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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 10:48

Ce communiqué fait suite à l'arrestation d'une personne le 2 octobre dernier.
Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2016/10/communique-du-collectif-el-cambuche-suite-a-l-arrestation-d-un-camarade-a-toulouse.html

***
Transmis par le C.S.P.C.L le 24 octobre 2016

L'audience suite à l'arrestation de notre camarade le 2 octobre dernier s'est tenue hier au tribunal :

Le procès a été reporté au 16 février 2017.

L'avocate a demandé un complément d'enquête en vue de nouveaux éléments (de nombreuses attestations de témoignage qui contredisent la version donnée par les agents de la police municipale).

Cette requête a été acceptée par le juge.

La mesure de détention préventive a été levée et notre camarade est sorti hier soir de prison.

Cependant il a été placé sous un très strict contrôle judiciaire (pointage trois fois par semaine au commissariat, interdiction de rentrer en contact avec les témoins) jusqu'au procès de février.

Le juge a précisé aux agents municipaux présents à l'audience que ce tournant de la procédure est une obligation de la justice ne mettant nullement en doute leur parole.

Il s'est ensuite adressé au public venu nombreux en invitant les témoins éventuellement présents dans la salle de bien se rappeler que tout faux témoignage est passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 EUR d'amende.

La partie est loin d'être jouée et nous allons poursuivre toutes nos démarches pour combattre l'acharnement, l'abus de pouvoir policier et judiciaire.

Nous remercions très chaleureusement toutes les personnes qui ont témoigné de leur solidarité, nous ont fait parvenir attestations, conseils et contacts.

Le collectif Cambuche
http://elcambuche.jimdo.com/

El Cambuche est un espace de rencontre et de mobilisation autour des luttes en Amérique latine.

Le collectif fédère depuis 2003 des associations et des individus désireux de soutenir et de faire connaître des initiatives de résistance populaire à l'oeuvre dans les pays latino-américains, et ce à travers des rencontres publiques aux contours variés...

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 11:34

Yep !

A Saint-Etienne, Les 22 et 23 octobre 2016 s'est tenu un forum sur le thème : "Désarmons la police, démilitarisons les conflits !"

Voir ici le programme :
http://lenumerozero.lautre.net/article3210.html

Des résumés de ce week-end transmis par le réseau Résistons Ensemble.

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Depuis Réseaux Citoyen

Mardi 25 octobre 2016, par Roger Dubien

ETAT DE SIÈGE DANS LA VILLE ET SACCAGE DU SIÈGE DU PS.

Que s’est-il passé à St-Etienne samedi 22 octobre ?

Depuis des semaines était annoncée un WE sur le thème "désarmons la police, démilitarisons les conflits".

C’est vrai que là-dessus, il y a beaucoup à dire et à agir.

Parce que la façon dont est utilisée la police dans des quartiers, et aussi contre les mouvements sociaux, crée problèmes et drames. Et concernant les ventes d’armes, la France est dans le monde en tête du commerce et alimente les foyers de guerre et les dictatures.

Le gouvernement est main dans la main avec les firmes de l’armement pour aller chercher les contrats. Après, on pourra toujours déplorer les centaines de milliers de réfugiés et migrants qui fuient la mort...

Mais à l’approche des 22-23 octobre, il est apparu de plus en plus clairement que des forces avaient décidé d’utiliser ce rendez-vous pour tout autre chose que parler du désarmement.

Lire la suite :
http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=3408

****
Retour
Publié le 29 octobre 2016 par gnatemi

Ce n’est pas un hasard, si ce week-end, ce sont rassemblé aussi bien des individus que des collectifs : collectifs de blessés par les armes de la police, des collectifs de soutien aux victimes de violences et meurtres policiers, des militants des mouvements sociaux (syndiqués ou non), des sociologues, des associations soutenant la cause palestinienne, des membres de l’observatoire de l’industrie ,de la défense et de l’armement international…

Cette convergence résulte du fait que ces violences s’étendent en France et à travers le monde. Aussi bien lors des mouvements sociaux contre la loi travail, que contre les grands projets inutiles, aussi bien envers les migrants ,qu’à nos frontières où règnent plus que jamais l’arbitraire et les violences policières. Tout comme dans les prisons, les quartiers populaires , partout où la désignation d’un ennemi intérieur terroriste instille la peur.

La semaine précédant le forum, la préfecture de la Loire annonçait le bouclage du centre-ville, la fermeture des musées, le déplacement du forum des associations. Instructions et injonctions sont diffusées à l’adresse des commerçants du centre ville de fermer boutique le samedi après midi, sans oublier les consignes aux habitants de ne pas sortir leur poubelle.

Lire la suite :
http://lenumerozero.lautre.net/article3233.html

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St Étienne : retour sur le Forum pour le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits

Les 22 et 23 octobre avaient lieu à St Étienne un « Forum pour le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits » . Ce forum avait pour objectif de dénoncer les crimes policiers, les guerres coloniales, la répression policières et les armes mutilatrices comme le flashball ou les grenades de désencerclement fabriquées entre autre à St Etienne par l’armurier Verney Caron.

La « manif carnaval », interdite sous prétexte d’état d’urgence, a quand même eu lieu et 300 personnes ont défilées dans les rues de St Etienne.

Lire la suite :
https://rebellyon.info/Retour-sur-le-forum-pour-le-desarmement-17084

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Le 25 octobre 2016

Bonsoir,

Voici un compte rendu du week end "Désarmons la police" à St Etienne,

Les 22 et 23 octobre avaient lieu à St Etienne un « Forum pour le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits » .

Ce forum avait pour objectif de dénoncer les crimes policiers, les guerres coloniales, la répression policières qui s'abat sur les « indésirables » et les armes mutilatrices comme le flashball ou les grenades de désencerclement appelées hypocritement « à létalité atténuée ».

Le but était aussi de mettre en évidence la présence depuis de longues années de l'armurier Verney Caron à St Etienne qui est passé du business de la chasse aux animaux à celui tout aussi lucratif de la chasse à l'homme avec le commerce de ces armes soi disant non létales… (Pour rappel, Mustapha Ziani à Marseille en est mort).

Ce week end a été comme on pouvait s'y attendre la cible d'une campagne de diffamation par les journaleux locaux avant et après sa tenue.

La ville a été mise en état de siège par la préfecture : des périmètres de la ville étaient délimités où il était interdit de porter du verre ou des produits inflammables, les commerçants étaient sommés de ranger leurs terrasses et un hélicoptère a survolé la ville pendant toute la journée de samedi.

La « manifestation carnaval » malgré sa déclaration en préfecture a été interdite en s'appuyant sur l'état d'urgence.

Celle ci a quand même eu lieu et a démarré par les prises de paroles de membres du collectif du 8 juillet, de Hawa Traoré, la sœur jumelle d'Adama Traoré, de personnes de « Désarmons les », d'organisateurs du week end et de la Jc de la Loire.

Une manifestation curieuse s'en est suivi entre un carnaval et une sorte de black bloc rythmé par des slogans contre la police et ses armes et par une discomobile.

Un Flashball géant a été brûlé symboliquement sur la place de la manufacture d'arme.

La police étant trop occupé à protéger Verney Carron, la préfecture et l'hotel de ville, certains manifestants se sont vengés sur les murs de la ville taggés, sur des horodateurs mis hors d'état de nuire, sur des panneaux publicitaires et des vitrines de banques cassés et le siège du parti socialiste qui a bien ramassé…

Le dimanche était consacré à des prises de paroles sur le business de l'armement, sur des témoignages et réflexions par rapport aux mutilations et aux meurtres de la police, sur la répression à Calais, sur la répression des pirates somaliens et à des ateliers d'autodéfense physique, juridique et de gestion des conflits.

Les médias mainstream n'auront bien sûr retenus que la « violence » des bris de verres apparemment beaucoup plus insoutenable que la violence de la police et de l'ordre injuste qu'elle protège...

Côté médias de m... locaux :
http://www.tl7.fr/le-journal-du-lundi-24-octobre-2016-6297.html
http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/loire/st-etienne-quel-prejudice-apres-manifestation-anti-police-1115047.html

Perso j'étais dégouté pour Hawa Traoré, le journaleux de TL7 (télé locale) a coupé le passage où il l'avait interviewé spécialement et où elle expliquait l'histoire de son frère et qu'elle venait manifester pacifiquement... Mais pas étonnant non plus...

C.

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 09:36

Liberté de manifester : Solidaires adresse un courrier aux ministres de l’intérieur et de la justice

A l’attention de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur
Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice

Paris, le 21 octobre 2016
Monsieur le ministre de l’Intérieur, Monsieur le ministre de la justice

Au vu des images abondamment diffusées ces derniers jours dans les médias, l’Union syndicale Solidaires prend note que contrairement aux directives utra-répressives régulièrement produite par vos services (la dernière en date étant celle du ministère de la justice relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs) , il est tout à fait possible d’organiser, sans intervention des forces de l’ordre, des manifestations et des rassemblements non déclarés, avec des participant-es encagoulés et armés.

Nous prenons note que Jean-Marc Falcone, directeur général de la Police Nationale, a précisé ce jour que face à ces actes, il fallait « faire preuve de pédagogie » et non sanctionner.

Ne pouvant imaginer qu’il existerait, aux yeux du gouvernement, une tentation d’appliquer une politique basée sur l’arbitraire, nous vous demandons donc de prendre toutes les mesures afin que soit abandonnées les poursuites dont ont pu être victimes notamment des participant-es à la lutte contre la « loi travail », à la solidarité avec les réfugié-es ou à la défense de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Dans l’attente d’une réponse que nous espérons positive, recevez, Messieurs les ministres, nos salutations syndicales.

Pour l’Union syndicale Solidaires

Cécile Gondard-Lalanne et Eric Beynel, co-délégué-es généraux

Source :
https://solidaires.org/Liberte-de-manifester-Solidaires-adresse-un-courrier-aux-ministres-de-l

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 11:13

Depuis Bastamag le 21 octobre 2016

Ce 19 octobre, huit anciens salariés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord, comparaissaient en appel à Amiens suite à leur condamnation en première instance à deux ans de prison dont neuf mois ferme.

Leur faute : avoir « retenu » selon la défense, « séquestré » selon l’accusation, deux cadres dirigeants de l’usine pendant 36 heures en 2014, suite à l’annonce de la fin des négociations du plan social.

L’audience a duré près de onze heures. Avec une question centrale : la participation des ces huit prévenus à la séquestration, alors que 800 salariés de Goodyear étaient présents.

« Pourquoi je ne suis pas sur le banc des accusés avec eux ? » s’interroge ainsi à la barre Évelyne Becker, l’une des six témoins présentés par la défense. Les deux cadres sont absents de l’audience. Et pour cause, ils ont retiré leur plainte.

Seul l’État poursuit l’action en justice.

Les huit inculpés nient avoir entravé la liberté de mouvement des deux cadres – qui auraient pu manger, téléphoner et que « rien n’empêchait de partir ».

Ils estiment également que s’ils n’avaient pas été présents pour « contenir » la colère des ouvriers, le mouvement aurait pu dégénérer. « Si je m’étais barré, peut-être que j’aurais été poursuivi pour ne pas avoir calmé les choses », lance à la barre, Mickaël Wamen, figure de la CGT Goodyear.

La défense rappelle le contexte.

D’un côté, les ouvriers craignaient pour leur santé à cause de leur exposition à des produits toxiques et cancérigènes utilisés dans la conception des pneus (lire notre article).

De l’autre, ils étaient en grande partie en « bore-out » – une forme d’épuisement professionnel par l’ennui – selon le témoignage d’une inspectrice du travail.

La direction sous-employait les salariés depuis sept ans. « Il arrivait aux gars de l’équipe du samedi de ne travailler réellement qu’une heure sur une journée qui s’étale de 6 h à 18 h », se souvient Évelyne Becker.

Elle-même estime avoir été « placardisée » à son retour de congé maternité. « Je me suis d’abord retrouvée près des toilettes pour faire de la saisie de facture toute la journée puis au service achat où je n’avais pas de fiche de poste, et donc aucune activité », raconte-t-elle à Basta !.

C’est dans cette situation tendue que le directeur se rend à l’usine le 14 janvier 2014 pour un rendez-vous avec des délégués du personnel. Sans prévenir les syndicalistes, il décide de s’exprimer devant 200 salariés qui l’attendent, inquiets pour leur avenir.

« Il leur annonce qu’il n’y aura bientôt plus rien, que l’usine va fermer et qu’ils n’auront pas la moindre prime extra-légale », raconte Évelyne Becker.

Un ouvrier avec cinq ans d’ancienneté apprend, ainsi, qu’il devra se contenter d’une prime de 4000 euros maximum. La goutte de trop.

« La relaxe ou rien ! » : plusieurs milliers de personnes en soutien

Ce 19 octobre, à un petit kilomètre de la cour d’appel, plusieurs milliers de personnes sont venues de France et de Belgique soutenir les huit prévenus, avec le slogan « la relaxe ou rien ! ».

L’occasion pour de nombreux représentants syndicaux, politiques, associatifs et même d’artistes de prendre la parole sur une scène imposante.

Philippe Poutou, probable candidat du Nouveau parti anticapitaliste à l’élection présidentielle, pousse les militants « à bousculer les directions syndicales » afin de contrer toutes les formes de répression, qu’elles touchent les ouvriers, les habitants des quartiers populaires, les sans-papiers ou encore les « militants écolos » de la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes ou de la lutte contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

Pour le coordinateur du Parti de gauche Éric Coquerel, proche de Jean-Luc Mélenchon, la répression syndicale était prévisible depuis que « le gouvernement et François Hollande ont refusé, malgré ses promesses, l’amnistie de tous ceux qui ont combattu la loi Sarkozy » sur les retraites, cible d’un fort mouvement social en 2010. « Depuis, ce n’est que la concrétisation pour forcer le peuple à accepter une politique toujours plus illégitime. »

Xavier Mathieu, ancien leader de la lutte contre la fermeture de l’usine Continental de Clairoix (Oise) dresse, dans un discours enflammé, une liste imaginaire des « huit inculpés d’aujourd’hui », dont Nicolas Sarkozy, Jérôme Cahuzac, José Manuel Barroso, ou encore François Hollande.

« On devrait tous aller en prison, mais c’est nous qui devrions avoir les clés, et c’est eux qu’il faut qu’on enferme ! » conclut Cédric Liechti, secrétaire général de la CGT Énergie Paris, sous les applaudissements.

Le procureur a requis deux ans de prison avec sursis, sans prison ferme contrairement à la condamnation en première instance. Le délibéré sera rendu le 11 janvier 2017.

Source :
http://www.bastamag.net/Proces-Goodyear-pas-de-prison-ferme-requise-contre-les-huit-salaries

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:31

Le 21 octobre 2016

Eric Petetin avait renversé une carafe d'eau sur le maire UDI d'Agen, en signe de protestation contre un projet controversé de Technopôle près de la ville.

Le militant écologiste Eric Petetin a été condamné vendredi à deux mois de prison ferme pour avoir aspergé d'eau le maire UDI d'Agen, Jean Dionis du Séjour, en signe de protestation contre un projet controversé de Technopôle près de la ville, a appris l'AFP de source judiciaire.

L'activiste de 63 ans a également été condamné à un euro symbolique de dommages et intérêts.

Quatre mois de prison ferme avaient été requis.

Le militant écologiste, qui s'était fait un nom dans les années 1990 pour son opposition acharnée au tunnel du Somport entre la France et l'Espagne, avait fait irruption le 17 septembre 2015, avec d'autres opposants à la Technopôle dans la salle où se tenait une séance du conseil communautaire.

Ce dernier venait d'approuver la déclaration d'intérêt général de la Technopôle Agen-Garonne (TAG), projet de 140 hectares situé sur la commune de Sainte-Colombe-en-Bruilhois.

Eric Petetin avait alors renversé une carafe d'eau sur le maire d'Agen et président de l'Agglomération, Jean Dionis du Séjour. Le militant avait reconnu son geste auprès de l'AFP, disant vouloir dénoncer un "crime contre la nature et les générations futures". Les opposants fustigent notamment la destruction d'une zone "hautement fertile et irriguée".

Ancien occupant de Sivens

Après plus d'un an d'occupation d'une "zone à défendre" ("ZAD") par des opposants, à laquelle participaient d'anciens "zadistes" de Sivens (Tarn), où un militant écologiste, Rémi Fraisse, avait trouvé la mort en octobre 2014 à la suite d'un tir de grenade par un gendarme, les lieux avaient été évacués le 31 mai par les forces de l'ordre.

L'Agglomération défend, elle, une "zone économique indispensable pour le développement du territoire et l'accueil des entreprises qui créeront les emplois de demain". Le projet avait été déclaré d'utilité publique en 2014.

Eric Petetin, militant emblématique des luttes écolo-libertaires des deux décennies écoulées, vétéran des "zadistes", était déjà incarcéré à Mont-de-Marsan depuis le 21 septembre en exécution d'une condamnation datant de 2014.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/l-histoire-du-soir/20161021.OBS0165/un-militant-ecolo-asperge-d-eau-le-maire-d-agen-2-mois-de-prison-ferme.html

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 10:31

Le 17 octobre 2016

Lettre de collègues de Nanterre, dont un étudiant entame le 5e mois de détention provisoire :

Information à la communauté scientifique et universitaire : il faut libérer Antonin.

Antonin, étudiant de Licence 1 de sociologie de l’université de Paris Ouest Nanterre la Défense, ayant participé aux mobilisations sociales contre la « loi travail » a été mis en examen suite aux événements autour de la voiture de police, brûlée le 18 mai lors d’une manifestation.

Lui et trois autres étudiants ont été arrêtés à leur domicile le soir même et placés en garde à vus dès le lendemain. Trois d’entre eux, dont Antonin, ont été libérés le 24 mai, puis placés sous contrôle judiciaire.

Le Parquet a fait appel contre la libération sous contrôle judiciaire et, le jeudi 2 juin, Antonin et deux autres interpellés passaient devant le juge des libertés et de la détention.

25 enseignants du département de sociologie de Nanterre ont adressé une lettre le 2 juin demandant le respect de la présomption d’innocence et le maintien en liberté d’Antonin en attendant un éventuel procès.

Malheureusement, tandis que les avocats insistent sur le respect de la présomption d’innocence, Antonin a été placé en détention provisoire ; la vie d’un jeune homme bascule alors que la détention provisoire devrait être une mesure exceptionnelle décidée dans des circonstances spécifiques et bien précises.

Nous ne comprenons pas cette décision qui intervient alors qu’Antonin dispose d’un domicile connu (il est locataire de son appartement), qu’il est directeur adjoint dans un centre de loisirs, coordinateur « enfance/jeunesse » dans une association, qu’il est étudiant assidu en cours.

Les enseignants qui ont eu Antonin en cours ont tous témoigné de cette assiduité, mais aussi de son sérieux et de son vif intérêt pour ses études. Il s’est toujours montré très respectueux envers ses enseignants et ses camarades.

Il a d’ailleurs validé sa première année universitaire dès la première session, avec la mention bien et une moyenne générale de 14/20. Son intégration sociale, universitaire, professionnelle et citoyenne devrait donc suffire à attester de sa présence à son éventuel procès.

Nous ne comprenons pas sa mise en détention alors qu’il existe d’autres moyens, d’autres formes de contrôle judiciaire qui pourraient lui permettre de continuer ses études et de préparer plus sereinement sa défense.
 
POUR TOUTES CES RAISONS, NOUS DEMANDONS SOLENNELLEMENT QU’ANTONIN SOIT LAISSÉ EN LIBERTÉ.

NOUS COMPTONS SUR UNE JUSTICE ÉQUITABLE, INDÉPENDANTE ET RESPECTUEUSE DE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE.

Si vous voulez faire partie des signataires solidaires, merci d'envoyer un mail à l'adresse : jesignepourantonin@gmail.com

en précisant votre accord pour signer et votre institution.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 13:08

Le 20 octobre 2016

Un groupe d'une quarantaine de zadistes de Notre-Dame-de-Landes a mené une action d'occupation, ce jeudi matin, du cabinet d'avocats de la société Aéroports du Grand Ouest-Vinci, à Nantes.

Au moment de partir, ils ont été pris au piège sur le boulevard Launay par la police. Les arrestations sont toujours en cours.

Ce matin, vers 10 h 15, une quarantaine de zadistes ont fait irruption dans le cabinet d'avocats d'Aéroports du Grand Ouest-Vinci. Une opération coup de poing d'une heure environ.

Ils voulaient savoir s'il existe ou non des procédures d'expulsion concernant une quinzaine de lieux de vie dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

Depuis plusieurs semaines, mais en vain, ils attendent des réponses du concessionnaire de l'aéroport et du tribunal.

Au moment de partir, vers 11h30, dans le calme, la police a bloqué les deux extrémités du boulevard.

Les Zadistes se sont retrouvés bloqués sur le trottoir, pris au piège, encerclés par des dizaines de policiers et gendarmes appelés en renforts. Il n'y a pas eu d'affrontements.

Contrôles d'identités, fouilles. Plusieurs dizaines de zadistes ont été arrêtées et transportés au commissariat de Nantes. Il faut plusieurs rotations de fourgons cellulaires pour transporter tous les interpellés.

Par ailleurs, d'autres opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes se sont rassemblés devant l'hôtel de Région ce jeudi matin.

Source :
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nddl-arrestation-de-plusieurs-dizaines-de-zadistes-nantes-4572254

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 10:56

Mercredi 26 octobre, rassemblons-nous pour rendre hommage à Rémi Fraisse, au métro Ménilmontant, ligne 2, à 18h.

Rémi Fraisse était un étudiant botaniste de 21 ans, qui menait ses études sur le terrain tout en s’opposant au projet de barrage sur la zone à défendre de Sivens. Dans la nuit du 25 au 26 octobre, la police tua Rémi en envoyant une grenade offensive qui resta coincée entre son sac et son dos. Cette grenade est toujours utilisée par les CRS.

La police est une institution qui a tué, tue et continuera de tuer, mais c’est surtout l’institution répressive par excellence, qui vise les classes populaires au quotidien, ainsi que les militants politiques.

Depuis le mouvement contre la loi travail et son monde, cette violence a été gagné en visibilité et des gens ont commencé à s’organiser pour ne plus subir.

Dans un climat nauséabond où les menaces d’expulsion de la zone à défendre de Notre-Dame-Des-Landes sont régulières et à prendre au sérieux, où la frange la plus radicale de la police organise des grèves sauvages pour demander un droit qu’elle s’accorde déjà, c’est-à-dire le droit de pouvoir utiliser leur arme à feu pour « se défendre », où un syndicat de police appelle à manifester pour soutenir cette institution mortifère le jour de la mort de Rémi, nous ne voyons qu’une seule solution, qui est de se rassembler pour rendre hommage à Rémi et toutes les victimes des violences policières.

Pour Rémi, Zyed et Bouna, Adama et toutes les autres personnes assassinées par la police, convergeons au métro Ménilmontant, à 18h, le mercredi 26 octobre.

Nous défendrons la Zad de NDDL en l’honneur de Rémi et pour d’autres possibles s’ouvrent !

Le collectif en soutien à la ZAD de NDDL et le collectif jeune en soutien à la ZAD de NDDL organisent conjointement l’événement.

Nous appelons toutes les organisations et tous les collectifs à se greffer à cet appel, à le relayer et à produire leur propre appel que nous relayerons.

Nous appelons l’ensemble des personnes qui répondront présentes à ramener des pancartes, banderoles et tout ce qui pourra permettre de passer un message pour rendre hommage à Rémi, ainsi que les autres victimes de la police.

Une cantine sera probablement présente, mais pour l’instant nous ne pouvons rien garantir, donc n’hésitez pas à ramener de quoi pique-niquer.

Nous appelons toutes les villes à organiser des rassemblements en hommage à Rémi Fraisse.

Source :
https://paris-luttes.info/rassemblement-en-hommage-a-remi-6922

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 10:46

Le 12 octobre 2016

Si son nom est moins connu que ceux d’Edward Snowden (affaire NSA), Irène Frachon (affaire Médiator) ou Stéphanie Guibaud (affaire UBS), c’est qu’il a été contraint au silence par la puissante multinationale dont il a dénoncé les pratiques.

Raphaël Halet est pourtant l’un des deux lanceurs d’alerte à l’origine d’un scandale fiscal planétaire : les Luxembourg Leaks. Pour cela, il a été condamné par le Luxembourg à 9 mois de prison avec sursis. Il a fait appel.

Ce jeudi à 20h50, Raphaël Halet sera au coeur du documentaire événement de Benoît Bringer "Dans la peau d’un lanceur d’alerte" diffusé sur France 2 dans Envoyé Spécial.

Pour Le Plus, Raphaël Halet a accepté de raconter certaines des révélations du documentaire.

***
Au commencement, j’ai été photographe indépendant pendant une dizaine d'années. J’ai dû fermer mon activité, écrasé par les charges. En 2006, je réponds à une annonce d’offre d’emploi au moment même où je pars travailler en Suisse pour une petite entreprise de déménagement.

Tout l’été, je suis relancé par une boîte, PricewaterhouseCoopers Luxembourg, qui me demande de venir passer un entretien d’embauche.

C’est ainsi que je suis recruté en septembre 2006 par cette puissante multinationale en tant qu’assistant personnel.

C’est une entreprise qui emploie environ 190.000 personnes dans le monde, réalise 35 milliards de dollars de chiffre d’affaires, et qui est un peu plus gros que Mc Donald’s ou Nike pour vous donner une idée de la taille.

Son coeur de métier est l’expertise comptable, ainsi que le conseil aux entreprises, notamment fiscal. Le conseil fiscal s’adresse surtout à de très grosses entreprises et des multinationales.

À ce moment-là,  je ne connais ni Price, ni ce milieu de l’expertise comptable, ni même le Luxembourg. Tout cela est nouveau pour moi.

Quelques années plus tard, je me retrouve à la tête d’une équipe de petites mains qui fait un travail essentiel : faire tourner la machine administrative du service Tax (fiscalité) de l’entreprise.

Lire la suite :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1565470-luxembourg-leaks-comment-je-suis-devenu-un-lanceur-d-alerte.html

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 10:07

Transmis par Géo

BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Circulaire du 20 septembre 2016 relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs

Pour attribution Mesdames et messieurs les procureurs généraux près les cours d’appel Monsieur le procureur de la République près le tribunal supérieur d’appel Mesdames et messieurs les procureurs de la République Madame la procureure de la République financier près le tribunal de grande instance de Paris

Pour information Mesdames et messieurs les premiers présidents des cours d’appel Monsieur le président du tribunal supérieur d’appel Mesdames et messieurs les présidents des tribunaux de grande instance Monsieur le membre national d’Eurojust pour la France

Date d'application : immédiate Annexe :

1 De récentes manifestations ont été émaillées, en plusieurs points du territoire, de violences graves, notamment dirigées contre les forces de l’ordre, et de dégradations de biens privés ou publics.

Ces débordements, qui sont le fait d’une minorité de personnes souvent très organisée, mobilisent fortement les services de police et les militaires de la gendarmerie dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre relevant de leurs missions de police administrative.

Ces comportements font également l’objet de procédures judiciaires dont la qualité ne permet pas toujours l’engagement de poursuites pénales satisfaisantes, compte tenu des difficultés engendrées par le traitement, dans l’urgence, de faits qui relèvent d’un phénomène de masse, et de l’articulation malaisée entre les opérations nécessaires de maintien de l’ordre et les impératifs d’efficacité judiciaire.

Ces difficultés rencontrées à l’occasion de manifestations sur la voie publique sont proches de celles constatées lors de violences urbaines ou dans le traitement des infractions commises par certains mouvements dits « zadistes ».

La présente circulaire vise à identifier ces mouvements collectifs et les infractions qu’ils sont susceptibles de générer (I), à améliorer les dispositifs de constatation des infractions (II) et à fixer des orientations de politique pénale (III).

Elle évoque enfin la situation des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie, parfois mis en cause pour des violences commises lors des opérations de maintien de l’ordre ou des interpellations, mais également ciblés par certains individus ou mouvements contestataires et victimes à ce titre d’actes d’intimidation ou de représailles (IV). I.

Des mouvements collectifs divers

La difficulté à concilier la préservation de l’ordre public et l’efficacité judiciaire se retrouve dans l’appréhension de situations très diverses : les manifestations, les violences urbaines, les mouvements dits « zadistes »

– Les manifestations

Les manifestations professionnelles, étudiantes ou catégorielles sur la voie publique sont parfois l’occasion de débordements violents.

Les manifestations sur la voie publique sont régies par les articles L 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, qui renvoient à l’article 6 de la loi du 30 juin 1881 disposant que les réunions sur la voie publique sont BOMJ n°2016-09 du 30 septembre 2016 – JUSD1626163C – Page 1/7 BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE interdites.

Tout cortège, défilé, rassemblement de personnes, et plus généralement toute manifestation sur la voie publique doivent faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de l’autorité administrative compétente (mairie, préfecture, ou, pour Paris, préfecture de police) trois jours au moins avant la manifestation et quinze jours au plus, signée par au moins trois organisateurs et indiquant le but, la date et le parcours prévu de la manifestation.

L’autorité administrative peut interdire par arrêté la manifestation, si elle estime que celle-ci est de nature à troubler l’ordre public.

Cette décision est notifiée aux signataires de la déclaration au domicile élu par eux. La violation de ces dispositions ne constitue cependant qu’une contravention pour les participants et permet uniquement l’interpellation des organisateurs, si ces derniers ont pu valablement être identifiés.

Dans le cadre de l’état d’urgence, en application de la loi n° 201-987 du 21 juillet 2016, modifiant la loi n° 55- 385 du 3 avril 1955, l’article 8 un dernier alinéa dispose que « les cortèges, défilés et rassemblements de personnes sur la voie publique peuvent être interdits dès lors que l'autorité administrative justifie ne pas être en mesure d'en assurer la sécurité compte tenu des moyens dont elle dispose ».

Les infractions constituent alors des délits punis de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende conformément à l’article 13 de la loi du 3 avril 1955 modifiée, qui s’applique aux organisateurs ainsi qu’aux participants.

– Les violences urbaines

POUR LIRE LA SUITE CLIQUEZ CI-DESSOUS
http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2016/09/cir_41346.pdf

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 09:59

Le 7 octobre 2016

Malgré les contradictions autour de son identification, un homme comparaissait jeudi 6 octobre à Bobigny pour avoir frappé un policier lors d’une manifestation contre la loi travail.

« Non, je ne reconnais pas les faits », déclare Nicolas Jounin. Le sociologue de 35 ans, ancien professeur à l’université Paris 8, comparaissait jeudi 6 octobre, au tribunal de grande instance de Bobigny, pour « violences sur personne dépositaire de l’ordre public ».

Les faits remontent au 28 avril : dans le cadre des mobilisations contre la loi travail, un policier chargé du maintien de l’ordre est « piétiné » et frappé par un manifestant près du carrefour Pleyel, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Un homme est interpellé, Nicolas Jounin, et le policier blessé reçoit une incapacité totale de travail d’un jour.

Dans le procès-verbal dressé le 28 avril par le commissaire de police, l’homme qui aurait agressé le policier est décrit ainsi : « Taille moyenne, calvitie partielle ».

Si l’accusé se reconnaît dans la description faite, la défense tourne justement autour de cette « calvitie » : Nicolas Jounin portait un bonnet ce matin d’avril. Non pas pour cacher son identité aux policiers comme d’autres manifestants, précise son avocat Raphaël Kempf, mais pour se « protéger du froid » ; des photos et un bulletin météo ont été déposés dans le dossier pour le justifier.

Pour Me Kempf, le commissaire aurait décrit a posteriori un manifestant interpellé au hasard dans la bousculade, son client.

A la barre, la victime indique qu’elle n’a pas vu son assaillant et n’a retenu de lui qu’un « sacré gabarit ». « Pensez-vous que Monsieur Jounin est un sacré gabarit ? », demande, amusé, Me Kempf au policier. Le sociologue, de « taille moyenne », et le policier, très grand, sont presque côte à côte : devant leur différence de taille, la salle ne peut s’empêcher de rire.

Le policier, qui n’a pas voulu se porter partie civile, admet qu’il ne pourrait pas reconnaître son agresseur. Le commissaire de police, celui qui a formellement identifié Nicolas Jounin comme l’auteur des violences dans les deux procès-verbaux qu’il a dressés, n’est pas venu au procès.

L’accusé regrette un « réquisitoire très sévère »

Derrière le policier, la salle est pleine, remplie d’anciens étudiants, d’amis, de collègues et de syndicalistes, tous venus soutenir Nicolas Jounin.

A la barre, trois manifestants du 28 avril témoignent tour à tour : l’un est enseignant, les deux autres inspecteurs du travail.

Comme Nicolas Jounin, ils approchent de la quarantaine, travaillent dans le « social » et sont engagés dans différentes luttes : contre la loi travail, ou pour la défense des sans-papiers.

Loin du groupe « enragé » et « violent » dépeint par la procureur, l’avocat de la défense cherche à dessiner un même profil, plutôt engagé mais « pacifiste ».

Me Kempf présente son client comme « un sociologue et écrivain » qui, par ses travaux et ses actions, a toujours tenté de « rassembler des mondes ».

Le matin du 28 avril, Nicolas Jounin était parti distribuer des tracts, pour « informer des ouvriers » de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), avant de rejoindre une assemblée générale à Saint-Denis.

Au premier rang, comme pour confirmer l’image de l’intellectuel engagé, un homme tient un exemplaire dédicacé de Voyage de classes, un des ouvrages du sociologue.

En sortant de l’audience, l’accusé regrette un « réquisitoire très sévère » et « outrancier ».

Si l’avocat a plaidé la relaxe, la procureur a réclamé huit mois avec sursis, en demandant aux juges de faire preuve d’une « particulière sévérité ».

Devant la centaine de soutiens massés sur le parvis du tribunal, Nicolas Jounin prend le micro pour raconter la séance à ceux qui n’ont pas pu entrer dans la salle.

« [La procureure] disait en ouverture respecter le droit de manifester, mais c’est justement à ce droit qu’elle s’est attaquée », lance-t-il sous les applaudissements.

Le jugement sera rendu le 3 novembre.

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/10/07/au-tribunal-le-sociologue-sa-calvitie-et-le-pv-du-commissaire_5009686_1653578.html

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:43
Descente de flics dans le local syndical de la CGT PSA Mulhouse

Le 13 octobre 2016

Un gouvernement qui se croit tout permis. Avec l’assentiment patronal, bien entendu. La dernière infamie en date remonte à une quinzaine de jours, fin septembre.

Deux policiers débarquent dans le local syndical de la CGT, avec une commission rogatoire.

Plus que jamais, après le passage en « justice » des militants d’Air France, le procès en appel contre les Goodyear, ce sont les syndicalistes qui ne lâchent rien qui sont clairement dans le viseur.

Toute l’histoire commence en mars 2016.

A l’époque, la CGT diffuse en fonderie un tract pour dénoncer les conditions de travail et pointer le comportement de plusieurs petits chefs.

Une plainte est déposée par la direction du site et ces mêmes petits chefs ; après les congés, en septembre, plusieurs délégués sont convoqués au commissariat de Mulhouse.

Là où les juges prennent davantage de pincettes avec les criminels en col blanc, l’objectif est clair : faire passer les militants pour des délinquants et, surtout, les intimider.

Rebelote quelques jours plus tard avec l’irruption, cette fois-ci, de la police dans l’usine et dans le local syndical.

La CGT Mulhouse est un bastion de défense pour les salariés, la direction du site en sait quelque chose. C’est aussi le seul syndicat à s’être opposé jusqu’au bout à l’accord de compétitivité maison, le NCS2, et à ne pas l’avoir signé.

Ce sont également les camarades cégétistes qui ont accompagné les gros débrayages du printemps contre ce bien mal-nommé « Nouveau Contrat Social », les grèves les plus importantes de ces vingt-cinq dernières années sur l’usine.

C’est ce qui est resté en travers de la gorge de la direction, qui a décidé de frapper un gros coup. Avec la complicité, bien sûr, de la « justice » et de ses nervis.

Lors des convocations et lors de la perquisition, les flics ont multiplié les questions sur le militantisme des camarades, sur les activités des délégués, avec l’objectif de revenir à l’origine du tract de mars. Un pur prétexte.

Non seulement c’est du jamais vu depuis des années, mais la portée de ce qui est arrivé est extrêmement grave et mériterait une réaction à la hauteur de la provocation.

C’est, là aussi, l’expression du virage autoritaire d’un gouvernement qui se croit tout permis.

Après avoir suspendu certains de nos droits fondamentaux, après avoir instauré l’état d’urgence au nom de la lutte contre le terrorisme, c’est tout « naturellement » que le gouvernement et ses relais locaux, dans les commissariats, s’attaquent maintenant à la possibilité même de militer syndicalement.

La procédure étant encore en cours, la CGT PSA Mulhouse compte bien ne pas se laisser attaquer sans réagir.

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/Descente-de-flics-dans-le-local-syndical-de-la-CGT-PSA-Mulhouse

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 15:20

ATTIEKE : LA LUTTE CONTINUE !

Depuis trois ans, nous occupons le 31 boulevard Marcel Sembat à Saint-Denis, pour en faire un lieu d'habitation et de solidarité directe, de vie quotidienne et d'organisation politique.

Nous sommes avec ou sans papiers, avec ou sans boulot, avec ou sans logement, du Mali, de Roumanie, de Kabylie, de France, du Burkina Faso, de Catalogne, de Côte d'Ivoire, du Cap Vert, d'Italie… Nous essayons d'avancer ensemble.

Le centre social Attiéké est auto-organisé et indépendant de toute institution, de tout parti et de toute entreprise.

Nous refusons la « rénovation urbaine » par le haut, au profit des grands patrons du BTP (Bouygues, Dubrac…), des spéculateurs et des promoteurs immobiliers (Vinci, Nexity, Néaucité…), avec la complicité plus ou moins assumée des institutions (Plaine Commune, mairie, Soreqa, préfecture).

On ne lutte pas contre l'insalubrité en refoulant les plus pauvres, souvent immigré.es, toujours plus loin.

Nous sommes solidaires des personnes expulsées du 168 avenue Wilson, de la rue du Corbillon et d'ailleurs, des familles et individus qui bataillent dans l'ombre.

Nous n'oublions pas les expulsions au petit matin, les campements dans la rue pendant des mois, les belles paroles des politicien.nes, les violences policières, les centres de rétention, les mort.es dans les incendies, les marchands de sommeil exploitant la misère… Nous n'oublions pas non plus les moments forts de lutte collective et de fête.

À l'Attiéké, des centaines de personnes se sont défendues dans les permanences pour le logement et les papiers, se sont formées dans l'atelier de français, ont appris à réparer leur vélo, ont profité de la permanence d'écrivain public. Des dizaines d'enfants ont joué dans son centre de loisirs.

Des dizaines de collectifs et associations ont utilisé ce squat, avec des événements de soutien à divers combats pour la justice sociale, contre le racisme et le sexisme, des festivals, concerts, projections…

Aujourd'hui, nous arrivons au bout de la procédure qui nous oppose au propriétaire du bâtiment, la Fédération française de triathlon.

Derrière c’est l’expulsion, avec 40 personnes à la rue sans procédure de relogement et la fin d’un lieu de résistance à Saint-Denis.

Dernière ligne droite. Nous appelons toutes les personnes motivées à nous rejoindre, participer aux permanences, aider à la mobilisation contre l'expulsion, etc. Une assemblée ouverte se tient chaque dimanche à 18h.

Nous exigeons :
- la réquisition de l’Attiéké ou d’un bâtiment vide équivalent à
Saint-Denis par la mairie ou la préfecture du 93
- le relogement et la régularisation de ses habitant.es

SOLIDARITÉ   RÉSISTANCE   RELOGEMENT

Dimanche 16 octobre – L'Attiéké ouvre ses portes !
Informations et implication dans les permanences et ateliers du centre social auto-organisé
12h : Repas à prix libre
14h : Présentations et discussions au sein d'espaces dédiés aux différents ateliers et permanences de l'Attiéké. Démontage de cycles et enseignements spécifiques de l'atelier d'auto-réparation de vélos, espace enfants, crêpes…
17h : Discussion collective sur l'avenir des activités de l'Attiéké
19h : Apéro-concert

Samedi 22 octobre - Manifestation, soupe, cotillons et tambours
RDV à 10h30 à la gare de St-Denis (train H, RER D, tram 8) puis squat
devant la mairie à partir de 11h30

Lundi 24 octobre- Procès, une semaine avant la trêve hivernale
RDV à 9h au tribunal d'instance de St-Denis, place du Caquet (métro
Basilique)

Et chaque semaine à l'Attiéké :
lundi : 18h30 – 20h30 / permanence logement et permanence papiers
mardi : 18h30 – 20h30 / atelier de français
mercredi : 18h – 21h / blablabar
dimanche : 14h – 17h30 / atelier vélo et centre de loisirs
                       18h / assemblée ouverte

Contacts :
31 bld Marcel Sembat à Saint-Denis (métro 13 "Porte de Paris", gare train H ou RER D "St-Denis", tram 8 "Square de Geyter")

31marcelsembat@riseup.net  /  https://collectifattieke.wordpress.com/

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