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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 15:44


http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/IMG/distant/jpg/Troyes2jpg-ee1ff.jpg
Transmis depuis Truks en Vrak, le 29 janvier 2012

Ce sont des réquisitions sévères qui ont été prononcées à l’encontre des deux militants qui comparaissaient aujourd’hui à Privas, et des neuf autres activistes, dont le procès s’est tenu le 20 janvier, à Troyes.

Manifestement, le ministère public a choisi de serrer la vis : la prison avec sursis devient le minimum requis, alors qu’il y a quelques années, pour des faits similaires, les militants écopaient d’amendes… La justice semble aujourd’hui vouloir dissuader la mobilisation, et criminaliser les lanceurs d’alerte.

Les deux militants, qui comparaissaient aujourd’hui à Privas, étaient restés sans être repérés plus de 14 heures dans la centrale de Cruas.

Ils encourent les mêmes peines que les neuf activistes qui avaient pénétré dans la centrale de Nogent-sur-Seine et étaient jugés à Troyes le 20 janvier :

- quatre à six mois de prison avec sursis,

- amendes allant de 1 000 à 1 500 euros chacun,

- deux ans de mise à l’épreuve, avec interdiction de s’approcher à moins de 2 km d’une centrale nucléaire pour les neuf militants de Nogent-sur-Seine,

- 1 000 euros d’amende supplémentaire pour ceux qui ont refusé le prélèvement de leur ADN durant la garde à vue.

Le jugement est attendu pour le 21 février pour les “neuf de Nogent”, et le 28 février pour les “deux de Cruas”.

En France, le débat sur le nucléaire est jusqu’à maintenant confisqué par un État, des élites politiques et des responsables industriels obsédés par le nucléaire.

Pour susciter le débat et révéler des vérités cachées, les militants de Greenpeace mettent en œuvre des actions de confrontation non-violentes qui sont légitimes, même si elles sont illégales. Les citoyens qui les mènent assument les conséquences juridiques de leurs actes, mais doivent bénéficier d’un traitement particulier : ils ne sont pas des délinquants, ils servent l’intérêt général.

Un soutien sans faille aux militants : ce sont plus de 300 personnes qui se sont rassemblées devant les tribunaux et plus de 8 000 messages de soutien qui ont été publiés en ligne pour dire tout simplement MERCI ! à ces 11 porte-paroles.

Source :
http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/spip.php?article2506

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 12:23


http://julie27.files.wordpress.com/2008/01/choix-de-societe.jpg
Transmis par J.C, le 3 février 2012

PROCES APPEL DES 4 DE TOURS : JUGEMENT LE 26 MARS

Lundi 30 janvier 2012, le procès en appel des 4 de Tours a bien eu lieu. Le ministre de l'intérieur a porté plainte contre deux militants de SOIF D'UTOPIES et deux de RESF 37. Ils sont accusés de « diffamation publique contre une administration publique ».

Ces deux structures ont publié en février 2010 un communiqué de presse intitulé « les baleiniers ». Ce texte faisait part de soupçons quant à l'utilisation de fichiers de l'Education nationale (en l'occurrence Base-élèves) à des fins policières afin d'organiser la chasse aux familles sans papiers. Il comparait ces pratiques à certaines employées par la police sous le régime de Vichy.

Comme lors de l'audience du 5 avril 2011 devant le tribunal correctionnel de Tours, nous avons posé quatre questions à la Cour d'Appel.

* Est-ce que des individus, des structures ont le droit de faire part publiquement de leurs soupçons sur d'éventuelles exactions, dérives de la part de l'administration, de la police ou de la gendarmerie ?

* Peut-on faire des comparaisons historiques afin d'analyser les évolutions actuelles au regard de l'expérience, notamment, du régime de Pétain ? Précisons qu'une comparaison n'est pas un amalgame. Il est hors de question de dire que Sarkozy c'est Pétain, etc. Comparer c'est prendre en compte l'expérience historique que nous apporte, en l'occurrence la période de Vichy, afin d'interroger notre passé pour agir sur le présent et tenter d'envisager différents avenirs.
Faire des comparaisons et alerter est plus que nécessaire. Que le ministre ne soit pas d'accord avec ce type de comparaisons, c'est son opinion. Mais peut-il tenter d'en censurer d'autres, différentes de la sienne ?

* Est-ce que la justice va entériner le traitement inégalitaire de l'Etat suivant qu'on soit notable ou manant ?

Par exemple, Rocard déclarait dans un interview publié sur le site de Marianne le 6/08/2010 : « La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n'avait pas vu ça depuis Vichy, on n'avait pas vu ça depuis les nazis. » Villepin affirmait « Nul ne peut oublier ce que la France a connu aux pires heures de son Histoire. » (publié sur le site le Télégramme le 02/08/10)...

* Est-il normal, souhaitable de s'insurger contre la politique raciste et xénophobe de l'Etat ? Par exemple, comment qualifier la décision du ministère de l'intérieur ordonnant, à travers la circulaire du 5 août 2010, la chasse aux Rroms ? Comment se fait-il qu'aucun fonctionnaire (de l'administration, de la police et de la gendarmerie) n'ait refusé d'exécuter cet ordre illégal ?

Lire la suite :
http://nantes.indymedia.org/article/25074

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 16:34


http://atouteslesvictimes.samizdat.net/wp-content/uploads/2010/10/police.jpg
Transmis par Gérard, le 30 janvier 2012

Nous avons appris que la police (des gardiens de la paix en uniformes et des agents de la BAC) avait pénétré au domicile de jeunes militants nancéiens en défonçant leur porte ce jeudi 26 janvier au petit matin. Ceci après que ces derniers aient refusé de leur ouvrir en l’absence de la présentation d’une commission rogatoire.

L’un d’entre eux a ensuite été frappé et menacé d’une arme de service pointée sur sa tempe alors qu’il ne faisait preuve d’aucune agressivité. Les stigmates de l’agression ont été constatés par un médecin qui a attribué 3 jours d’ITT au jeune homme molesté.

Les policiers ont déclaré aux occupants de l’appartement qu’ils cherchaient un de leurs amis, pourtant non domicilié dans leur colocation. Aucun des policiers n’a décliné son identité ni présenté de pièce officielle justifiant leur démarche. Ne l’ayant pas trouvé sur place, ils sont ensuite repartis sans donner plus d’explications, laissant la porte défoncée derrière eux. Quatre jours plus tard aucune justification sur ces agissements n’a encore été fournie par les services de police, ni aucun dédommagement proposé pour réparer les préjudices d’ordre matériel et moral occasionnés.

Jugeant que les policiers avaient outrepassé leurs droits, les occupants de l’appartement ont déposé une plainte au commissariat St Léon après que les agents du boulevard Lobau aient refusé de l’enregistrer.

Il nous paraît indiscutable que l’attitude des forces de l’ordre a été intolérable dans cette affaire et donne à penser qu’il s’agit d’une opération barbousarde visant à intimider de jeunes militants. Ceci est digne des régimes autoritaires que nos dirigeants, jamais avares de conseils en bonne conduite démocratique, se plaisent pourtant à condamner.

En conséquence, le NPA 54 Sud demande à la préfecture, en tant que représentante de l’État et relais du ministère de l’intérieur, d’une part, de se prononcer sur la conformité de la procédure initiée par ses services, et d’autre part, de veiller à ce que le fonctionnaire responsable des violences ne soit pas laissé impuni.

Ceci nous paraît primordial au vu des dérives que l’on peut constater dans les agissements de la police française. Il nous est en effet difficile de ne pas faire le lien entre cette affaire et celle où Denis Godard, militant du NPA Paris, a été victime d’une agression policière extrêmement violente, ceci alors qu’il s’était retrouvé placé en garde à vue au cours du mois de janvier écoulé dans le cadre d’une affaire sans gravité.

Les agents des forces de l’ordre semblent en effet faire preuve d’un très fort sentiment d’impunité. Ce qui ne peut être étonnant quand on voit par exemple la faiblesse du réquisitoire prononcé par le procureur à l’encontre des policiers responsables de la mort de Hakim Ajimi ce 18 janvier au tribunal de Grasse, ou encore les non-lieux prononcés en 2011 dans le cadre de l’affaire liée à la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois.

Afin que cette affaire ne soit pas passée sous silence et que la préfecture prenne les mesures nécessaires pour empêcher la banalisation définitive de tels comportements au sein des forces de l’ordre, le NPA 54 Sud appelle toutes les organisations se réclamant du camp des libertés et du progrès social à condamner fermement de tels agissements.

Si vous souhaitez vous associez à notre démarche, vous pouvez nous contacter :
contact@npa54.lautre.net

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 14:53


http://libcom.org/files/images/library/police-partout.jpg
Transmis depuis Le Jura Libertaire, le 27 janvier 2012

Qui nous protège de la police ?

Nous sommes trois étudiants et vivons en collocation à Nancy.

Ce matin, le 26 janvier 2012 à 7h30, des policiers en uniforme et en civil sont venus tambouriner violemment à notre porte en nous sommant d’ouvrir, sans aucune explication ni preuve d’autorisation justifiant leur présence. Pris de panique, nous n’avons pas ouvert la porte.

Devant notre réaction ils sont montés chez nos voisins du dessus.

Ceux-ci ont ouvert alors que les policiers leur signifiaient qu’ils recherchaient un individu, leur ordonnant de les laissé rentrer à l’intérieur. Nos voisins ont demandé un document justifiant leur requête, les policiers ont rétorqué qu’ils n’étaient pas « aux États-Unis ». Ignorant leurs droits nos voisins les ont laissés entrer.

Après un rapide état des lieux et voyant qu’il n’y avait personne, ils sont ressortis. Suite à cela, ils sont revenus à notre étage pour recommencer leurs sommations.

Au bout de trente minutes ils ont enfoncé la porte et environ quatre ou cinq policiers en civil et en uniforme sont entrés.

Nous étions deux dans une chambre (une habitante et l’un de ses amis) et le troisième dans une autre.

L’un des policiers est alors entré arme au poing dans la première des chambres sans demander nos identités.

Une personne était dans le lit et l’autre debout, voyant que cette dernière n’était pas l’individu recherché le policier l’a écarté et s’est précipité sur le lit. La personne qui s’y trouvait lui faisait face et a immédiatement levé les mains en l’air ce qui n’a pas empêché le policier de le gifler violement, de l’immobiliser sur le lit avec ses genoux avant de braquer son arme sur sa tempe. Ne l’identifiant pas comme la personne recherchée, il a relâché son étreinte et l’a menacé du poing.

En même temps, d’autres policiers fouillaient l’appartement (fouille des placards, matelas retournés, toutes les pièces visitées et une valise d’ouverte).

Une chambre dont la propriétaire était absente a été fouillée.

À ce moment l’une des habitantes a demandé si ils avaient un mandat pour perquisitionner et un policier lui a simplement rétorqué que « nous n’étions pas dans une série TV » et que de toutes façons ils « avaient l’autorisation du parquet pour ouvrir la porte ».

Cependant aucune autorisation officielle ne nous a été présentée.

Après avoir pris nos identités et celles de nos voisins, ils sont ensuite repartis comme ils sont arrivés, sans plus d’explications.

En tant que militants politiques nous prenons part depuis un certain temps aux luttes sociales sur Nancy et ailleurs et sommes exposés à la répression policière.

Depuis un an cette répression va crescendo, entre coups de pression dans la rue et convocations officieuses, les coups tordus se multiplient.

Mais aujourd’hui nous avons franchi un nouveau cap et cela nous pousse à sortir de notre mutisme, à dénoncer cet usage abusif et illégitime de la force, cette violence policière tant psychologique que physique. Nous condamnons ces actes, malheureusement trop répandus à Nancy comme ailleurs.

Des personnes révoltées

Source :
http://juralib.noblogs.org/2012/01/27/nancy-qui-nous-protege-de-la-police/

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 17:21


http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327916928.jpg
Transmis depuis Le Jura Libertaire, le 30 janvier 2012

Des militants neuchâtelois dénoncent les méthodes de la police bernoise

ANTI-WEF • Deux manifestants ayant participé à la mobilisation bernoise contre le Forum de Davos témoignent d’un dispositif policier musclé et disproportionné.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327917051.jpg
Samedi dernier, huit membres du collectif anti-WEF Neuchâtel se sont rendus à la manifestation non autorisée de Berne. Étouffée dans l’œuf par un important dispositif policier, celle-ci n’a jamais eu lieu.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327917075.jpg

Rémy Jeanloz et Noémie Treichel font partie des cent septante-deux personnes interpellées par la police et des cent cinquante-trois dénoncées pour émeute : « Les bottes nous ont fait taire avant même que nous ayons pu manifester. Il n’y a pas eu d’émeute ni de dégâts. Nous n’avons pas été autorisés à nous déplacer librement. La liberté d’expression et la démocratie sont en danger », dénoncent-ils.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327916953.jpg
Témoignages choquants

Leurs témoignages sont accablants. Les contrôles d’identité ont commencé à la gare. Vers 13h45, les deux manifestants se trouvent à la Reithalle. C’est en sortant du centre alternatif, pour se rendre au lieu de rendez-vous à la Heiliggeistkirche, qu’ils ont été encerclés par la police anti-émeute.

« On était une centaine, tandis que les policiers étaient au moins deux cents. On a attendu une heure, puis on a essayé de négocier pour retourner à la Reithalle. On nous a dit que ceux qui le souhaitaient pouvaient sortir de la manifestation. On a accepté. On s’est rendu un à un. Mais au lieu de nous relâcher, ils ont pris nos identités, nous ont fouillés, menottés, puis enfermés dans un fourgon. On nous a trompés. On ne savait pas ce qu’ils allaient faire de nous. On a finalement été emmené dans un parking où des cages avaient été installées. On nous a sortis du fourgon un à un, fouillés, tatoué un numéro sur le bras, photographiés avec une pancarte numérotée autour du cou, puis entassés dans ces cages. Certains se sont même urinés dessus, car pendant tout ce temps, il n’a pas été possible d’aller aux toilettes », relate Rémy Jeanloz.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327917195.jpg
Noémie et Rémy sont restés enfermés huit heures. La police semblait bien décidée à impressionner les manifestants : « Elle a fait aboyer des chiens devant les cages. Certains ont été gazés au poivre, et d’autres — comme dans notre cage — ont été menottés car on ne se tenait pas assez bien. Ils avaient des caméras pour nous filmer à l’intérieur. C’est très inquiétant. Que font-ils de ces images ? », s’interroge Rémy.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327917220.jpg
Mesures d’intimidation

Les manifestants ont tous subi un interrogatoire avant d’être relâchés au compte-goutte. « On m’a libéré juste après le départ du dernier train. Comme on était interdit de périmètre dans Berne, j’ai passé la nuit à la gare, au froid. Ce n’est pas correct », explique Rémy.

Pour les représentants du collectif anti-WEF Neuchâtel, la police cherche clairement à discréditer les manifestants en les décrivant systématiquement comme des agitateurs. « Cette politique d’intimidation a pour but d’éviter que les médias reconnaissent le mouvement comme légitime. Ce que nous souhaitons, c’est avoir le droit d’exprimer notre opinion contre un forum qui fait selon nous partie du problème et pas de la solution », conclut Rémy Jeanloz.

Selon la BernerZeitung, la facture de la police bernoise pour cette intervention musclée se monterait à un demi-million de francs.

Source :
http://juralib.noblogs.org/2012/01/30/la-police-travaille-repression-de-la-manif-anti-wef-a-berne/

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 09:16


http://www.oaklandcopwatch.com/Home_files/562452.jpg
Transmis depuis Libération, le 29 janvier 2012

Bloqué en octobre après un référé du ministre de l'Intérieur, le site de fichage des policiers a été réactivé mardi, suscitant des réactions syndicales «indignées».

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant annonce, dans une interview publiée dimanche, dans La Voix du Nord, qu'il va «redemander» la fermeture du site Internet de fichage des policiers, Copwatch, car «un site qui incite à la haine à l'égard des policiers est inacceptable».

Bloqué en octobre 2011 après un référé du ministre de l'Intérieur, le site, qui revendique une lutte «par l'information contre les violences policières», a été réactivé mardi, suscitant des réactions syndicales policières «indignées».

Pour Claude Guéant, «il est extrêmement grave de mettre cause la sécurité de policiers et de leurs familles au motif de dénonciations dont on ne sait pas sur quoi elles reposent». Le ministre ajoute que «pour veiller à la déontologie policière, il y a la justice, la hiérarchie, la commission nationale de déontologie de la police». «Un site qui incite à la haine à l'égard des policiers est inacceptable», conclut  Guéant.

Source :
http://www.liberation.fr/societe/01012386561-gueant-va-redemander-la-fermeture-du-site-copwatch

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:37


http://owni.fr/ttrs/aHR0cDovL293bmkuZnIvZmlsZXMvMjAxMi8wMS9jb3V2X2Fub255bW91cy5qcGc=/480/730/90
Pioché sur Owni

Le 27 janvier 2012 Jean Marc Manach

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) part en guerre contre les Anonymous. Jeudi, deux membres supposés étaient mis en examen dans le cadre d'une enquête sur "Greenrights" ; une numérique visant notamment les serveurs d'EDF.

Nous nous sommes entretenus en exclusivité avec Pierrick Goujon, l'un de ces soi-disant Anonymous que la DCRI a arrêté.

http://owni.fr/files/2012/01/portait_pierrick_claire.jpg
Ce vendredi, OWNI a longuement rencontré Pierrick Goujon, 29 ans, connu sur les réseaux sous le pseudo de Triskel. Il est soupçonné par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d’être un membre des Anonymous – même si ce mouvement militant se caractérise par l’absence totale de hiérarchie, de structures et de cartes de membres. Hier, après 45 heures de garde à vue, plus 15 heures d’attente dans une cellule du Palais de Justice de Paris, Pierrick Goujon a été présenté au juge David Benichou du Tribunal de grande instance de Paris, qui l’a mis en examen. Selon son ordonnance de placement sous contrôle judiciaire, que nous avons consultée (voir le fac-similé ci-dessous), le magistrat lui reproche d’avoir :

"courant août 2011 sous la banière des Anonymous participé à la campagne Greenrights, entente formée en vue de conduire des entraves par déni de service contre des producteurs/distributeurs d’électricité."

[Klik droit sur l'image pour l'agrandir]

http://owni.fr/files/2012/01/DcriAnonymous2.png

La campagne Greenrights, menée en France, en Allemagne, en Italie et aux États-Unis, consistait à manifester sur les réseaux contre la dépendance de nos sociétés industrielles à l’égard du nucléaire, quelques mois après la catastrophe de Fukushima. Avec Pierrick Goujon, un autre homme également arrêté et interrogé par la DCRI, a été mis en examen pour les mêmes faits.

Mardi 24 janvier, 7h du matin. Pierrick Goujon est réveillé par sa sonnerie de téléphone.

Peu habitué à se réveiller si tôt, il raccroche et met son téléphone en mode silencieux. 10 minutes plus tard, le téléphone de son amie sonne. Une voix très autoritaire, limite agressive :

"- Bonjour, police nationale. Nous nous trouvons devant votre domicile, où êtes-vous?
- Euh, chez ma copine, à Pontivy.
- Nous voulons vous parler, venez ici, si vous n’êtes pas là dans 30mn on arrive à Pontivy."

Pierrick téléphone alors à la gendarmerie, afin de vérifier s’il ne s’agissait pas d’un canular. Le gendarme de permanence lui répond qu’il n’est au courant de rien : “N’y allez pas, il n’auront qu’à venir. Et vous pourrez dire que je vous ai dit ça“.

Ceinture et bretelles, il n’en téléphone pas moins, malgré l’heure matinale, à son voisin. Cinq minutes plus tard, ce dernier lui confirme que 3 voitures et 10 policiers l’attendent effectivement en bas de chez lui, et qu’ils lui intiment l’ordre de se dépêcher d’arriver.

8h40. Pierrick arrive chez lui. Ceux qui l’attendent sont de la gendarmerie, venus accompagner trois policiers de la DCRI, ce service de renseignement qui se trouve au cœur de plusieurs scandales politiques, décrits dans le livre “L’espion du président”, récemment paru.

Après s’être fait signifié son placement en garde à vue, les policiers de la DCRI entrent chez lui et s’intéressent à ses ordinateurs et disques durs. Pendant ce temps, les gendarmes fouillent un peu partout, “y compris dans les culottes de ma meuf’, à la recherche d’un masque d’Anonymous“.

Lire la suite :
http://owni.fr/2012/01/27/dcri-contre-anonymous/

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:17


http://www.secoursrouge.org/archives/dos/dos_3gia/archives/GIA_mai-03.jpg
Transmis par le C.A.AM.L.G, le 26 janvier 2012

Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique libanais détenu à Lannemezan, vient de déposer une nouvelle demande de libération.

Celle-ci intervient dans un contexte de mobilisations croissantes tant au Liban qu'en France et au lendemain de révélations de l'ancien directeur de la DST, Yves Bonnet, qui a demandé à être entendu comme témoin.

Depuis 28 ans Georges Abdallah fait l'objet d'une manipulationpolitico-judiciaire.

Le 22 décembre 2011, une délégation de notre Collectif, à laquelle a participé la sénatrice Alima Boumedienne, a été reçue par le représentant du ministre de la Justice, place Vendôme.

Le 18 janvier 2012, la délégation libanaise de la Campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah était, elle, reçue par le Premier ministre libanais, Najib Mikati, qui, à l'occasion de sa très prochaine visite officielle en France, s'est engagé à parler du dossier.

Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a décidé de multiplier les actions pour obtenir la libération immédiate de Georges Abdallah.
 
Source :
http://liberonsgeorges.over-blog.com/article-nouvelle-demande-de-liberation-de-georges-abdallah-97780326.html

Note C.L.A.P - Les déclaration d-Yves Bonnet :

http://clap33.over-blog.com/article-actu-les-dessous-de-l-affaire-georges-ibrahim-abdallah-96765228.html

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 12:37


http://pourlaliberte.noblogs.org/files/2012/01/toul.gif
Transmis par Liberté pour les inculpé-e-s de Labège

Le 26 janvier 2012

Après deux mois de détention une des quatre personnes écrouées dans l’affaire de Labège a été libérée vendredi. Cette libération, inattendue, prouve encore la vacuité des charges qui pèsent sur les personnes mise en cause dans cette affaire.

« Affaire » qui consiste en une action de protestation ayant visé la direction départementale de la protection judiciaire de la jeunesse à Labège, cette institution qui sert de justification éducative à l’enfermement des mineurs dès l’âge de 13 ans. Depuis l’ouverture de sept de ces établissements en 2007, suicides, mutineries, automutilations n’ont cessé de rappeler qu’il s’agit avant tout d’une prison avec son cortège de vexations. En mai 2011 l’établissement pénitentiaire pour mineur de Lavaur avait été agité par une émeute promptement matée par une équipe régionale d’intervention et de sécurité.

Le 15 novembre 2011, armes au poing et cagoulés, une centaine de pandores avaient fait irruption dans sept domiciles à Toulouse et ce de manière simultanée. C’était l’aboutissement de quatre mois d’enquête où tous les moyens techniques avaient été mis en œuvre pour identifier les coupables. Très vite il devient évident que le dossier est plus que vide, l’essentiel tenant à une présomption de culpabilité. Les mis en cause sont contre l’enfermement des mineurs, voire même ils et elles chercheraient à faire en sorte que ce monde change de bases.

La machine répressive est bien rodée, elle fonctionne au quotidien sur diverses cibles qui toutes ont en commun d’appartenir au prolétariat. La surpopulation carcérale, que la construction régulière de nouvelles places ne résout (et ne résoudra) jamais, et les récents meurtres policiers sont là pour le démontrer. Cette incarcération est un épisode de plus dans cette logique.

La dégradation programmée des conditions sociales d’exploitation de notre force de travail ne va pas arranger nos affaires.

La solidarité qui s’est déployée depuis deux mois tant financière que politique, a permis dans un premier temps que la détention soit plus vivable et nous rend plus fortEs. Elle n’est sans doute pas pour rien dans cette première libération et elle doit perdurer jusqu’à la libération des trois autres et l’arrêt total des poursuites.

Des procès sont à venir, en mai pour refus d’ADN et à une date indéterminé sur le fond. Ce sont six personnes qui se trouvent mises en cause dans le cadre d’une instruction, qui n’étant toujours pas close, pourrait impliquer d’autres personnes. La machine répressive n’est pas une fatalité, nous pouvons l’enrayer aussi souvent qu’elle nous attaque.

Leurs matraques ne nous ont toujours pas fait taire…
Ni marcher d’un seul pas et ce n’est pas prêt d’arriver, con.

Liberté pour les inculpé-e-s de Labège
http://pourlaliberte.noblogs.org/

Contact :
nonalepm@riseup

CAJ c/o Canal Sud 40 rue Alfred Dumeril 31400 Toulouse

Chèque à l’ordre de Maria

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:09


http://lenumerozero.lautre.net/local/cache-vignettes/L380xH541/zad-bde07.png
Transmis par Hacktivismes, le 24 janvier 2012

Depuis les rendus des procès en septembre et octobre, la situation semblait claire :

Les maisons dépendant de la juridiction de Nantes ayant présenté une défense (Rosier, Sècherie, La Saulce) bénéficient d’un délai jusqu’à novembre, celles ne s’étant pas défendu (Saint-Jean du Tertre, Le Pré Failli, La Préfaillite) sont expulsables depuis le 9 janvier les maisons dépendant de la juridiction de Saint-Nazaire (les Planchettes, Bel Air, la Gaité, le Tertre) bénéficient en revanche, de la trêve hivernale (jusqu’au 15 mars).

Le juge a reconnu l’absence de voie de fait et constaté que « [les immeubles] et ses occupants ne sont pas en péril et [que les biens] ne sont pas destinés à un usage immédiat ».

Quant aux terrains occupés sans maisons cadastrées, aucune procédure n’est en cours, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas menacés d’expulsion !

Cependant, depuis début janvier 2012, la pression monte : passage d’hélicoptères, rotations incessantes de patrouilles policières et même une brigade de « gestion de situation de crise » !!!

Pire, les huissiers sont passés aux Planchettes, à Bel Air, à la Gaité et au Tertre pour signifier le commandement de quitter les lieux, « si nécessaire avec l’assistance de la Force Publique, d’un serrurier et d’un déménageur ».

De ce fait notre petite victoire juridique (il est très rare qu’un juge accorde la trêve d’hiver à des squatteurs) semble être remise en question.

Ce passage d’huissiers ne tient absolument pas compte de la trêve accordée. Il est à craindre que la Préfecture, sans doute sous la pression d’AGO, bafoue également le rendu du juge en participant aux expulsions avant mars, ce qui serait de fait illégal.

Nous vous invitons à contacter la Préfecture pour les rappeler à l’ordre (ah ! ah !) au 02 40 21 20 40.

En l’absence de certitudes sur la date des expulsions nous nous tenons prêt-es à tout et vous invitons à faire de même.

Nous lancerons un appel à soutien le moment venu et {{votre aide, sur la ZAD ou ailleurs, sera bienvenue et précieuse !

Et puis pendant ce temps, la vie continue sur la ZAD, n’hésitez pas à passer nous voir, pour nous rencontrer et mieux connaître le terrain.

Contre l’aéroport et son monde : solidarité active !!!

http://zad.nadir.org/spip.php?article166

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:22


http://img4.hostingpics.net/pics/802769arton4581.jpg
Transmis par J.P depuis La Dépêche du Midi, le 20 janvier 2012

Tests ADN : les faucheurs d'OGM déboutés à Strasbourg

Faire des prélèvements ADN, est-ce violer la vie privée ? On ne le saura pas cette fois. La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a rejeté, ce vendredi, trois requêtes de faucheurs d'OGM français.

La raison invoquée : ils ont violé la confidentialité des négociations entre eux et l'État français.

Selon la cour, qui siège à Strasbourg, les requêtes étaient abusives, étant donné que les faucheurs ont divulgués dans la presse les propositions de dédommagement faites par le gouvernement pour qu'ils retirent leur plainte.

Or, ces négociations doivent rester confidentielles.

"Cette règle de confidentialité revêt un caractère absolu et exclut une appréciation au cas par cas de la quantité d'informations divulguées", rappelle la cour dans sa décision. Les juges ont donc estimé que "les requérants et leurs avocats ont sciemment divulgué à la presse les détails de la négociation sur un éventuel règlement amiable de l'affaire".

Ce "comportement illustre une intention malveillante et à tout le moins une exploitation déloyale dès lors que se sont ajoutés à la diffusion de ces informations des propos susceptibles de jeter le discrédit sur la démarche du gouvernement qui s'était conformé aux règles en vigueur".

Violation de la vie privée

Les trois faucheurs avaient déposé chacun une requête auprès de la CEDH, estimant que les prélèvements ADN constituaient une violation de la vie privée.

Le premier François Mandil avait été condamné pour sa participation au fauchage d'une parcelle de maïs transgénique le 14 août 2004 dans le Loiret. En octobre 2011, un article de l'Est Républicain relatait la proposition de 1 500 euros faite par l'État pour que le faucheur renonce à sa requête.
"C'est proprement incroyable que l'on refuse de juger le fond parce que l'on a évoqué cette question", a-t-il commenté. "Pour nous, il n'y avait aucun souci, à partir du moment où l'État français fait une proposition, il l'assume. Nous avons simplement expliqué ce qu'il se passait", a-t-il ajouté, affirmant qu'il ignorait cette obligation de confidentialité.

La deuxième affaire concerne Alain Barreau et 31 autres "faucheurs volontaires" qui avaient été condamnés en 2008 pour la dégradation d'une parcelle de maïs appartenant au groupe Monsanto dans le Loiret. En novembre dernier, Libération et Sud-Ouest avaient évoqué les négociations en cours avec l'État.

Enfin, Benjamin Deceuninck avait été condamné en 2005 pour le saccage d'une parcelle de betterave transgénique dans le Nord. En novembre encore, les négociations en cours avec le gouvernement avaient également été publiques par Libération.


****

Complément dinfo sur La Tribune :
http://www.latribune.fr/depeches/reuters/les-faucheurs-francais-d-ogm-deboutes-par-la-cour-europeenne.html

 

 


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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 16:54


http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2008-12/2008-12-08/article_photo_1228779067536-1-0.jpg
Transmis par N., le 20 janvier 2012

Les graves atteintes aux droits et agressions continuent dans les prisons françaises et espagnoles

Communiqué d'Askatasuna (20/01/2012)

L'association de proches de prisonniers politiques basques Etxerat a dénoncé hier dans une conférence de presse l'attitude des administrations pénitentiaires françaises et espagnoles, qui continuent de multiplier les graves atteintes aux droits.

Ses représentants ont d'abord cité le cas de Txus Martin, atteint d'une grave maladie psychologique, et actuellement emprisonné à Zaballa. Des proches de Txus ont expliqué que son état se dégradait visiblement de façon très alarmante malgré le doublement de son traitement. La prison a refusé à Txus le droit de voir un médecin de confiance. Ils ont rappelé qu'avant son transfert dans l'Etat espagnol, Txus avait passé 5 ans dans les prisons françaises où le manque de soin, l'isolement et les mesures de mitard répétées l'avaient poussé à faire une tentative de suicide. Etxerat a exigé sa libération immédiate.

Ont été cités ensuite les cas des prisons de Dijon, Poitiers et Villepinte.

À Dijon, Oihana Garmendia et Itziar Moreno font l'objet d'un traitement inhumain. Séparées entre elles, isolées, privées de promenade et de gymnase, elles multiplient les protestations (parmi lesquelles 6 jours de grève de la faim la semaine dernière) auxquelles la prison répond par des sanctions de plus en plus dures. Leurs familles doivent faire 2200 km pour 45 mn de visite.

À Poitiers, Eneko Zarrabeitia a été condamné à une forte peine de mitard pour avoir embrassé la famille d'un autre prisonnier lors de la visite.

Gorka Azpiarte, qui se trouve avec lui, a été condamné au mitard pour avoir salué en criant à travers un mur Maite Aranalde et Saioa Sanchez qui se trouvent dans une autre partie de la prison.

À Villepinte, Borja Gutierrez, Joseba Fernandez et Ibon Goieaskoetxea font l'objet d'un harcèlement incessant de la part d'un surveillant en particulier, ce qui entraîne des sanctions et des problèmes incessants lors des visites.

Etxerat a rappelé que les prisonniers sont en lutte pour le respect de leurs droits. Tous les membres du Collectif ont écrit aux administrations française et espagnole pour demander la libération des prisonniers malades et de ceux qui ont fini leur peine et le rapprochement de tous en Euskal Herria. L'association a souligné l'importance de multiplier les mobilisations dans les villages autour de ces revendications.

Source :
http://www.askatasuna-uztaritze.org/index.php?option=com_content&view=article&id=835:les-graves-atteintes-aux-droits-et-agressions-continuent-dans-les-prisons-francaises-et-espagnoles&catid=22:prisonniers&Itemid=31

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:46


http://s2.lemde.fr/image/2012/01/20/540x270/1632283_3_8a85_manifestation-de-soutien-aux-militants-de_b9b70404250aa38593a649e3725452eb.jpg
Transmis depuis Le Monde, le 20 janvier 2012

Le procureur de Troyes a requis, vendredi 20 janvier, de quatre à six mois de prison avec sursis à l'encontre de neuf militants de Greenpeace, poursuivis devant le tribunal correctionnel pour s'être introduits dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) en décembre 2011.

Le procureur Alex Perrin a en outre demandé une peine d'amende de 1 000 à 1 500 euros pour chacun des prévenus, poursuivis pour violation de locaux professionnels et dégradations en réunion. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 21 février.

"On ne répond pas utilement aux questionnements [sur le nucléaire] par des passages à l'acte de cette nature", a déclaré M. Perrin, estimant que l'objectif des militants de Greenpeace était de "faire peur à la population" et de "vouloir faire accroître un niveau de risque qui n'est pas celui de la réalité".

"CLÉMENCE"

Les militants, trois hommes et six femmes, s'étaient introduits dans la centrale le 5 décembre 2011, déjouant la surveillance des gendarmes pendant quatorze heures. Lors de l'audience, ils ont expliqué vouloir mettre en lumière la faiblesse de la sécurité des installations nucléaires.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/05/des-militants-de-greenpeace-s-introduisent-dans-la-centrale-de-nogent-sur-seine_1613288_3244.html

Poursuivis pour violation de locaux professionnels et dégradations en réunion, ils encourent pour ces délits jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, bien au-delà des peines normalement prévues pour une intrusion sur un site nucléaire, à savoir six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende, selon leur avocat Me Alexandre Faro, qui a plaidé la clémence. Plusieurs sont également poursuivis pour refus de se soumettre à un prélèvement ADN, délit passible d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende.

Tous les militants ont assumé leur action, évoquant "une responsabilité collective" et "une action d'utilité publique". "Nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si facile", a raconté pendant l'audience une militante, Céline B., en évoquant l'opération. "L'objectif était de mettre en évidence la faiblesse de la sécurité dans les centrales", a ajouté Philippe D., un retraité.

Pour Me Jean-Pierre Mignard, avocat du groupe énergétique EDF, l'exploitant de la centrale, qui s'est porté partie civile, "EDF avait bien compris qu'il ne s'agissait pas d'un commando terroriste. Les mesures d'intervention ont été réduites a minima pour ne pas porter atteinte à l'intégrité de ces personnes". Il n'est "pas question de demander réparation civile aux militants. Le moment venu, ce sera à Greenpeace de rendre des comptes, a-t-il poursuivi. Mais dans une société démocratique, il y a d'autres manières d'agir pour exprimer son opposition au nucléaire".

Devant le tribunal, Sofia Majnoni, porte-parole de Greenpeace, a aussi réclamé la "clémence", soulignant qu'"il y a eu reconnaissance d'un dysfonctionnement de la part du gouvernement, puisque François Fillon a demandé en décembre un audit sur la sécurité des centrales".

Source :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/20/le-proces-des-militants-de-greenpeace-s-est-ouvert-a-troyes_1632282_3244.html#xtor=RSS-3208

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