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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:42


http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2008-12/2008-12-08/article_photo_1228779067536-1-0.jpg
Le 16 janvier 2012

Vous trouverez ci-dessous les prises de paroles faites hier lors d'Elkartasun Eguna à Larresoro, d'abord par Askatasuna (Emilie Martin) puis par le Collectif des Réfugiés Politiques Basques (Xabier Ezkerra). 400 personnes ont participé au repas et environ mille au meeting.

***
Prise de parole

Askatasuna

Et encore un Elkartasun Eguna, diront certains. Un Elkartasun Eguna nouveau pour nous. Un nouvel Elkartasun Eguna pour saluer chaleureusement tous ceux qui ne peuvent pas être avec nous aujourd'hui. Un nouvel Elkartasun Eguna pour nous souvenir de tous ceux que nous avons perdus en chemin. Pour sentir parmi nous la présence de ceux qui sont loin d'ici, ceux qui sont retenus en otage, ceux qui sont exilés ou ceux qui sont en clandestinité et pour être avec eux. Aujourd'hui spécialement, notre salut le plus chaleureux aux quatre militants arrêtés hier en France et en Euskal Herria et à leurs proches.

Un nouvel Elkartasun Eguna pour les militants d'Askatasuna, pour tous ceux qui se sont joints au mouvement au fil des années. Grâce au travail de ceux qui ont organisé cette journée, grâce à tous ceux qui travaillent dans les comités jour après jour, nous avons diffusé les messages de solidarité, de liberté et de défense des droits. Toutes les forces accumulées et le travail mené ces derniers mois sont en train de mûrir. Le fruit de la solidarité et d'un engagement large et massif. Oui, si nous en sommes arrivés à cette situation, c'est grâce au travail, aux mobilisations, aux campagnes et aux réflexions des différents comités.

Dans le cadre du processus de résolution, tout cela a créé une prise de conscience et une mobilisation sans précédent autour de ceux qui sont la conséquence la plus visible du conflit : les prisonniers, les réfugiés. L'énorme manifestation de Bilbo (http://clap33.over-blog.com/article-bilbao-manif-geante-en-soutien-aux-prisonniers-politiques-basques-96876147.html)mais aussi les mobilisations des villages qui ne cessent de s'amplifier, ou le nombre de plus en plus important d'acteurs, y compris au niveau international, qui réclament des pas dans ce domaine, montrent qu'une vague est en train de se lever.

On parle, pour Bilbo, de la plus grande manifestation de l'histoire d'Euskal Herria. Nous en sommes très heureux. Mais ce n'est qu'un début. Et pour notre part, si les instruments, les modes de lutte, les façons de travailler doivent changer en profondeur pour être le plus efficace possible dans cette nouvelle époque, notre but est celui de toujours et nous n'en varierons pas : ce peuple a besoin de l'Amnisitie, ce peuple veut l'Amnistie et ce peuple obtiendra l'Amnistie.

Lire la suite :
http://www.askatasuna-uztaritze.org/index.php?option=com_content&view=article&id=829:elkartasun-eguna-2012-prises-de-paroles&catid=76:solidarite&Itemid=30

***
Le Collectif des Réfugiés Politiques Basques

Nous vivons une époque nouvelle en Euskal Herria. Plus fort que jamais, nous pouvons sentir la force de ce peuple. La processus démocratique est en marche, celui qui nous mènera à une situation où tous les droits et tous les projets politiques seront garantis.

Ces dernières années, grâce au travail remarquable de la Gauche Abertzale, la porte s'est ouverte à l'espoir. Pas celle d'en face, malheureusement, car nous vivons encore l'imposition, la négation et la répression dans lesquelles s'obstinent les forces qui veulent cacher leur faiblesse politique par la brutalité.

Malgré tout, la Gauche Abertzale, les autres forces d'Euskal Herria qui se sont plongées avec elle dans ce travail et certains acteurs internationaux ont réussi à faire les premiers pas dans ce chemin. Nous avons réussi à prendre ce chemin qui sera porteur mais aussi souvent difficile. Que personne n'ait le moindre doute : nous, les femmes et les hommes qui avons du, ces dernières décennies, franchir la Bidasoa et les Pyrénées pour échapper aux griffes des forces de police et de la torture et qui formons ce Collectif, nous voulons apporter notre soutien et affirmer notre engagement total dans la nouvelle voie ouverte en Euskal Herria. Le Collectif des réfugiés veut exprimer sa décision et son engagement de prendre part au processus au côté des citoyens basques et des autres acteurs politiques et sociaux.

Dans cette nouvelle époque qui s'ouvre à nous, nous ne pouvons oublier les camarades tombés en chemin durant toutes ces années. Souvent, trop souvent, c'est de façon cruelle que nous les avons perdus et ils resteront dans nos coeurs pour toujours. Mais aujourd'hui, ce n'est pas de la mort de nos amis que nous voulons parler, c'est de leur vie. Leur effort, leur action, leur travail. Grâce à tout ce qu'ils ont laissé et au trésor accumulé, nous sommes ici, debout, regardant l'avenir avec espoir, sachant que nous retrouverons notre liberté.

Lire la suite :
http://www.askatasuna-uztaritze.org/index.php?option=com_content&view=article&id=829:elkartasun-eguna-2012-prises-de-paroles&catid=76:solidarite&Itemid=30#crpb

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 15:32


http://www.infokiosques.net/IMG/arton557.jpg
Transmis depuis Résistons Rézo, le 17 janvier 2012

Les 3 personnes mises en garde à vue suite à la manif ont été remises en liberté. Liberté sous contrôle judiciaire avec pointage au commissariat toutes les semaines et interdiction du 12e arrondissement.

Ils passeront en procès le 27 février.

Le mineur passera devant le juge pour enfant. En tout cas ses copains et copines ont fait une beau rassemblement qui a été encerclé sur la place de la préfecture.

Merci à toutes celles et ceux qui ont téléphoné au commissariat (apparemment ils ont été submergés d'appel), sont venus, etc...

A bientôt à Vincennes (ou au mesnil-Amelot ou à Palaiseau...) temps que resteront les centres de rétention !
 


***
Transmis depuis Bellaciao

Comparutions immédiates confirmées pour deux des trois personnes, TGI de paris cité hier à la 23-1 ème chambre. La 3ème personne étant un mineur il passera devant le juge des enfants.

Le samedi 14 janvier 2012, environ 150 personnes se sont retrouvées à Vincennes pour aller manifester contre les centres de rétention. La veille, six personnes sans-papiers avaient été condamnées en appel à des peines allant de 6 à 30 mois de prison ferme suite à la révolte, qui, le 22 juin 2008, a abouti à la destruction du centre de rétention de Vincennes. Au-delà du verdict, cette manifestation voulait une nouvelle fois crier sa solidarité avec les enfermés.
http://thread.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol/28498

Malgré les tentatives des policiers pour nous empêcher de nous approcher du centre, nous avons réussi à arriver suffisamment prêt, à deux endroits différents, pour que les retenus entendent nos cris et nos pétards. Ils nous ont répondu en criant et en sifflant.

Au moment de partir, nous nous sommes retrouvés encerclés par les flics, leurs matraques et leurs gazeuses alors que des slogans contre les centres de rétention continuaient à résonner. A ce moment-là, la tactique policière a été de repérer plusieurs d’entre nous à l’intérieur de la nasse. Nous nous sommes alors resserrés pour que les personnes ciblées ne soient pas prises. En dépit de nos efforts, des civils armés de matraque télescopique sont entrés à trois reprises dans la nasse.

Trois personnes ont été isolées. Elles ont été placées en garde-à-vue. Les premiers chefs d’inculpation sont "participation à un attroupement armé, violences sur agents et dégradations de biens privés."

Le reste du groupe, 99 personnes, a été embarqué dans deux cars et emmené dans le nouveau commissariat (TGP ?), rue de l’Évangile dans le XVIIIe arrondissement. Tout au long du transfert nous avons discuté collectivement pour imposer aux policiers de sortir ensemble et de ne donner qu’oralement nos identités. Nous avons ensuite été parqués dans une cour entourée de barbelés. Ce commissariat, qui abrite la direction de la police ferroviaire, a déjà servi pour des opérations de contrôle d’identité massives (rafles, manifestation...).

Après cinq heures aux mains de la police, nous avons été libérés.

Les trois personnes placées en garde-à-vue ont été déférées et passeront peut-être en comparution immédiate au TGI de paris (métro Cité), lundi 16 janvier à 13h30. Si c’est le cas, un appel sera publié en fin de matinée.

Malgré la volonté de l’Etat d’isoler ces lieux et ceux qui y sont enfermés, le nombre et la détermination des manifestants ont permis de faire exister notre solidarité.

CONTINUONS LA LUTTE CONTRE LES CENTRES DE RETENTION ! LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION ! LIBERTE POUR TOUS AVEC OU SANS PAPIERS !

Tout le monde peut appeler les retenus directement sur les cabines téléphoniques :

Vincennes 1 : 01 45 18 59 70 - 01 45 18 12 40 - 01 45 18 02 50

Vincennes 2 : 01 48 93 69 47 - 01 48 93 69 62 - 01 48 93 90 42

Vincennes 3 : 01 48 93 99 80 - 01 43 76 50 87 - 01 48 93 91 12

***
Complément d'info - Histoire d'une balade au centre de rétention de Vincennes
http://clap33.over-blog.com/article-actu-histoire-d-une-balade-au-cra-de-vincennes-97177420.html



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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 15:27


http://cestdejatoutdesuite.noblogs.org/files/2012/01/11.gif
Un article transmis par C'est déjà tout de suite

Le 15 janvier 2012

À 16h c’était l’heure du rendez-vous à la station RER de Joinville-le-Pont pour un départ en manif sur le CRA de Vincennes. À ce moment-là on est bien 80 au jugé. Quelques flics qui se répartissent entre 2-3 bagnoles et bavassent paisiblement en nous regardant. Pas de CRS en vue…

On démarre direction la D4 banderole en tête, vers le Centre de rétention. Au niveau de la route de la Pyramide, qui remonte vers l’hippodrome et le CRA, on rencontre notre premier camion de CRS qui se déploient vite fait bien fait, pensant qu’à cinq on peut bloquer une chaussée rien que par la dissuasion.

Manque de bol, même scénario qu’il y a deux ans, on aime pas qu’on nous dise où il faut aller, on prend la tangente, on poursuit sur l’avenue des Canadiens au pas de course, à grands renforts de slogans et les flics sont débordés, écartés, dépassés ; un cycliste frénétique fait des allers-retours le long de la manif tandis que trois de ses copains affolés courent vers l’avant pour rejoindre la bretelle qui mène sur l’autoroute, la même où la manif de 2008 avait fini en joyeux bordel entre les voitures stoppées sur l’autoroute.

Seulement cette fois-ci on remonte l’avenue de Gravelle qui longe le CRA, et on se retrouve rapidement refoulés par quatre cars de robocops qui vomissent leurs occupants. Des grenades assourdissantes sont tirées pour nous signifier qu’on ira pas plus loin que le pont au-dessus de l’autoroute.

Côté flics on a un cames-COP qui filme, le même qui a sûrement permis aux flics de profiler plus tard, devant le centre.

Quelques slogans pour se faire entendre des détenus (et se faire détester des flics à qui on le rend bien) plus tard, on repart dans l’autre sens, suivis par un cordon bleu nimbé d’un fumigène rose du plus bel effet sur fond de soleil déclinant.

Retour sur la route de la Pyramide, direction l’Hippodrome et le CRA. À l’Hippodrome c’était jour de courses, les camions repartent avec leurs chargements équestres et l’aristocratie hippique quitte les lieux en sens inverse de notre défilé qui a grossi les rangs avec ceux qui avaient raté le début et ont rallié le CRA. On doit pas être loin de la centaine.

Devant le CRA on aperçoit l’armada de gardes mobiles qui défend la forteresse derrière une double rangée de barrières. Les grilles de l’Hippodrome sont surveillées par les vigiles qui les ferment rapidement.

Le chemin vers le CRA ressemblant à une fourmilière de flics, on se déplace vers le parking de l’Hippodrome en même temps que des gardes mobiles qui, ayant compris qu’on allait pas rester à crier sagement face à eux, commencent à courir entre les voitures pour verrouiller la route de la Ferme en face de nous.

Un face à face musclé s’engage, un garde mobile se prend un coup de savate sous la banderole, des coups de matraque fusent, des crachats, insultes et bousculades y répondent de notre côté, un caillou vole.

Lire la suite :
http://cestdejatoutdesuite.noblogs.org/2012/01/15/histoire-d%e2%80%99une-balade-au-cra-de-vincennes/

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:45


http://poetesindignes.files.wordpress.com/2011/06/danger-passivite.jpg
Pioché sur Bellaciao, le 15 janvier 2012

Samedi 14 janvier 2012 les « indigné-es » de Strasbourg se sont associé-es à l’appel national d’une journée de mobilisation sur le thème de la lutte contre la précarité et pour l’emploi, dans le cadre de la journée mondiale des assemblées populaires !

Pendant plus de 8 heures nous avons occupé-es pacifiquement la place Kléber à Strasbourg.

De nombreuses personnes sont venues parler avec nous.

A la tombée de la nuit certain-es d’entre nous ont décidé de reprendre l’exemple de nos camarades Espagnols ou Etats-uniens et d’occuper la place pacifiquement.

La police a, sans raison apparente, voulu les déloger.

Un de nos camarades a été interpellé et est encore, aujourd’hui Dimanche 15 janvier 2010, à l’hôtel de police de Strasbourg 34 route de l hôpital.

Source :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124339

Le site des Indigné-e-s de Strasbourg :
http://strasbourgdemocratiereelle.wordpress.com/

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 16:24


http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L426xH283/6-f346b.gif
Transmis depuis Bellaciao, le 14 janvier à 23h57

Une centaine de personnes ont été interpellées ce jour, 14 01 2012, à l’issue d’une manifestation devant le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes.

La manifestation répondait à l’appel lancé sur différents sites dont Démosphère se fera l‘écho.
http://www.demosphere.eu/

C’est aux cris de "LIBERTE" que les manifestants-tes ont tenté d’investir le parking devant le CRA. Une banderole "LIBERTE POUR TOUS" ouvrait la manifestation.

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L427xH283/4-7b9da.gif
Les CRS présents sur le parking derrière des grilles, ont sauté par dessus celles-çi pour barrer la route à la manif.

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L427xH283/1-3-afb85.gif
http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L432xH283/2-79e3d.gif
Coups de matraques et jets de gaz se succèderont tandis qu’en réponse pétards et fusées fuseront, n’intriguant guère les turfistes sortant de l’hippodrome.

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L427xH283/5-2-ea1f6.gif
Peu à peu, les manifestants-tes seront encerclés-es ; cela n’entamera pas leur détermination. Le champ de courses s’étant vidé, les interpellations auront alors lieu.

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L285xH425/8-12895.gif
Les interpellés-es seront transférés-es dans le 18 arrondissement, rue de l’ Evangile.

Source :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124324#forum468798

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 14:04


http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L336xH223/ATT00007-21a0f.jpg
Rappel :

L'association d'avocats basques Eskubideak a tenu une conférence de presse hier à Bilbo pour appeler à la manifestation du 7 janvier en faveur des droits prisonniers basques et exiger du Tribunal constitutionnel (TC) espagnol qu'il déroge à la "doctrine Parot".

Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/article-pays-basque-des-avocats-exigent-la-fin-de-la-doctrine-parot-95914767.html

***


***
http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L480xH312/ATT00013-2-7b8bd.jpg

Source :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124147

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 01:34


http://www.infokiosques.net/IMG/arton557.jpg
Transmis par Infozone, le 14 janvier à 19h36

Merci de faire TOURNER LARGEMENT

200 manifestants sont ds les cars près du métro MARX DORMOY RUE DE L'EVANGILE ( à vérifier sur un plan le métro le + proche) , vers le N° 32 DANS UN  GRAND DEPOT DE LA SNCF ILS SONT BIEN PLANQUES les militants !!

Ils ont tous été raflés à la suite du rassemblement devant le CRA DE VINCENNES

APPEL A SOUTIEN RUE DE L'EVANGILE pourt leur libération immédaite !

Ils viennent d'arriver.

STOP aux arrestations , la criminalisation systématique et intimidation des solidarités et du mouvement social !

****
Transmis par Résistons Ensemble, le 14 janvier à 22h46

Suite rassemblement devant le CAR de vincennes et des arrestations

Une cinquantaine de personnes sont sorties du commisariat.

Les autres devraient suivrent.

3 personnes sont placées en garde à vue.


****
Transmis par Infozone, le 14 janvier 2012 à 22h55

2 saisines envoyées à 20h par le comico au parquet de paris , sur ces ... "violences" par les flics...

6h pour un "contrôle "...d'identité !
3h enfermés ds un car,
6h sans autorisation de toilettes, avocat , coup de tel.

****
Transmis depuis Bellaciao

200 personnes arrêtées ce soir à Vincennes
samedi 14 janvier 2012 - 23h38

Une centaine de personnes ont été interpellées ce soir après une manifestation devant le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, a-t-on appris de source policière, un responsable associatif évoquant de son côté 200 personnes arrêtées.

La manifestation était organisée par des mouvements autonomes, pour dénoncer l’existence des centres de rétention administrative. Selon une source policière, 102 personnes ont été interpellées alors qu’elles tentaient d’atteindre l’entrée du CRA. Quelques échauffourées ont eu lieu, des pétards et fusées ont été lancés, et deux policiers ont été légèrement blessés, selon cette source.

Parmi les personnes interpellées, 99 personnes l’ont été pour des vérifications d’identité et trois pour des violences, selon la même source. Toujours d’après cette source, elles ont été interpellées vers 18h30, et transportées en bus dans le 18e arrondissement.

Le porte-parole de l’association SOS Soutien ô sans-papiers, Rodolphe Nettier, a affirmé de son côté à l’AFP que 200 personnes avaient été interpellées depuis 17 heures. Certaines ont été relâchées après vérification de leur identité, mais "d’autres sont toujours en détention, alors qu’elles n’ont pas été placées officiellement en garde à vue", affirme-t-il, parlant de "détention arbitraire".

Source :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124323

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 12:16


http://a10.idata.over-blog.com/600x399/0/30/99/19/manif/manif07/manif-soutien-inculp-s-tarnac09.jpg
Transmis par Résistons Ensemle le 9 janvier 2012

Tarnac : la justice enquête sur des écoutes illégales menées avant l’affaire du sabotage

C'est une nouvelle petite victoire pour les mis en examen de Tarnac (Corrèze), soupçonnés depuis novembre 2008 d'avoir saboté des lignes de la SNCF. Une information judiciaire a été ouverte dans l'affaire des écoutes sauvages de l'épicerie gérée par le petit groupe, un dossier annexe au sabotage.

La juge d'instruction de Brive-la-Gaillarde a estimé, le 3 janvier, qu'il y avait lieu à instruire sur le chef d'"atteinte au secret des correspondances" et d'"atteinte à l'intimité de la vie privée" que le procureur de la République souhaitait écarter. Pour Me William Bourdon, l'avocat de la société du Magasin général de Tarnac, qui avait porté plainte avec constitution de partie civile en février 2011, la justice rentre ainsi dans la "phase sombre du dossier".

Le 11 novembre 2008, neuf personnes appartenant à la mouvance "anarcho-autonome" sont interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris. Elles sont accusées d'avoir posé des crochets métalliques sur des caténaires pour désorganiser les lignes de la SNCF en octobre et novembre 2008. A l'issue de leur garde à vue, quatre d'entre elles sont remises en liberté, cinq sont placés en détention provisoire.

Tous sont mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste", sauf Julien Coupat, considéré comme le leader du groupe, qui est mis en cause pour "direction ou organisation d'un groupement formé en vue de la préparation d'un acte terroriste".

Installé dans le petit village de Corrèze depuis le début des années 2000, le groupe s'occupe d'une épicerie-bar-restaurant et élève des animaux sur les 40 hectares de la ferme du Goutailloux.

La qualification terroriste des faits, le maintien en détention de M.Coupat jusqu'en mai 2009 sont largement médiatisés ainsi que le contrôle judiciaire strict imposé dans un premier temps aux remis en liberté.

La fragilité des éléments à charge de ce que la ministre de l'intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait qualifié d'"opération réussie" dans le "milieu de l'ultragauche" est assez vite apparue.

Notamment les accusations d'un témoin sous X, rapidement démasqué par la presse et qui aurait subi des pressions des policiers.

Suite et source :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/09/tarnac-la-justice-enquete-sur-des-ecoutes-illegales-menees-avant-l-affaire-du-sabotage_1627308_3224.html

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 14:10


http://www.medias-inrocks.com/uploads/tx_inrocksttnews/humadimanche.jpg
Pioché sur les Inrocks, le 9 janvier 2012

Sept dangereux activistes du Parti communiste français ont été neutralisés par la police alors qu’ils vendaient L’Humanité dimanche en pleine rue. Grâce à la vidéosurveillance.

La vidéosurveillance.

Le 21 décembre, le Premier ministre François Fillon inaugurait la première tranche du nouveau plan de vidéosurveillance de la capitale.
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/75808/date/2012-01-09/article/huma-dimanche-controle-didentite-videosurveillance/

A cette occasion, le préfet de police Michel Gaudin se réjouissait d’un dispositif qui permettrait de "diriger les patrouilles de police avec intelligence".

Illustration de cette intelligence, la mésaventure arrivée à sept militants du Parti communiste français, dimanche midi. Comme toutes les semaines, ils vendent L’Humanité dimanche à la criée, au coin de la rue Rambuteau et de la rue Beaubourg, à Paris. Ce jour-là, ils distribuent aussi des tracts contre la TVA sociale.

Mais leur point de ralliement fait face à une caméra de surveillance.
http://owni.fr/2011/01/05/a-paris-la-police-aura-des-yeux-tout-partout/

Ils le comprennent en voyant trois policiers sortir d’une voiture et se diriger vers eux. Evelyne Zarka, élue communiste du 4e arrondissement, raconte :

“Ils nous ont dit 'contrôle d’identité' et ont parlé de 'trouble à l’ordre public'. Je me suis mise très en colère, nous sommes là chaque dimanche, on discute en vendant l’Huma. C’est un poste historique, tenu depuis cinquante ans par un vieux militant mort l’an dernier.”

Les policiers n’entendent pas lâcher l’affaire et disent avoir été alertés d'un attroupement par le centre de vidéosurveillance. Seule Evelyne Zarka accepte de fournir sa pièce d’identité pour mettre un terme à l’altercation, alors que les passants s’agglutinent.

“Les policiers troublaient l’ordre public bien plus que nous ne l’avons jamais fait”, rigole Nicolas Dutent, un autre des militants présents. Ils repartent finalement bredouille, après avoir arraché l’affiche scotchée sur une banque le temps de la vente, pour la forme.

Ce lundi matin, Ian Brossat, président du groupe Front de gauche au Conseil de Paris, a envoyé un communiqué appelant à un rassemblement au même endroit dimanche prochain.
http://www.humanite.fr/fil-rouge/militants-communistes-interpelles-pour-avoir-vendu-lhumanite-dimanche-la-riposte-pcfpg-au-conseil-de-paris

"D'après les premiers éléments" dont elle dispose, la préfecture de police explique que l'intervention des policiers a été motivée par un appel au commissariat, "corroboré par les images de vidéosurveillance montrant un attroupement devant un établissement bancaire".

Constatant qu'aucune manifestation n'avait été déclarée dans cette zone, les policiers sont intervenus et ont retiré l'affiche "sauvage", qui constitue "en elle-même une contravention". Notre interlocuteur rappelle toutefois que les policiers sont appelés à faire preuve "de discernement" et qu'une telle situation s'est déjà produite.

Suite et source :
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/75808/date/2012-01-09/article/huma-dimanche-controle-didentite-videosurveillance/

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 11:30


http://www.sudouest.fr/images/2010/05/20/97322_a1-3867606_460x306.jpg
Transmis par le CAAMLG, le 7 janvier 2012

Depuis La Dépêche du Midi - Propos recueillis par Pierre Challier

Yves Bonnet raconte les dessous de l'affaire Abdallah

Ancien patron de la DST et ancien député UDF, le préfet Yves Bonnet réclame la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France, détenu à Lannemezan. Il dénonce une « vengeance d'état ». Interview.

Vous étiez le patron de la DST au moment de l'arrestation de Georges Ibrahim Abdallah, en 1984. Que lui reproche-t-on, à l'époque ?

En fait, lorsque nous l'arrêtons, nous ne savons pas qui il est. Mais en garde à vue, il profère des menaces et met en avant son appartenance au service de sécurité de l'OLP. Manque de chance, j'entretiens des relations amicales avec Abou Iyad, n° 2 de l'OLP et je sollicite les Israéliens de l'autre côté. C'est alors que nous l'identifions comme chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises, un groupe marxiste pro-palestinien, responsable d'attentats et ayant tué trois personnes en France. Mais nous n'avons rien de sérieux contre lui, juste une histoire de faux papiers, de détention d'armes et d'explosifs…

Que se passe-t-il alors ?

Au Liban, les FARL sont un groupe résolu, impossible à infiltrer, reposant sur une vingtaine de personnes issues de trois familles de Koubeyat, un village près de Tripoli.

Georges Ibrahim Abdallah arrêté, en mars 1985, elles s'emparent de Gilles Sidney Peyroles, directeur du centre culturel français de Tripoli et le fils de l'écrivain Gilles Perrault. On se retrouve donc avec une sale histoire d'enlèvement sur les bras.

J'étais au siège de la CIA, à Langley et Paris me demande de rentrer d'urgence. Il faut négocier un échange.

Jusque-là, Georges Ibrahim Abdallah est accusé de délits, il n'a pas de crime sur le dos.

Les Algériens s'engagent et servent d'intermédiaires, je donne mon accord pour l'échange sans que Pierre Joxe, ministre de l'Intérieur ne s'y oppose. Gilles Peyroles est libéré.

Mais malheureusement pour Georges Ibrahim Abdallah, dans le même temps, on trouve dans une planque des FARL l'arme qui a servi à tuer MM. Charles Ray et Yacov Barsimentov et là, le dossier change de dimension, la justice ignorant les tractations et l'accord que j'avais passé avec l'Algérie.

Pour Georges Ibrahim Abdallah, on me dit « son compte est bon. » Je me sens très mal parce que j'ai donné ma parole à mes amis algériens qui se sont énormément mouillés dans le dossier et je suis lâché par les politiques.

Condamné dans un premier temps à 4 ans de prison pour la détention d'armes et de faux papiers, Georges Ibrahim Abdallah est ensuite condamné à perpétuité. Cela fait 28 ans qu'il est prisonnier et à plusieurs reprises, vous avez réclamé sa libération. Officieusement, d'abord, officiellement désormais. Pourquoi ?

J'ai un problème de conscience avec cette affaire.

La France a trahi la parole donnée et on a voulu faire croire qu'à l'époque, Bonnet avait négocié tout seul. Je trouve cela ignoble car cela revenait à me mettre directement dans le collimateur des FARL.

Aujourd'hui, presque 30 ans après les faits, je trouve anormal et scandaleux de maintenir encore Georges Ibrahim Abdallah en prison.

Je considère qu'il avait le droit de revendiquer les actes commis par les FARL comme des actes de résistance.

Après on peut ne pas être d'accord, c'est un autre débat.

Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatilah dont les coupables n'ont jamais été punis.

Et aujourd'hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu'elle a libéré Maurice Papon ?

J'aimerais rappeler aussi qu'on a remis en liberté l'assassin de Chapour Baktiar, qui lui, sur ordre de l'Iran, avait décapité l'ancien Premier ministre au couteau et lui avait coupé les mains.

Ce type-là, qui a commis un crime atroce, a été libéré moins de 20 après les faits. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu'un serial killer alors qu'il a commis des actes politiques.

S'agit-il alors d'une vengeance d'état, contre Georges Ibrahim Abdallah ?

Je pense que oui et c'est absolument lamentable, d'autant plus qu'il a déjà eu un avis favorable de libération localement. C'est Paris qui refuse par rapport à ses alliés. Je demande à ce que la justice m'entende dans ce dossier.

***
Prison à perpétuité

1982, la guerre du Liban fait rage. Le 18 janvier, l'attaché militaire adjoint des Etats-Unis en France, le lieutenant-colonel Ray, est tué à Paris par les Fractions armées révolutionnaires libanaises. Le 3 avril, Yacov Barsimentov, diplomate israélien en poste à Paris, est aussi victime d'un attentat des FARL. Puis le consul américain, à Strasbourg.

Pour les FARL, qui se revendiquent comme une organisation de résistance, Ray et Barsimentov sont deux officiers de renseignement d'armées d'occupation au Liban. Logique de guerre inacceptable pour la France pour qui il s'agit d'actes terroristes commis sur son territoire.

Le 26 janvier 1987, considéré comme le chef présumé des FARL, Georges Ibrahim Abdallah est condamné à perpétuité, mais sans peine de sûreté, pour « complicité d'assassinats ». En 2004, la Cour d'appel de Pau avait accepté la demande de libération conditionnelle de ce « prisonnier modèle ».

Source :
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/07/1255561-yves-bonnet-raconte-les-dessous-de-l-affaire-abdallah.html

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:29


http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L480xH460/Denis_Godard-7f37f.jpg
Communiqué du NPA, pioché sur Bellaciao, le 9 janvier 2012

Notre camarade Denis Godard a été la victime dans la nuit du 5 au 6 janvier d’une agression policière extrêmement violente, qui pourrait avoir des conséquences graves sur sa santé : en compagnie de deux camarades d"Act Up, il était interpellé par la BAC et emmené au commissariat du 3ème arrondissement de Paris pour des motifs futiles, et sans qu’il n’ait à aucun moment résisté à son interpellation.

Prenant prétexte que notre camarade sifflait "l’Internationale" un policier l’a frappé au visage entraînant une fracture du plancher de l’oeil et une ITT de 12 jours selon les urgences médico judiciaires.

Cette affaire est grave.

Si elle débute par un banal contrôle, les coups portés ensuite au commissariat, à froid et pour un prétexte anodin témoignent du climat de totale impunité dans lequel baignent les policiers.

Combien de jeunes, Arabes, Noirs, précaires, de sans-papiers vivent cette violence "ordinaire" dans les commissariats sans moyen de témoigner ?

Ces derniers jours la manifestation pour Hakim à Grasse, pour Wissam à Clermont-Ferrand, et le non-lieu requis pour le gendarme qui avait tué un jeune Gitan en juillet 2010 démontrent que l’impunité est le résultat d’une politique d’Etat injuste, liberticide, raciste et finalement criminelle.

Le NPA appelle à une mobilisation d’ensemble contre les violences policières, la fin de l’impunité pour la police et la condamnation immédiate des policiers coupables.

Le 9 janvier 2012.

En ligne :
http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-agression-polic%C3%A8re-contre-un-militant-du-npa

***
Source :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124085

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:07


http://www.stopextraditions.org/images/stopextraditions.png
Transmis par E., le 4 janvier 2012

Sonja reste emprisonnée !

Mi-décembre, les avocats de Sonja avaient fait une nouvelle demande de liberté pendant la durée de l’instruction.

Ils rappelaient que Sonja et Christian s’étaient tenus à la disposition de la justice française pendant la procédure d’extradition engagée à la demande de l’Allemagne, et qu’ils avaient été arrêtés chez eux, plusieurs mois après la décision définitive de les extrader.

Ils soulignaient que de surcroît l’état de santé de Christian rendait encore plus évidente la « garantie de présentation » à leur procès.

La réponse du (de la) juge est tombée la veille de Noël : Sonja est maintenue en prison en raison du « fait » « qu’elle risque de fuir »…

Cette réponse précipitée, abrupte, est  un défi que Sonja et ses avocats se sentent prêts à relever.

Ils n’ont donc, pour le moment, pas l’intention de faire une nouvelle demande de mise en liberté avant le procès.

Celui-ci selon la législation allemande devrait se tenir avant fin  avril (la prison préventive ne pouvant excéder 6 mois).

Nous avons quelques semaines pour élaborer et mettre en œuvre ensemble les initiatives dont nous ressentons l’exigence.

Toutes les propositions sont bienvenues.

Nous les examinerons ensemble au cours des prochaines réunions.

Meilleurs vœux à toutes et tous !

L’assemblée de soutien appelée par les personnes ayant animé le réseau « Maisons abris, solidarité active »

http://www.stopextraditions.org/

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 13:41


http://a1.ec-images.myspacecdn.com/images02/119/d944e7cea3f8492c9cd5e216beec9204/l.jpg
Mercredi 28 décembre 2011

Lettre de l'Orchestre Poétique d'Avant-guerre (O.P.A)  aux inculpé-e-s de Toulouse (Labège)

NOUS NE RESTERONS PAS CALMES !!

Il y a en ce moment beaucoup trop de sales matins qui nous mettent en rage, entre impuissance et colère.

Ce 15 novembre dernier, c’est de Toulouse qu’est venu, à grands coups de répression, un vent de bien mauvais augures.

La veille, les chiens de gardes d’une justice aux ordres avaient déboulé dans plusieurs lieux pour effectuer perquisition, saisie de matériel et repartir avec 10 camarades dont quatre aujourd’hui sont toujours emprisonnés et que l’une d’entre eux subit encore un strict contrôle judiciaire.

Ces militant-e-s, de quoi les soupçonne-t-on ?

De « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens » ; de
« violence commise en réunion sans incapacité » et pour finir « dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion ».

C’est que le 5 juillet dernier, de dangereux terroristes s’étaient introduits dans les locaux de la direction interrégionale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse pour y déverser quelques immondices, y faire deux trois tags et en repartir en jetant des tracts dénonçant la politique répressive des centres fermés pour mineur-e-s.

Un vrai saccage selon la presse locale, bien policée.

Pour nous, une colère légitime qui ne suffira pas à mettre le feu à ces prisons où l’Etat envoie désormais croupir les jeunes qui n’arrivent pas à s’adapter à notre société anxiogène.

Et comment le pourraient-ils quand les portes qu’ils tentent d’ouvrir ne donnent que sur un avenir borné, quand l’espoir à leur tendre comme un flambeau vient à s’éteindre sans que nous-mêmes, adultes, responsables, ne sachions où de nouveau le rallumer ; comment le pourraient-ils quand, dans ce monde à l’envers, la cupidité, l’argent-roi, le cynisme sont érigés en valeurs et que l’Etat lui-même ne veut plus donner de sens à des mots comme solidarité et partage ?

Les Centres Educatifs Renforcés (C.E.R) et les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs (E.P.M) où l’on enferme nos enfants n’ont rien d’un endroit où une délinquance juvénile pourrait trouver des solutions de sortie et s’épanouir.

Comme dans les prisons « pour les grands », les jeunes s’y suicident ou se révoltent.

Quand ils se suicident, cela fait un entrefilet dans un journal.

Quand ils se révoltent, c’est à grands coups de bâtons et de mesures disciplinaires violentes qu’on entend dresser ces chiens fous : mises au mitard, conseils disciplinaires, transferts, interventions des ERIS (Équipes Régionales d’intervention et de sécurité, formées pour intervenir en cas de grabuges dans les prisons).

Pour répondre à la détresse d’une jeunesse aux abois, l’Etat prends de nouvelles mesures, toujours plus répressives.

Alors qu’on attendrait une profonde réflexion sur le système éducatif, la formation des éducateurs, une plus grande présence de ceux-ci dans la rue pour aller « au devant » dans un esprit de prévention et d’écoute, aujourd’hui, l’assemblée nationale vient d’acter l’encadrement par des militaires pour les mineur-e-s délinquant-e-s.

La prison ? L’armée ? Qu’espèrent donc nos politiques ? Nourrir la haine et la méfiance de l’enfant envers l’adulte ?  Ancrer dans l’esprit de ces jeunes, à force discipline et de répression, un respect qui ne se gagne que dans le partage et la compréhension ?

Et nous, « les grandes personnes », parents, oncles, tantes, ami-e-s, nous les adultes, pouvons-nous être satisfaits, complètement rassurés, de savoir qu’à l’heure où l’on se congratule en se souhaitant la bonne année, une partie de notre jeunesse croupie dans les geôles de la République et que l’autre, sans repère, s’égare à chercher le chemin de son avenir ?

Pouvons-nous être satisfaits en pensant aux camarades emprisonné-e-s, sur des soupçons, quand se pavanent sur nos écrans télévisés des escrocs endimanchés, portant sourires aux lèvres et costumes impeccables, siégeant confortablement sur les bancs du pouvoir d’une démocratie en faillite ?

Compagnes, Compagnons enfermé-e-s, sous contrôle judiciaire, l’Orchestre Poétique d’Avant-guerre (O.P.A) tient ici à vous affirmer son soutien sans condition, que vous soyez ou non coupables des faits qui vous sont reprochés.

Nous ne nous resterons pas calmes et c’est en musique que nous crions notre rage. Nous vous adressons ici, pour vous donner courage, cette improvisation enregistrée le 16 décembre dernier.

« Voilà un temps »

Sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=D10zA3AO0SE&feature=youtu.be


Sur Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/video/xn3z1y_voila-un-temps-o-p-a-improvisation-7-live-begles_music

Nous ne resterons pas calmes et notre colère grandit en songeant à ces jeunes dont les fenêtres sont cernées de barreaux et envers eux aussi nous faisons acte de solidarité.

Nous ne resterons pas calmes et nous parlerons de plus en fort pour dénoncer la répression que subissent, en permanence, les combattants des premières lignes, pour dénoncer la société policière et l’oppression sous toutes ses formes.

Nous ne resterons pas calmes et nous opposerons amour et obstination face au système carcéral – effectivement fermé ou à ciel ouvert – que devient la société dans laquelle nos enfants sont sensés pousser comme des arbres.

Nous ne resterons pas calmes, nous désobéirons, nous lutterons et bien sûr et surtout, nous apporterons notre réflexion et notre savoir-faire à la construction d’un monde plus juste fait par et pour des êtres libres.

Chacun, chacune peut apporter sa pierre ou plutôt non, puisqu’il s’agit d’abattre les murs.

Apporter vos envies et vos rêves les plus fous !

Quand tout est possible, quand tout reste à faire, il faut oser le plus haut !

Solidairement,

L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A

http://www.opa33.org/

Source :
http://www.opa33.org/soutien-aux-inculpes-de-toulouse.html

***
orchestre.poetique.bx@gmail.com

Collectif liberté pour les inculpé.e.s du 15 novembre - Toulouse
nonalepm@riseup.net

Blog sur les inculpé-e-s de Toulouse (Labège) :
http://pourlaliberte.noblogs.org/

***
Complément d’info

23 décembre 2010
Un mineur se suicide à la prison de Tours
http://clap33.over-blog.com/article-mort-carcerale-un-mineur-se-suicide-a-la-prison-de-tours-63362349.html

24 février 2010
Un adolescent se suicide dans un établissement pénitentiaire à Orvault
http://clap33.over-blog.com/article-mineurs-un-adolescent-se-suicide-dans-un-etablissement-penitentiaire-45529403.html

8 mai 2011
Emeutes et violents incidents à la prison pour mineurs de Lavaur
http://clap33.over-blog.com/article-lavaur-emeutes-et-violents-incidents-a-la-prison-pour-mineurs-73609682.html

17 mai 2011
Tentative d'évasion à la prison de Lavaur
http://clap33.over-blog.com/article-mineurs-tentative-d-evasion-a-la-prison-de-lavaur-74278278.html

19 mai 2011
Toulouse - Solidarité avec les enfermé-E-s de Lavaur
http://clap33.over-blog.com/article-touilouse-19-mai-solidarite-avec-les-enferme-e-s-de-lavaur-74147717.html

20 décembre 2011
Feu vert à l'encadrement militaire des mineurs délinquants
http://clap33.over-blog.com/article-actu-feu-vert-a-l-encadrement-militaire-des-mineurs-delinquants-93225463.html

***
Répression des militants

Bilan de novembre 2011
http://bordeaux.indymedia.org/article/bordeaux-samedi-17-d%C3%A9cembre-la-r%C3%A9pression-des-militant-e-s-%C3%A7a-suffit

Et plus généralement :
http://clap33.over-blog.com/categorie-11620999.html

***
Du son contre l’enfermement – Témoignages audios de mineur-e-s
http://www.bandeorganisee.org/

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