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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:28

Le 23 février 2017

Ce jeudi 23 février, une dizaine d’établissement scolaires parisiens étaient bloqués en signe de protestation contre les violences policières.

Reporterre était au lycée Bergson, où un lycéen avait déjà été violemment frappé par un CRS en mars 2016, en marge des manifestations contre la loi travail.

- Paris, reportage

Jeudi 23 février au matin, de nombreux élèves étaient rassemblés devant le lycée Henri-Bergson, dans le XIXe arrondissement de Paris, pour protester contre les violences policières.

Selon BFM, neuf établissements parisiens étaient bloqués à 8 h.

« Nous sommes venus témoigner notre soutien à Théo [un jeune homme de 22 ans qui aurait été violé avec une matraque par un policier lors d’un contrôle de police, le 2 février à Aulnay-sous-Bois]  », explique Emilie, 17 ans.

« Les violences policières sont devenues un peu trop fréquentes », renchérit Joël, 17 ans aussi.

Le groupe de lycéens se rappelle avec colère le tabassage de leur camarade de classe, le 24 mars 2016, en marge des manifestations contre la loi travail : Danon, 15 ans, avait reçu un violent coup de poing dans le visage de la part d’un CRS, alors qu’il avait les bras maintenus dans le dos.

« On savait que les violences policières existaient, parce qu’on en avait entendu parler à la télé. Mais le fait de les voir sous nos yeux change quelque chose », témoigne Prudencia, 16 ans.

La vidéo de l’agression de Danon, 15 ans, par un CRS

Le sujet a été abordé en classe avec les professeurs principaux.

« En gros, ils étaient d’accord avec nous, rapporte Emilie. Ils ne comprenaient pas pourquoi le CRS a agi comme ça alors que Danon n’avait rien fait. Normalement, les forces de l’ordre doivent nous protéger ; au lieu de ça, elles nous frappent ! »

Les lycéens accusent la police de cibler particulièrement les « gens de couleur ».

« Mais vu qu’on est des bamboulas, c’est convenable », ironise la jeune fille, en secouant ses belles tresses noires.

Pour apaiser les relations, « il faudrait que les policiers parlent mieux aux jeunes, parce que le respect doit être mutuel », estime Prudencia.

« Les contrôles d’identité trop fréquents tapent sur le système, on ne devrait pas se faire contrôler tant qu’on n’a pas commis de délit », poursuit Emilie.

Lire la suite :
https://reporterre.net/Des-lyceens-contre-les-violences-policieres-Le-blocus-est-notre-seul-moyen-d

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:12

Depuis Reporterre le 25 janvier 2017

Lisa Giachino, journaliste à L’Age de faire, a été interpellée par la police et maintenue en garde à vue, alors qu’elle faisait un reportage sur les migrants, dans la vallée de la Roya, près de Nice.

Notre collègue Lisa Giachino, membre de la rédaction de L’Âge de faire, a été placée en garde à vue dans la nuit du 19 au 20 janvier pour « aide aux migrants » alors qu’elle réalisait un reportage dans la vallée de la Roya, une zone frontalière avec l’Italie. Elle témoigne à sa sortie de garde à vue, qui aura duré 10 heures.

L’Age de faire - Comment ça va ?

Lisa Giachino - Je suis à la gare de Menton. Ils viennent à l’instant de renvoyer pour l’Italie les jeunes Érythréens qui ont été arrêtés avec moi.

A part ça, j’ai mal partout : on a marché toute la nuit sur une voie de chemin de fer !

Quelles sont les circonstances de ton arrestation ?

J’ai suivi 6 adolescents érythréens qui tentaient de rejoindre Nice depuis la vallée de la Roya. Beaucoup de migrants qui arrivent d’Italie se retrouvent coincés dans cette vallée, où tous les axes de sortie sont bouclés.

Ces 6 jeunes ont voulu tenter le coup par la voie de chemin de fer.

On a commencé à marcher vers 22h, jusqu’à 3 h du matin. Alors que nous marchions, une quinzaine de militaires embusqués sont soudainement sortis du noir avec des lampes en criant et en nous alignant. C’était assez impressionnant.

La tension a baissé d’un ton quand ils se sont aperçus qu’ils avaient affaire à des gamins. Ils nous ont embarqués au commissariat de la police de l’air et des frontières de Menton.

Pourquoi t’ont-ils placée en garde à vue ?

Ils m’ont suspectée d’avoir aidé les Érythréens à passer la frontière.

J’ai eu beau leur répéter que j’étais là pour faire un reportage dans le cadre de mon travail, ils m’ont quand même gardée 10 heures, en m’expliquant que mon travail ne justifiait pas ma présence ici !

J’ai même entendu que j’aurais dû demander une autorisation en préfecture pour faire ce type de reportage !

L’ambiance est tendue dans la vallée envers les habitants qui aident les migrants.

L’un d’entre eux, Cédric Herrou, a été placé en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. Sa garde à vue a été prolongée 24 heures, il n’est donc toujours pas sorti, et son domicile a été perquisitionné hier.

Les témoignages décrivent une perquisition menée dans des conditions violentes. Ce climat d’intimidation peut expliquer pourquoi ils m’ont gardée aussi longtemps.

Source :
https://reporterre.net/Une-journaliste-de-L-Age-de-faire-a-ete-placee-en-garde-a-vue-lors-d-un

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 17:45

Bordeaux, le 11 février 2017

« Nous ne sommes plus dans un état de droit mais ce sont les policiers qui se font droit. »
Maitre Ophélie Berrier – Avocate de m. – Extrait de sa plaidoirie.

Le jeudi 9 février 2017, m. a assigné l’Etat au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux pour faute lourde dans le cadre des violences policières qu’elle avait subies le 19 mars 2009.
Lire ici :
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/jeudi-9-fevrier-2017-bordeaux-violences-policieres-l-etat-en-proces.html

Dans l’œuf fragile du tribunal, la parole est d’abord donnée à Maitre Charlotte Panighel, défenseuse de l’Etat. Elle tente vainement de faire valoir l’incompétence du tribunal mais la juge la recadre vertement, lui rappelant que cette requête arrive trop tard et que le procès va se poursuivre.

Il ne reste plus à Maitre Panighel qu’à plaider et que peut-elle dire pour défendre l’indéfendable ? La même litanie qu’avait fait sienne à l’époque la Direction Départementale de la Sécurité Publique, à savoir que « certains [manifestants] avaient revêtu des foulards et des écharpes pour se dissimuler le visage dans un mouvement de progression paraissant vindicatif vers les effectifs de Police ».

m. (avec le keffieh) peu avant son arrestation à visage découvert !

A l’entendre, m. et ses camarades avaient clairement l’intention de s’opposer physiquement à l’expulsion.
Selon elle, ce soir-là, face à cette situation de tension, les crs ont fait leur boulot.

Quand l’avocate de m. prend la parole, c’est pour rappeler qu’ici, ce ne sont pas les crs qui sont mis en cause. Quatre d’entre eux, susceptibles d’avoir porté les coups, ont bénéficié de non-lieu depuis longtemps.
C’est l’Etat qui est désigné comme responsable des manquements graves et de la désorganisation de ses services. Blessures, arrestation, menottage, garde-à-vue, absence de soins… Rapport du Défenseur des Droits en main, Me Berrier déroule l’évidence de la bavure.

L’évidence aussi d’une impunité qui n’est plus acceptable.

Car dans l’œuf fragile du tribunal planaient les fantômes de Lamine, D’Ali, de Babakar, d’Adama, d'Amine, d'Hakim, de Mamadou, de Rémi et de tant de morts sans justice, les présences diffuses de Geoffrey, de Joachim, de Maxen, de Théo et de tant de blessé-e-s sans justice...

Et c’est en pensant à toutes ces victimes d’une guerre qui ne dit pas son nom que m., son avocate et les soutiens quittèrent le tribunal.

Le délibéré sera rendu le jeudi 13 avril 2017.

D’ici là et au-delà, « ne rien lâcher, ne pas rechigner à la tâche ».

Le collectif Contre Les Abus Policiers
http://clap33.over-blog.com/

L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A
http://www.opa33.org/

****
Revue de presse du procès

[Vidéos]

m. & Maitre Berrier à la sortie du tribunal
https://youtu.be/YOdOJldRRkM

m. témoigne lors du rassemblement de soutien à Théo
9  février 2017 - TB33
https://youtu.be/qLQyyNlCz90

[Articles]

Elle assigne l’Etat
Sud-Ouest - 9 février 2017
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/elle-assigne-l-etat.html

« Ils me frappaient alors que j’étais au sol et évanouie »
Rue89 - 9 février 2017
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/proces-de-violences-policieres-ils-me-frappaient-alors-que-j-etais-au-sol-et-evanouie.html

m. à Bordeaux engage la responsabilité de l'Etat devant la justice
France Bleue Gironde - 9 février 2017
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/violences-policieres-myriam-a-bordeaux-engage-la-responsabilite-de-l-etat-devant-la-justice.html

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 17:41

Yep !

Jeudi 9 février 2017 - Place St Michel - m. interviewée par Sandra de TB33lors d'un rassemblement de soutien à Théo.

Source :
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/video-m.temoigne-lors-du-rassemblement-de-soutien-a-theo.html

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 17:38

Yep !

Bordeaux  - Conférence de presse le 9 février de m. et de son avocate Maitre Berrier à la sortie de l'audience où elles ont attaqué l'Etat pour dysfonctionnement grave.

Source :
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/video-m.maitre-berrier-a-la-sortie-du-tribunal.html

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:41

Par Xavier Ridon, le 09 février 2017

Le procès des violences policières subies par Myriam Eckert s’est ouvert ce jeudi au TGI de Bordeaux, près de 8 ans après les faits. La militante veut faire condamner l’Etat dans un contexte de dénonciations des actes dont ont été victimes Théo à Aulnay-sous-Bois ou des opposants à la Loi Travail, et qui ont tué Adama à Beaumont-sur-Oise.

Myriam Eckert nous dit qu’elle est un peu « tendue » alors qu’approche l’heure d’une audience attendue depuis 8 ans. Le 19 mars 2009, cette militante de Droit au logement (DAL 33) manifestait devant le 127 rue Saint-Genès. Les squatteurs installés dans cet immeuble appartenant à la mairie de Bordeaux, sont en passe d’être évacués. La police intervient quand vers 20h30 un groupe de soutien de quelques dizaines de personnes se forme sur le trottoir en face. Les CRS sont appelés à la rescousse.

Après plusieurs demandes de dispersion, ils chargent.

« Je me suis dis que la meilleure solution était de s’enfuir. Mais visiblement je n’étais pas assez sportive et je cours moins vite qu’une matraque », raconte-t-elle ce jeudi aux journalistes.

Une matraque lui frappe le dos. Elle s’écroule. Au sol, elle se retrouve menottée et les coups pleuvent : « Quatre policiers ont continué à me frapper alors que j’étais au sol et évanouie. »

Un policier de l’IGPN qui enquête sur ces violences lui confirme qu’elle porte « les traces de coups de pieds et de coups de poings ».

Le Défenseur des Droits explique par ailleurs dans son rapport de juillet 2014 : « La réclamante déclare avoir signalé aux policiers qu’elle était blessée et qu’en réponse, ces derniers ont déclaré « c’est bien fait, on t’avait dit de pas rester là ». »

Le visage ensanglanté, elle est tout de même emmenée en garde-à-vue au commissariat de Bordeaux. Le brigadier chef qui la reçoit en tant qu’officier de police judiciaire appelle les sapeurs pompiers qui se chargent finalement de la conduire à l’hôpital Pellegrin.

Violences confirmées, auteur introuvable

Dans la nuit, le fonctionnaire vient lui notifier qu’elle est placée en garde-à-vue pour dégradation de biens privés et violation de domicile, procédure jugée incompatible avec son état par le médecin qui l’examine.

C’est à ce moment seulement qu’elle arrive à se voir dans un miroir : « Ils ont essayé de faire disparaître mon visage. C’est comme ça que je l’ai vécu. En voyant mon visage, je ne me suis pas reconnue. »

Elle a de multiples hématomes sur le crâne et plaies sur le nez et la lèvre supérieure.
http://soutien-m.over-blog.com/19-mars-2009-la-vie-de-m.-bascule

Le lendemain, elle indique au brigadier qu’elle ne compte par porter plainte, mais elle le remercie aujourd’hui : « Si j’ai fini par porter plainte. C’est grâce à ce policier qui m’a interrogé et qui m’a conseillé d’aller au Cauva (centre d’accueil en urgence de victimes d’agression, NDLR). »

Elle reçoit une interruption temporaire de travail (ITT) de 7 jours. Sa plainte est déposée deux semaines après les faits puis, autour d’elle, se constitue le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33).

« Les policiers se font droit »

L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) conduit une enquête. Le Procureur de la République en tire comme conclusion que les violences sont à imputer à un groupe de quatre membres de la CRS 24 sans pouvoir identifier l’auteur du coup. Un an et un jour plus tard, le non-lieu est prononcé.

Elle se constitue partie civile devant le Doyen des juges d’instruction. En 2012, le non-lieu est à nouveau prononcé, toujours par manque d’identification.

Toujours accompagnée par maître Ophélie Berrier, elle tient désormais à engager la responsabilité de l’Etat en demandant une reconnaissance du préjudice subi.

Dans sa plaidoirie, ce jeudi, son avocate veut faire reconnaître « une faute lourde de l’Etat ». Elle reprend à son compte les conclusions du Défenseur des Droits sur la désorganisation des services de l’Etat comme étant « à l’origine de plusieurs manquements » : le brigadier chef n’était pas au courant de l’interpellation ; la dégradation présumée des biens est impossible puisqu’elle était à l’extérieur ; il est impossible de rendre justice pénalement car personne ne saurait qui faisait quoi.

« Nous ne sommes plus dans un état de droit mais ce sont les policiers qui se font droit. »

Cette phrase tonne dans la salle d’audience, alors que l’actualité des violences policières à l’encontre de Théo, habitant d’Aulnay-sous-Bois, met dans la rue plusieurs centaines de citoyens à travers le pays.

« Il faut que les policiers honnêtes témoignent »

A la fin de l’audience, Myriam Eckert commente : « Tous les jours amènent leurs flots de violence. Moi je ne veux pas dire “tous pourris” mais il faut que les policiers honnêtes témoignent et se montrent solidaires des victimes alors que pour l’heure les policiers honnêtes se taisent. »

Défendant l’État, maître Charlotte Panighel du cabinet Marconi tente en vain de soulever une exception d’incompétence avant d’expliquer une autre version des faits : des manifestants qui ne voulaient pas quitter les lieux ce qui « contraint » les CRS à charger et un manque de circonstances exactes expliquant les blessures avec une intervention du Défenseur du Droit qui « ne se prononce pas sur les violences ».

« Il n’y a pas de faute des CRS. Il faut la débouter de ses demandes », conclut l’avocate.

Le délibéré est mis au 13 avril.

Visiblement confiante, entourée de son avocate et d’une dizaine de soutiens à cette audience, Myriam Eckert prévient déjà : « Je suis prête à passer 10 ans encore devant les tribunaux pour que l’État soit condamné. »

Source :
http://rue89bordeaux.com/2017/02/proces-violences-policieres-frappee-au-sol-evanouie2/

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 16:31

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde, le 9 février 2017

En pleine affaire Théo à Aulnay-sous-Bois, Myriam Eckert, engagée auprès du DAL notamment, victime de violences de la part de CRS en 2009 lors d'une manifestation à Bordeaux, demande des comptes et assigne l'Etat devant la justice.

"Je ne lâcherai pas l'affaire, pour eux et pour moi". Myriam Eckert se bat depuis huit ans dans ce dossier. Et lors de l'audience qui s'est tenue au tribunal de grande instance de Bordeaux ce jeudi matin, en pleine affaire Théo à Aulnay-sous-Bois, cette militante Bordelaise, s'est faite la porte-parole de tous ceux qui sont victimes de violences policières et qui "n'ont pas le courage et l'énergie" de porter plainte.

Un coup de tonfa et une garde à vue injustifiée selon elle

En 2009, le soir du 19 mars, Myriam participe à un rassemblement de soutien à des squatteurs d'un immeuble de la rue Saint-Genès à Bordeaux en cours d'évacuation, quand les CRS interviennent pour disperser la manifestation.

Elle raconte avoir pris un coup de tonfa (sorte de matraque avec une poignée) derrière la tête, puis avoir été placée en garde à vue alors même qu'elle était blessée, et sans aucune justification, selon elle.

Sa plainte est déposée quelques jours plus tard, encouragée à l'époque, par des policiers au commissariat de Bordeaux, qui, face à son visage tuméfié (qui le restera deux mois), la poussent à se battre.

Ce qui lui fait redire "bien évidemment que les policiers ne sont pas tous pourris", mais lorsqu'il y a une faute manifeste, il faut une sanction. Ce qu'elle n'a pas obtenu à ce jour.

Renforcée par un rapport du Défenseur des Droits

En 2010, l'affaire est classée sans suite, faute de pouvoir identifier le ou les CRS auteurs des violences. Puis en 2012, une ordonnance de non-lieu est rendue pour le même motif.

Mais elle ne baisse pas les bras, renforcée par un rapport du Défenseur des Droits rendu à l'été 2014, qui évoque "un manquement collectif à la Déontologie" et "une absence d'organisation lors de cette opération du 19 mars 2009".

C'est ce qui a poussé son avocate à assigner l'Etat en responsabilité devant la justice bordelaise.

Myriam entourée de son comité de soutien au tribunal de Bordeaux

Lors de l'audience, l'avocate du représentant de l'Etat, maître Panighel, a d'abord soulevé une exception d'incompétence, expliquant que c'est au tribunal administratif et non au tribunal de grande instance qu'il faut examiner ce dossier. Elle a également plaidé que les CRS n'avaient fait que leur boulot ce jour-là et qu'il y avait eu plusieurs injonctions avant la charge menée par les CRS.

"Il y a aussi des brebis galeuses dans la police"

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 16:27

Yep !

Un article de Sud-Ouest, paru le 9 février 2017.

Klik droit, afficher l'image puis zoom !!!

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:13

[Jeudi 9 février 2017- Bordeaux] Violences policières : l’Etat en procès
 
Pourquoi ce rendez-vous judiciaire ?
Dans la décision tardive du défenseur des droits (décision MDS-2014-096 du 9 juillet 2014), poursuivant la réclamation de m. relative aux circonstances de son interpellation et placement en garde à vue (juin 2009 CNDS), il est établi que m. se trouvait parmi les manifestants et qu’elle ne devait être ni interpellée, ni placée en garde à vue pour des faits qu’elle ne pouvait avoir commis.
Le Défenseur des droits relève également l’existence d’un manquement collectif à la déontologie de la sécurité suite à l’interpellation et au placement en garde à vue de m.
Dès lors, m. entend engager la responsabilité de l’Etat, c’est l’objet du procès qui se tiendra le 9 février 2017 à 9h au T.G.I de Bordeaux.

Quelle forme prendra ce rendez-vous, comment vous y associer ?
Nous vous donnons rendez-vous ce jeudi 9 février au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux à 9h. Pour ce procès, il n’y aura pas de témoignages mais les avocats plaideront.

A 11h, conférence de presse, sur le parvis des Droits de l’Homme, à côté du tribunal.

S’informer et apprendre du cas m. : Gueule cassée pour porte-voix
La victime : Myriam Eckert dit m.
Femme, artiviste, pacifiste, poète, porte-plume et porte-voix de L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A, engagée de nombreux collectifs avec l'envie que les mauvais jours finissent, ose parler d’amour.
Lire ici :
http://soutien-m.over-blog.com/parcours-militant-m.-c%C3%B4t%C3%A9-pile

19 mars 2009 – BORDEAUX
Alors qu’elle manifestait pacifiquement son soutien aux occupants sans titre d’un immeuble appartenant à la commune, m. est violemment interpellée, conduite au commissariat puis transportée à l’hôpital Pellegrin sous escorte policière -  A 0h50, elle est en garde à vue pour dégradation de biens privés et violation de domicile.

20 mars 2009
Reconduite au commissariat de BORDEAUX vers 10h00, m. est entendue.
11h10 fin de sa garde à vue.
11H45, sur l’avis d’un policier, m. est reçue en consultation au centre d’accueil en urgence de victimes d’agression (CAUVA) par le médecin légiste qui fixe l’incapacité totale de travail à 7 jours.
« Quand elle put enfin voir son visage dans le miroir insensible de la salle de bain, elle vit sa vie s’éparpiller soudainement en mille éclats d’elle-même et crut qu’il n’y aurait plus jamais de remembrement. » m. Gueule cassée – 2009

Lire ici :
http://soutien-m.over-blog.com/19-mars-2009-la-vie-de-m.-bascule
 
L’immeuble : situé 147 rue de Saint Genès, propriété de la ville de Bordeaux, servait autrefois de logement à des prêtres, inoccupé depuis de nombreuses années, squatté à plusieurs reprises et vendu pour 297 000 € selon délibération du 21 décembre 2009.

 22 mars 2009
m. dépose plainte pour des faits de violences volontaires commises par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité totale de travail de 7 jours

14 avril 2009
L’IGPN - Inspection Générale de la Police Nationale – est saisie pour diligenter une enquête qui avancera que le coup a été porté lors de la première avancée du cordon (premier bond offensif) composé exclusivement de CRS. (le bond en avant est réalisé au pas de gymnastique sans ouverture des boucliers, qui sont utilisés en protection). L’enquête circonscrit quatre fonctionnaires de la CRS 24.

15 mai 2009
A Bordeaux des individu-e-s libres et autonomes, ayant renoncé dans ce cadre à leurs étiquettes politiques, syndicales et associatives, se sont constitué-e-s en collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P. 33) en solidarité à Myriam E., victime de coups et blessures et à toutes les victimes de violences et d'abus de pouvoir émanant des forces de l'ordre.
Lire ici :
http://soutien-m.over-blog.com/15-mai-2009-cr%C3%A9ation-du-c.l.a.p33

10 mars 2010
Le Procureur de la République confirme à m. que les violences dont elle a été victime se sont produites lors d’un bon offensif de CRS. Il indique à m. que « les investigations diligentées ont permis, à partir de la disposition des CRS, d’imputer ces violences à un groupe de quatre d’entre eux mais elles n’ont pas réussi formellement à identifier, qui, dans ce groupe, en était l’auteur ». Pour ce motif (absence d’identification), il ne peut intervenir davantage dans cette affaire mais évoque la possibilité de saisir les juridictions civiles ou pénales.

21 avril 2010
m. est auditée devant la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) à Paris – CNDS saisie le 24 juin 2009.

14 décembre 2010
m. dépose une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges d’instructions du chef de violences volontaires. Des auditions s’en suivent.

7 septembre 2012
Le juge d’instruction rend une ordonnance de non-lieu aux motifs que l’information judiciaire n’avait pas permis d’identifier le ou les auteurs des faits de coups et blessures portés à m.

9 juillet 2014
Dans la décision MDS-2014-096 du défenseur des droits, poursuivant la réclamation à la CNDS, il est établi que m. se trouvait parmi les manifestants et qu’elle ne devait être ni interpellée, ni placée en garde à vue pour des faits qu’elle ne pouvait avoir commis.

Le Défenseur des droits relève également l’existence d’un manquement collectif à la déontologie de la sécurité suite à l’interpellation et au placement en garde à vue de m.

Les éléments recueillis par l’IGPN, la CNDS et les agents du Défenseur des droits ont permis de relever une absence d’organisation lors des opérations du 19 mars 2009, à l’origine de plusieurs manquements à la déontologie.

Néanmoins, compte tenu de la décision judiciaire du 7 septembre 2012 qu’il ne peut remettre en cause, le Défenseur des droits ne peut se prononcer sur le grief de violences volontaires.
Lire le rapport ici :
http://www.defenseurdesdroits.fr/decisions/ddd/DDD_DEC_MDS-2014-096.pdf

9 février 2017
m. entend engager la responsabilité de l’Etat et sollicite une reconnaissance du préjudice subi
 
Nous n’oublierons pas le 19 mars 2009 ni « la vétérante d’une guerre qui ne dit pas son nom, qui ne délimite pas son territoire, qui ne désigne pas ses champs de bataille, qui ne dresse aucun monument à ses morts et à ses blessés. »

A toutes nos victimes, aux vétérant-es-s « d’une guerre qui ne dit pas son nom, quand seuls certains en portent les uniformes, quand seuls certains comptent leurs prisonniers, quand les bottes font un bruit feutré sur le macadam et que la justice sonne son propre lugubre hallali » - extrait « vétérante »  m. pour O.PA

Merci de faire suivre dans vos réseaux !

Le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33)
http://clap33.over-blog.com/

L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre (O.P.A)
http://www.opa33.org/

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Compléments d’info

De l’oppression à la répression, qui veut la peau de m. ?
http://soutien-m.over-blog.com/de-l-oppression-%C3%A0-la-r%C3%A9pression-m.-dans-l-oeil-du-viseur

Gueule cassée - Recueil en libre téléchargement
http://www.opa33.org/IMG/pdf/m_opa_gueule-cassee.pdf

Source :
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/jeudi-9-fevrier-2017-bordeaux-violences-policieres-l-etat-en-proces.html

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 15:31

Bordeaux, le 26 janvier 2017

Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

Bonjour,

Jeudi 26 janvier 2017 s’est tenu le deuxième procès en appel des prévenu-e-s du D.A.L33 dans l’affaire dite « Planterose », du nom de la rue où se trouvait le logement vacant occupé par des humains sans abris en juillet 2013.

Poursuivis depuis trois ans pour violation de domicile et installation de familles étrangères, ils risquaient jusqu’à un an de prison et 15000 euros d’amendes.

Condamnés par deux fois déjà, la cour de cassation avait été saisie par trois d’entre eux et celle-ci leur avait donné raison : les condamnations prononcées s’étaient faites sans preuve.

Ce 26 janvier, une cinquantaine de personnes se rassemblent en soutien devant le tribunal, place de la République à Bordeaux.

A 14h30, les débats commencent, sous l’œil sévère d’un Christ en croix, peint dans la salle d’audience (!).

Que pouvait-on donc attendre de ce nouveau procès quand on a assisté lors des précédents à une justice expéditive - et donc sans fondement ? L’Avocat Général allait-il sortir de son chapeau des preuves toutes faites, lui qui avait requis et obtenu - deux ans auparavant - et avec le même dossier -, 3 mois de prison avec sursis et 8000 euros d’amendes ?

Coincé par l’arrêt de cassation et dans l’impossibilité de trouver dans les pièces et interrogatoires consignés le moindre début d’un commencement d’une preuve de culpabilité, muet pendant toute la durée de ce second appel, il se leva, visiblement fatigué,  pour faire part de ses constatations. Là où il avait trouvé motif à condamnation, après sans doute une relecture plus attentive, il n’y avait finalement plus rien, plus aucune raison de mettre en prison ou à l’amende des prévenu-e-s sans aucun doute innocent-e-s.

Il ne pouvait donc que requérir la relaxe !

Même si le soulagement est là, cette annonce laisse tout le monde médusé.

Car pourquoi ces deux condamnations injustes jusqu’à présent prononcées, puisque le dossier est le même ? Qui s’acharnait ainsi à poursuivre, coûte que coûte (parce qu’enquêtes, perquisitions, saisies, interrogatoires, procès, c’est beaucoup d’argent public) des innocents ?

Contre toute attente, c’est du défenseur de Mme Lagrenaudie, propriétaire mais non résidente du logement rue Planterose, que devait venir la réponse. Selon lui, la situation de sa cliente avait ému son voisinage, la Mairie de Bordeaux et… jusqu’à l’Elysée où il n’avait pas été question de laisser cela dégénérer !

Un procès politique donc comme nous le dénonçons depuis trois ans et dont le seul but semblait d’abattre une association non-institutionnelle, active et réactive, indépendante, auto-financée et ne pratiquant jamais la langue de bois, surtout pas quand il s’agit de mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités et contradictions !

Les plaidoiries des avocats concluent cette audience, rappelant que la vacance du logement réfutait la violation de domicile, que l’expulsion des familles s’était faite en toute illégalité, que la rumeur et les on-dit ne pouvaient être pris pour vérité, qu’il était grand temps que cet acharnement poltico-médiatico-judiciaire cesse et qu’il convenait que l’Etat dédommage les prévenu-e-s pour le caractère abusif de leur poursuite.

A 17h30, prévenu-e-s et soutiens quittent le tribunal, soulagés donc mais sur leur garde,  rage au cœur en pensant à la condamnation définitive des deux autres camarades qui n’avaient pas eu les ressources de se pourvoir en cassation, l’innocence brisée au pilori d’une justice de classe.

Le délibéré sera rendu le 9 mars prochain à 14h.

D’ici là et bien après, nous ne lâcherons rien !
Non à la criminalisation de nos solidarités !
Pour toutes et tous, un toit, c’est un droit !

Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
dal33gironde@gmail.com

06 95 43 53 23
http://dal33.over-blog.com/
https://www.facebook.com/dal33gironde/
****
A propos de l'action du matin - Non à la destruction des logement à Thamin
https://www.francebleu.fr/infos/societe/bordeaux-81-ans-michel-doit-quitter-son-appartement-bientot-rase-1485462944
www.20minutes.fr/bordeaux/2003379-20170127-destruction-barre-hlm-bordeaux-logement-insalubre-tres-bien

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 16:05

Procès en appel des militant-e-s du Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
Jeudi 26 janvier 2017
14h

Cours d'Appel de Bordeaux - Place de La République - Salle D

Communiqué de l'association Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)

En juillet 2013, sous pression médiatique, une répression judiciaire et politique sans précédent à Bordeaux s'est abattue sur notre association. Cinq de nos bénévoles se sont retrouvés accusé-e-s de violation de domicile et d'installation de familles étrangères dans un logement vacant, rue Planterose à Bordeaux.

Perquisitions, saisies de matériel personnel, gardes à vue, interrogatoires furent pour eux les violents préliminaires de deux procès à charge qui aboutirent pour tous, fin décembre 2014, à une condamnation à 3 mois de prison avec sursis, assortie de 5 ans de mise à l'épreuve, 8000 euros de dommages et intérêts et de frais de procédure. Malgré un dossier vide, sans l'ombre d'une preuve…

Le 13 avril 2016, La Cour de Cassation, que trois des condamné-e-s avaient saisie, avait cassé ce jugement, constatant que d'une part, l'existence d'une introduction illicite n'avait été caractérisée pour aucun accusé et que d'autre part, leur degré respectif d'implication en qualité d'auteur ou de complice de l'action entreprise n'avait pas été expliqué.

Ce jeudi 26 janvier 2017 se rejoue donc un procès dont nous espérons pour nos camarades une issue favorable. Ils encourent toujours une peine d'un an de prison et 15 000 euros d'amende.

Notre association constate que les pouvoirs publics sont toujours plus enclins à poursuivre les militant-e-s solidaires et à fermer les squats où trouvent refuge les plus démuni-e-s qu'à lutter contre une précarité grandissante. Aujourd'hui en France, plus de 2,9 millions de logements sont vacants (dont plus de 70 000 logements sociaux) ; le nombre de sans-abris a augmenté de 50% en 15 ans ; plus de 400 personnes meurent chaque année à la rue ; des milliers de familles sont mal-logés et l'application de la loi de Réquisition n'est toujours pas à l'ordre du jour !

Nous ne l'acceptons pas et malgré la tourmente judiciaire, nous continuons à venir en aide, à dénoncer, à dire envers et contre tout qu'« Un toit, c'est un droit ! ».

Nous appelons à un rassemblement ce jeudi 26 janvier, à 13h30, devant le Tribunal.

Individu-e-s, collectifs, associations (hors partis politiques), si vous souhaitez apposer votre signature à cet appel, merci de nous faire parvenir vos noms au plus tard le 20janvier prochain.

Merci de faire suivre dans vos réseaux !

La solidarité n'est pas un crime !

Premier-e-s signataires :
D.A.L33, collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33), L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre (O.P.A), L'A.S.T.I, Emmanuelle Keller, Jean-Jacques Leterrier, Hugues Rousseau, Alain Eckert, Marion Corbé, Marie-Dominique Gallon, Emmanuelle Boireau, Guyom Touseul, Cyprien Caillaud.

Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
dal33gironde@gmail.com
06 95 43 53 23

http://dal33.over-blog.com/

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Les étapes du procès
http://dal33.over-blog.com/tag/proces%20d.a.l33/

Photos de soutien au D.A.L33
https://youtu.be/6_Dgla5jD2U

Campagne "Réquisition Go !"
http://dal33.over-blog.com/2016/12/bordeaux-campagne-requisition-go.html

Le nombre de SDF a augmenté de 50% depuis 2001
http://opa-infos.over-blog.com/le-nombre-de-sdf-a-augment%C3%A9-de-50-depuis-2001

La France compte plus de 70 000 logements sociaux vacants
http://edito.seloger.com/actualites/france/la-france-compte-plus-de-70-000-logements-sociaux-vacants-article-7765.html

Les rapports annuels de la Fondation Abbé Pierre
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/nos-publications/etat-du-mal-logement/les-rapports-annuels

Collectif Les Morts de La Rue
http://www.mortsdelarue.org/

Comment se débarrasser des S.D.F en ville
http://opa-infos.over-blog.com/2015/01/mobilier-urbain-anti-pauvre.html

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 15:45

Le 10 janvier 2017

Depuis 2008, Julien Coupat est soupçonné d'être l’un des auteurs d’un sabotage contre des lignes SNCF. Retour sur neuf ans de feuilleton judiciaire.

A partir de dégradations de lignes SNCF et d’une enquête sur un groupe anarchiste installé en Corrèze, l’affaire de Tarnac révèle depuis près de neuf ans les errements de la justice et de la police.

Baudruche qui « se dégonfle chaque jour un peu plus » pour Libération, fruit d’une « enquête erratique, confuse et lacunaire » selon le Monde, elle est devenue pour son principal protagoniste, Julien Coupat, « l’un des plus grands fiascos de l’antiterrorisme ».

Ce mardi, la Cour de cassation a définitivement écarté la qualification terroriste pour les poursuites contre Julien Coupat et les autres membres du groupe de Tarnac.

Avril 2008.
Une enquête préliminaire est déclenchée sur « les activités clandestines » d’une petite communauté de jeunes gens installés sur le plateau de Millevaches, à Tarnac, en Corrèze : certains d’entre eux gèrent l’épicerie du village, d’autres travaillent à la ferme. Ils sont soupçonnés de faire partie d’un « groupe anarcho-autonome constitué autour de Julien Coupat » selon la note d’un rapport de police.

7 au 8 novembre 2008.
Les caténaires d’une ligne de TGV sont sabotées à Dhuisy (Seine-et-Marne), provoquant les retards d’environ 150 trains.

11 novembre 2008.
Vingt personnes sont arrêtées à Tarnac, Rouen et Paris.

15 novembre 2008.
Le juge Thierry Fragnoli met en examen neuf personnes pour « destructions ou dégradations, et association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme », dont Julien Coupat, diplômé d’école de commerce, et sa compagne Yildune Lévy, étudiante en archéologie.

Pour les enquêteurs, le jeune homme, « leader anarcho-autonome », est l’auteur de L’insurrection qui vient, un ouvrage qui fait l’apologie de modes de sabotage propres à « finaliser la chute de l’Etat » et signé du « collectif invisible ». Tous deux sont incarcérés.

16 janvier 2009.
Remise en liberté sous contrôle judiciaire de Yildune Lévy.

Mai 2009.
Remise en liberté sous contrôle judiciaire de Julien Coupat.

Décembre 2009.
Tous les contrôles judiciaires sont allégés.

24 mars 2010.
Découverte dans la Marne de tubes en PVC ayant pu servir de perches aux saboteurs supposés.

Février 2011.
Plainte des avocats du groupe de Tarnac contre des officiers de la sous-direction antiterroriste pour « faux en écritures publiques » pour avoir nié la pose d’une balise sous la voiture de Julien Coupat.

Mars 2011.
On découvre que l’épicerie du village avait été placée sur écoute huit mois avant la mise en cause des militants dans les sabotages des lignes TGV, et avant même l’ouverture de l’enquête préliminaire en 2008. Me William Bourdon dépose plainte pour « interception de correspondances » et « atteinte à l’intimité de la vie privée ».

Mars 2012.
Le juge Thierry Fragnoli est ciblé par une requête en récusation des avocats de Julien Coupat, qui mettent en doute son impartialité en s’appuyant sur ses « émotions » exprimées au journaliste David Dufresne, qui a enquêté sur l’affaire.

4 avril 2012.
A sa demande, le juge antiterroriste Thierry Fragnoli est dessaisi de ce dossier, à cause de la « campagne de presse relayant des attaques personnelles » contre lui.

24 octobre 2012.
Le Canard enchaîné révèle que la carte bancaire de Yildune Lévy aurait été utilisée à Paris au moment des sabotages de la voie TGV. Pour l’un de ses avocats, « cet élément anéantit la version policière ».

14 novembre 2012.
Les avocats du groupe de Tarnac font état de nouveaux documents prouvant que la police a falsifié des éléments de l’enquête.

7 mai 2015.
Le parquet de Paris requiert le renvoi en correctionnelle de la bande de Tarnac pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Août 2015.
Les juges d’instruction renvoient devant le tribunal correctionnel huit personnes, dont quatre pour association de malfaiteurs, mais sans qualification terroriste. Le parquet de Paris fait appel.

28 juin 2016.
La cour d’appel confirme l’ordonnance des juges. Le parquet de Paris se pourvoit en cassation.

10 janvier 2017.
La Cour de cassation écarte définitivement la qualification terroriste

Source :
http://www.liberation.fr/france/2017/01/10/affaire-de-tarnac-la-justice-ecarte-definitivement-la-qualification-terroriste_1540320

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 14:11

Le 23 décembre 2016

Printemps 2016 : Nantes vit des semaines d’agitation joyeuse contre la « loi travail ». La métropole pulse au rythme des taggs, des défilés, des émeutes et des occupations de place.

A partir du mois de mai, la préfecture tente de faire revenir la grisaille et l'ordre dans les rues en militrarisant le centre-ville et en interdisant toutes les manifestations.

9 juin : après avoir été mis en échec plusieurs fois, le préfet décide de nasser une petite manifestation dans la rue de Strasbourg.

A peine démarré, le cortège est encagé par des centaines de policiers pour plusieurs heures, alors que retentissent les sommations d'usage.

Plusieurs personnes sont interpellées en fin d'après midi, pour faire du chiffre.

Le procès de 5 manifestants avait lieu mardi 20 décembre.

Lors de l'audience, il a fallut expliquer, patiemment, à des magistrats vivant en dehors du réel, en quoi consistait une nasse, les juges ne comprenant pas pourquoi les manifestants ne s'étaient pas dispersés.

« A moins de creuser dans la route ou de s'envoler, les personnes nassées ne pouvaient pas s'en aller» décrit un avocat, complété par sa cliente qui rappelle qu'elle aurait « bien aimé partir » pour éviter de perdre des heures entre deux murs d'uniformes, avant d'être arrêtée par un BACeux indélicat et placée en Garde à Vue.

Le procureur s'emporte, en mimant debout les sommations policières comme s'il avait un mégaphone.

On s'y croirait.

Rires dans la salle face à cette vocation ratée de commissaire.

Il poursuit : « les services de Nantes Métropole ont déployé des moyens considérables pour effacer immédiatement, le jour même les traces des manifestations. Les nantais n'ont donc pas pu constater les dégâts énormes dans les rues, les taggs, les barricades ... C'est bien, mais en terme de pédagogie, c'est quand même dommage ».

On peut effectivement déplorer le zèle des karchers de la ville à effacer systématiquement la poésie qui fleurissait sur les murs.

En revanche, le magistrat oublie de demander pourquoi seule une poignée de personnes subit un procès, alors qu'il aurait fallu, en toute logique, arrêter les centaines de manifestants qui avaient bravé l'interdiction.

Finalement, les avocats démontent les accusations policières.

Il est impossible de disperser une manifestation enfermée.

De même qu'il est inutile de lancer des « grenades de désencerclement » sur des manifestants déjà encerclés par les forces de l'ordre, comme ce fut le cas à Paris.

Fin du spectacle.

Relaxe pour tout le monde concernant la « non dispersion après sommation », mais amende de 35 euros histoire de faire bonne figure pour la participation à la manifestation.

Camouflet pour le préfet et la police nantaise.

Source :
https://nantes.indymedia.org/articles/36471

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