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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 10:49




Transmis depuis l'Info Libre et Contestataire

A l'appel de lycéens mobilisés de Reims contre la venue de F.Fillon, L.Chatel et V. Pécresse au lycée Roosvelt pour gratifier les « cordées de la réussite » et la réforme du lycée, près de 300 personnes ont répondu présentes.


Organisés en cortège pacifique, les lycéens se sont vus chargés par les CRS sans la moindre sommation.

Dans la panique qui a suivi cette charge violente, une milice de barbouzes en costumes avec armes à feu apparentes en ont profité pour appréhendé violemment (coups de poings, coups de pied, coups de ceintures et coups de matraques et intimidation envers les personnes essayant d'aider les interpellés et blessés) des manifestants.


Notamment, quatre lycéens ont fini à l'hôpital, dont un emmené à l'écart de la manifestation par la police qui lui a fracturé les deux genoux.


La police de Sarkozy a toujours été violente, cependant cette fois-ci, les méthodes utilisées ont été particulièrement intolérables par leur démesure, qui plus est sur des lycéens dont la plupart sont mineurs.


Nous condamnons fermement cette répression ayant pour seul but de faire taire toutes les oppositions aux réformes réactionnaires de Sarkozy et son gouvernement. Nous exigeons la relaxe immédiate des interpellés et les sanctions les plus fermes possible envers les forces de l'ordre.


Nous appelons dès maintenant l'ensemble des lycéens et personnels de l'éducation à se mobiliser contre la réforme du lycée et la répression policière. Manifestation mardi 24 novembre à 10h : maison des syndicats.

 

Des lycéens mobilisés de Reims


Et sur le site du Jura Libertaire

Prison avec sursis pour trois étudiants manifestants

Ils ont été interpellés jeudi lors de la manifestation à l’occasion de la venue de François Fillon à Reims.


Le tribunal correctionnel de Reims jugeait cet après midi quatre étudiants interpellés lors des échauffourées entre forces de l’ordre et jeunes jeudi lors de la visite du Premier ministre au lycée Roosevelt à Reims.

Trois d’entre eux ont été condamnés à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis pour «faits de violences sur agents de de la force publique».

Cinq mineurs ont par ailleurs été présentés au juge pour enfants.

http://juralibertaire.over-blog.com/article-lyceens-remois-contre-la-repression-policiere-39731217.html



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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 00:32




Un Allemand et un Russe poursuivis pour avoir mis le feu à un bâtiment des douanes en marge d'une manifestation contre le sommet de l'Otan à Strasbourg, le 4 avril dernier, ont été condamnés lundi à quatre ans de prison dont un avec sursis.


Venus de Rostock, au nord-est de l'Allemagne, les deux manifestants, respectivement âgés de 23 et 18 ans, "se sont retrouvés, au niveau du Pont de l'Europe, dans une excitation extraordinaire, dans un tourbillon, et c'est là que tout a basculé", a expliqué l'un de leurs avocats, Me Emmanuel Hoen.


Qualifiant le jugement de "relativement équilibré", eu égard aux 10 ans de prison encourus et aux quatre ans ferme requis par le parquet, il a salué "la qualité du travail du juge d'instruction" qui a pu démontrer, selon lui, que ses clients n'appartenaient à aucun groupe violent.

Plusieurs centaines de jeunes gens avaient dévasté les abords du Pont de l'Europe durant près d'une heure et demie, sans être inquiétés, pendant que le gros des manifestants anti-Otan se rassemblait sur un champ de foire adjacent.

Les casseurs avaient incendié l'ancien poste de douane franco-allemand, un hôtel Ibis, une pharmacie ainsi qu'un bâtiment administratif des douanes encore en activité, le seul qui n'ait pas brûlé entièrement.

C'est pour ce dernier délit qu'étaient poursuivis l'Allemand et le Russe qui devront encore comparaître devant le tribunal au printemps prochain pour une audience en intérêts civils.

Il s'agit de la plus lourde sanction prononcée par la justice pour les incidents qui ont émaillé le sommet de l'Otan à Strasbourg.

Moins d'une quinzaine de personnes ont été jugées depuis lors, le plus souvent pour des faits mineurs.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 03:32



Transmis par Watson

La Voix du Nord  - Mercredi 04.11.2009

Un agriculteur, condamné pour vol de yaourts lors d'une action syndicale, refuse de donner son ADN au Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Son procès, finalement, a été reporté. ...

Casse-croûte militant sous la pluie, hier midi à Douai, à deux pas du palais de justice. Ceux que l'on avait surnommés « Les sept de Douai », lors de leur procès en avril 2008 au tribunal correctionnel de Douai, ont remis le couvert en soutien à leur porte-parole régional, Antoine Jean. Ces agriculteurs, syndiqués à la Confédération paysanne, avaient été condamnés à 800 € d'amende chacun (mais l'un d'entre eux avait été relaxé) pour un vol de yaourts à l'usine Nestlé de Cuincy le 20 décembre 2004. Une action syndicale qu'ils avaient menée pour dénoncer l'effondrement du prix du lait versé aux producteurs.

Suite à ce procès, ils avaient été convoqués à un prélèvement ADN pour figurer au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Trois refusaient, dont Antoine Jean, agriculteur à Nomain (Douaisis). « Nous avions mené cette action à visage découvert pour défendre notre profession. J'ai refusé le prélèvement ADN car je ne me considère pas comme quelqu'un de dangereux pour la société », précisait-il une heure avant son procès. Un procès qui a finalement été reporté au 12 janvier à la demande de son avocat, Me Riglaire. Son client encourt deux ans de prison et 30 000 € d'amende.

À titre de comparaison, l'un de ses consorts, Bernard Coquelle, producteur à Auberchicourt (Douaisis), a été condamné pour le même motif, le 18 novembre 2008, par le tribunal de Douai à 1 E d'amende.

Le procureur Luc Frémiot a fait appel de cette décision.

M.-C. D.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 02:55

Transmis par Infozone

François Alfonsi – Procès d'Alain Mosconi et des marins du STC : le monde à l’envers

1 novembre 2009

La privatisation à marches forcées de la SNCM est un des scandales les plus retentissants de l’ère Villepin-Chirac.

Mais le procès qui va s’ouvrir n’est pas celui des escrocs. C’est celui des syndicalistes dont la dénonciation musclée du scandale financier avait débouché sur la remise en cause du premier projet concocté aux profit des amis de Dominique de Villepin… …notamment Walter Butler, propriétaire du fonds d’investissement désigné par le premier ministre pour reprendre la totalité de la compagnie.

Walter Butler n’en a repris que 38%, mais il a quand même raflé 60 millions d’euros sur le dos de l’État et des contribuables.

Mais ce sont les syndicalistes corses qui sont menacés de jusqu’à dix années de prison et de perdre leur emploi. Véritablement le monde à l’envers !

Au printemps 2006, le gouvernement décidait la privatisation de la SNCM, société d’Etat titulaire du service public de desserte maritime de la Corse.

Le gouvernement de Dominique de Villepin, alors premier ministre, après un simulacre d’appel d’offres, annonçait que la compagnie serait cédée en totalité à Butler Investissements pour 35 millions d’euros. Cette décision provoqua un tollé.

Véolia, qui avait concouru à l’appel d’offres, était écarté, malgré ses références avérées dans le domaine des transports, au profit d’un fonds d’investissement totalement dépourvu de compétences pour gérer une compagnie maritime.

Quant au prix, ridiculement bas, il est contesté avec véhémence : la seule valeur des bateaux, même en cas de cessation immédiate d’activités, est alors estimée à 10 fois ce montant par les syndicats.

Dès lors, Butler pourrait faire plusieurs fois la culbute sur son achat dans les mois qui suivent, simplement en revendant les bateaux.

Les salariés, inquiets pour leurs emplois, mènent alors une lutte largement soutenue par la population. Cette mobilisation, durant laquelle le STC a occupé une place essentielle, a duré plusieurs semaines. Elle a été notamment marquée par l’appareillage de Marseille du Pascal Paoli, toute récente acquisition de la défunte SNCM, avec à ses commandes les marins du STC bien décidés à ramener en Corse un patrimoine financé par les fonds de la continuité territoriale sur lequel Butler allait faire main basse.

C’est pour ces faits qu’Alain Mosconi et ses amis sont déférés devant les tribunaux, avec à la clef des sanctions très lourdes (jusqu’à 10 ans de prison) et la perte de leur emploi.

Or l’action des « révoltés du Paoli » a eu des effets indéniablement salutaires pour la Corse, et, depuis les faits, la vérité a éclaté à propos du scandale Butler.

En effet, suite à la grève, le montage final du capital a repêché Veolia qui a repris 28% des parts, tandis que Butler Investissements en récupérait 38% au lieu de la totalité prévue initialement. L’État était contraint de garder 25%, 9% allant aux salariés.

Et surtout, à travers Veolia, la compagnie SNCM bénéficiait d’un partenariat crédible, capable d’en assurer le fonctionnement économique.

Courant 2008, ce qui était prévisible s’est produit : Butler a revendu ses 37,71% du capital de la SNCM à Veolia désormais seul actionnaire avec l’État et les salariés. Corsica Ferries, qui suit de près le dossier en tant que concurrent historique de Veolia, épluche les comptes de cette dernière et révèle le pot aux roses : Butler a récupéré 73 millions d’euros alors qu’il en avait versé 13 millions deux ans auparavant ; soit un gain de 60 millions en deux ans à peine. En pleine tourmente financière, il s’agit sans doute là d’une plus value historique pour un fonds d’investissement !

En fait il s’agit d’un véritable acte de piraterie mené au sommet de l’État …. et c’est Alain Mosconi qui est poursuivi pour piraterie !!!

Le comble dans cette histoire est qu’en forçant l’État à conserver 25% du capital de la compagnie, les syndicalistes ont permis à ce dernier de réaliser une plus value proportionnelle sur ses parts, soit environ 50 millions d’euros.

Et c’est ce même État qui s’apprête à les faire condamner lourdement, et à les faire licencier de la compagnie dont ils ont, par leur action, assuré le sauvetage. Le comble du cynisme d’État, et la caricature d’une justice coloniale ! Le sort réservé à Alain Mosconi et ses amis est proprement révoltant. Il évoque celui qui a été appliqué en Kanaky aux syndicalistes de l’USTKE, et à leur dirigeant Gérard Jodar, actuellement emprisonné pour avoir porté « entrave à la circulation d’aéronefs », et condamné par un jeu de révocation de sursis antérieur, à passer 21 mois derrière les barreaux.

Il est inouï qu’un syndicaliste kanak soit aussi lourdement condamné alors que, par exemple, le sénateur Gaston Flosse, ami de Jacques Chirac et responsable de substantiels détournements de fonds publics à Tahiti, reste libre et impuni.

La condamnation d’Alain Mosconi alors que Walter Butler bénéficie impunément de ses scandaleuses plus values serait un scandale révoltant.

En Corse, comme en Kanaky, la justice coloniale est à l’œuvre.

François ALFONSI
Député européen

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:58

 L'un des « Sept de Douai » à nouveau face à la justice pour refus de
 prélèvement ADN

mardi 03.11.2009, 05:02 - La Voix du Nord

http://rss.feedsportal.com/c/32451/f/476555/s/6e65ab8/l/0L0Slavoixdunord0Bfr0CLocales0CDouai0Cactualite0CSecteur0IDouai0C20A0A90C110C0A30Carticle0Il0Eun0Edes0Esept0Ede0Edouai0Ea0Enouveau0Eface0Ea0Bshtml0Dxtor0FRSS0E2/story01.htm

Nouvel épisode judiciaire aujourd'hui au tribunal de Douai dans l'affaire qui avait été appelée « Les sept de Douai ». L'un des sept syndicalistes de la Confédération paysanne du Nord - Pas-de-Calais comparait, cet après-midi, pour avoir refusé un prélèvement ADN auprès de la gendarmerie d'Orchies. La veille des fêtes de Noël, le clan des sept (six hommes et une femme) s'était emparé de yaourts dans l'usine Nestlé à Cuincy, dans le cadre d'une action syndicale. ...

Antoine Jean, porte-parole de ce syndicat pour la région, agriculteur à Nomain, va donc se retrouver une nouvelle fois devant les juges pour des faits datant du 20 décembre 2004.

La veille des fêtes de Noël, le clan des sept (six hommes et une femme) s'était emparé de yaourts dans l'usine Nestlé à Cuincy dans le cadre d'une action syndicale pour défendre leurs revenus. En ligne de mire, le prix du lait versé aux agriculteurs s'était encore effondré.

Leur procès s'était déroulé le 25 avril 2008 devant le tribunal correctionnel de Douai. Tous reconnaissaient les faits. Six d'entre eux étaient condamnés à 800 E d'amende chacun. Jean-Michel Sauvage, lui, était relaxé.


      « Libertés individuelles »

Quelques mois plus tard, ils étaient convoqués à des dates différentes par leur gendarmerie respective. Un prélèvement ADN leur était demandé pour qu'ils figurent au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Trois refusaient.

Comme Antoine Jean, Élisabeth Darras et Bernard Coquelle sont à nouveau convoqués devant la justice pour ce refus de prélèvement. E. Darras devra se présenter au tribunal d'Arras le 8 décembre. Bernard Coquelle, lui, devra comparaître en appel à Douai le 1er décembre. Ce paysan d'Auberchicourt avait été condamné le 18 novembre 2008 à 1 E d'amende mais le procureur Luc Frémiot a fait appel de cette décision.

Rebelote donc. « Nous sommes de simples paysans. Nous mettons en valeur nos terres et défendons notre travail. En quoi sommes-nous dangereux pour la société ? expliquait hier Bernard Coquelle. Au nom de la sécurité, on veut intenter à nos libertés individuelles en tant que femme, homme et syndicaliste. Nous le refusons. » Antoine Jean encourt deux ans de prison dont 30 000 E d'amende. • M.-C. D

La Confédération paysanne organise une action de soutien à 12 h, place Suzanne-Lannoy à Douai.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:06

Jean-Michel Ayçaguer comparaissait hier devant le tribunal de Bayonne pour refus de se soumettre à un prélèvement ADN. Le procès de cet agriculteur, syndicaliste militant, s'est transformé en tribune pour les contempteurs du fichage en général et du Fichier national automatisé des empreintes génétiques, ou FNAEG, en particulier.


Devant le palais de justice, 150 personnes manifestaient leur soutien au prévenu et dénonçaient l'atteinte aux libertés publiques : des syndicalistes d'Euskal Herrico Laborarien Batasuna (ELB, confédération paysanne du Pays basque) mais aussi des militants de la CGT, de la CFDT, d'associations de défense des droits de l'homme...


Après sa condamnation à deux mois de prison avec sursis dans une affaire de violence envers des gendarmes lors d'une manifestation de son syndicat (1), Jean-Michel Ayçaguer avait été convoqué à la gendarmerie pour y subir un prélèvement.


À la barre, il a expliqué l'avoir refusé pour des raisons philosophiques, estimant que la prise de ces empreintes et l'utilisation du fichier FNAEG sont disproportionnées par rapport à ce qu'on peut lui reprocher.


« Disproportionné »


Au procureur Olivier Janson qui l'interrogeait, il concédait qu'il n'était pas contre le principe des fichiers. « Mais il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes », autrement dit le violeur et le militant qui bouscule les forces de l'ordre.


« Ce n'est pas un délit syndical dans la condamnation. On a basculé du côté de la violence », précisait le procureur avant de détailler les articles du Code pénal, les positions de la Cour européenne des droits de l'homme et de requérir 1 000 euros d'amende.


Le bâtonnier de Bayonne, Anne-Marie Mendiboure, a plaidé la relaxe, axant sa défense sur l'interprétation des textes avec mise en perspective du fichier FNAEG. « Il concerne 137 types d'infractions pour lesquelles les condamnés figurent durant quarante ans dans le fichier, et les personnes simplement mises en cause, 25. C'est disproportionné. Ce fichier est un monstre goulu, obèse, inquiétant avec 30 000 nouvelles fiches chaque année. »

L'avocate notait qu'une petite garde à vue valait un fichage jusqu'à la tombe. Qu'il ne fait aucune différence entre le criminel, le récidiviste ou le militant. « C'est un fichage policier, généralisé, systématisé. »


L'un des témoins cités, Michel Esteban, est spécialiste des fichiers et de leur utilisation en France durant les années 30, pendant la période de Vichy et par les nazis. « Nul ne savait l'aboutissement de ces fichiers quand ils ont été constitués », a-t-il expliqué au tribunal.


Argument repris par Me Mendiboure : « Quelle garantie avons-nous que, dans vingt ou trente ans, un régime antidémocratique n'utilisera pas les données recueillies aujourd'hui ? »


Le jugement a été mis en délibéré. Il sera rendu le 27 octobre.


(1) Affaire de l'attribution par la Safer de la ferme Kako où s'affrontaient ELB et la FDSEA par candidats interposés.


Auteur : Fourcade v.fourcade@sudouest.com

Sud Ouest, 30/09/2009 

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 15:15
Poursuivi pour outrage, rébellion et violences par deux policiers, Yves Baumgarten, prof de philo arrêté à une terrasse de Barbès le 29 mai 2008, accusé d'avoir volé son propre ordinateur portable et victime de violences policières a été relaxé le 11 septembre par la 29e chambre du TGI de Paris. La procureure, après avoir constaté de nombreuses contradictions dans les témoignages des deux policiers, avait requis la relaxe. Le témoignage d'un policier en retraite présent sur les lieux, et ayant confirmé les irrégularités de l'arrestation d'Yves (violences, non port de brassard), a pesé lourd dans cette décision. 

Le gardien de la paix Djamal Moumou, qui avait réclamé 800 euros de dommages-intérêts, ne pourra donc pas arrondir ses fins de mois avec ses misérables mensonges.

Yves est l'un des signataires de 
L’appel des 13 demandant la dépénalisation du délit d'outrage. Cette relaxe intervient deux jours après celle de Maria Vuillet, également à l'origine de la création de notre collectif.

La pétition du CODEDO demandant la dépénalisation du délit d'outrage sera remise le 15 décembre.
RAPPEL DES FAITS 
29 mai 2008, 18 h, Yves s’attable à un café de Barbès, à Paris. Il a rendez-vous avec un ami plus doué que lui en informatique car son ordinateur portable est en panne. Brusquement, un homme (en civil) fond sur lui. "Tu le vends? C’est un portable volé?" Surprise d’Yves. "Vous êtes qui?"  "Police! Tes papiers!" 

Suggérant à l’homme qui vient de sortir sa carte de police de le vouvoyer, Yves s’étonne: "Vous n’avez trouvé que moi dans le quartier?" Un deuxième homme se rue lui. Yves se retrouve plaqué au sol et reçoit des coups de pied.

Il reste au sol pendant plusieurs minutes, un genou sur la nuque, un policier sur les reins. Arrivée d’une voiture de police en renfort. Dans le fourgon, Yves, qui a auparavant décliné sa profession, demande à ce qu’on desserre les menottes. Refus des policiers.
 
L’un d’eux lui répond : "On n’en a rien à foutre que tu sois prof de philo!" C’est pendant le transport dans le fourgon qu’Yves, halluciné par la violence de ce qui lui arrive, se laisse aller à traiter les policiers de "milice de Sarko!"

Accueilli au commissariat par un "Ah, le prof de philo qui n’aime pas la police !" il est retenu en garde à vue pendant 24 heures et écope d’une plainte pour outrage et rébellion.
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 18:28

Un article du monde de Isabelle Mandraud

 

30 juillet 2009


L’enquête de l’Inspection générale de la police (IGS) sur les incidents graves survenus le 8 juillet à Montreuil (Seine-Saint-Denis) au cours desquels Joachim Gatti, 34 ans, a perdu un oeil après un tir de Flash-Ball, est presque achevée. Le parquet de Bobigny a demandé, mercredi 29 juillet, qu’on lui transmette le dossier en vue d’une éventuelle ouverture d’information judiciaire.


Selon nos informations, il apparaît que l’auteur du tir, un policier de la brigade anticriminalité (BAC), ne se trouvait pas en situation de légitime défense. L’IGS, la police des polices compétente sur Paris et la petite couronne, avait été saisie après la plainte déposée par M. Gatti.

 

Le 8 juillet, ce réalisateur participait à un rassemblement de soutien aux occupants d’une clinique désaffectée expulsés le matin même, et gardés aussitôt après leur évacuation par des policiers. Après l’incident dont a été victime M. Gatti, la préfecture a reconnu l’existence de tirs de Flash-Ball (arme qui utilise des balles de caoutchouc), tout en indiquant que des projectiles avaient été tirés en premier sur les policiers. Selon ces derniers, ils se trouvaient "une quinzaine face à 40 ou 50 individus".

 

L’IGS a entendu M. Gatti et les fonctionnaires de la BAC à plusieurs reprises. Au fur et à mesure des auditions, des précisions ont ainsi été apportées. Le fonctionnaire n’était pas directement menacé. Dans ces conditions, les conséquences pour le policier de la BAC peuvent être lourdes, du fait de la gravité des blessures infligées à M. Gatti. A tout le moins, ce tir de Flash-Ball, hors des conditions d’usage, sera considéré comme une riposte disproportionnée. Embarrassée par cette affaire, la hiérarchie policière attend les dernières conclusions. "Le fonctionnaire en question n’est pas une brutasse", indique, sous le couvert de l’anonymat, un responsable policier.

 

A la demande des policiers du commissariat de Montreuil, inquiets pour leur collègue, Jean-François Herdhuin, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), s’est d’ailleurs rendu vendredi 24 juillet, à midi, dans leurs locaux.

 

Pendant deux heures, le patron des policiers du département a dû faire face à des fonctionnaires sur la défensive.

 

Selon le témoignage d’un participant, les policiers ont dit se sentir "en parfaite insécurité juridique" et évoqué la perspective de ne plus travailler dans les quartiers difficiles.

 

La présence de membres de la BAC, qui ne sont pas des spécialistes du maintien de l’ordre et qui, à la différence des CRS et des gendarmes mobiles, sont dotés de Flash-Ball, est néanmoins sujette à questions. "Les CRS n’étaient pas disponibles ce jour-là, on a pris les policiers qu’on avait sous la main", plaide un responsable hiérarchique sous le couvert de l’anonymat. Dans les faits, les policiers de la BAC, en civil avec un brassard orange de la police sur le bras, travaillent surtout dans le cadre des violences urbaines, où selon les statistiques de la direction départementales de la sécurité publique, les Flash-Ball sont souvent utilisés. Trois fois par jour en moyenne rien qu’en Seine-Saint-Denis.

 

Dans un article rédigé fin juin et publié dans La Tribune du commissaire, M. Herdhuin fait état d’accidents quotidiens et répétés et affirme avoir fait effectuer des rappels à l’ordre sur "les conditions d’utilisation des armes non létales". "Il m’était apparu, écrit-il avant les incidents de Montreuil, que leur utilisation avait peut-être été abusive dans quelques situations où des jeunes hostiles avaient été blessés sérieusement." Mais, ajoute-t-il, "comment faire la part des choses dans ces situations où, la nuit, des groupes de délinquants attaquent nos policiers même lorsqu’ils verbalisent un véhicule ?"

 

Ce n’était pas le cas à Montreuil et les incidents du 8 juillet ont entraîné une manifestation, le 13 juillet, de protestation contre les "violences policières". Des échauffourées se sont alors produites avec de jeunes autonomes. Les policiers ont essuyé des jets de projectiles, dont des "boules de pétanque", ont-ils relevé. Mais aucun incident d’une gravité comparable à la fois précédente n’a été signalé.

 

C’est au cours de cette journée que le journaliste stagiaire du Monde a été interpellé et placé plus de huit heures en garde-à-vue bien qu’il ait fait état à plusieurs reprises de sa qualité.

Source :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/30/affaire-joachim-gatti-l-auteur-du-tir-de-flash-ball-n-etait-pas-en-legitime-defense_1224174_3224.html

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 16:39

A Montreuil, la police vise les manifestants à la tête.

 

 

Le matin du mercredi 8 Juillet, la police avait vidé une clinique occupée dans le centre-ville. La clinique, en référence aux expériences venues d’Italie, avait pris la forme d’un "centro sociale" à la française : logements, projections de films, journal, défenses des sans papiers, repas… Tous ceux qui réfléchissent au vivre ensemble regardaient cette expérience avec tendresse. L’évacuation s’est faite sans violence. Les formidables moyens policiers déployés ont réglé la question en moins d’une heure. En traversant le marché le matin, j’avais remarqué leurs airs affairés et diligents.


Ceux qui s’étaient attaché à cette expérience et les résidents ont décidé pour protester contre l’expulsion d’organiser une gigantesque bouffe dans la rue piétonnière de Montreuil.


Trois immenses tables de gnocchi (au moins cinq mille) roulés dans la farine et fabriqués à la main attendaient d’être jetés dans le bouillon. Des casseroles de sauce tomate frémissaient. Ils avaient tendu des banderoles pour rebaptiser l’espace. Des images du front populaire ou des colonnes libertaires de la guerre d’Espagne se superposaient à cette fête parce que parfois les images font école. J’ai quitté cette fête à 20h en saluant Joachim.


A quelques mètres de là, c’était le dernier jour dans les locaux de la Parole errante à la Maison de l’arbre rue François Debergue, de notre exposition sur Mai 68. Depuis un an, elle accueille des pièces de théâtres, des projections de films, des réunions, La nuit sécuritaire, L’appel des Appels, des lectures, des présentations de livres… Ce jour-là, on fermait l’exposition avec une pièce d’Armand Gatti « L’homme seul » lu Pierre Vial de la Comédie Française et compagnon de longue date. Plusieurs versions de la vie d’un militant chinois s’y confrontent : celle de la femme, des enfants, du père, du lieutenant, du général, des camarades…

C’était une lecture de trois heures. Nous étions entourés par les journaux de Mai.

D’un coup, des jeunes sont arrivés dans la salle, effrayés, ils venaient se cacher... ils sont repartis.

On m’a appelé. Joachim est à l’hôpital à l’hôtel Dieu. Il était effectivement là. Il n’avait pas perdu conscience. Son visage était couvert de sang qui s’écoulait lentement comme s’il était devenu poreux. Dans un coin, l’interne de service m’a dit qu’il y avait peu de chance qu’il retrouve l’usage de son œil éclaté. Je dis éclaté parce que je l’apprendrais plus tard, il avait trois fractures au visage, le globe oculaire fendu en deux, la paupière arrachée...

Entre ces deux moments ; celui où je l’ai quitté à la fête aux gnocchi et l’hôtel Dieu que s’était-il passé ?

Il raconte : Il y a eu des feux d’artifice au dessus du marché. Nous nous y sommes rendus. Immédiatement, les policiers qui surveillaient depuis leur voiture se sont déployés devant. Une minute plus tard, alors que nous nous trouvions encore en face de la clinique, à la hauteur du marché couvert, les policiers qui marchaient à quelques mètres derrière nous, ont tiré sur notre groupe au moyen de leur flashball.

A ce moment-là je marchais et j’ai regardé en direction des policiers. J’ai senti un choc violent au niveau de mon œil droit. Sous la force de l’impact je suis tombé au sol. Des personnes m’ont aidé à me relever et m’ont soutenu jusqu’à ce que je m’assoie sur un trottoir dans la rue de Paris. Devant l’intensité de la douleur et des saignements des pompiers ont été appelés.

Il n’y a pas eu d’affrontement. Cinq personnes ont été touchés par ces tirs de flashball, tous au dessus de la taille. Il ne peut être question de bavures. Ils étaient une trentaine et n’étaient une menace pour personne. Les policiers tirent sur des images comme en témoigne le communiqué de l’AFP :


Un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui occupait, avec d’autres personnes, un squat évacué mercredi à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a perdu un œil après un affrontement avec la police, a-t-on appris de sources concordantes vendredi.

Le jeune homme, Joachim Gatti, faisait partie d’un groupe d’une quinzaine de squatters qui avaient été expulsés mercredi matin des locaux d’une ancienne clinique. Ils avaient tenté de réinvestir les lieux un peu plus tard dans la soirée mais s’étaient heurtés aux forces de l’ordre.

Les squatters avaient alors tiré des projectiles sur les policiers, qui avaient riposté en faisant usage de flashball, selon la préfecture, qui avait ordonné l’évacuation.

Trois personnes avaient été arrêtées et un jeune homme avait été blessé à l’œil puis transporté dans un hôpital à Paris, selon la mairie, qui n’avait toutefois pas donné de précision sur l’état de gravité de la blessure."

Nous avons bien eu connaissance qu’un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’œil et le tir de flashball", a déclaré vendredi la préfecture à l’AFP.


D’abord, la police tire sur l’image d’un jeune de 20 ans qui essaye de reprendre son squat. Et pour la police et les médias, cela vaut pour absolution, et c’est le premier scandale.


Quant à Joachim, faut-il rétablir la vérité sur l’identité de Joachim Gatti ne serait-ce que pour révéler la manipulation des identités à laquelle se livre la police pour justifier ses actes , comme s’il y avait un public ciblé sur lequel on pouvait tirer légitimement ?


Joachim n’a pas 20 ans mais 34 ans.

Il n’habitait pas au squat, mais il participait activement aux nombreuses activités de la clinique.

Il est cameraman.

Il fabrique des expositions et réalise des films.

Le premier film qu’il a réalisé s’appelle « Magume ». Il l’a réalisé dans un séminaire au Burundi sur la question du génocide. Aujourd’hui, il participe à la réalisation d’ un projet dans deux foyers Emmaüs dans un cadre collectif.


On devrait pouvoir réécrire le faux produit par l’AFP en leur réclamant de le publier. Il serait écrit simplement — mais au moins ceci — :


Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans a reçu une balle de flashball en plein visage alors qu’il manifestait pour soutenir des squatteurs expulsés. Il a perdu un œil du fait de la brutalité policière.


Stéphane Gatti *

http://la-parole-errante.org/index.php?cat=LPE-PRESENTATION

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 21:25
Toujours à propos de l'évacuation du squat La Clinique à Montreuil (lire ici et ), le nouveau communiqué de la Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de France.




cip-idf
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La préfecture s’exprime, la Presse imprime.


« Un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’oeil et le tir de flashball » (sic)

Une fois de plus, c’est la version policière qui sert à nier les brutalités commises par la police elle-même. Il est inadmissible que la presse ne prenne pas en compte la parole des premiers concernés : ceux qui subissent l’ultra-violence policière.

Ainsi sur le site du Monde, repris par Libération et tiré de l’AFP on peut lire : «Un jeune squatteur perd un œil après un affrontement avec la police. »

De quel affrontement parle-t-on ? Voici le témoignage d’un participant à la déambulation de mercredi soir :

«Les manifestants arrivent devant la Clinique, lieu dont ils ont été expulsés le matin.

A l’arrivée de la police, les manifestants décident de partir, lançant de vive voix : « on s’casse ! ».

Des policiers se sont alors précipités sur un participant, le jetant à terre.

Tandis que quelques uns d’entre nous se retournaient vers le camarade au sol, d’autres policiers, situés à quelques mètres seulement, ont tiré un nombre très important de coups de flashball, immédiatement et sans sommation. Cinq manifestants ont été touchés par ces salves — tous au dessus du torse. Un premier au front, un second à la clavicule, un troisième à l’épaule, un quatrième à la main alors qu’il se protégeait la tête, le dernier en plein visage. Il s’écroule ensanglanté ; des camarades l’aident à se relever, puis il est emmené dans un bar où les pompiers viennent le chercher.

Nous avons appris vendredi matin que malgré une opération d’urgence, ce tir lui a coûté l’œil droit. »

Trois interpellations ont eu lieu, dans le but habituel de justifier les violences policières. Deux des interpellés ont été relâchés au bout de 45 heures avec une convocation au tribunal le 7 octobre pour destruction d’un distributeur de billets et refus d’empreintes génétique, le 3e est encore en garde à vue. Il sera déféré dans la nuit et passera demain en comparution immédiate à Bobigny.

Nous demandons l’abandon des poursuites contre ces personnes (et la libération de celle qui se trouve encore emprisonnée sans raison).

Nous rappelons que des communiqués ont été envoyés dès jeudi 9 juillet par les expulsés de Montreuil eux-mêmes (http://laclinique.over-blog.net) et la CIP-IDF (http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4556)

Nous continuons à recueillir les témoignages sur la violence banale de la Police ce 8 juillet au soir à Montreuil. Déjà, récemment, la commission nationale de déontologie de la sécurité a pointé une intervention abusive de la police de Montreuil sur des manifestants le 4 juin 2008 devant le commissariat. (http://www.cnds.fr/rapports/ra_pdf/Bilan_activite_2008.pdf)

Jamais nous n’accepterons la répression policière qui pour terroriser les opposants et dissuader toute insoumission, tire et vise ostensiblement la tête. Désarmons la police !

Coordination des intermittents et Précaires d'Ile de France
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cip-idf est la liste de débat de la Coordination des Intermittents et Précaires d'ile de france.
http://www.cip-idf.org
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 12:42


http://www.mediapart.fr/files/Edwy%20Plenel/Image%2011_2.png

Loi de programmation militaire : Comment faire taire les militants
 (Politis du 11 juin)

 
La ministre de l'Intérieur, sur suggestion de l'Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d'octobre 2008. Il s'agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s'il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure.

Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l'État ».

Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu'il s'agisse d'usines manipulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques.

Ce texte aurait aussi comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France.
 
Dans l'exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe: « Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale.

Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l'Environnement, des Transports, de l'Énergie et de l'Industrie sont codifiées. »
 
Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l'environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes.

De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d'une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d'autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d'instruction. S'ils existent encore.

Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés: ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements « déviants ».
 
II deviendrait donc plus difficile d'exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l'automne par une circulaire ou un décret - ce n'est pas encore décidé - qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l'État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes.

Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d'enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.
 
Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l'écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l'instant, il est encore, au moins, possible de l'écriresans encourir le risque d'être poursuivi... pour outrage au gouvernement.
 
Claude-Marie Vadrot
 
http://www.politis.fr/article7307.html
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 18:27


http://fastrasbg.lautre.net/local/cache-vignettes/L363xH378/Programme_du_centre_de_convergeance_Anti-OTAN-c9907.jpg

Par roland
_ lundi 18 mai 2009

Ce matin comparaissait libre une manifestante anti-otan qui était accusée par un agent de la BAC de s’être saisi d’un bâton lors de la manifestation du jeudi 2 avril qui avait fini par une partie de chasse dans la forêt du Neuhof.
Elle a été relaxée.

 De toute évidence, ce que l’agent avait surtout retenu contre la manifestante était qu’elle n’avait pas gardé sa langue dans sa poche, se révoltant contre le ratissage qu’elle avait subi, l’arrestation, sa fouille complète, son fichage etc.

 L’accusation de l’avoir vue avec un bâton arrivant plus tard dans la procédure ainsi que les innombrables irrégularités et bâclages dont l’ensemble de la procédure fait état montre une fois de plus l’arbitraire des personnes qui sont trainés devant les tribunaux suites aux manifestations contre le sommet de l’OTAN. Ce matin une lampiste a échappé au filet.

Mais elle n’est pas l’arbre qui cache la forêt : 7 personnes sont encore emprisonnés.
La manifestante va demander par courrier au parquet d’ordonner la destruction des éléments de son fichage effectués pendant son interpellation destinés au fichier STIC.

 Il y a eu au moins 300 arrestations ce jeudi là, dans la forêt du Neuhof. La Légal Team fait un appel à toutes les personnes qui ont subi ce fichage sans qu’aucune poursuite judiciaire n’ait été engagée contre elle d’adresser un courrier au parquet, transmis à la Légal Team qui à l’aide des avocates déposeront une demande collective afin qu’ils et elles soient effacées de ce fichier.


Contacts de la Légal Team AntiRepression Strasbourg :

legalteam-strasbourg@effraie.org

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