Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 02:29

 

http://askatasuna.oi.free.fr/site/musique/demo/avant.jpg

 

 

 

 

 

Transmis par Nenex

 

Le 13 décembre 2010

 

La police a chargé hier soir, vendredi, un rassemblement organisé devant la mairie de Saint-Jean-de-Luz où se tenait le conseil municipal. Nos informations à l'heure où nous bouclions faisaient état d'une personne arrêtée  et d'une autre blessée et transportée à l'hôpital. Les faits se sont déroulés lors de l'arrivée de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, également adjointe au sein de la municipalité.

Durant cette séance, le groupe d'opposition abertzale Herri Berri devait présenter en questions diverses une motion condamnant la pratique du mandat européen et appelant les élus à signer la pétition en soutien à Aurore Martin.

 

Par ailleurs, à 3 heures du matin la veille à Armendarits, un groupe de jeunes de Basse-Navarre s'était rendu devant le domicile du maire de la commune et président de la Communauté de communes d'Iholdy, Lucien Delgue, où ils ont fait retentir un enregistrement de l'hymne espagnol. Même action à 7 heures du matin, avec un autre groupe de jeunes, cette fois-ci devant le domicile du député Daniel Poulou à Ciboure.

 

Objets de ces réveils dès potron-minet : la non-signature d'une pétition d'élus soutenant Aurore Martin. " Cette manifestation devant mon domicile renforce ma détermination ", a indiqué Lucien Delgue. Daniel Poulou a lui déclaré " que la manifestation était bon enfant. Concernant cette procédure, je pense que la justice est indépendante et que ce genre de pétitions peut provoquer l'effet contraire sur les juges. "

Askatasuna indique dans un communiqué que " durant la Journée internationale des droits de l'homme, comme pendant tous les autres jours de l'année, les droits essentiels sont piétinés en Euskal Herria. C'est ce qu'ont voulu dire des militants aux responsables politiques qu'ils ont réveillés ce matin. "

D'autres rassemblements ont eu lieu vendredi à Bayonne, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Palais et Mauléon. Un autre a lieu aujourd'hui devant la mairie de Lille, organisé par le Comité Solidarité Basque de Lille.

 

Source :

http://www.askatasuna-uztaritze.org/index.php?option=com_content&view=article&id=539:mandat-europeen-un-rassemblement-tourne-mal-hier-devant-la-mairie-de-saint-jean-de-luz&catid=70:mandat-darret-europeen&Itemid=75

Repost 0
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:09

 

http://www.metrofrance.com/_internal/gxml!0/r0dc21o2f3vste5s7ezej9x3a10rp3w$dxip2eovki6xkbpsqzxmaqfw0oc8eqy.jpeg

 

La fonctionnaire ayant dénoncé des comportements discriminatoires au sein de la police, ne doit pas être sanctionnée


Le MRAP vient d’apprendre aujourd’hui que Sihem SOUID, adjointe administrative de première classe à la Préfecture de police de Paris, a été suspendue de ses fonctions pour une durée de quatre mois. Cette information vient d’être confirmée par l’Agence France Presse (AFP).

Auteure d’un livre paru le 14 octobre 2010, « Omerta dans la police », Madame Souid avait dénoncé des comportements discriminatoires et autres dérives dans la Police aux frontières (PAF), au sein de laquelle la fonctionnaire avait travaillé auparavant. L’auteure avait pointé des abus de pouvoir et comportements violents vis-à-vis de ressortissants étrangers, pratiqués afin d’augmenter « le chiffre » en matière de reconduites à la frontière. Elle avait également décrit des pratiques de harcèlement et de discrimination à l’encontre de fonctionnaires en raison de leur origine ou de leur orientation sexuelle.

Ses supérieurs hiérarchiques reprochent à Madame Souid d’avoir manqué à son obligation de réserve. Or, dans la mesure où la fonctionnaire avait eu connaissance de comportements eux-mêmes clairement contraires à la loi républicaine, elle avait non seulement le droit mais même une obligation légale de dénoncer ces comportements aux autorités judicaires. En effet, l’article 40 alinéa 2 du Code de procédure pénale oblige chaque fonctionnaire « qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit » d’en informer « sans délai » le procureur de la République compétent. Avec plusieurs autres collègues, Madame Souid avait, il y a un an et demi, saisi la Justice d’une plainte contre les comportements discriminatoires qu’ils avaient observés et subis. Ce n’est que l’inertie de certaines autorités judiciaires et de la hiérarchie qui avait motivé la fonctionnaire de révéler la problématique au public.

Pour le MRAP, la sanction prononcée contre elle est donc inacceptable et incompréhensible, puisque la fonctionnaire n’a fait qu’honneur à la République en n’acceptant pas de taire des comportements et des pratiques eux-mêmes inacceptables, en défendant une police exemplaire et républicaine.

Paris, le 1er décembre 2010.

--
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
Site web : http://www.mrap.fr

 

****

Sihem Souid sur le C.L.A.P33 :

http://clap33.over-blog.com/article-videos-racisme-aux-fronyieres-une-policiere-temoigne-58979056.html

Repost 0
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 02:21


http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L315xH257/olivier_SUD_copie-2-f3a7d.gif

 

Transmis par le CAAMLG

 

Olivier ROSAY, secrétaire départemental de SUD Postaux Paris passera mercredi 15 décembre en conseil central de discipline. La Poste demande la révocation !


Lire ici :

http://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/re_pression_ROSAY_IDF.pdf

 

Répression sur les grévistes et les militants syndicaux des Hauts-de-Seine, passage au tribunal correctionnel des camarades de Bordeaux Bègles CTC, (5 ans après l’intervention du GIPN), procédures disciplinaires à l’encontre d’une militante CGT et d’un gréviste à Paris 11, La Poste franchit une ultime étape en demandant la révocation d’un secrétaire départemental !

La Poste lui reproche son soutien aux salariés en lutte d’Alternative Post, deux prises de parole “non autorisées” et une occupation du Siège pendant la grève des facteurs des Hauts-de-Seine. La Poste demande la révocation pour des faits syndicaux !

Une révocation pour un motif syndical n’est pas arrivé à La Poste depuis 1953 ! SUD PTT, par la mobilisation et la conviction qu’Olivier ROSAY n’a fait que respecter son mandat syndical, empêchera la révocation ! A La Poste comme à France Télécom, il est temps d’arrêter la généralisation de la répression et des procédures disciplinaires à l’encontre du personnel et de ses représentants.

Nous devons faire respecter la liberté d’expression dans l’entreprise, dont font partie les prises de parole et les assemblées générales ! C’est ce que nous exigerons et démontrerons le 15 décembre, en étant massivement présent au rassemblement de soutien ! SUD en appelle à la mobilisation de l’ensemble du personnel et des organisations syndicales !


Mercredi 15 décembre : TOUTES et TOUS EN GRÈVE !

Non à la révocation à l’’encontre de notre camarade !

MANIFESTATION à 13h00 à la Direction du Courrier 115 Bd Brune, Paris 14ème, métro Porte d’Orléans (L. 4)

Une pétition nationale contre la révocation d’Olivier ROSAY et la répression anti-syndicale à La Poste est disponible, signons-la massivement !

Le lien :
http://alaposterevocationstop.rezisti.org/

L’ensemble des organisations du mouvement social ont le devoir de soutenir Olivier ROSAY et dénoncer cette attaque majeur contre le syndicalisme !

Toutes les infos sur :
www.sudposte75.fr ou www.sudptt.org


De : SUD PTT
mardi 30 novembre 2010

Repost 0
9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:52

 

 

http://www.medium4you.be/local/cache-vignettes/L350xH346/sarkozy-rit12b23-13ed2.jpg

 

Transmis par m.

 

LEMONDE.FR | 08.12.10 |

Le 25 novembre, Nicolas Sarkozy est dans l'Allier, au chevet du monde agricole. Depuis la défaite de la majorité aux élections régionales, huit mois plus tôt, le chef de l'Etat multiplie les déplacements en milieu rural. La visite d'une exploitation agricole d'Isserpent, suivie d'une table-ronde organisée avec des agriculteurs au Mayet-de-Montagne, se déroule sans accroc. Le président passe en revue une troupe de charolaises impassibles, serre quelques mains et conclut en promettant de "protéger la ruralité".

Rien à voir avec l'ambiance hostile qui avait accompagné les déplacements présidentiels à Sandouville (Seine-Maritime), en octobre 2008, à Châtellerault (Vienne), en mars 2009, ou encore à Saint-Lô (Manche), le 12 janvier 2009. Cette dernière visite, émaillée de heurts entre policiers et manifestants, avait provoqué l'ire de M. Sarkozy et entraîné les mutations du préfet de la Manche et du directeur départemental de la sécurité publique.

Un précédent suffisamment marquant pour mettre les forces de l'ordre de l'Allier sur les dents : au Mayet-de-Montagne, une commune de moins de 2 000 habitants, 300 à 400 représentants de la force publique sont mobilisés. Face à eux, un petit groupe d'une quinzaine de personnes a prévu de manifester son hostilité au chef de l'Etat et à la réforme des retraites. L'un d'eux n'en aura pas l'occasion : Frédéric Le Marrec, un militant du syndicat SUD de 42 ans, passera les cinq heures de la visite de Nicolas Sarkozy dans les locaux de la gendarmerie.

Son récit au Monde.fr est confirmé par des sources proches de la gendarmerie, qui ont souhaité rester anonymes mais entendent dénoncer "des méthodes d'un autre âge". Frédéric Le Marrec a par ailleurs porté plainte contre X... pour "arrestation arbitraire", le 6 décembre, auprès du commissariat de Vichy, qui dément avoir enregistré une telle plainte.

Lire sa plainte :
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20101208/1450875_a9ed_plainte.pdf

 

"LES GENDARMES N'AVAIENT PAS GRAND-CHOSE À ME DIRE"

Educateur spécialisé dans un foyer pour adolescents du Mayet-de-Montagne, Frédéric Le Marrec prend son poste à 6 h 30, ce 25 novembre. A 9 h 30, il quitte le foyer en compagnie d'un autre militant pour rejoindre ses amis manifestants. Devant son lieu de travail, deux gendarmes l'attendent, qui le prient de les accompagner à la gendarmerie. Là, il est interrogé par deux fonctionnaires venus de Moulins au sujet d'un collage d'affiches en faveur du Nouveau Parti anticapitaliste, la nuit précédente. D'ordinaire, explique un policier consulté à ce sujet, "ce genre de dossiers, qui débouche au pire sur une contravention, est traité en moins d'une demi-heure".

Très vite, une fois réglée cette affaire de collage, "les gendarmes n'avaient plus grand-chose à me dire, raconte Frédéric Le Marrec. Et comme je n'étais pas officiellement en garde à vue, j'ai voulu m'en aller. Lorsque j'ai commencé à rassembler mes affaires, ils m'ont dit : 'On vous déconseille de partir'". Voulant "éviter tout incident", le militant prend son mal en patience. Au bout d'un moment, il reçoit cette mystérieuse confidence : "Le préfet vous en veut." Peu après 14 heures, Frédéric Le Marrec quitte la gendarmerie. L'hélicoptère de Nicolas Sarkozy a décollé quelques minutes auparavant.

"SI À 9 H 30 IL VA PISSER, IL FAUT QUE JE LE SACHE"

D'après les témoignages des sources proches de la gendarmerie obtenues par Le Monde.fr, il semble bien que le préfet de l'Allier, Pierre Monzani, ait joué un rôle dans ce dossier. Le 24 novembre, lors de la réunion organisée avec les responsables de la sécurité pour préparer la venue du chef de l'Etat, le préfet cite nommément Frédéric Le Marrec : "Si à 9 h 30 il va pisser, il faut que je le sache", lance ce proche de Brice Hortefeux. Une consigne apparemment prise très au sérieux par les gendarmes.

Selon ces sources, le militant est connu localement : "Il est grand, il porte toujours un bonnet, c'est une figure du Mayet-de-Montagne. Il a activement participé au conflit sur les retraites, prenant part à des blocages et des tentatives de blocage de dépôts d'essence et à un tractage sur des rails." Rien qui  justifie ces longues heures d'une rétention "extrêmement limite au niveau de la légalité : Le Marrec n'est pas connu comme quelqu'un de violent, ses actions ont toujours été mesurées sur Le Mayet-de-Montagne. Apparemment, on a juste désigné cet homme comme un fauteur de troubles potentiel et on s'est occupé de lui de façon préventive".

Le préfet dément avoir évoqué le cas de Frédéric Le Marrec lors de cette réunion préparatoire : "Je ne connais pas ce monsieur. De façon générale, ce serait contre-productif de désigner une cible particulière à mes troupes, puisque celles-ci doivent se concentrer sur tous les dangers potentiels." Selon lui, le militant "veut se faire de la publicité dans le milieu syndicaliste" et a été particulièrement bien traité pendant sa rétention à la gendarmerie : "Le café que lui ont servi les gendarmes devait être bon pour qu'il s'attarde autant à la gendarmerie." La plainte a été transmise au procureur de la République.


Benoît Vitkine

 

Source :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/12/08/un-syndicaliste-detenu-preventivement-lors-d-une-visite-de-sarkozy-dans-l-allier_1450759_823448.html#xtor=AL-32280308

Repost 0
7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 20:13

 

http://img.over-blog.com/500x306/2/71/86/42/Photos-Manifs/flicaille.jpg

Photo de la page de couverture du rapport, prise ici  par son auteur.

 

Transmis par Robert

 

Un rapport à lire pour tous les militants, pour savoir dans quelle case on vous classe...

 

 Entre novembre 2007 et août 2009, le Centre des Hautes Etudes de l'Armement (CHEAr), sous l'égide de la Direction Générale de l'Armement (DGA)1, a piloté une étude sur les « nouveaux rassemblements de personnes ». Inscrite au catalogue des études prospectives de défense à caractère politico-militaire, économique ou social  (EPMES) sous le numéro 2007/061, cette étude a été lancée par le Centre de Prospective de la Gendarmerie Nationale (CPGN) pour déterminer et analyser les nouvelles formes de regroupements de personnes dans l'espace public. Pour le ministère de la Défense, l'enjeu de cette étude est de taille, car il s'agit de mieux connaître les nouvelles formes d'action collective, leur « typologie, les caractéristiques de la mobilisation, leurs modes de fonctionnement, le mode de constitution des groupes, les tendances futures et les réponses policières apportées (dimension comparative) ».

L'objectif étant « d'adapter les modes d'action et moyens à engager ».

Pour mener cette étude, le CPGN et la Délégation à la prospective et à la stratégie (DPS) ont fait appel à un sociologue de l'université de Toulouse – Mirail, chercheur au Centre d'étude et de recherche Travail Organisation Pouvoir (sic! ), spécialisé en sociologie des organisations et du management, en sociologie de l'emploi et des professions, diagnostic social d'entreprise/Normes, règles et systèmes de gestion : Normand Filion2. Ce rapport édifiant de 150 pages, pour lequel l'Etat a déboursé 29 876,06 euros (voir ici à l'Annexe 2) et qu'on ne trouve pas sur Internet (mais qu'on a trouvé quelque part sous un buisson), a pour intitulé "Il n'y a pas de raison pour que cela s'améliore ; Les nouveaux rassemblements de personnes : enjeux et perspectives".

Dans le cadre de cette recherche, le commis « sociologue » a bénéficié du concours actif d'un certain nombre d'officiers du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG, 12 jours d'immersion), de gendarmes mobiles (4 jours d'immersion dans l'escadron 12/6 de Lodève, Montpelliers) et de CRS (5 jours d'immersion), mais aussi de services d'ordre syndicaux (2 demies journées d'immersion) et d'une « taupe » (infiltrée parmi des « caillasseurs » de banlieue).

Finalisé en août 2009, le rapport sert désormais de support de formation et d'étude au Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale (CRGN) et à l'Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN), soit disant dans une "approche exclusivement sociologique" (croyons les sur parole!), comme ce fut le cas le 24 avril dernier au Centre d'Etudes Supérieures de la Gendarmerie (CESG).

Lire ici un compte rendu de l'atelier :
http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/crgn/content/download/223/2401/file/Compte%20rendu%20sur%20les%20nouveaux%20rassemblements%20de

%20personnes%20du%2024%20mars%202010.pdf

Suite et résumé du rapport :
http://interstice.over-blog.org/article-un-oeil-sur-les-prospectives-de-la-gendarmerie-nationale-62579874.html

Repost 0
28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 00:06

 

http://numerolambda.files.wordpress.com/2010/11/grenade-dbd.png?w=335&h=244

 

 

 

Nous publions un lien vers un article poché sur Numero Lambda.

 

A voir ou revoir, la vidéo d'une manifestation à Lorient le 19 octobre dernier qui donne une assez bonne idée de ce que peuvent être ces grenades "flash-bang" et du contexte répressif qui mène à l'utilisation de ces dernières.

 

 

 

Publié : le 16/11/2010 par numerolambda dans A suivre

Le dernier numéro du bulletin Jusqu’ici (n°2) nous rappelle à quel point les manifestants sont toujours de très bons cobayes pour tester de nouvelles armes de maintien de l’ordre.

Nous évoquions l’an dernier, aux Etats-Unis, les camions anti-émeutes et leurs canons acoustiques qui donnent la nausée, testés en Irak et à Gaza, puis employés à grande échelle lors du contre-sommet du G20 de Pittsburgh — comme lors du coup d’Etat au Honduras en septembre 2009. Ces armes sont appelées « non létales » ou, dans une novlangue plus douce, « à létalité réduite » .

 

Après le pistolet à impulsion électrique et le flash-ball, trop has been, une autre petite merveille du maintien de l’ordre high-tech est expérimenté discrètement au gré des conflits sociaux depuis 2006. La France n’a pas encore de canons LRAD qui font gerber. Elle préfère les « grenades assourdissantes ».

 

Des armes qui ne sont pas conçues pour tuer, mais qui peuvent mutiler sans fioritures.

Le «jargon industrialo-administratif» les désigne par «grenade à main à effets non létaux», «grenade de désencerclement», «Dispositif balistique de dispersion (DBD)» ou encore «Dispositif manuel de protection (DMP)».

 

Lire la suite :

http://numerolambda.wordpress.com/2010/11/16/nouveau-grenades-flash-bang/

Repost 0
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 22:35

 

http://ldh.tours.free.fr/IMG/breveon5.png

 

Transmis par Béa


Le 21/11/2010 22:10, RESF INFO a écrit :

Venant après d'autres, les poursuites engagées contre les 4 de Tours montrent que les préfets sont très sensibles aux références à la période de Vichy et portent plainte. Il faut dorénavant avoir cette réponse des autorités en tête avant de rendre public un écrit, afin d’éviter les poursuites.

Communiqué de presse du RESF

Solidarité avec les 4 prévenu-e-s de Tours

Le 3 décembre 2010, et après une première audience qui s'est tenue le 16 septembre, quatre militant-e-s de la cause des Sans-Papiers comparaîtront devant le Tribunal correctionnel de Tours sur plainte de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur.

Les quatre prévenu-e-s, (Jean-Christophe Berrier et Muriel El Kolli, du Collectif Soif d'Utopies, ainsi que Abd-El-Kader Aït-Mohamed et Chantal Beauchamp, du RESF37) sont accusés par le ministre de « diffamation publique contre une administration publique ».

En cause, un communiqué de presse daté du 12 février 2010 intitulé Les Baleiniers, dans lequel les deux organisations alertaient l'opinion sur les soupçons qu'ils avaient de l'utilisation du fichier scolaire « Base-Elèves » pour le repérage des enfants sans-papiers et de leurs parents.

Ces forts soupçons reposaient sur des témoignages locaux, ainsi que sur les circonstances dans lesquelles s'étaient déroulées, dans les semaines précédentes, des arrestations de Sans-Papiers en Ille-et-Vilaine et en Guyane.

Les signataires du communiqué du 12 février comparaient ces méthodes de « chasse aux enfants » pour pouvoir expulser les parents à celles utilisées autrefois par les chasseurs de baleines – et pratiquées sous l'Occupation.

Le Réseau Education Sans Frontières s'insurge contre cette utilisation des tribunaux pour tenter de museler les protestations qui montent dans notre pays contre la politique du chiffre et les expulsions massives au mépris des droits humains.
 
Il affirme son soutien aux quatre prévenu-e-s de Tours, dont le but était d'alerter l'opinion sur des dérives administratives dangereuses pour les libertés.

Il demande la relaxe pour les 4 de Tours, et invite toutes et tous à signer en ligne la pétition en ce sens : http://baleiniers.org/la-petition

Repost 0
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:05

 

http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2010/01/sans-papiers-migrateurs2.png

 

Transmis par Hacktivismes

 

Infos sur l'occupation de la grue à Brescia. - ITALIE

A Brescia, cela fait maintenant plus de 2 semaines, depuis le 30 octobre,  que des hommes vivent perchés à 30 mètres de hauteur sur une grue pour avoir ces fameux papiers sans lesquels un être humain risque à tout moment d'être arrêté, emprisonné pendant 6 mois minimum et expulsé.


Ils étaient 6 au départ, 2 sont redescendus en fin de semaine dernière.


Sing, tout d'abord, qui, à sa descente, a été arrêté pour être expédié en centre de rétention comme l'avaient été 12 de ses camarades arrêté lors d'une des manifestation de soutien sous la grue la semaine dernière.

 

Et puis finalement, sur une idée du ministre Maroni, le destin de Sing a été changé et il a été décidé de l'exhiber dans une conférence de presse au cours de laquelle a été annoncé qu'il bénéficierait d'un permis de séjour temporaire en attendant son procès pour délit de séjour irrégulier.

 

Lors de cette conférence de presse Sing a lancé un appel public à ses compagnons restés sur la grue pour qu'ils redescendent sans crainte des conséquences. Précisions : depuis sa redescente sur terre, Sing est accompagné 24h sur 24 par un médiateur indien qui a déclaré que « Sing a voulu être là pour témoigner que toute la communauté indienne agit dans la totale légalité. Il a déjà réussi à joindre ses parents en Inde, ils sont tous contents que cela se soit bien terminé, qu'il ait compris qu'il se trompait. » Entre pression communautaire et chantage des autorités italiennes, quel est l'espace de liberté de Sing ?


Par ailleurs, il semblerait que la préfecture de Brescia fasse pression sur Sing, mais aussi sur les autres occupants de la grue, dont Papa, le second qui en soit redescendu, afin de savoir quels sont les Italiens qui les auraient convaincus de se lancer dans ces actions de protestation.

 

En bas, la mobilisation continue. Tout d'abord, celle de toutes celles et ceux qui sont solidaires des occupants de la grue et  de leur combat. Il s'agit entre autres de parvenir à ravitailler les 4 occupants de la grue et pour cela de devoir négocier avec les autorités qui ont bien compris que sans vivres ils ne tiendraient pas longtemps. Par ailleurs, rassemblements et manifestations se succèdent, que ce soit à Brescia même ou dans d'autres villes d'Italie, comme Bologne, Turin ou Milan où depuis le 5 novembre, plusieurs sans-papiers occupent une tour avec les mêmes revendications.

Évidemment cette mobilisation importante, s'accompagne d'une forte répression. Ainsi, après les charges policières et les arrestations qui ont eu lieu lors de la manifestation de lundi dernier, d'autres actes de répression ont eu lieu.

 

A Brescia, tout d'abord, au cours de la manifestation de samedi lors de laquelle plusieurs personnes ont été arrêtées.

 

Et puis à Turin aussi où, samedi, une petite manifestation  spontanée de solidarité concomittante à celle de Brescia s'est déroulée dans les rues du quartier populaire de la ville afin d'informer les gens de la lutte qui se déroule aur et autour de la grue.  Alors que l'accueil des habitants du quartier était comme d'habitude chaleureux, le petit cortège est tombé nez à nez avec 3 voitures de carabiniers qui les ont pris à partie et ont appelé des renforts qui sont arrivés très rapidement.

 

Les camarades ont alors été tabassés et matraqués au milieu de la rue malgré les protestation des passants.

 

Suite à cela, 6 personnes ont été emprisonnées en vue d'une comparution immédiate dont le résultat devrait être connu bientôt.

 

Dès le lendemain, une manifestation, plus importante numériquement, a de nouveau été organisée dans le quartier où se sont déroulés les faits, à la fois pour continuer la mobilisation et l'information par rapport à la lutte en cours à Brescia et pour recueillir des témoignages par rapport aux arrestations de la veille.

Cette répression touche aussi bien sûr et avant tout les sans-papiers eux-mêmes et ainsi, via le consulat d'Egypte, est arrivée l'annonce de l'expulsion imminente de ceux qui après leur arrestation lors de la manifestation de lundi dernier avaient été envoyés dans les centres d'identification et d'expulsion (CIE) de Milan, Turin et Gradisca. En riposte, un rassemblement devant le consulat d'Egypte est prévu aujourd'hui à Milan .


Concernant les occupants de la grue, à qui différents émissaires religieux et syndicaux (cgil) demandaient cette nuit de redescendre en échange de vagues promesses que leur aurait faites la préfecture de Brescia, voilà ce qu'ils leur ont répondu :« N'emmenez  pas les gars enfermés dans les CIE  qui risquent l'expulsion immédiate où nous nous fâcherons ».


Effectivement, ce lundi,  à Brescia, la police dit bien fort que l'expulsion a été bloquée.Néanmoins, en ce début d'après-midi, les Egyptiens arrêtés lors de la lutte ont été extraits de leurs cages du centre de rétention de Turin pour être conduit à l'aéroport de Milan afin d'être montés de force dans un avion pour l'Egypte, probablement celui d'Egypt Air de 17h45. D'ores et déjà le gouvernement égyptien a annoncé que les immigrés "rebelles" seraient sévèrement traités.

En Italie come ailleurs liberté de circulation et d'installation !

La lutte des immigrés déboutés des lois de régularisation par le travail de 2009 a commencé depuis bien plus de 2 semaines et à Brescia cela faisait 2 mois qu'un rassemblement permanent avait lieu pour dénoncer cette situation.Il faut savoir que tous les déboutés de cette loi de régularisation ont déboursé plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'Euros pour pouvoir constituer et déposer leur dossier finalement rejetté.

Concernant Papa, redescendu suite aux appels de son père, sa situation , bien qu'il soit sans papiers, semble moins l'exposer à un risque d'expulsion immédiate et il est sans doute moins soumis à la pression.

En Italie comme ailleurs, les autorités pensent que les étrangers sont trop bêtes pour décider eux-mêmes de leurs affaires, la même chose s'était notamment produite en France après l'incendie de Vincennes et des responsables politiques étaient allés rechercher des responsabilités extérieures parmi les "soutiens"

Parmi les différentes sources d'infos :
http://www.autistici.org/macerie/

http://italy.indymedia.org/

http://www.radiondadurto.org/2010/11/siamo-tutti-sulla-gru-diretta-del-sedicesimo-giorno/

http://www.bresciaoggi.it/stories/Cronaca/201048__ore_22.30_il_dialogo_si_riapre_oggi_la_risposta_dei_4_sulla_gru/

http://www.echoroukonline.com/fra/actualite/7392-italie-des-harragas-menacent-de-commettre-un-suicide-collectif.html

Repost 0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 14:34

 

http://legrandvillage.files.wordpress.com/2009/05/tibetlibre1.jpg

 

Source - Des flics français prêts à étouffer, pour l'empêcher de parler, un militant pour le Tibet libre, à Nice chez Estrosi ce 5 novembre...


Pendant que les présidents Sarkozy et Jintao se rencontrent à la villa Masséna, un militant criant "Tibet Libre" se fait interpeller de manière musclée par les forces de "l'ordre" sur la promenade des anglais, avant même d'avoir pu sortir un drapeau tibétain.


Note : le copain activiste a vécu 3 ans au Tibet et a vu des ami(e)s emprisonné(e)s, violé(e)s, torturé(e)s... simplement pour leurs opinions.


En France, il ne se fait "que" plaquer au sol, menotter dans le dos et embarquer manu militari pour 4 ou 5 heures de garde à vue. Les policiers qui l'interpellent sont-ils payés par la France ou par la Chine ? En période de crise, certains acceptent vraiment n'importe quel boulot...

Source :

http://www.desobeir.net/

Repost 0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 14:25

 

http://www.mvtpaix.org/images/images-site/infos-paix/OTAN-manif-Lisbonne.jpg

 

 

Repost 0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 02:15

 

http://assr38.files.wordpress.com/2010/06/police_partout_justice_nulle_part_21.jpeg

 

Transmis par Hacktivismes


Communiqué CNT 38 du 9 novembre 2010

Aujourd’hui mardi 9 novembre 2010 à Grenoble, pendant la manifestation contre la loi de réforme des retraites, un lycéen a été gravement blessé (bassin et vertèbre fracturés) en chutant d’un pont en tentant d’échapper à la police, qui avait bloqué les deux accès pour charger les manifestants.

 

Blessé à la colonne vertébrale par sa chute, il a pourtant été déplacé sans précaution sous le pont par la police pour le dissimuler aux regards de ses camarades, des passants et des médias.

 

Un second lycéen déjà au sol a été frappé à la tête par plusieurs policiers puis arrêté. À cette heure, il est toujours en garde à vue. La CNT saura organiser la solidarité pour nos camarades blessés qui risquent la prison.

Nous avons assisté, aujourd’hui encore, à la violence d’adultes armés par l’État contre la jeunesse la plus mobilisée pour son avenir et notre présent.

Les syndicats CNT de l’Isère
ul38@cnt-f.org

Précision :

Les deux personnes en question sont à la section lycéenne Cnt. De nouvelles infos demain sur leur état de santé et la suite. Si vous avez des moyens de diffuser ce communiqué n'hésitez pas, la presse bourgeoise s'en donne à coeur joie.

Les camarades de l'isère.

Infos récentes :

Le lycéen arrêté est passé en comparution immédiate, a pris du sursis (4 mois) et 500€ d'amendes par flics qui se sont portés partie civile (5, ceux qui l'avaient roué de coups). Mais il est libre.

Le frère à l'hosto est fatigué mais tient le coup, il en a pour 45 jours d'hopital plus la rééduc.

Pour info il y a eu un rassemblement hier soir sur les lieux du drame et un ce matin devant l'hopital. Plus d'infos à suivre.

 

Source :

http://www.cnt69.org/index.php/2010/11/10/615-communique-cnt-38-du-9-novembre-2010

Repost 0
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 15:58

 

http://62.snuipp.fr/IMG/gif/resf.gif

 

Transmis par Martine

 

Depuis Médiapart

 

Les membres du réseau Éducation sans frontières (RESF), activement engagés en faveur de la régularisation des sans-papiers, savent qu'ils font l'objet d'une étroite surveillance de la part des services de renseignement de l'État, tant ils sont considérés comme de dangereux gauchistes par l'exécutif. Mais ils n'ont pas l'habitude d'être approchés ouvertement. Et encore moins d'être pris pour des indics.

D'où la surprise des militants de Seine-Saint-Denis lorsqu'ils ont reçu, le 9 novembre, à l'adresse électronique de leur collectif (resf93@gmail.com), le mail d'un lieutenant du service territorial de renseignement du 93, attaché à la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, demandant ni plus ni moins des informations sur une réunion à venir organisée à la Bourse départementale du travail de Bobigny. Pas n'importe laquelle, une session de formation sur les Roms et les actions à mettre en œoeuvre pour éviter leur expulsion.

Après les reconduites à la frontière massives orchestrées l'été dernier par Brice Hortefeux et Éric Besson dans le sillage du discours de Grenoble du 30 juillet 2010 de Nicolas Sarkzoy, la démarche apparaît pour le moins «décomplexée».

Et le ton du mail est à l'avenant, déconcertant. Le voici : «Madame, Monsieur, Je me permets de vous écrire pour vous demander un complément d'information quant au cycle de formation que vous organisez prochainement sur Bobigny. En effet, il me semble qu'une première session aura lieu sur le thème Solidarité Roms: que faire? le samedi 20 novembre prochain. J'aurai(s) voulu savoir sur combien de participants vous tabliez pour l'occasion. De même, pourriez-vous m'informer de la teneur des autres sessions à venir ? En vous remerciant, je vous souhaite une bonne journée, Bien cordialement.»  Suivent le nom et les coordonnées du requérant. L'objet choisi pour le mail: «solidarité rom, que faire».

«C'est la première fois qu'on nous sollicite de la sorte, témoigne Jean-Michel Delarbre, militant à RESF 93 et administrateur de la liste de diffusion avec deux ou trois autres personnes. Nous avons été très surpris et, évidemment, nous n'avons pas donné suite.»

Les informations sur les sessions de formation, qui s'adressent en priorité aux membres du réseau, sont censées n'être diffusées que sur la liste interne.«Nous savions que nous étions fichés, répertoriés et que notre liste de diffusion privée était surveillée, dit-il. Je suis d'ailleurs persuadé que parmi les inscrits, certains n'ont pas pour principal souci la défense des sans-papiers... Il n'est pas rare que lors de nos rassemblements impromptus, devant la préfecture par exemple, les policiers n'aient pas l'air surpris de nous voir débarquer. Et puis, dans les manifs, ils sont toujours là. Les RG, on les repère. Ils viennent nous voir, très conviviaux, et ils nous posent des questions. C'est la méthode à la papa. Personne n'est dupe, mais bon.»

Cette fois-ci, la surveillance se fait à visage découvert. Plus besoin de fausses barbes ou de faux badges RESF pour se fondre dans le décor. «Là, c'est nouveau, souligne Jean-Michel Delarbre. Le fait de nous écrire directement comme ça montre une banalisation de leur démarche. Comme s'ils trouvaient normal de nous surveiller, comme s'ils essayaient de faire passer leurs pratiques pour quelque chose d'ordinaire. Dernièrement, une animatrice du collectif de Bobigny a, elle, reçu un coup de téléphone de quelqu'un se présentant de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) qui voulait aussi avoir des informations sur cette même réunion, s'il y aurait beaucoup de monde, sur qui était le chef du réseau, alors précisément qu'il n'y a pas de chef..., tout ça sur un ton très aimable, évidemment!»

«Nous voyons dans ces tentatives, insiste-t-il, une volonté d'habituer militants associatifs et citoyens à cette surveillance active et permanente du mouvement social, hier un peu artisanale, aujourd'hui électronique. La société de surveillance se banalise, vise à obtenir l'acquiescement au moins tacite des citoyens, voire requiert maintenant une participation active à leur propre surveillance.»

Sollicité, l'auteur du mail, après avoir mis en avant son «devoir de réserve», indique «ne pas comprendre» l'intérêt que suscite cette demande d'informations. «Prendre contact avec les associations sur les actions qu'elles comptent mener est une pratique courante des ex-RG», ajoute-t-il, assurant qu'«il n'y a rien de tordu dans tout cela». Et confirmant que RESF n'a pas répondu à son mail.

 

Source :

http://www.mediapart.fr/journal/france/171110/comment-les-services-de-renseignement-surveillent-resf

Repost 0
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 01:03

 

http://4.bp.blogspot.com/_7PmU9f510W0/RvgJs-g-fQI/AAAAAAAAAlU/V5ye-6HDfrI/s400/sarkogne.jpg

 

Transmis par Gérard


Violences policières au lycée Dessaignes de Blois - 9 novembre

Bonjour,

Ce mardi 09/11 au matin, des lycéens de Dessaignes maintiennent fermées les deux entrées principales de l'établissement : chaises, chaînes… et présence humaine. Ils protestent contre le projet de loi liquidant le système des retraites par solidarité et développant le chômage qu'ils auront à subir dans quelques années. Après négociation avec la Proviseur, ils acceptent, vers 7h15, de laisser entrer le personnel. La proviseure les trompe et en profite alors pour ouvrir grand le portail et ne pas le laisser se refermer : les élèvent ne tiennent plus qu'une seule entrée : tous ceux qui veulent entrer ou sortir le peuvent librement.

Mais certains ne supportent pas ce filtrage symbolique… les trois proviseurs font pression, menacent, dissuadent, discréditent (Vous ne voulez pas aller en cours, c'est tout ! Votre mouvement est ridicule…) imposent leur physique (par exemple, l'un d'eux administre des coups de pied à un des élèves dont il doit assurer l'éducation !) pour tenter d'obtenir la levée du filtrage ou de couper les chaînes avec un coupe-boulon. Les jeunes sont déterminés et assez nombreux pour déjouer ces pièges.

La proviseure fait alors appel à la police. Les policiers arrivent (une dizaine) et tentent pacifiquement de couper les chaînes ; rien n'y fait ! Les jeunes sont déterminés, font barrage pacifiquement et expliquent qu'une seule entrée est gênée, que chacun peut aller et venir librement au sein de l'établissement (ce qui est rigoureusement vrai).

D'ordinaire, les choses en seraient restées là. Mais madame la proviseure n'a pas fait venir la police pour impressionner ou négocier, non : pour lever le filtrage, coûte que coûte. La police va devoir charger les élèves de son établissement… et alors ? Elle demande la levée du filtrage à la police !!! Chargée de mission d'éducation, elle choisit la violence contre ses élèves.

Sans aucun ménagement, la police charge et attaque les jeunes : élèves jetés à terre, insultes nombreuses, bousculades et empoignades musclées… Les élèves ripostent par des cris, s'agrippent à la grille du lycée, au lycéen voisin : pas un geste de violence de leur part ! Les chaînes sont coupées et la police interdit ensuite l'accès à la grille pour qu'elle ne puisse plus être fermée.

Cette scène, jamais vue auparavant devant ce lycée blésois, dure quelques minutes (7 à 8 environ) sous les regards des proviseurs de l'établissement qui ne vont pas intervenir pour protéger la sécurité de leurs élèves… L'un d'eux affichera même un grand sourire à l'issue de cette séance qui a laissé les jeunes stupéfaits ! «Police partout, justice nulle part» finira par retentir. Belle leçon de civisme donnée par la chef d'établissement et la police ! Et quelle crédibilité reste-t-il à l'équipe de direction au sein du lycée ?

Les élèves avaient demandé à quelques-uns de leurs enseignants et parents de bien vouloir être présents ce matin pour les aider à assurer leur sécurité. Responsables, ces lycéens savaient qu'ils courraient certains risques et avaient pris des mesures de sécurité. Mais ce qu'ils craignaient et qui expliquait la présence de quelques adultes était d'une autre nature : individus extérieurs au lycée et perturbateurs, excès de quelques élèves, frottement entre élèves. Et bien non ! Le danger venait de l'intérieur et de ceux dont la mission est de les protéger et de les éduquer.

Face à la violence policière, je me suis interposé pour tenter de protéger les élèves de mon lycée, d'autant que cela se déroulait dans le périmètre de responsabilité de l'établissement. J'ai en fait eu droit aux insultes, aux empoignades musclées, à un léger coup de coupe-boulon sur les doigts et à une tentative de me mettre au sol par un balayage des chevilles ! Personne n'étant blessé, les policiers ont conclu qu'ils n'avaient pas été violents.

Comment la direction de l'établissement va-t-elle faire face aux questions de violence de même nature entre élèves à l'intérieur du lycée ? Pas de blessure : violence admise voire suscitée? Insultes banalisées ?

Blois, le 9 novembre 2010 à 11h00

Didier BLAISE,
enseignant au lycée Dessaignes (délégué départemental de l'union syndicale «SOLIDAIRES  41»).

 

Suite des évènements sur le blog du Jura Libertaire

http://juralibertaire.over-blog.com/article-violences-policieres-au-lycee-dessaignes-de-blois-9-novembre-60665115.html

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil