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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 11:41

Le 25 novembre 2016

Prison avec sursis, interdiction professionnelle et interdiction de porter une arme ont été requises à l’encontre de trois policiers jugés cette semaine à Bobigny pour des tirs de Flash-Ball.

Six tirs, six blessés, dont Joachim Gatti qui a perdu son œil.

Les victimes ont décidé d’aller bien au-delà de leur cas.

« Je suis ici pour raconter ce que c’est que de recevoir un tir de Flash-Ball et de perdre son œil. Au-delà de la douleur, c’est aussi être défiguré, perdre son identité visuelle, celle avec laquelle on a un rapport immédiat avec les gens. Il y a quelque chose en vous qu’on tue, c’est une petite mort. » Joachim Gatti se tient bien droit à la barre du tribunal.

Le jeune homme a pris la parole, ce mercredi 23 novembre, pour raconter son histoire. Celle qui a brutalement basculé le 8 juillet 2009 au soir, lorsqu’il a reçu un tir de Flash-Ball à Montreuil, lors d’un rassemblement destiné à protester contre la fermeture de la Clinique, un lieu occupé le matin même.

Trois policiers étaient jugés cette semaine dans cette affaire.

L’un d’eux, le gardien de la paix Patrice Le Gall, est accusé d’être l’auteur du tir qui a défiguré Joachim Gatti, ainsi que d’un second tir qui a touché une autre victime, elle aussi partie civile.

Deux autres policiers, le gardien de la paix Julien Vanderbergh ainsi que le brigadier Mickaël Gallet, sont eux aussi jugés pour des tirs ce même soir. Six tirs de Flash-Ball, six personnes blessées, dont cinq touchées au-dessus des épaules.

Joachim Gatti, alors âgé de 34 ans, n’a pas seulement perdu son œil ce soir-là.

Il a également perdu sa profession.

Réalisateur et monteur, la fatigue oculaire l’empêche à présent de faire son métier. « J’ai ensuite perdu mes droits d’intermittent du spectacle. J’ai été au RSA pendant longtemps. Ensuite, j’ai fait beaucoup de travaux précaires », dit-il au mitan du procès.

Jeudi en fin de journée, le procureur Loïc Pageot a requis trois ans de prison avec sursis, trois ans d’interdiction professionnelle et cinq ans d’interdiction de porter une arme à l’encontre de Patrice Le Gall ; et dix mois de prison avec sursis, dix-huit mois d’interdiction professionnelle et cinq ans d’interdiction de porter une arme à l’encontre de Julien Vanderbergh et Mickaël Gallet.

Lors de son long réquisitoire, le procureur a semblé prendre la mesure de la portée symbolique de cette affaire.

Après être revenu sur les événements (ils sont décrits dans notre précédent article ici), Loïc Pageot a estimé que les faits relevés pouvaient « être clairement imputés aux trois prévenus ».

« Mais était-ce une violence illégitime ? », s’interroge le procureur, avant de redonner la doctrine d’usage du Flash-Ball, celle du maintien de l’ordre.

Dans cette affaire, les policiers n’ont montré « ni la nécessité, ni la légitime défense, et encore moins le discernement », conclut-il, « quant à la proportionnalité, ce n’est même pas la peine d’en parler ».

« La population a besoin d’une police qui assure sa sécurité mais aussi d’une police qui respecte ses citoyens », ajoute Pageot alors que, dans l’assistance, les policiers venus en soutien de leurs collègues secouent la tête, « il n’y a pas d’impunité policière ».

Avant ce réquisitoire, les deux avocates des parties civiles, Mes Irène Terrel et Émilie Bonvarlet, avaient plaidé tour à tour.

La première s’était interrogée sur « le rapport de la police à la vérité », au vu de la « longue liste des faux témoignages, des faux PV » qui émaillent les dossiers de violences policières.

Lire la suite :
https://www.mediapart.fr/journal/france/251116/le-proces-du-flash-ball-tourne-au-proces-des-violences-policieres

***
Procès du Flash-Ball : la défense des policiers cible l’arme et la hiérarchie
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/11/25/proces-du-flash-ball-la-defense-des-policiers-s-en-prend-a-l-arme-et-a-la-hierarchie_5038364_1653578.html

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:10

Le 24 novembre 2016

Communiqué de presse du comité Bergson24mars

VERDICT DU PROCÈS DU POLICIER FILMÉ FRAPPANT UN JEUNE LYCÉEN DU LYCÉE BERGSON IMMOBILISÉ.

Rendu du jugement dans l'affaire D., élève du lycée H. Bergson de Paris contre O., policier du commissariat central du 19e arrondissement de Paris, suite à l'audience du 10.11.16 à la 10e chambre du tribunal de grande instance de Paris

Rappel des faits : diffusion sur le net de la vidéo d'un policier frappant un lycée immobilisé par deux autres policiers.

 Aujourd'hui jeudi 23 novembre 2016 a été rendu le jugement, en première instance, du gardien de la paix mis en examen pour violence volontaire contre un mineur.

Celui-ci est condamné à 8 mois avec sursis, sans inscription de la condamnation au casier judiciaire.

Suite à une audience de plus de 5 heures le 10 novembre 2016, les quatre juges réunis en formation collégiale ont prononcé une condamnation légèrement moins indulgente que celle demandée par le procureur de la République à l’issue d’un réquisitoire sévère qui soulignait le devoir d’exemplarité de policiers, relevait les incohérences des déclarations du policier mis en cause et le caractère inacceptable de son acte de la part d’une personne assermentée.

Pour mémoire, le procureur de la République, après un réquisitoire à charge contre le policier, n'avait réclamé que 6 mois avec sursis et pas d'inscription au casier judiciaire de ce dernier, afin que le policier mis en cause puisse continuer à exercer son métier.

Le tribunal a donc prononcé une peine un peu plus sévère que celle requise par le procureur de la République.

Cependant, elle a débouté la Ligue des droits de l’homme de sa constitution de partie civile, considérant ainsi qu’il n’y avait pas atteinte aux droits fondamentaux de l’homme dans cette affaire. Nous déplorons vivement cette décision.

Cette condamnation, si elle a le mérite de reconnaître la culpabilité du policier, nous paraît toutefois incroyablement indulgente à l’égard d’une personne dépositaire de l’autorité publique.

Elle ne prend pas la mesure des préjudices subis par D., qu’ils soient d’ordre physique, psychologique et scolaire et nous paraît donc insuffisamment réparatrice à l’égard de cette victime mineure.

Nous regrettons par ailleurs que les poursuites engagées contre les policiers n’aient pas pu aboutir à un procès commun qui aurait permis d’éclairer l’ampleur des actes commis le 24 mars dernier et d’identifier les responsabilités de ce que nous considérons comme un dérapage collectif commis par des personnes dépositaires de l’autorité publique.

Nous continuons à dénoncer l'ensemble des violences commises ce matin du 24 mars 2016 à l’encontre de lycéens et restons mobilisés sur l'ensemble des autres actions judiciaires en cours (enquête IGPN et enquêtes judiciaires en cours d’instruction).

À ce jour, la prochaine date d'audience dans une affaire judiciaire concernant les violences policières contre des élèves du lycée Henri-Bergson est fixée au 16 juin 2016 (10e chambre du tribunal de grande instance de Paris).

Gwenaël CAU, parent d’élève
fcpebergson@gmail.com

Stéphanie DURAND, parent d’élève
bergson24mars@gmail.com

Edwige MILLERY, parent d’élève
bergson24mars@gmail.com

****
Le 25 novembre 2016

Le 10 Novembre dernier se tenait au tribunal correctionnel de Paris le procès du policier qui a frappé un élève du lycées Bergson, situé dans le 19eme arrondissement de Paris, le 24 Mars dernier.

Nous étions alors dans le contexte du mouvement contre le projet de loi travail.

L'audience a débuté à 14h et a pris fin à 19h30.

Salle pleine, les bancs des parties civiles majoritairement remplies.

Aux premières questions de la Pprésidente le policier, muté depuis trois ans dans le 19eme arrondissement de Paris, répond que le commissariat dont il dépend est sous équipé et mème parfois il faut prendre des casque de motard pour se protéger.

Le lycéens qui fut frappé fut présent à l'audience, il témoigne avec beaucoup de difficulté, encore marqué par cette épisode. Il a un suivit médical et psychologique.

L'audience se poursuit. Vient le moment de la diffusion des différentes images tournées le 24 Mars, jour de la manifestation prés du lycées Bergson.

La vision du document du lycéen relevé par deux policiers et frappé par le troisième provoque une forte émotion pour les parents et lycéen-n-es présents dans la salle.

D'autres vidéos montrent une vision d'ensemble du quartier, sur ses autres image,ont voient des policiers en civil et casqué trainé un jeune par le cou et sur le sol.

Le policier dit avoir était menacé par des jeunes, les images diffusées démontrent le contraire.

Pendant l'audience, on apprend que le policier fait un premier rapport puis le change à la vision des images.

Le témoignage du policier est assez sidérant : j'ai voulu le frapper au plexus mais il a baissé la tête.

En gros, la faute à pas de chance.

Sur l'image de l'intervention, on entend le policier lui crier : " Relève toi. "

Dans son témoignage ,il ne remarque pas la blessure derrière le cou du lycéen et il nous parle d'un effet tunnel.

Selon lui, cet effet fait qu'il ne voyait que le lycéen et rien d'autre autour de lui, pas mème ses collègues qui maintenaient le lycéen.

Le délibéré de ce procès le 23 Novembre.

Bonne journée

J

PS :

A ce sujet, après le procès un entretien a était réalisé par Sons en Luttes

On le trouve la :
http://www.sonsenluttes.net/?LYCEES-BERGSON-PROCES-EN-CORRECTIONNELLE-DU-POLICIER-COGNEUR

***

Elève frappé devant le lycée Bergson : un policier condamné à 8 mois de prison avec sursis

Un policier a été condamné à 8 mois de prison avec sursis pour avoir asséné un coup de poing à un lycéen, en marge d'une manifestation contre la loi Travail.

Un policier de 26 ans a été condamné à 8 mois de prison avec sursis pour avoir asséné un coup de poing à un élève du lycée Bergson à Paris le 24 mars, en pleine mobilisation contre la loi Travail.

Le tribunal correctionnel de Paris n'a pas inscrit cette condamnation à son casier judiciaire et le policier peut ainsi continuer à exercer sa profession.

Les juges sont allés au-delà des réquisitions du parquet (qui avait demandé 6 mois de prison avec sursis).

Une vidéo de la scène, diffusée sur les réseaux sociaux et dans les médias, avait suscité l'émoi, jusqu'au ministre de l'Intérieur qui s'était dit "choqué". F

ilmée le 24 mars, la vidéo montre le lycéen à terre, entouré de plusieurs fonctionnaires de police. "Lève-toi !" lui lance l'un d'eux, avant de lui asséner un violent coup de poing au visage (qui fait basculer et chuter le lycéen : que maintenait un autre policier). 

La victime a eu le nez cassé et s'est vu prescrire une Incapacité Totale de Travail de 6 jours.

Le gardien de la paix avait invoqué face aux juges du tribunal correctionnel de Paris, lors de l'audience le 10 novembre, un "malheureux concours de circonstances".

Selon son récit, le policier n'a aucunement visé le visage de l'adolescent mais il l'aurait atteint car, maintenu à la nuque par l'un de ses collègues, le jeune homme s'est baissé au moment où le coup est parti.

Sentant "comme des doigts au niveau de la jugulaire" de son casque, il a expliqué s'être senti "en danger".

Les policiers, visés par des projectiles, voulaient alors interpeller un individu qu'ils considéraient comme l'un des principaux fauteurs de troubles.

Que le policier ait visé le plexus (comme il le soutient) ou le visage est en soit un geste d'une "illégitimité absolue" avait estimé le procureur lors de l'audience.

Un deuxième policier doit comparaître le 16 juin pour des violences sur un autre élève du lycée Bergson le même jour

Source :
http://www.lci.fr/justice/lyceen-frappe-devant-le-lycee-bergson-un-policier-condamne-a-huit-mois-de-prison-avec-sursis-2013933.html

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 16:50

Lundi 21 novembre 2016 : Communiqué de presse des Désobéissants.

Ce lundi 21 novembre, le Tribunal Correctionnel de Paris a rendu son verdict concernant les deux militants contre le nucléaire militaire: l’amende est fixée à 350 euros chacun, avec un sursis de cinq ans. Mais en resteront-ils là ?

Rappel des faits : Le 6 août dernier, lors du jeûne-action annuel organisé par le collectif « Armes nucléaires STOP » à l’occasion de la commémoration du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, plusieurs militants avaient entrepris de se coucher symboliquement devant le siège du Parti des Républicains pour protester contre le soutien au financement du nucléaire par les candidats du PR à l’élection Présidentielle, sans aucun débat citoyen.

La plupart des candidats souhaitent même porter progressivement ce budget à 6 milliards d’euros pour la modernisation de l’arsenal.

Pour interpeller les candidats du parti Les Républicains, Rémi et Sophie avaient collé quelques stickers et écrit à la craie sur leur vitrine : « stop au nucléaire militaire, 4 milliards d’euros à économiser ».

Vite interpellés, ils sont retenus 28h30 et accusés de « dégradation ayant entraîné des dommages graves ».

Convoqués par le tribunal le 7 novembre, en l’absence de tout représentant des Républicains, il leur a été interdit d’évoquer la question nucléaire, sommés d’en rester aux faits reprochés.

La Présidente a admis dans ce verdict que leur garde à vue était bien illégale pour de tels faits et refusé la qualification de « dommage grave ».

Elle n’a donc pas suivi l’avis du procureur qui demandait 500 euros d’amende chacun. En revanche, elle a considéré qu’il y avait eu délit de  « tag » et fixé la condamnation en conséquence.

Les 2 militants et leurs soutiens n’auront toujours pas réussi à faire entendre leurs arguments sur le danger avéré du nucléaire militaire, son maintien inutile ou son coût exorbitant.

Pourtant, la France continue à bloquer au sein des Nations Unies les négociations d’un traité d’interdiction des armes nucléaires.

Des actions ont eu lieu dans plusieurs villes de France le samedi 5 novembre, en solidarité avec les militants poursuivis (voir les photos)

Les militants pacifistes antinucléaires chercheront dès demain matin, mardi 22 novembre, à faire valoir la nécessité d’un débat national sur cette question en se rassemblant devant l’Assemblée Nationale (RDV à 10h30, entrée du jardin des Tuileries, côté Concorde). On peut les soutenir en les y rejoignant, ou en interpellant les deux candidats républicains en lice.

Ce collage d’autocollant eu lieu à l’occasion du jeûne-action contre l’arme nucléaire, organisé comme chaque année par le collectif « Armes nucléaires stop » et soutenu par le Réseau Sortir du nucléaire, le Mouvement de la Paix, le collectif des Désobéissants, le Mouvement pour une Alternative Non-violente et la Maison de vigilance.

Les militants poursuivis remercient chaleureusement les donateurs; grâce à leur générosité non seulement tous les frais de justice seront payés, mais nous pourrons également envisager d’autres actions à l’avenir, pour promouvoir la paix et le désarmement nucléaire. On peut encore contribuer sur jusqu’au 31 décembre.

On lâche rien !

Pacifiquement,

Les Désobéissants
www.desobeir.net

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:26

Témoignage transmis par Résistons Ensemble, le 4 novembre 2016

26 Octobre 2016, Montpellier, une vingtaine de personnes manifestent contre les violences policières et en hommage à Remi Fraysse assassiné par la police le 26 octobre 2014 La BAC, puis les gardes mobiles se disposent face à ce petit groupe .

Ces manifestants, s'ils crient avec force des slogans tels que " pas de justice, pas de paix", ne manifestent aucune violence, ne sont armés que de pancartes sur lesquelles sont inscrits le noms des personnes abattues, en toute impunité, par la police.

Au même moment, à l'autre bout de la place se tient une manifestation de policiers dont nous bloquons le parcours.

Nous sommes une vingtaine.

A 13h30, quatre véhicules militaires pénètrent sur la place.

Les militaires, équipés d'armes de guerre prennent position.

Ils ne sont pas là au hasard d'une patrouille et ont reçu un ordre précis : se positionner face à nous, l'ennemi. Leur disposition scénographiée indique qu'ils veulent de l'image.

Ils n'en auront pas.

Aucun journaliste ne se précipite, personne ne hurle, aucun scandale : depuis des années les militaires se sont introduits  peu à peu, par trois ou quatre,  dans le paysage urbain.

Aujourd'hui, octobre 2016,  ils peuvent prendre position, en nombre, sur une place , face à vingt femmes et hommes non-violents et les menacer.

Affirmer, dans l'indifférence générale, l'état de guerre contre l'ennemi intérieur dont nous étions les représentants.

Mais si ils ne nous font pas peur, ils nous donnent envie de vomir.

/Noirs Moutons/

***
Pour mieux comprendre cet état de guerre :
Radio : L'ennemi intérieur, une rencontre avec Mathieu Rigouste
https://lepressoir-info.org/spip.php?article455
 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 12:36

Le 20 novembre 2016

Témoignage de Jules Panetier, suite à sa garde à vue de 48h. Repris intégralement du site du journal papier Le Poing.

Libre. Comme la dernière fois, j’ai été arrêté arbitrairement dans la rue et placé quarante-deux heures en garde à vue au commissariat de Montpellier.

Comme la dernière fois, la justice m’accuse d’avoir insulté un policier (le 15 septembre et le 26 octobre).
Lire ici :
http://www.montpellier-journal.fr/2016/07/midi-libre-relaie-sans-distance-la-these-policiere-dun-pretendu-indic.html

Comme la dernière fois il n’y a aucune preuve dans le dossier, sinon la « bonne foi » des policiers. Mais cette fois-ci, je ne passe pas en comparution immédiate.

Le procès c’est le 30 mars et d’ici là je suis sous contrôle judiciaire : je dois pointer deux fois par semaine au commissariat et je suis interdit de rentrer en contact avec les deux policiers qui m’accusent de les avoir insultés.

Mais je ne sais pas qui sont ces policiers (la juge des libertés et de la détention m’a donné le droit de pouvoir bientôt obtenir des photos d’eux).

Peut-être font-ils partie des policiers qui me menacent et me harcèlent régulièrement dans la rue ?

De fait, cette interdiction de rentrer en contact avec des policiers que je ne connais pas signifie pour moi une assignation à résidence puisque les policiers cherchent fréquemment à rentrer « en contact » avec moi dans la rue, la plupart du temps par l’insulte.

Et même quand ce sera pour aller pointer au commissariat, je vais devoir marcher entouré d’amis caméras et micros au poing, car il suffirait que ces policiers m’attendent devant la porte du commissariat pour que je rentre en « contact » avec eux et que mon contrôle judiciaire soit rompue, m’assurant de nouveau une place à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.

Lire la suite :
https://lepressoir-info.org/spip.php?article630
http://www.lepoing.net/repression-jules-panetier-de-nouveau-sequestre-par-letat/

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 11:16

Le 4 novembre 2016

Communiqué des associations féministes marseillaises suite à l’agression par balle subie par Marguerite Stern à Marseille le 20 octobre 2016.

Dans la nuit du 19 au 20 octobre, une balle est tirée dans la vitre de l’appartement de Marguerite Stern. Elle a le temps de voir par sa fenêtre deux hommes, dont le tireur, s’enfuir en voiture.

Cette balle a été tirée pour la faire taire.

En effet,  depuis qu’elle est arrivée dans le quartier, elle a refusé d’accepter ce harcèlement de rue dont elle-même et beaucoup d’autres femmes sont victimes, au quotidien.

Qu’on la siffle, qu’elle doive subir des commentaires sur son physique, qu’on la suive, lui demande son numéro, l’insulte : tout cela porte atteinte à la dignité et restreint la liberté de mouvement à laquelle tout.e citoyen.ne a droit.

Marguerite, ancienne militante des FEMEN, dérange parce qu’elle refuse de se taire, et tente de répondre par l’échange et le dialogue. Pour cela, elle reçoit des menaces de viols répétées, puis est finalement agressée de nuit à son domicile, le 20 octobre.

Ce qui est arrivé à Marguerite est loin d’être un cas isolé. On apprend que, ce mois-ci, elle est la cinquième femme en région PACA à avoir été menacée à l’arme à feu dans des circonstances similaires.

Malgré le choc, malgré la peur, elle a eu le courage de témoigner mais c’est aussi la voix de ces autres victimes que l’on veut relayer, et de toutes celles, invisibles, qui échappent aux chiffres et aux statistiques parce qu’elles n’ont pas pu porter plainte.

Porter plainte, parlons-en car les mésaventures de Marguerite ne s’arrêtent pas cette nuit du 20 octobre… Immédiatement après les faits, elle appelle la police, qui se déplace en nombre et réalise tous les relevés nécessaires à l’enquête qui va être ouverte.

Mais, une nouvelle épreuve l’attend, quelques heures plus tard lorsqu’elle doit se rendre au commissariat pour effectuer sa déposition.

Les questions et remarques de l’homme en charge de cette dernière virent rapidement à la culpabilisation de la victime.

Ainsi, lorsqu’elle signale les menaces de viols qu’elle a subies, il lui demande comment elle était habillée.

Alors qu’elle s’insurge contre cette question qui inverse les rôles, il lui conseille de « faire profil bas » à l’avenir. Sans respect pour son état de choc, elle est réduite au statut d’agitatrice.

En tant qu’associations/organisations/collectifs militants contre le sexisme et les violences qui l’accompagnent, en France en général, à Marseille et en PACA en particulier, nous demandons à ce que ces violences inacceptables aient une visibilité à la hauteur de leur gravité.

Nous apportons tout notre soutien à Marguerite et à toutes les victimes qui vivent dans la peur.

Nous continuons à croire que la lutte contre le harcèlement de rue doit passer par l’éducation des citoyen.ne.s ainsi que par une prise de conscience collective.

Nous réclamons une réelle politique d’éducation  des forces de l’ordre à la prise en charge des victimes de harcèlement  et condamnons fermement la double peine du discours culpabilisateur qui est imposée à ces dernières.

Nous invitons chacun.e.s à dénoncer ce type de violence et à apporter leur soutien aux personnes qui en sont victimes.

Tenter de nous imposer le silence par la peur  ne nous fera pas taire.

L’espace public appartient à tou.te.s, et doit être un lieu de vie et de partage, pas d’oppression ni de terreur.

Stop Harcèlement de Rue – Marseille
Osez le Féministe 13
Femen
Les effronté-e-s
Coordination de la Marche Mondiale des Femmes 13 Paca
Nathalie Rocailleux (AFL Transition, CESER PACA)
Femmes Solidaires Marseille

Source :
https://effrontees.wordpress.com/2016/11/04/solidarite-avec-marguerite-stern/

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:22

Depuis Indymedia Nantes

T'es en embrouille avec la justice, convoqué.e par les keufs, tu passes en procès, ... la Legal Team propose une permanence un mardi par mois de 17h à 18h30 à B17 (17 rue Paul Bellamy) pour te filer un coup de main ou chercher ensemble ensemble des moyens de se défendre.
http://bellamy17.free.fr/adresse.html

Les premières dates sont les 1er novembre, 29 novembre et 27 décembre.

Bien sûr si tu ne peux pas venir à cette permanence n'hésite pas à téléphoner au :
06 75 30 95 45 (numéro de la legal team)
pour fixer un rendez vous ensemble ou discuter au téléphone.

Source :
https://nantes.indymedia.org/articles/36063

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 11:43

Le 19 novembre 2016

Ce samedi, en fin de journée, un long cortège est parti de la place des Basques pour dénoncer le sort fait aux détenus malades

Samedi soir, plus de 2100 personnes ont défilé à Bayonne, pour soutenir les prisonniers basques malades.

Les familles de ces détenus ont défilé en tête de cortège, brandissant les photos des onze militants toujours incarcérés en dépit de leur état de santé qui, en théorie, ouvre la voix à des aménagements (jusqu'à la libération) "ignorés par les états espagnol et français".

Au Pays basque, où l'on ne compte plus les mobilisations en faveur des prisonniers, la question irrite. Samedi, les manifestants, mais aussi de nombreux élus, redoutaient un enlisement du processus de paix, cinq ans après l'arrêt de la lutte armée par ETA, qui se dit prêt à rendre les armes.

Le maire de Bayonne Jean-René Etchegaray, ainsi que les députées Sylviane Alaux et Colette Capdevielle, faisaient notamment partie du cortège.

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/11/19/ils-manifestent-a-bayonne-en-faveur-des-prisonniers-basques-malades-2574305-4018.php

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 10:56

Le 3 novembre 2016

Deux animateurs d’une émission musicale de Radio Canut seront prochainement jugés pour « provocation au terrorisme ». Ils risquent jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et une lourde amende. Une première pour les radios en France !

Le mardi 25 octobre 2016, Radio Canut a été perquisitionnée dans la matinée. Cinq flics de la police judiciaire et une procureure sont venu.e.s saisir l’enregistrement d’une émission du jeudi 20 octobre où deux animateurs ont fait une blague entre deux morceaux de musique punk :

« En ce moment, y a une manif de flics à Bellecour.

- Avis à tous les suicidés, avis à tous les suicidaires : que votre dernier acte de vie soit utile, faites-vous sauter dans la manif des flics.

- On vous fera un bel enterrement avec une belle boum.

- Suicidés, suicidaires, organisez-vous.

- Oh mais ils sont là pour nous protéger quand même ! »

Ces propos tenus sur les ondes du 102.2 sont au second degré, c’est de l’humour !

Confondre terrorisme et satire est apparemment de mise dans une période d’état d’urgence.

Dans "Cambouis", un fanzine édité par Luz au lendemain du 21 avril 2002 (n°9, juillet 2002), il avait prêté ces propos à Charb : « Si j’apprends que j’ai un cancer, j’achète une kalach’, je vais dans un meeting du FN et je tire dans le tas. »

Ni Luz, ni Charb à l’époque n’avaient été poursuivis en justice.

Qualifier en terrorisme ces faits montre le climat de paranoïa et ouvre la voie à une répression accrue et ciblée contre les médias alternatifs.

Rebelle, sans publicité, sans salarié, Radio Canut ne demande son CV et ses papiers à personne et fait faire le ménage à tout le monde.

Radio Canut est et restera un espace où s’exprimer en dehors des codes de la bienséance académique.

Longue vie à Radio Canut !

Pour nous contacter :
contact(at)radiocanut.org

https://www.radiocanut.org/

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 12:15


Transmis par Résistons Ensemble, le 17 novembre 2016

Poursuivi pour aide au séjour irrégulier, ce militant en appelle à la responsabilité de l'Etat pour la prise en charge des migrants.

Cédric Herrou accompagné par son avocate a déposé ce dimanche une main courante à la gendarmerie de Breil-sur Roya contre l'État. Poursuivi pour aide au séjour irrégulier, ce militant demande que la France prenne en charge les migrants mineurs qu'il ne peut plus accueillir chez lui.

Placé sous contrôle judiciaire pour avoir aidé des étrangers en séjour irrégulier sur le territoire français, Cédric Herrou en appelle à l'Etat. "Pour que l'État prenne en charge les mineurs" car il ne peut plus les accueillir chez lui comme la loi l'en empêche et souhaite que les migrants âgés de moins de 18 ans soient dirigés dans des structures d'accueil.

Connu pour avoir hebergé des centaines de personnes

Ce militant, connu dans la vallée de la Roya pour avoir hébergé chez lui des dizaines des migrants  est membre de l'association Roya Citoyenne, qui prône la solidarité avec les migrants qui tentent de passer en France depuis la ville-frontière de Vintimille (Italie).

Pour que l'État prenne en charge les mineurs", Cédric Herrou les raisons de son action contre l'État

Cédric Herrou avait déjà été interpellé en août avec huit Erythréens à bord de son véhicule. Le parquet de Nice avait alors classé l'affaire sans suite, s'appuyant sur la législation qui permet d'accorder une "immunité" à titre humanitaire aux passeurs qui ne sont pas rétribués et qui agissent si la vie des personnes recueillies est jugée en péril.

Jusqu'à 5 ans de prison

Cédric Herrou a été interpellé jeudi dernier en compagnie de trois autres personnes suite à l'évacuation du camp de migrants de Saint-Dalmas-de-Tende.

Placé en garde à vue puis libéré samedi, il reste sous contrôle judiciaire.

Son procès est fixé au 23 novembre. Il encourt jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.

Désobéissance civile

Des habitants de la Roya tentent de s'organiser pour héberger les migrants qui frappent à leur porte nuit et jour. Josette Sanna et Jean Christophe Routhier ont rencontré une avocate qui vit dans la région. Elle accueille en ce moment 14 personnes et prend le risque comme beaucoup d'autres de se mettre dans l'illégalité. Elle considère son geste comme de la désobéissance civile.

Manifestation pour soutenir les militants en garde à vue pour avoir aidé des migrants

Un rassemblement de soutient a eu lieu jeudi soir devant la caserne de police Auvare à Nice. Une quarantaine de manifestants sont venus demander la libération de 4 personnes qui ont été placées en garde a vue pour avoir soutenu les migrants en situation irrégulière à Saint-Dalmas de-Tende.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 11:35

Transmis par Résistons Ensemble le 14 novembre 2016

Bonjour,

Voici en pdf, le No 157, novembre 2016, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...

A bientôt.
L'équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article567

***
Au sommaire

Quand les chiens deviennent loups

« Déportation » des migrants calaisiens et parisiens

« On n’est pas (des) sous-lycée(s) »

> [ C h r o n i q u e d e l ' a r b i t r a i r e ]
Face au armes de la police, pas de paix
La BAC tue au fusil d’assaut
« Soit on nous donne un coup de main,soit nous allons tous en prison. »
« La Grande Marche pour Adama »
Coup de flashball à Argenteuil
Solidarité en actes

> [ A g i r ]
Babacar Gueye abattu par la police
Contre l’expulsion de l’Attiéké !

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 11:10

Transmis par Résistons Ensemble le 17 novembre 2016

Bonjour tout le monde,

Demain est une journée chargée, avec la potentielle expulsion de Baker vers le Soudan, interpellé à Calais et placé dans le CRA de Vincennes, et un rassemblement à 15h à Paris 8 pour un étudiant sans titre de séjour placé au CRA de Vincennes il y a dix jours.

- Le collectif des étudiant-e-s étranger-e-s de Paris 8 :

"Un étudiant de Paris 8 étudiant en L2 de philosophie est en centre de rétention à Vincennes depuis maintenant plus de 10 jours.

Il a seulement réussi à contacter le collectif des étudiant-es étranger-es de Paris 8 avant-hier.
Face à l'inaction de l'Université, nous appelons demain à 15H à un rassemblement à la présidence de Paris 8, pour exiger son intervention auprès de la préfecture.

Nous proposons de nous retrouver d'abord au "carrefour des sans papiers" (hall du batiment A, en bas des escalators) pour aller en suite à la présidence (située au 2eme étage du batiment G, pour les retardataires).

Merci de faire tourner cette information auprès de vos camarades de cours, par texto, mail, afin que nous soyons le plus possible demain.

Une pétition sera mise en ligne d'ici vendredi."

- La Chapelle Debout indique que :

"Deux soudanais sont actuellement enfermés au CRA 3 de Vincennes en ce moment. Ils ont un vol prévu directement pour le Soudan et sont expulsables très prochainement.

L'un s' appelle Baker, 19 ans.  Il vient du Kordofan du sud et fait partie de l'ethnie Nuba. Il a été raflé à Calais le 26 octobre 2016, près de la gare et a fait l'objet d'une OQTF le jour même. 

L' autre, c'est Ibrahim, 22 ans. Ce jeune Darfouri fait partie de l'ethnie Berti et a été Interpellé le même jour.

A Calais comme à Paris c'est la saison des rafles.

Ibrahim est un ancien habitant de la jungle "mis à l' abri par l' Etat " avec Baker au centre de Rétention de Coquelles. Comme pour Baker, son OQTF ne fixe pas de pays de destination.

C'est la préfète du Pas de Calais, Fabienne Buccio qui a ordonné leur présentation à l'ambassade. Si vous avez envie d'écrire ou d'entarter quelqu'un n' hésitez pas à la cibler.

Baker à un Vol affiché pour Khartoum le 17 novembre 2016 en passant par Doha (depuis le 14 novembre). Ibrahim à Vol affiché pour Khartoum le 19 novembre 2016 (depuis le 14 novembre).

Les deux ont vu le Juge des libertés et de la Détention ce matin. Les deux ont vu le rejet de leurs requêtes.

C'est que pour les étranger.es le juge des libertés et d' abord celui de la Détention.

Un référé-liberté et requête au fond ont été envoyés hier au Tribunal Administratif pour Ibrahim.

Deux requêtes en article 39 devant la Cour Européenne des Droit de l'Homme (blancs et riches) ont été envoyées ce matin pour Ibrahim et Baker.

Seul Baker à un téléphone.

Pour l' instant,aucun laissez-passer n' a été délivré de la part du Consulat mais attention, les vols sont prêts.

Ces expulsions pourraient avoir pour objectif d'illustrer l'efficacité du système de déportation des migrants venant de Calais.  Et de ce fait, être mises en œuvre pour l'exemple.

Pascal Brice le directeur de l'Ofpra a bien raison de déclarer :" non il n' y a pas de crise de l' asile en France".

Si jamais les laissez passer sont délivrés, il nous faudra agir très vite. Besoin de gens disponibles et prêts à s' engager dans une action pour empêcher ces expulsions. 

C'est possible autant que nécessaire de les arrêter.

Envoyez un sms "Stop Déportations" au :
07 68 77 97 16

et rester informer."
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/11/15/alerte-expulsions-programmees-vers-le-soudan/

- Une pétition à signer :
https://www.change.org/p/ofpra-pour-que-riaz-ahmad-reste-en-france?recruiter=31462124&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=des-lg-no_src-no_msg

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 16:39

Retour sur la bavure de Bergson où un lycéen s'était vu asséner un coup de poing en pleine face de la part d'un policier.

Le 19 septembre 2016

« Libération » a eu accès à l’enquête de l’IGPN qui pointe l’intervention inappropriée des policiers à l’encontre de lycéens parisiens en mars.

Jeudi 24 mars au matin, lycée Henri-Bergson dans le XIXe arrondissement de Paris, à quelques pas du parc des Buttes-Chaumont. Les élèves organisent une journée d’action contre le projet de loi travail.

Mais ce jour-là, c’est l’action de la police qui va marquer les esprits.

Les vidéos postées sur les réseaux sociaux alerteront jusqu’au ministre de l’Intérieur sur la brutalité de certains agents.

Ce recours démesuré de la force sera le point de départ d’une nouvelle revendication de la mobilisation sociale : «l’arrêt des violences policières».

Libération, qui a eu accès aux enquêtes réalisées par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), revient sur cette intervention policière permettant de saisir les dysfonctionnements individuels mais aussi structurels d’une opération de maintien de l’ordre désastreuse.

Que s’est-il passé à Bergson le 24 mars ?

Vers 8 heures, les lycéens sont environ 200 à être rassemblés devant leur lycée.

La grille d’entrée de l’établissement est bloquée par un amas de poubelles tandis que Patrick Hautin, proviseur à Bergson depuis six ans, est à l’extérieur pour garantir l’accès aux collégiens de la cité scolaire.

Dans ses déclarations à la police des polices, il revient sur le blocus précédent : « Le jeudi 17 mars, il y a eu un premier blocage qui a été relativement tendu entre les élèves […], la proviseure adjointe a reçu du gaz lacrymogène. »

Le 24 mars, Patrick Hautin décrit dans un premier temps une situation « calme », tout comme l’un des policiers présents devant l’établissement.

Mais à 8h24, un appel radio fait état de premiers jets d’œufs et de farine en direction des policiers.

A 9 heures, un lycéen est interpellé.

Des renforts du commissariat du XIXe arrondissement arrivent équipés de casques et boucliers.

Rapidement, la situation dégénère.

Sous les ordres du commandant responsable de l’opération, les policiers font une « avancée pédagogique », c’est-à-dire qu’ils se positionnent en ligne et font face aux lycéens.

« Nous étions environ quinze », se souvient le commandant.

Malgré leur faible nombre, ils décident de procéder à d’autres interpellations pour les jets d’œufs.

La suite est erratique.

Les policiers se déplacent au milieu des lycéens après avoir repéré leurs cibles tandis que d’autres prennent en chasse des élèves qui tentent d’échapper à une charge dans les rues adjacentes.

Peu après 10 heures, un feu de poubelles est allumé sur le bitume dans la rue devant l’établissement. Les forces de police interviennent une dernière fois pour disperser les lycéens.

L’histoire aurait pu s’arrêter là sans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Visionnées plus de 2 millions de fois, les images sont sans équivoque : un lycéen de 15 ans qui est déjà maîtrisé par des agents et qui n’oppose aucune résistance reçoit un violent coup de poing au visage.

« Les policiers ont manqué de discernement, agissant avec le même comportement face aux lycéens agressifs et ceux plus pacifistes », estimera le proviseur du lycée.

Que dit l’IGPN ?

La police des polices, saisie dès le lendemain par Bernard Cazeneuve, détaille la scène : « Le jeune était rattrapé par un policier, qui le plaquait au sol. […] Alors qu’il était relevé par le policier, celui-ci lui portait un violent coup de poing au visage. Le jeune homme basculait en arrière et tombait lourdement à terre sur le dos. »

Résultat : une incapacité totale de travail (ITT) de six jours.

Pourtant, aucun des quatre policiers participant à l’interpellation n’a « été témoin du coup porté au visage du lycéen » relève l’IGPN.

Tous l’ont « découvert » après, en visionnant la vidéo, assurent-ils aux enquêteurs.

Le jeune homme est embarqué, le nez en sang.

Un brigadier qui a participé à son interpellation explique avoir cru à une « défaillance physique » en le voyant chuter d’un coup.

Il déclare ne pas remarquer sa blessure au visage, raison pour laquelle il n’informe pas l’officier de police judiciaire présent au commissariat après avoir emmené la victime.

Le jeune homme repart finalement libre de toute charge. Il est mineur, mais ses parents ne sont pas avertis.

Le lycéen rentre chez lui et ne dit rien.

C’est un appel de la police des polices qui alertera sa famille.

Interrogé dans l’enquête, le policier auteur du coup de poing tente de se justifier par le contexte « dangereux » et la malchance.

Voulant tenir à distance le lycéen pourtant déjà immobilisé par lui-même et deux de ses collègues, il explique : « Lorsque mon bras s’est lancé, la tête s’est baissée et c’était trop tard pour s’arrêter. »

Il assure avoir voulu viser le « plexus ».

« Confronté aux enregistrements vidéo qui mettaient à mal sa relation des événements », le policier campe d’abord sur sa position avant de changer de version.

« A l’issue de nouvelles auditions, le gardien de la paix reconnaissait […] avoir usé à tort d’une force disproportionnée », conclut l’IGPN.

Si cette vidéo du coup de poing est la plus regardée dans les jours qui suivent, c’est pourtant l’attitude d’un autre agent qui a le plus choqué les lycéens et personnels de l’établissement.

Là aussi, l’Inspection générale de la police nationale va construire son enquête sur des preuves vidéo.

Matraque dans une main, bombe lacrymo dans l’autre, un policier en civil, capuche sur la tête et visage masqué, fait une « balayette » à un jeune qui ne présente pas plus de résistance que le premier plaignant, puis traîne un autre élève sur une trentaine de mètres en le serrant fermement par le cou.

Il termine son œuvre par plusieurs coups de matraque à des lycéens qui marchaient de dos.

Interrogé par les enquêteurs, il tente de justifier son comportement : « J’ai dû user de la gomme, en faisant des balayages hauts et bas dans le but de les effrayer et de les faire reculer. »

La gomme, en termes policiers, c’est une matraque souple utilisée pour le maintien de l’ordre.

L’agent reconnaît tout juste un coup « involontaire » dans le mollet d’un lycéen.

Là encore, l’IGPN décrypte les images à sa disposition et estime, au vu du « geste du policier et de l’attitude du jeune homme, que l’arme avait pu s’abattre dans le dos de celui-ci ».

C’est lors de la confrontation avec la victime que le policier finit par reconnaître qu’il a bien infligé un coup dans le haut du corps du lycéen, mais là encore, « involontaire », prétend-il.

Pour la scène de la  « balayette », la police des polices constate que l’environnement autour du fonctionnaire « paraissait très calme » et qu’aucune « hostilité » n’émanait des lycéens.

L’agent justifie son geste en disant que le jeune homme était « arrogant » avant d’admettre que sa réaction était « illégitime ».

Il va aussi invoquer son inexpérience : il est agent de police administrative, un corps chargé de surveiller des manifestants et d’établir des « physionomies ».

Sa fiche de poste pour le 24 mars détaille plusieurs missions dont la « détection de groupes à risques ».

Et une consigne : « Eviter tout contact avec les manifestants. »

Ce sont donc en partie des agents non formés au maintien de l’ordre - un savoir-faire à part dans la police - qui ont eu pour mission d’interpeller des manifestants.

Un formateur de la police nationale interrogé par l’IGPN juge effectivement « anarchiques » les gestes du fonctionnaire.

Le commandant de l’opération, lors de son audition, assume après coup la responsabilité en expliquant aux enquêteurs que les policiers ont agi conformément à ses ordres.

Quelles sont les suites judiciaires ?

Pour être auditionnés, les deux policiers ont été placés en garde à vue. Après la clôture des enquêtes, le parquet de Paris a décidé de les renvoyer en correctionnelle pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.

Le premier policier, auteur du coup de poing, sera jugé le 10 novembre. La comparution du second devant le tribunal correctionnel est fixée au 14 octobre.

Il est renvoyé à la suite de la plainte d’une de ses victimes, mais aussi pour toutes les violences repérées dans les vidéos par l’Inspection générale de la police nationale.

Arié Alimi, avocat de plusieurs familles de jeunes, explique que « l’identification des autres victimes est en cours afin qu’elles puissent se constituer partie civile, si elles le souhaitent ».

Mais le défenseur des lycéens annonce qu’il compte demander le renvoi des deux policiers à une seule et même audience le 10 novembre.

Ceci à titre « symbolique » pour un procès sur les violences contre les élèves du lycée Bergson.

Deux autres enquêtes préliminaires sont d’ailleurs encore en cours, dont l’une concerne des violences présumées en garde à vue.

Jeudi dernier, lors d’une journée de rentrée contre la loi travail, adoptée définitivement par le Parlement pendant l’été, un cortège de lycéens s’est rendu devant l’établissement parisien.

Là encore, un feu de poubelles a été allumé dans la rue et des aérosols jetés dans les flammes pour provoquer des explosions. Cette fois-ci, les élèves sont partis à l’arrivée de la police.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2016/09/19/bavures-a-bergson-quand-mon-bras-s-est-lance-il-etait-trop-tard_1503133

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Le 10 novembre 2016

Devant le tribunal, la défense maladroite du policier qui avait frappé un lycéen à Paris

Le procureur a requis six mois de prison avec sursis contre le gardien de paix qui avait donné un coup de poing à un élève du lycée Bergson, en mars, lors du mouvement contre la loi travail.
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/11/10/devant-le-tribunal-la-defense-maladroite-du-policier-qui-avait-frappe-un-lyceen-a-paris_5029161_1653578.html

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