de solidarité aux réfugié-e-s !

Comme il s'agit de faire du prévenu, un meneur, la procureure  sort de sa robe une arme qu'elle croit fatale et qu'elle n'a pas communiqué en amont à la défense : une récente condamnation émanant du tribunal de Nanterre. Début juin Marcus a en effet été arrêté lors d'une action lors de l'assemblée des actionnaires de la société Bolloré dans le cadre des mobilisations Nuit Debout et contre la loi travail, condamnation en cours d'appel. (voir http://www.leparisien.fr/puteaux-92800/une-ag-d-actionnaires-du-groupe-bollore-perturbee-a-puteaux-03-06-2016-5853237.php)

Elle réclame 8 mois de prison dont 4 avec sursis, car selon elle « la gravité des faits est telle qu'il faut éviter le risque de réitération, risque réel car Monsieur se sent au-dessus des lois. »

Toutes les personnes solidaires présentes sont sidérées par ce réquisitoire.

L'avocate de la défense, aussi et elle rappelle à la juge qu'elle n'est saisie que pour une participation à manifestation interdite.

Elle reparle du contexte de cette manifestation de soutien aux migrants et migrantes  appelée par des dizaines d'organisations et que la préfecture de police avait voulu transformer en rassemblement statique d'une heure sur les marches de l'opéra Bastille.

Elle rappelle que les personnes convoquées pour ce motif au commissariat suite au départ du rassemblement statique sont ressorties avec un rappel à la loi pour l'une et rien pour les autres.

Effectivement Marcus est « grand, costaud et noir et donc dans une manifestation on le voit mais même si il a les épaules larges cela n'est pas une raison pour lui faire porter la responsabilité de la manifestation et légitiment on peut se poser des questions sur ce qui peut être ressenti comme une discrimination. »

Concernant le refus de signalétique, alors que les prélèvements doivent être effectués par un OPJ ou sous son contrôle, dans le PV est indiqué qu'ils ont été « proposés» par un « fonctionnaire de la base technique ».

De plus, être accusé de participation à un attroupement de nature à semer le désordre, ne permet pas de faire des relevés ADN, or Marcus a refusé le relevé ADN et pas la signalétique même si les flics ont considéré que c'était le tout qui était refusé.

A ce moment la juge décide de couper plusieurs fois la parole à l'avocate de la défense car « c'est trop long, tout cela est déjà noté dans les conclusions écrites».

L'avocate continue sa plaidoirie, objectant que son client risque tout de même une peine importante et que cela ne se règle pas en 5 minutes.

Cette même juge laisse par contre plusieurs fois la procureure reprendre la parole alors que c'est le tour de la défense.

A un moment, alors que l'avocate de la défense n'en a pas terminé, la procureure lui intimera l'ordre de se déplacer pour remettre à la cour des pièces  (les récentes condamnations émanant du TGI de Nanterre) venant du parquet et donc de son « équipe ».

Maître Terrel refusera catégoriquement de le faire, obligeant la procureure à se déplacer en maugréant.

Le mot de la fin est revenu à Marcus qui, avec un calme olympien tranchant avec l'énervement ambiant. Il rappelle l'importance de participer à cette manifestation du 22 novembre à laquelle il n'était pas venu pour en découdre mais en solidarité avec les migrants et migrantes qui subissent la stigmatisation et  des conditions de vie inhumaines.

Après plusieurs heures d'attente, la juge commencera à distribuer les verdicts de tous les prévenus du jour, rappelant que «le tribunal n'est pas particulièrement clément, le tribunal est juste ».

Pour Marcus ce sera une relaxe pour le refus de signalétique (ADN et empreintes) et 500 euros pour participation à la manifestation plus 127 euros de justice.

Pour finir ce compte-rendu, je me permettrai de rajouter qu'il était dommage que nous ne soyons pas un peu plus nombreux et nombreuses.

Cette manifestation du 22 novembre a été  à l'origine de la constitution du collectif stop état d'urgence dans lequel il y a des dizaines d'associations et d'organisations.

Surtout, elle a permis de redonner à des centaines d'entre nous de la motivation et du courage pour continuer à créer des espaces de lutte et de liberté malgré la volonté de l'État d'utiliser les attentats pour bâillonner toute contestation sociale et de n'autoriser que les expressions de ralliement à l'unité nationale face à des ennemi-e-s désigné-e-s (les étranger-ère-s, les musulman-e-s, les pauvres).

Il serait bien que la solidarité avec les personnes qui subissent la répression suite à ces moments collectifs s'exprime sur la durée et au-delà des catégorisations militantes qui parfois nous enferment et qu'il faut savoir briser.

Solidarité avec Marcus et toutes celles et ceux qui, de gré ou de force,  sortent des sentiers battus pour vivre, survivre et parfois changer le monde !

***
Des photos de la manif du 22 novembre 2015
http://drapeaurouge.over-blog.com/2015/11/manifestation-de-solidarite-avec-les-migrants-malgre-l-etat-d-urgence.html

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 09:08

Depuis BastaMag le 15 juin 2016

Des tanks repeints en rouge, couleur sang. C’est ainsi que quelques dizaines de militants pacifistes ont salué, à leur manière, l’ouverture du salon international de l’armement Eurosatory, qui se tient à Villepinte du 13 au 17 juin.

Quinze militants ont été emmenés au commissariat de Villepinte, puis libérés après 4 heures de contrôle d’identité. Une plainte a été déposée par le ministère de la Défense et le salon Eurosatory suite à cette action, indique le Collectif des Désobéissants dans un communiqué.

Avec plus de 1500 exposants du monde entier, Eurosatory est l’un des plus importants salons internationaux de l’industrie de la défense et de la surveillance. Et aussi l’un des plus contestés, si l’on examine la liste des exposants.

Il se tient aujourd’hui dans un contexte de boom du commerce des armes au niveau mondial. Un boom qui profite notamment à la France – mais aussi à l’Allemagne.

Les ventes d’armes françaises ont explosé en 2015.

L’hexagone serait en passe de devenir le numéro deux mondial, derrière les États-Unis mais devant la Russie [1].

Une grande partie de ces armes sont exportées vers les pays du Moyen-Orient comme l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte ou les Émirats arabes unis.

Aucun de ces régimes n’est particulièrement réputé pour son respect des droits humains et de la démocratie, mais la diplomatie française a visiblement choisi de passer outre ces considérations [2].

Et tant pis si certaines de ces armes sont utilisées dans le cadre du conflit au Yémen, où les belligérants sont accusés par l’ONU de crimes contre l’humanité.

Les manifestants ont d’ailleurs choisi de repeindre en rouge le char Leclerc, produit de l’entreprise française Nexter, qui s’est illustré au cours de cette guerre.

Équipements de torture

À titre d’illustration de l’absence totale de garde-fous éthiques ou politiques qui semble régner dans l’industrie française de l’armement, qu’elle soit publique ou privée, Amnesty international signale la présence au sein d’Eurosatory de nombreux stands de pays sous le coup d’embargos sur les armes, comme la Russie, la Chine ou la Biélorussie.

Présentes également à Villepinte, des firmes françaises sont accusées par les Nations Unies d’avoir violé l’embargo sur les exportations d’armes en Côte d’Ivoire : « ACMAT Defense, le groupe Marck et sa filiale Sofexi, Nobel Sport ou encore SAE Alsetex ».

Des équipements de guerre extérieure aux moyens de répression intérieure, il n’y a souvent qu’un pas. C’est ainsi que les blindés vendus à l’Égypte par Renault Trucks auraient été utilisés à l’intérieur de ses frontières pour réprimer des mouvements civils [3].

Une autre entreprise française tenant stand à Eurosatory, MagForce, y ferait même selon Amnesty la « promotion d’équipements de torture » : des menottes pour chevilles et des matraques électriques.

Raison pour laquelle elle a été bannie en 2013 d’un autre salon d’armement au Royaume-Uni, où ces objets sont considérés comme des instruments de tortures. (Lire ici !)

Les organisateurs d’Eurosatory ne semblent pas avoir autant de scrupules.

Amnesty rappelle aussi qu’Eurosatory n’est pas le seul salon français dédié à l’armement et à la répression.

Il y a aussi le salon Euronaval, le salon du Bourget, ainsi que le salon Milipol, organisé en novembre dernier et qui se tiendra à nouveau fin 2017.

Des firmes chinoises y avaient déjà exposé des équipements de torture théoriquement interdits en Europe.

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 21:55

Le 7 juillet 2016

Des centaines de gardes mobiles ont débarqué à l’aube à Mandres-en-Barrois pour évacuer par la force des militants qui occupaient la forêt où l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a démarré des travaux illégaux.

Violence, moyens massifs, volonté d’écraser physiquement la résistance citoyenne : une opération hélas classique. Ce matin à six heures, les forces de l’ordre ont donné l’assaut contre une quarantaine d'opposants pacifiques qui campent depuis le 19 juin dans le bois Lejuc à Mandres-en-Barrois (Meuse).

Ces 220 hectares de forêt ont été préemptés par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui prépare l’installation sur cette commune, celle de Bure ainsi ainsi que sur deux autres villages voisins, d’une gigantesque poubelle nucléaire destinée à stocker les plus dangereux des déchets radioactifs produits par les centrales françaises.

L’Andra, qui a lancé le déboisement de neuf hectares fin mai, et préparait probablement des forages (plus d’une centaine de tubes métalliques sont visibles sur le site), n’a pas été capable d’exhiber d’autorisation pour ces travaux, ce qui a déclenché, le 19 juin dernier, l’occupation du bois par des militants anti-nucléaire.

« Ce n’était un secret pour personne, il y avait des personnes âgées mais aussi des enfants qui dormaient sur place cette nuit, raconte Gaspard d’Allens. J’en ai évacué un sur mes épaules… »

Les gendarmes mobiles ont cerné la zone et chargé à peine les sommations prononcées, derrière un bulldozer qui a balayé les barricades installées par les militants, alors qu’un hélicoptère tournoyait dans le ciel.

Des dizaines de grenades lacrymogènes ont été tirées.

Des incendies étaient visibles sur les lieux où les occupants avaient construit des abris et des baraques. Aucun blessé n’est à déplorer.

Si les militants pressentaient une intervention imminente, elle leur apparaît d’autant plus révoltante que des procédures judiciaires étaient en cours, car ils avaient attaqué l’Andra, contestant la légalité des travaux préparatoires dans la forêt.

La veille, l’avocat de l’agence avait demandé, et obtenu du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc, le report d’une audience qui devait justement statuer sur la plainte déposée par plusieurs associations. Un bras d’honneur à la justice, l’État de droit bafoué une fois de plus, c’est le sentiment qui domine chez les militants après l’expulsion.

Qui ne se résignent nullement.

Ils ont promis de lancer sous peu la réoccupation du bois. Bure est par ailleurs l’invité d’honneur du grand rassemblement de Notre-Dame-des-Landes, cette fin de semaine : une tribune idéale pour appeler à une mobilisation nationale (et au-delà), à l’occasion d’un « sommet anti-nucléaire » que la résistance organise à Bure les 16 et 17 juillet.

Source :
http://www.politis.fr/articles/2016/07/expulsion-violente-des-opposants-a-la-poubelle-nucleaire-de-bure-35078/

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 10:14

Depuis Rebellyon le 29 juin 2016

Foot, blocage, baqueux sauvages ! Récit d’une déambulation festive footballistique dans une ambiance autoritaire d’interpellations arbitraires.

Mardi 28 juin, à la sortie de la manifestation autorisée au parcours ridicule Jean Macé-préfecture, un appel à un rassemblement à la place des Jacobins à 14 h a été lancé. Une cinquantaine de camarades y a répondu et nous nous sommes donc retrouvés au lieu-dit.

Le cortège a commencé à remonter la rue Édouard Herriot, un symbole du consumérisme de luxe, dans une ambiance footballistique et bon enfant.

Sans aucune dégradation, nous avons entrepris méthodiquement de faire des murs sur les devantures des banques et de tous ces magasins, vitrines de ce monde capitaliste où l’humanité sociale ne peut trouver sa place.

Durant toute la montée de cette artère, aucune présence policière ne pointa le bout de son bec.

Arrivés rue du Bât d’Argent, nous avons obliqué vers la rue de la République et le cortège s’est poursuivi direction Bellecour, toujours dans une peace attitude.

Nous sommes arrivés place de la République avec pour intention de nous rassembler à nouveau place des Jacobins pour une petite baignade, la journée étant chaude.

À ce moment, une horde sauvage de policiers tout équipés sont apparus et ont commencé leur charge.

Dispersion immédiate dans nos rangs, certains sont partis en direction du Rhône et des copains et nous en direction de la Saône.

Grand mal nous en a pris.

Nous nous dirigions rue Mercière, quand nous avons croisé une brigade de baqueux. Repérés, ils se mettent à nous courser. Nous tentons donc de nous réfugier dans un hall d’immeuble, quai Saint-Antoine.

Malheureusement, nous prenons trop de temps à ouvrir la porte et bien que fortement équipés, ces tendres agents courent vite. Un agent pénètre avec nous dans le hall. Il nous prend par le col tandis que nous tentons d’expliquer que nous n’avons rien à nous reprocher.

Ces collègues, après avoir arrêté en douceur les deux camarades qui couraient derrière nous, défoncent la porte et entrent avec un regard rempli de haine.

Piégés et prêts à répondre de nos non-actes, nous levons les mains en l’air face à l’inévitable interpellation.

Malgré notre coopération évidente, cela n’empêche pas ces bisounours de nous donner à chacun un premier coup de poing dans le ventre et quelques béquilles des familles.

Tombés au sol en position fœtale pour l’un et à genoux pour l’autre, nous nous époumonons de notre non-résistance : « C’est bon, on est calme, on ne résiste pas… » et autres appels au calme.

Rien n’y fait, les coups continuent.

Pour l’un, un coup de poing dans le visage, coups de pied dans les côtes et au visage, et un coup de genou dans les côtes.

L’autre, sur le ventre, subit les écrasements d’usage : genou sur le visage plaqué au sol, debout sur l’arrière des jambes pour écraser les rotules au sol, clefs de bras alors que les mains étaient déjà prêtes à recevoir les pinces.

Les deux immobilisés au sol, nous servons alors de paillasson et de tabouret pour les agents aux jambes fatiguées.

Ils ramènent alors les camarades maîtrisés à l’extérieur, sous prétexte que des personnes de passage prenaient des images de la scène. Cela les a poussé à nous faire patienter une bonne vingtaine de minutes, plaqués au sol, puis tête collée au mur.

Pendant cette joyeuse attente et la fin des violences physiques, le mépris et les violences verbales purent commencer : « Ferme ta gueule ! », « En Russie, vous auriez fini au goulag », « Si t’es pas content, casse-toi de ce pays », cette dernière phrase étant évidemment dirigée vers une personne racisé …

Liste non exhaustive, mais nous faisons confiance à votre imagination pour vous représenter l’ambiance.

Ensuite, après de menaces à peine voilées telle que « On a été des chirurgiens, on est trop bien éduqué, on aurait pu vous défoncer », l’un des membres de cet honorable corps de métier a fermé la porte.

Pendant ce temps, son collègue, encore avec nous à l’intérieur, nous incite à l’outrage, à la rébellion et à la tentative d’évasion. Menace à peine voilée d’une envie de leur part d’un véritable passage à tabac, et pas seulement des premières caresses reçues précédemment.

Après de nombreuses moqueries quant aux convictions que nous défendons depuis quatre mois dans la mobilisation, nous sommes enfin sortis au grand jour, menottés et tenus en laisse. Comme un chasseur exhibant sa proie, le baqueux aime à pavaner avec son interpelé.

Après 20 heures de garde à vue, nous sommes enfin libres et l’affaire a été classée sans suite.

Nous faisons partie des vingt interpellations arbitraires du 28 juin.

Preuve de l’autoritarisme, aucune poursuite judiciaire n’a été engagée.

Nous sommes donc les victimes parmi tant d’autres de cette politique de la peur qui a pour seul but d’étouffer une contestation légitime qui n’en finit pas. De plus, nous sommes les victimes de cette politique du chiffre absurde qui prédomine dans le travail de la police.

Alors, mal joué les gars, cet autoritarisme d’État d’urgence ne nous impressionne pas, il ne fait que renforcer notre détermination.

Bravo aux copains de gardave qui sont restés calmes et qui n’ont pas répondu aux honteuses provocations des arrogants coqs sauce Cazeneuve relevée à la Valls.

On se retrouve dans la rue pour le prochain match.

La police déteste vraiment tout le monde !

Merci à tous ceux qui se sont inquiétés de notre disparition et qui se sont démenés pour notre sortie.

A. et M.

Source :
https://rebellyon.info/Manif-sauvage-du-28-juin-les-flics-de-la-16726

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:47

Le 21 juin 2016

L’étudiant qui a perdu un œil en marge d’une manifestation contre la loi Travail le 28 avril à Rennes a bien subi un tir de lanceur de balle de défense (LBD), petit frère du flash-ball.

Le parquet de Rennes vient de confirmer cette information, déjà appuyée par les témoignages des proches de la victime.

Les experts sont formels

« L’hypothèse la plus probable est celle d’une lésion majeure de la région orbitale gauche provoquée par un impact de balle de lanceur de balles de défense 40x46 », expliquent les deux experts médecins légistes saisis dans le cadre de cette enquête.

Les investigations prouvent également qu'au moins deux tirs de LBD ont été effectués par la police au moment des faits.

Le procureur de la République Nicolas Jacquet a décidé d’ouvrir une information judiciaire « afin de permettre la poursuite des investigations qui doivent désormais s’attacher à déterminer si les conditions et circonstances du tir étaient conformes aux principes de nécessité et de proportionnalité ».

La victime, un étudiant rennais de 20 ans, avait porté plainte. « Qui est l’auteur de cette agression, qui est responsable de ce processus? Nous devons le savoir », avait témoigné Bruno Martin, le père de l’étudiant.

Source :
http://www.20minutes.fr/rennes/1870227-20160621-rennes-etudiant-perdu-bien-victime-tir-flash-ball

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:39

Transmis par l'Assemblée des blessés, le 23 juin 2016

Hématomes, fractures, plaies… Onze personnes ayant été blessées lors de diverses manifestations contre la loi Travail, à Nantes, ont annoncé ce jeudi leur intention de porter plainte dans les prochains jours.

La démarche, qui vise « à mettre en lumière les violences policières », se veut collective pour « montrer qu’il ne s’agit pas d’une succession de cas isolés ».

Elle a été encouragée par l'assemblée des blessés, qui a vu le jour mi-mai pour recueillir des témoignages, et est accompagnée par un collectif d’avocats.
Lire ici :
http://www.20minutes.fr/nantes/1843771-20160511-nantes-assemblee-blesses-denonce-violences-policieres-precedent-lors-manifs-contre-loi-travail

Grenades de désencerclement et LBD

Derrière ces « plaintes contre X pour violences volontaires avec (ou sans) arme par une personne de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions », il s’agirait principalement de victimes de tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ou de grenades de désencerclement, reçus sur le corps ou le visage.

Ces tirs auraient été « effectués sans aucune sommation » à l’occasion de manifestations dont certaines avaient été interdites.

Yves, lui, rapporte que le 28 avril dernier sur l’île de Nantes, un policier « s’est jeté » sur lui, le faisant brutalement chuter au sol, alors qu’il avait une discussion un peu tendue avec un autre groupe de fonctionnaires, en marge du défilé. Il en est ressorti avec une clavicule cassée.
Lire ici :
http://www.20minutes.fr/nantes/1835939-20160428-nantes-grosses-tensions-centre-ville-39-interpellations

Action collective

« Les plaintes seront déposées auprès du Procureur de la République qui doit lancer une enquête de l’IGPN, détaille Me Pierre Huriet. On peut aussi, un peu plus tard, saisir le tribunal administratif pour une action en responsabilité de l’Etat pour que les victimes soient indemnisées. »

« L’objectif de cette action collective est que le Parquet ne puisse pas ignorer pas cette série de plaintes », complète Me Stéphane Vallée.

Si les plaintes ne sont pas classées sans suite, les avocats évoquent ensuite la difficulté de l’identification des policiers mis en cause.

Source :
http://www.20minutes.fr/nantes/1871755-20160623-violences-policieres-nantes-onze-blesses-manifs-vont-porter-plainte

L'assemblée des blessés :
https://blogs.mediapart.fr/assemblee-des-blesses/blog

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 09:58

Le 15 juin 2016

Gaz dans les yeux, téléphone jeté en l'air : des policiers m'ont agressé sans motif.

Le jeudi 2 juin, plusieurs manifestants contre la loi travail ont été victimes de violences policières à Rennes. Arthur D., étudiant de 21 ans, en faisait partie. Il a souhaité témoigner, alors que François Hollande a annoncé envisager d'interdire les manifestations pour des raisons de sécurité.

À ce jour, la "police des polices" a ouvert 48 enquêtes pour violences policières, suite aux manifestations contre la loi travail. Mais combien vont aboutir à une vraie instruction judiciaire ?

J’ai moi-même subi un acte de violence policière en marge d’une manifestation contre la loi El Khomri à Rennes, le jeudi 2 juin.

Je n'ai par contre déposé aucune plainte, car je ne crois pas qu'une quelconque action judiciaire ait du poids vis-à-vis des forces de l'ordre et de l'impunité officieuse qui couvre leurs actions.

Un policier a fait tomber son arme par terre

Je rejoins la manifestation en début d'après-midi ce 2 juin avec un ami, lors de son passage dans le quartier de Villejean-Kennedy. Je suis à visage découvert, je porte un blouson sans capuche et une casquette, pour me protéger des éventuels jets d'objets.

Après les événements qui ont ensuite été relatés dans les journaux, notamment la charge de véhicules de police sur les manifestants, je décide de chercher une issue pour rentrer chez moi.

Une quinzaine de personnes emprunte une petite rue, je profite donc de l'occasion.

Je propose à mon ami de rentrer chez moi car j'habite à quelques rues de là où nous nous trouvons.

Arrivés à la sortie du lotissement, en voyant le grand boulevard, nous nous disons que la voie est libre.

Puis, tout d'un coup, une dizaine de policiers en civil, portant des casques de protection, et des brassards oranges arrive en courant et en criant "surprise", et cherche à nous bloquer le passage.

Ils sont armés de matraques, de bombes lacrymogènes, de flash-ball et d'armes à feu.

Ils sont à deux mètres de moi, lorsque l'un d'eux, emporté dans son élan, fait tomber son arme de service par terre.

J'ai juste le temps de faire un pas pour éviter le barrage qui se met en place, et je me retrouve derrière eux, sur le boulevard.

Je sors mon téléphone et j'appelle mon ami qui me dit qu'il est caché dans un jardin, je lui promets que je l'informerai dès que la rue ne sera plus bloquée.

Un agent a jeté mon téléphone par-dessus une haie

Apercevant d'autres véhicules de police arriver, je me prépare à prendre des photos.

Là, un agent m'ordonne de ne plus bouger, me menaçant avec sa bombe lacrymogène, tandis qu’un autre me met en joue avec son flash-ball.

Le premier agent arrive vers moi, et m'asperge le visage de gaz, pendant que l'autre menace les passants pour qu'ils s'écartent. J'ai les yeux et le nez qui me brûlent, je ne vois plus rien.

Le policier me fouille avec insistance et me prend mon téléphone, ma casquette et mon portefeuille.

Mais je lui dis que je n'ai pas mes papiers.

J'avais choisi de ne pas les emmener, pour ne pas les perdre, me les faire voler ou confisquer.

Il cherche dans mon portefeuille et trouve quand même ma carte vitale. Il consulte donc sa base de données et me la rend.

Enfin, il consulte les photos de mon téléphone, et le jette par-dessus une haie. Il garde ma casquette et la met dans son véhicule.

Puis, comme une formalité de départ, m'asperge le dos avec sa bombe de gaz lacrymogène longue portée, et étant à moins de 30 cm de ma veste.

Un ami a dû enjamber une palissade pour échapper aux matraques

L'agent embarque dans son véhicule et des passants viennent me voir pour me donner du sérum physiologique. Je vois alors un défilé de véhicules de forces de l'ordre passer devant moi.

Les agents me gratifient de réflexions sympathiques telles que "continue la lutte camarade", ou encore "c'est la lutte finale"... 

J'interpelle un agent et lui dit qu'on a pris ma casquette et jeté mon téléphone. Il me répond : "Tu pleurs parce que t'as perdu quelque chose ? Ahahah et bien va donc porter plainte !".

Après un quart d'heure de recherche, je parviens à retrouver mon téléphone derrière la haie. J'appelle mon ami, et lui raconte ce qui s'est passé.

Lui m'explique qu'il a dû enjamber une palissade pour échapper aux coups de matraque et sortir du quartier.

Des forces de l'ordre agissant en toute impunité et sans motif

Cette journée-là, une vingtaine de personnes ont été blessées, dont cinq prises en charge aux urgences.

De plus, la police a détruit des caméras, des appareils photos, ou encore des téléphones, empêchant certains journalistes d'obtenir des images.

Les agents agissaient sans matricule, ce qui est illégal, et n'ont procédé à aucune interpellation.

On sent clairement une volonté de faire peur au mouvement de protestation.

Personnellement, je me suis senti humilié par des forces de l'ordre agissant en toute impunité, et sans motif, car j'étais un individu isolé et non dangereux.

Ici, la police a-t-elle protégée les citoyens ? A-t-elle la maîtrise des armes qu'elle utilise, sachant qu'un agent a perdu le contrôle de son arme à feu ? Les réflexions que j'ai reçues (et après discussions avec d'autres manifestants, je ne suis pas le seul à en avoir reçu) font-elles partie du code de déontologie de la police ?

N'ayant pas terminé ma formation, je n'ai pas eu l'occasion de retourner manifester depuis, mais j'espère pouvoir le faire.

Un usage abusif du gaz lacrymogène et des grenades

J'ai le sentiment qu'une radicalisation s'opère des deux côtés.

Chez les manifestants, j'ai vu une nouvelle population investir les rassemblements. Ce sont des jeunes qui viennent uniquement pour rechercher les affrontements avec les forces de l'ordre.

Même si le mouvement est globalement constitué de personnes militantes ou souhaitant défendre leurs convictions, ces petits groupes de personnes peuvent provoquer les policiers, ce qui amène des charges policières parfois très violentes.

Du côté des forces de l'ordre, le mot d'ordre est la fermeté, avec un usage abusif du gaz lacrymogène et des grenades de désencerclement,  des arrestations musclées, l'intervention de la Bac et même du Raid pour déloger les squatteurs de la Maison du peuple.

Plusieurs manifestants ont été gravement blessés, et j'ai une pensée particulière pour Romain D., touché à a tête le 26 mai par un éclat de grenade, et qui est resté une dizaine de jours dans le coma....

Source :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1527763-gaz-dans-les-yeux-telephone-jete-en-l-air-des-policiers-m-ont-agresse-sans-motif.html

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:27

Depuis BastaMage le 22 juin 2016

Un siècle de manifestations interdites et de répression du mouvement social.

La manifestation syndicale parisienne du 23 juin a été interdite, puis finalement autorisée sur un parcours imposé par le ministère de l’Intérieur, autour du bassin de l’Arsenal, près de la Bastille. Cette quasi interdiction est une première depuis un demi-siècle.

La dernière manifestation syndicale interdite est de triste mémoire.

C’était le 8 février 1962. Six syndicats, dont la CGT, la CFTC et l’Unef, ainsi que le Parti communiste et le Parti socialiste unifié (PSU, dont une partie des membres fonderont ensuite le PS), appellent à manifester à Bastille contre les « tueurs fascistes » de l’OAS (l’organisation terroriste d’extrême droite combattant pour l’Algérie française) et pour la paix en Algérie.

Nous sommes en pleine guerre d’indépendance.

L’état d’urgence a été décrété depuis un an.

Le Préfet de police – un certain Maurice Papon, condamné 36 ans plus tard pour complicité de crimes contre l’humanité pour avoir collaboré aux déportations vers les camps d’extermination nazis – interdit la manifestation.

Les rassemblements pacifiques sont violemment dispersés par les forces de l’ordre : neuf syndicalistes de la CGT et membres du Parti communiste meurent sous les coups des matraques ou de grilles jetées par les agents à l’entrée du métro de la station Charonne.

Quatre mois plus tôt, c’est une manifestation appelée par les Algériens de France qui est interdite et réprimée. 11 500 manifestants sont arrêtés, entre 30 et 200, selon les historiens, sont tués. Des corps sont jetés dans la Seine par la police.

Auparavant, au plus fort de la guerre froide au début des années 50, plusieurs manifestations « pour la paix », auxquelles participe la CGT, sont systématiquement interdites.

Il faut remonter à 1906, soit plus d’un siècle, pour retrouver un parallèle direct avec la situation actuelle, comme le note le site Terrains de lutte.

Le 1er mai 1906, les ouvriers défilent pour la journée de 8h – aujourd’hui remise en cause par la loi Travail… Pour le ministre de l’Intérieur de l’époque, le radical-socialiste Georges Clémenceau, et son préfet Louis Lépine, pas question de laisser faire.

« Les manifestants ne circuleront, à aucun prix, en dehors du rayon que nous leur assignons »

« Vous supposez bien que si nous laissons dans la rue 500 manifestants déambulant au chant de L’Internationale, ce groupe sera bientôt grossi et fera la boule de neige, au point de former 1000, 2000, 10,000, 50,000… Ça, non. Ce pourrait être l’émeute, et nous devrions nous résigner à faire donner l’artillerie. Eh bien ! On n’en arrivera pas là. Les manifestants, les chômeurs ne circuleront, à aucun prix, en dehors du rayon que nous leur assignons », communique alors la Préfecture de police.

La troupe est mobilisée : 20 000 soldats dont 5000 cavaliers, 36 000 policiers sont réquisitionnés. Et la manifestation fortement réprimée, dans les rues qui avoisinent la place de la République : 860 arrestations et de nombreux blessés.

« C’est un miracle que ces actes d’inutile et sauvage brutalité, ajoutés à bien d’autres, n’aient pas surexcité la foule et déterminé des bagarres », commente L’Humanité de Jean Jaurès.

« Par la suite, le pouvoir ne craindra plus de faire des morts dans le mouvement social. En juillet 1907, deux manifestants sont tués à Raon-l’Etape. En juin 1908, à Vigneux, les gendarmes ouvrent le feu sur des grévistes réunis dans leur permanence, en tuant deux et en blessant une dizaine. Le 30 juillet 1908, à Villeneuve-Saint-Georges, les dragons attaquent 400 manifestants, en tuent quatre et en blessent presque une centaine. Dans la foulée, Clemenceau fait arrêter tout l’état-major de la CGT (…) au motif qu’ils seraient les « responsables moraux » des violences », rappelle Terrains de lutte (Lire ici !). Georges Clemenceau, dont le portrait trône dans le bureau du Premier ministre, est l’un des modèles politiques de Manuel Valls.

Source :
http://www.bastamag.net/Quand-les-radicaux-socialistes-interdisaient-les-revendications-sociales-et

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