Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"



C'est par là : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

****
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

****
Agenda des luttes

 En ligne ici : klik !

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 10:21

Le 7 octobre 2016

Quatre mois après que Romain D., 29 ans, a été grièvement blessé par le jet d’une grenade de désencerclement en marge d’une manifestation contre la loi travail à Paris, le 26 mai, les premiers éléments d’enquête, que Le Monde a consultés, font apparaître de fortes contradictions entre le récit des policiers et l’exploitation des vidéos filmées par des témoins.

Les forces de l’ordre décrivent une situation d’« émeute » alors que les images dont dispose l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) montrent, au contraire, dans le moment qui précède le jet de grenade, une foule en recul et aucun jet de projectiles.

Ce jour-là, alors que le cortège d’opposants à la loi travail doit se disperser place de la Nation, des manifestants tentent de gagner le boulevard périphérique, par le cours de Vincennes. Un jeune, soupçonné de jets de projectiles, est interpellé. Quatre policiers d’une compagnie d’intervention l’emmènent dans une rue adjacente.

Usage d’une grenade à main de désencerclement

Une foule se regroupe alors pour exiger sa libération, poussant les policiers à se réfugier derrière les grilles d’une résidence et à appeler des renforts. Ce sont ces renforts qui ont fait usage d’une grenade à main de désencerclement (GMD), sans sommation. L’un des éléments a atteint Romain D., un comédien qui filmait la scène avec sa caméra GoPro, occasionnant une fracture de la tempe et un enfoncement de la boîte crânienne.

D’après les règles en vigueur, l’emploi sans sommation de la GMD, qui projette de façon aléatoire dix-huit galets de caoutchouc et un bouchon allumeur, peut servir à la dispersion d’un attroupement « en cas de violences ou de voies de fait exercées contre des forces de l’ordre » ou si celles-ci « ne peuvent défendre autrement le terrain qu’elles occupent ».

L’auteur du lancer, le brigadier-chef Nicolas L., fait valoir qu’il avait été appelé en renfort par un collègue : « Il me demandait de faire très vite car il avait reçu un projectile et il était blessé. » L’agent Benoît J. confirme : « Je lui ai dit qu’on était pris à partie, qu’on était acculés par les manifestants et qu’on subissait de fortes violences. » D’après ce policier, les manifestants criaient notamment : « On va vous tuer, bande de sales flics ! » Il ajoute que le jet de grenade l’a « bien aidé » : « Sans l’intervention de mon collègue, l’intégrité de mes collègues et moi-même aurait été compromise (…), je ne sais pas si je serais en mesure de vous expliquer tout cela. »

« Aucun mouvement hostile »

Un gardien de la paix, Hakim D., corrobore : « Ils étaient deux cents en face de nous et si l’un d’eux parvenait à franchir la grille [de la cour d’immeuble], on était foutus. » Il évoque des jets de « bouteilles vides et des pétards ».

Intrigué par cette description, l’enquêteur de l’IGPN interroge : « Lors du visionnage des séquences vidéos (…), l’hostilité de la foule (…) n’est pas flagrante. Comment l’expliquez-vous ?

– Les vidéos ne sont pas révélatrices de l’ambiance et de l’hostilité », estime le policier.

En effet, sur ces images, l’IGPN dénombre « un peu moins d’une centaine de personnes » et « aucun mouvement hostile ». Elle n’entend que des huées et des « Libérez nos camarades ! » Une personne semble jeter une bouteille en direction des policiers mais « sans les toucher » car elle « finit sa course dans les arbustes ». Une autre essaye bien d’ouvrir l’un des portails de la résidence, mais en « tentant de trouver le bouton d’ouverture ».

Globalement, décrit l’IGPN, « les manifestants ne s’approchent pas de la cour et restent à distance ». Lorsque les renforts arrivent, ils « s’éloignent des grilles » sans qu’il n’y ait « aucun jet de projectiles ».

« Plus aucune grenade lacrymogène »

Ces observations contredisent largement les policiers et notamment l’auteur du lancer, Nicolas L. Dans un rapport transmis à sa hiérarchie, celui-ci assure que les manifestants jettent « énormément de projectiles et ont tenté de [les] coincer contre la grille de la résidence ». Lors de son audition, l’IGPN lui fait remarquer cette distorsion et demande : « Estimez-vous qu’il existait (…) une menace imminente ? » Lui maintient, ajoute que même le jeune interpellé se trouvait « complètement recroquevillé et paniqué » à son arrivée, alors qu’une vidéo le montre riant.

L’audition du brigadier éclaire toutefois sa démarche. Celui-ci explique ainsi avoir dégoupillé la grenade avant d’arriver sur place, à l’angle de la rue. Il assure avoir fait le choix de cette arme car il n’avait alors « plus aucune grenade lacrymogène ».

C’est la première fois qu’il employait une GMD, à laquelle il avait été formé une seule journée, huit mois auparavant. Lors de cette instruction, « on nous a parlé d’une arme non létale, de galets qui montent jusque maximum la hauteur de la taille », explique le brigadier-chef à l’IGPN. Dans une note jointe à l’enquête, un responsable balistique au sein de la police confirme que jamais « aucune évaluation pour des tirs en zone crânio-faciale n’a été effectuée ».

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/10/07/loi-travail-l-enquete-sur-un-blesse-par-les-forces-de-l-ordre-revele-les-contradictions-policieres_5009625_1653578.html

Repost 0
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 10:03

 Communiqué

Nous avons créé avec vous des comités de soutien, nous nous sommes rendus à plus de 30 collectifs, nous avons parcouru la France et à chaque fois nous avons pu constater une totale implication des comités pour développer les initiatives pour exiger la relaxe des 8 Goodyear.

Nos 8 camarades seront jugés en appel à Amiens les 19 et 20 octobre 2016. Il nous reste donc 6 semaines pour préparer une mobilisation sans précédent afin de réclamer le retrait des poursuites et la relaxe des 8 Goodyear, condamnés en première instance à 24 mois de prison, dont 9 fermes !

Dans cette dynamique nous proposons à tous les comités de soutien d'organiser une projection/débat du film « Liquidation » sur la fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens (pour obtenir le DVD du film Liquidation en vue d'une projection comité de soutien envoyer un mail à contact@images-contemporaines.com en indiquant une adresse postale d'envoi).

Cette réunion permettrait aussi à tous ceux qui le souhaitent de s'inscrire pour :

- Des initiatives de distributions et de collages du matériel commun (une affiche commune et des flyers sont en préparation),
- Un départ collectif le jour du procès vers la Cour d'Amiens.

Afin de faciliter le partage des informations sur la mobilisation en vue des 19 et 20 octobre 2016 nous avons décidé de généraliser l'utilisation de la page Facebook de Mickael WAMEN via une page dédiée à la Mobilisation des 19 et 20 octobre 2016.

Vous pourrez y poster les comptes rendus des réunions et des initiatives, les informations pratiques concernant les déplacements à Amiens …

Dans un contexte où la volonté du gouvernement de criminaliser les luttes et l'action syndicale est encore plus forte qu'avant l'été (arrestation des camarades du Havre, poursuite des salariés d'Air France...), notre capacité à mobiliser en vue du procès en Appel des Goodyear est un enjeu crucial.

Non seulement parce que c'est la première fois depuis un demi-siècle que des salariés qui se sont battus pour garder leurs emplois écopent d'une lourde peine de prison ferme, mais aussi parce nous savons tous qu'Hollande et Valls veulent faire des Goodyear un exemple pour intimider tous ceux qui luttent.

Apportons-leur une réponse à la hauteur de leur attaque contre les libertés. Les 19 et 20 octobre 2016, soyons des centaines de milliers à pour exiger le retrait des poursuites et la relaxe des huit de Goodyear.

Nous vous informons aussi que nous lançons à cette occasion la nuit 19 et 20 octobre 2016 « RELAXE DEBOUT ».

Les 19 et 20 octobre 2016, faisons TOUS ENSEMBLE d'Amiens la capitale de la lutte !

La CGT Goodyear

comitedesoutienauxgoodyears@gmail.com

TOUS À AMIENS les 19 et 20 octobre 2016

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/49140

Source :
http://www.communcommune.com/2016/08/les-19-et-20-octobre-2016-tous-a-amiens-exigeons-la-relaxe-pour-les-8-goodyear.html

Source :
http://www.communcommune.com/2016/07/l-activite-des-comites-de-soutien-aux-goodyear-comptes-rendus-des-reunions-et-dates-des-prochaines-assemblees.html

***
Soutien aux 8 de Goodyear

Comme vous le savez, les 19 et 20 octobre, les 8 de GOODYEAR passent en jugement en appel car ils ont été condamné à 24 mois de prison dont 9 mois fermes et 5 ans de mise à l'épreuve pour avoir défendu l'emploi de 1173 de leurs camarades.

N'oublions pas que ce jugement est le premier jugement en appel et que la décision qui sera prise, sera un marqueur fort pour les futurs jugements des camarades qui ont eux aussi ont été victimes de répressions syndicales et militantes.

Il faudra donc être très nombreux pour stopper cette répression militante et syndicale, montrer que TOUS ENSEMBLE nous refusons de baisser la tête et que TOUS ENSEMBLE nous pouvons obtenir des victoires !

Source : message reçu le 21 septembre 23h
Les 19 et 20 octobre 2016 : tous à Amiens !
Exigeons la relaxe pour les 8 Goodyear !

A quelques semaines d'un jugement vital pour le monde du travail, nous vous relançons pour faire en sorte que nous soyons des dizaines de milliers à Amiens pour venir obtenir la relaxe des 8 de Goodyear !!!

Nous appelons la confédération CGT à faire de cet instant un appel à une mobilisation nationale, car cette attaque contre les 8 de Goodyear est la poursuite de la guerre lancée par le gouvernement au service du patronat ...

Les Goodyear, Air France , mais aussi des dizaines de militants, de jeunes, poursuivis pour avoir demander un monde plus juste et poursuivis comme des criminels...

La loi chômage, qui est la poursuite du rêve des actionnaires et du CAC40...

Il y a de quoi appeler à une mobilisation énorme les 19 et 20 octobre 2016 ...

Nous serons également présents à la fête de l'Humanité. Les tee-shirts "relaxe pour les 8 de Goodyear" seront en vente au stand info com' et également au stand tenu par Mourad Laffite qui vous proposera à la vente l'excellent film "Liquidation " qui retrace notre combat pendant plus de 7 années.

Et bien-sûr nous nous retrouverons toutes et tous dans la rue le 15 septembre pour obtenir le retrait de la loi travail.

La CGT Goodyear

Source :
http://www.communcommune.com/2016/08/les-19-et-20-octobre-2016-tous-a-amiens-exigeons-la-relaxe-pour-les-8-goodyear.htm
Source :
http://www.communcommune.com/2016/07/l-activite-des-comites-de-soutien-aux-goodyear-comptes-rendus-des-reunions-et-dates-des-prochaines-assemblees.html

***
Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales : relaxe et amnistie pour les militant-e-s CGT

Rassemblons-nous toutes et tous en France, mardi 27 septembre pour dire stop à la répression et à la criminalisation de l'action syndicale. Ce jour-là, seize salarié-e-s d'Air France sont convoqué-e-s au Tribunal de grande instance de Bobigny, et notre camarade de Rhône-Alpes sera auditionné à Grenoble.

Les attaques aux libertés syndicales qui peuvent aller jusqu'à la répression et la criminalisation de l'action syndicale sont parfois insidieuses et sont toutes inacceptables :

Les patron-ne-s ont beaucoup d'imagination sur les discriminations syndicales :

- Discrimination syndicale ;
- Entrave au libre exercice de l'activité syndicale ;
- Atteinte à la liberté d'expression ;
- Fermetures de bourses du travail ;
- Atteintes au droit de grève ;
- Sanctions disciplinaires déguisées ;
- Dénigrements publics des syndicats par le Medef et le gouvernement ;
- Autorisations de manifester en « liberté surveillée » dans le contexte d'État d'urgence ;
- Condamnation de militant-e-s en correctionnel.

Le grand patronat ne tolère pas les capacités d'organisation des syndicats. Il essaie d'enfermer l'activité syndicale dans un cadre institutionnel, d'accompagnement des réformes et de la casse des entreprises et du secteur public.

Cette répression syndicale remet en cause le syndicalisme de luttes et de propositions, le syndicalisme indépendant qui donne une place centrale à l'expression des salarié-e-s et à la construction des rapports de forces.

Notre liberté d'adhérer au syndicat de notre choix, tout comme le droit de grève sont des droits fondamentaux inscrits dans la constitution.

Nous devons quel que soient l'entreprise, le service, le territoire, défendre les libertés syndicales pied à pied, ne rien lâcher.

À Grenoble, A Bobigny devant le TGI et sur tout le territoire, mobilisons nos forces pour exiger le respect des libertés syndicales, l'arrêt des poursuites judiciaires pour toutes et tous les camarades incriminés injustement, une loi d'amnistie pour celles et ceux déjà condamnés, la mise à disposition de locaux syndicaux et de bourses de travail à titre gracieux dans les collectivités territoriales…

Cette action nationale pour la défense des libertés syndicales ne sera pas la dernière.

Le 19 octobre, jour du procès en appel des Goodyears, sera une nouvelle date de forte mobilisation sur tout le territoire.

Document au format PDF:
https://paris.demosphere.eu/files/docs/f-37637be67e-empty-filename.pdfhttps://paris.demosphere.eu/files/docs/f-37637be67e-empty-filename.pdf

Source :
http://www.cgt94.fr/spip.php?article1566 4

Repost 0
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 10:40

Il y a comme une bataille en cours entre le MEDEF et nous... Le problème va au delà de notre "petite histoire" qui débouche quand même sur un procès jeudi 8 décembre 2016 au matin, au tribunal de Paris.

Nous avons décidé de réagir avec nos moyens, le spectacle, la solidarité et l'intelligence collective.

Alors face à un accablant constat :
/"C'EST L'ETAT D'URGENCE, TOUT EST PERMIS. LE MEDEF GOUVERNE ET L'ETAT
RéPRIME"/

nous avons choisi d'inviter de nombreux amis artistes, militants, journalistes... à participer au Cabaret d'Urgence :
"POUR LA SéPARATION DU MEDEF ET DE L'ETAT, CONTRE LA RéPRESSION DES GENS DEBOUT."

DIMANCHE 16 OCTOBRE, DE 14H à 22H
Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie de Vincennes,
M°Chateau de Vincennes puis Bus 112 arrêt Cartoucherie
entrée libre avec caisses de soutien proposées à l'intérieur.
Pas de réservation. Renseignements sur www.cie-joliemome.org[1]
Petite restauration - tables de presse.

****
Le Gouvernement Passe En Force.
L'Etat D'urgence En Réponse Aux Luttes Sociales ?
Les Attaques Contre Les Manifestants Se Comptent Par Centaines.

Le Medef, envahi en juin par les intermittents du spectacle, a repris la fameuse méthode gouvernementale : frapper des militants puis les accuser de violence.

A quelques semaines du procès de Loïc et alors que les tribunaux sont encombrés de militants syndicaux et politiques, la Compagnie Jolie Môme crée et met en scène :

Cabaret d'urgence !
Pour la séparation du Medef et de l'Etat
Contre la répression des gens debout

SUR SCèNE POUR UN TOURBILLON D'INTERVENTIONS ARTISTIQUES ET POLITIQUES :

Compagnie Jolie Môme
Pierre Rimbert (Monde Diplomatique)
Compagnie Tamèrantong
François Ruffin (Fakir)
L'1consolable
Agathe Martin (Ex-PSA Aulnay)
Fredo des Ogres de Barback
Hervé Kempf (Reporterre)
La Parisienne Libérée
Sorya Hocini (Cip-Idf)
Serge Utgé Royo
Monique et Michel Pinçon-Charlot
Regis Vlachos
Xavier Mathieu (Ex-Continental)
Waltrudes
Jean-Claude Amara (Droits Devant !)
LaTwal
Renaud Lambert (Monde Diplomatique)
Les Fils de Teuhpu
Gérard Mordillat (Réalisateur- romancier)
La Rabia
Gaël Quirante (Sud Ptt92)
Collectif Zad Notre Dame des Landes de Saint-Denis
Mathieu Barbances
Denis Gravouil (Cgt-Spectacle)
Agnès Bihl
Jean Baptiste Eyraud (DAL)
Boris Viande
Charles Hoareau (Cgt Marseille)
Thomas Pitiot
Def-Col
Sidi Wacho
Mickael Wamen (Good Year/)/
Serge Halimi (Monde Diplo)
Nina Bianchi (Cgt jeunes privés d'emploi)
Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)
Eric Coquerel (Parti de Gauche)
Denis Vemcleef (Front de Gauche)
Didier Paillard (PCF)
Olivier Besancenot (NPA)
Julien Bayou (Les Verts)

ÉVéNEMENT ORCHESTRé PAR LA COMPAGNIE JOLIE MôME
Théâtre de l’Épée de Bois – Cartoucherie – M°Château de Vincennes
Entrée libre - Pas de réservation.

ANCHE 16 OCTOBRE 14H-22H ENTRéE LIBRE RETRANSMISSION PéRISCOPE

Renseignements : http://cie-joliemome.org/  01 49 98 39 20

Liens :
------
[1] http://cie-joliemome.org/?p=2663

Le site
http://cie-joliemome.org/

Pour nous écrire
courrier@cie-joliemome.org

La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis

Repost 0
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 10:20

Le 2 octobre 2016

Contre la répression du mouvement social ! Amnistie pour l’ensemble des militant-e-s

Notre camarade Fouad Harjane (militant de la CNT 57) a été définitivement condamné, suite à l’incompréhensible décision de la cour de cassation de ne pas étudier sa requête, pour l’occupation des voies de la gare de Metz en 2006.

Cette action, initiée par la Coordination nationale des étudiants en lutte contre le projet de Contrat Première Embauche, et relayée à Metz par l’Assemblée générale de grève de l’Université, n’avait alors rien d’une action isolée : dans de nombreuses autres villes, les blocages économiques et les grèves se multipliaient.

Seul interpellé, après coup, lors d’une mobilisation d’environ un millier de personnes, Fouad Harjane est donc aujourd’hui condamné à verser à la SNCF près de 40 000 euros, au titre de dommages et intérêts.

Sa condamnation ne saurait être interprétée que comme une justice pour l’exemple.

NOUS EN APPELONS À LA CONTRIBUTION FINANCIÈRE ET À LA SOLIDARITÉ DE CLASSE !

En envoyant un chèque de soutien à l’ordre de la CNT (inscrire au dos « solidarité Fouad »), à l’adresse :
CNT-Trésorerie confédérale, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris

Voir le communiqué de la CNT ci-après.
http://www.cnt-f.org/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-39070.png?1471632830

Source :
http://www.cnt-f.org/appel-a-souscription.html

Fouad, militant condamné à verser 39.534 euros pour avoir bloqué une gare lors du CPE
http://www.streetpress.com/sujet/96672-fouad-militant-condamne-a-verser-39-534-euros-pour-avoir-bloque-une-gare-lors-du-cpe

Repost 0
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 18:42

Le 5 octobre 2016

Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, en vain, de forcer le blocus de ce territoire miné par la pauvreté et le chômage.

Le « bateau des femmes » n’aura pas réussi à forcer le blocus de la bande de Gaza. La marine israélienne a intercepté sans violence, mercredi 5 octobre, le Zaytouna Oliva, un voilier qui était parti de Barcelone, en Espagne, et qui se dirigeait vers l’enclave palestinienne, a indiqué un communiqué de l’armée.

« La marine israélienne a redirigé ce bateau pour éviter une violation du blocus maritime légal », a ajouté le texte en soulignant que les militaires avaient effectué une fouille du bateau qui s’est « déroulée sans incident ». Une quinzaine de femmes de diverses nationalités, dont le prix Nobel de la paix, la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, une médecin de Malaisie, Fauziah Hasan, et une ancienne colonelle de l’armée américaine, Ann Wright, se trouvaient à bord.

Stoppés à 35 milles au large des côtes de Gaza, le bateau et les passagères à son bord vont être dirigés vers le port d’Ashdod dans le sud d’Israël, a expliqué la radio publique israélienne. A Gaza, des militants s’apprêtaient à célébrer l’arrivée du bateau. Des scouts et des groupes de musique se préparaient à des festivités dans l’après-midi sur le port de l’enclave.

« Le contact a été perdu »

Une porte-parole du « bateau des femmes », Claude Léostic, jointe par téléphone, a, pour sa part, affirmé à l’Agence France-Presse que « le contact avait été perdu avec l’embarcation, il s’agit apparemment d’une coupure des communications ».

Soumise depuis 2006 à un rigoureux blocus israélien, l’enclave palestinienne est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas. Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, en vain, de forcer le blocus de ce territoire miné par la pauvreté et le chômage.

L’épisode le plus marquant reste celui de la flottille de 2010 quand un assaut israélien s’était soldé par la mort de dix militants turcs à bord du Mavi Marmara.

Source :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/05/gaza-la-marine-israelienne-intercepte-le-bateau-des-femmes_5008841_3218.html

****
Le 7 octobre 2016

Gaza. Les militantes du « bateau des femmes » expulsées d'Israël

La dernière des militantes du bateau intercepté par la marine israélienne alors qu'il projetait de rallier la bande de Gaza devait être expulsée ce vendredi après-midi.

"Toutes les occupantes du bateau ont quitté Israël sauf une femme, qui prendra l'avion pour Oslo cet après-midi", ont déclaré les autorités israéliennes. Il s'agit d'une étudiante norvégienne, Synnie Sofie Reksten, qui était la plus jeune des 13 femmes à bord du Zaytouna-Oliva, arraisonné mercredi soir à 35 milles nautiques des côtes de Gaza.

Les militantes, dont la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, prix Nobel de la paix, et la parlementaire algérienne Samira Douaifia, avaient embarqué en Europe pour tenter de rallier l'enclave palestinienne, soumise depuis dix ans à un sévère blocus terrestre, aérien et maritime par Israël. Après l'interception de leur embarcation, les militantes avaient été escortées jusqu'au port israélien d'Ashdod. Elles ont été placées en détention avant d'être expulsées.

L'armés israélienne n'a pas dit ce qu'il allait advenir du bateau qui se trouve toujours à Ashdod.

Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, sans succès, de forcer le blocus maritime de la bande de Gaza, territoire palestinien coincée entre l'Egypte, la Méditerranée et Israël et où le mouvement islamiste Hamas -ennemi d'Israël- est au pouvoir. En 2010, un assaut israélien sur une flottille s'était soldé par la mort de dix militants turcs à bord d'un navire, provoquant une grave crise entre Israël et la Turquie.

Source :
http://www.humanite.fr/gaza-les-militantes-du-bateau-des-femmes-expulsees-disrael-617396

Repost 0
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 17:20

Transmis le 6  octobre 2016

Communiqué du collectif El Cambuche de Toulouse

Ce dimanche 2 octobre 2016, un camarade à été arrêté à Toulouse lors d'une projection-débat organisée par le collectif El Cambuche. L'initiative s'inscrivait dans la semaine mondiale de solidarité avec les familles des 43 étudiants disparus d'Ayotzinapa au Mexique, deux ans après leur enlèvement.

La projection a eu lieu dans la cour intérieure d'une maison d'habitation collective, le Kapilo, située au centre ville de Toulouse. Le collectif des habitant-e-s a porté avec nous cette initiative. Nous étions une quarantaine de personnes réunies depuis la fin d'après-midi pour débattre ensemble et témoigner de notre solidarité avec la lutte des parents des disparus mexicains.

Ce qui s'est passé ensuite .

En plein milieu de la projection, peu avant 22 h, trois agents de la police municipale ont fait irruption dans les lieux invoquant un appel d'un riverain se plaignant de nuisances sonores.

Par respect du voisinage nous avions déjà baissé le son au cours de la projection. Nous l'avons à nouveau baissé sur le moment.

Après avoir signalé aux policiers que le volume avait été baissé, les habitants du lieu leur ont demandé de sortir, évoquant le caractère privé du lieu dans lequel ils s'étaient introduit.

A ce moment-là, le ton des agents est monté, mettant en question le droit des personnes et plus particulièrement celui des habitants à occuper les lieux.

Désormais, il n'était plus question de nuisances sonores.

Les agents municipaux se sont mis à exiger des habitants une preuve légale de leur droit à demeurer dans les lieux, cherchant également à intimider des personnes en particulier, en leur adressant des remarques provocatrices et menaçantes.

Ils ont par ailleurs appelé des renforts.

Il a été finalement obtenu que la police sorte du bâtiment et qu'un document relatif à la situation légale de l'occupation des lieux soit présenté au porche d'entrée.

Au moment de présenter le document, les agents ont tenté de l'arracher des mains de la personne qui le tenait.

Dans ce moment d’incompréhensible tension, les renforts de la police municipale arrivés devant l'immeuble ont fait usage de gaz lacrymogène contre toutes les personnes présentes dans l'entrée, de manière frontale et massive, plongeant la cour intérieure ainsi que tout le voisinage dans un insoutenable nuage de gaz.

Plusieurs personnes ont été attrapées et tirées vers l'extérieur de l'immeuble par les policiers. En l'espace de quelques secondes, la scène a débouché dehors sur l'interpellation par la force de notre camarade qui avait essayé avec d'autres de gérer cette situation absurde.

Il a été violemment plaqué au sol, frappé et embarqué au commissariat.

Il nous a été impossible d'obtenir la moindre nouvelle de lui jusqu'à mardi matin.

Les circonstances de sa garde-à-vue restent totalement obscures étant donné qu'aucune personne proche ni avocat n'a été contacté.

Mardi matin il a été présenté au juge dans le cadre d'une comparution immédiate en présence d'un avocat commis d'office.

Il a refusé de comparaître, souhaitant préparer sa défense.

Les chefs d'inculpation : outrage, rébellion et violence à personnes dépositaires de l'autorité publique.

A la surprise générale le juge a prononcé un mandat de dépôt à la maison d'arrêt de Seysses jusqu'à la date de son procès le 18 octobre, invoquant le risque qu'il "réitère" le délit reproché.

Notre camarade se trouve, à l'heure actuelle, en prison.

Le collectif El Cambuche, organisateur de la soirée, est un collectif de diffusion de documentaires engagés sur les luttes sociales et politiques d'Amérique latine.

Nous proposons régulièrement des projections dans différents lieux, avec un public très divers.

Nous étions réunis pour dénoncer les violences de l’État mexicain commis contre sa propre population et pour participer à un élan de solidarité avec les familles des disparus d'Ayotzinapa, partagée en cette période par de nombreuses organisations à travers le monde.

Nous exprimons notre totale indignation face à cette violation manifeste de notre droit à nous réunir dans un espace à caractère privé, là, où bon il nous semble, et dénonçons avec détermination l'intrusion de la police municipale dans notre soirée.

Nous dénonçons l'emploi de gaz lacrymogène contre les personnes réunis dans les lieux, l'emploi totalement inapproprié de la force et le déchaînement de violence policière dont nous avons été la cible ce soir là à Toulouse.

Nous sommes très inquiets de la continuelle dégradation de l'état de nos droits fondamentaux qui se constate actuellement en France.

Nous exigeons la libération immédiate de notre camarade et l'abandon de toutes les charges qui pèsent sur lui.

Nous demandons également à toutes les personnes qui étaient présentes de se manifester le plus rapidement possible auprès de notre collectif pour témoigner dans le cadre de la défense judiciaire de notre camarade de ce qu'ils ont vu ce dimanche soir.

Le collectif El Cambuche
http://elcambuche.jimdo.com/

contact : cambuche@riseup.net
contact téléphone : 06.52.65.72.21

Repost 0
8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 10:31

Depuis Désarmons le 17 septembre 2016

Lors de la mobilisation contre la Loi El Khomri du printemps 2016, l’Etat français a redoublé d’imagination et de violence pour contenir, voire anéantir la contestation.

Débutant avec l’évacuation musclée de la fac de Tolbiac le 17 mars 2016, la répression s’est intensifiée au cours des mois.

Les 28 avril et 1er mai, le gouvernement a voulu donner un signal fort aux contestataires, en évacuant violemment la place de la République dans la nuit lors de la tentative d’y installer un « chateau », puis en divisant et en attaquant le cortège du 1er mai à grand renfort de grenades de désencerclement, utilisée de manière offensive.

Des centaines de personnes ont été grièvement blessées lors des manifestations qui se sont déroulées chaque semaine entre le 9 mars et le 5 juillet.

Les street medics sont intervenus auprès de personnes souffrants de multiples fractures, hématomes, malaises digestifs et respiratoires, causés par les différents armes de la police.

Tel un leitmotiv, le ministère de l’intérieur oppose les blessés parmi les forces de l’ordre à ceux des manifestants, trahissant par là son indifférence et son cynisme, alors même que l’immense majorité des blessés de la police est concernée par des ITT de moins de 3 jours (ongles cassés, bleus, entorses).

Profitant de l’opportunité offerte par l’état d’urgence et les mesures anti-terroristes, le ministère de l’Intérieur ne s’est pas contenté d’envoyer des milliers de policiers mater la révolte en cours, mais a également eu massivement recours à des pratiques répressives auxquelles nous n’étions pas encore habitués : encagements, usage intensif de grenades de désencerclement, distribution au domicile d’arrêtés d’interdiction de séjour (« interdictions de manif« ) et inculpations pour tentatives d’homicide contre des manifestants, intervention par « bonds tactiques » des Compagnies d’Intervention en tenue civile, fouilles systématiques des manifestants…

Lire la suite :
http://desarmons.net/?p=4953

****
Laurent Theron, blessé à l’oeil le 15 septembre 2016 à Paris

Le jeudi 15 septembre 2016 vers 16h45, après l’arrivée de la manifestation contre la Loi Travail sur la place de la République, la police a fait à nouveau usage massif de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement (DBD / DMP) et de tirs de LBD 40.

Voir notre article détaillé sur les grenades de désencerclement.
http://desarmons.net/?p=3273

Laurent Théron, 46 ans, syndiqué à SUD-Santé et secrétaire médical au sein du pôle Hospitalisation à domicile de l’AP-HP de Créteil, a reçu un projectile au visage, occasionnant la perte définitive de la vue de son oeil droit.

Son oeil a pu être reconstitué, mais l’impact a provoqué de multiples fractures des os du visage. Il a été pris en charge à l’hôpital de l’Hotel-Dieu, avant d’être opéré à l’hôpital Cochin.

Au moment de l’impact, Laurent Théron marchait les mains dans les poches et s’apprêtait à quitter la place, alors que la police effectuait des charges à l’encontre des manifestants.

La nature de la blessure laisse penser à celles occasionnées habituellement par les grenades de désencerclement, ce qui semble être confirmé par le fait qu’une personne se trouvant à côté de Laurent Théron a été blessé aux jambes.

Cependant, les fractures des os du visages n’excluent pas le tir d’un projectile plus large telle qu’une balle de LBD 40.

Les secours ont mis près de 55 minutes à parvenir sur place, mais les street medics ont pu intervenir avant.

Voir cet article sur Paris-Luttes.info
http://paris-luttes.info/paris-un-manifestant-eborgne-par-6688

Voir le fil Twitter de David Perrotin, journaliste @BuzzFeed (ex @metronews et @Rue89), témoin des faits.
https://twitter.com/davidperrotin/status/776436973166788608/video/1

Repost 0
8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 10:26

Transmis par Libérons Les le 22 septembre 2016

[Ville de Mexico] Luis Fernando Sotelo condamné à 33 ans et 5 mois de prison. Que commence la tempête !

Ce mardi 20 Septembre, après 1 an et 9 mois de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné en première instance à 33 ans et 5 mois de prison et à une amende de 519 815,25 pesos (26 000€) pour les délit d’attaques aux voix de communication, d’attaques à la paix publique qualifiées et dommages qualifiés.

Cette sentence est le reflet de la politique de répression et de criminalisation de l’État mexicain, en commençant par celle du Chef du Gouvernement Miguel Ángel Mancera* qui prétend condamner notre compagnon sans aucune preuve en lui assignant une peine ridicule et démesurée.

Face à sa politique de terreur nous lui disons que nous n’avons pas peur, que ses sentences s’effondreront parce que nous avons la raison et l’organisation de notre côté.

Aujourd’hui nous réaffirmons et nous renforçons notre solidarité avec notre compagnon, qu’ils sachent qu’il n’est pas seul, nous marcherons et nous lutterons jusqu’à faire s’écrouler les murs de leurs prisons, nous lutterons inlassablement jusqu’à ce nous soyons tous et toutes libres !

Que notre rage ne fasse qu’une, que le vent souffle, que commence la tempête !

Campagne Luis Fernando Libre.

* Miguel Ángel Mancera est le chef du gouvernement de la ville de Mexico.

****
Luis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 20 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014.

Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations (d’une station de Tramway, d’un distributeur de titres de transport et de caméras de surveillance).

Après 1 an et 9 mois de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné en première instance à 33 ans et 5 mois de prison et à une amende de 519 815,25 pesos (26 000€).

Voir : Dernière Lettre envoyée par Fernando Sotelo depuis la prison préventive Sud de la ville de Mexico (lettre publique) sur :
https://liberonsles.wordpress.com/2016/09/20/mexico-fernando-sotelo-bientot-deux-ans-derriere-les-barreaux/#more-9888

Plus d'infos :
https://liberonsles.wordpress.com/luis-fernando-sotelo-zambrano/

Source : Croix Noire Anarchiste de Mexico
http://www.abajolosmuros.org/index.php/noticias-anticarcelarias/480-sentencian-a-33-anos-y-5-meses-a-luis-fernando-sotelo-que-inicie-la-tormenta

Repost 0
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 10:04

Transmis par Stop Répression

Nous sommes en train de travailler à l'impression de T-shirts dans le but d'aider à la défense des interpellé.e.s en garde à vue, de faire de la propagande anti-rep et aussi de faire une levée de fonds pour épauler les réprimé.e.s.pour les frais d'avocats, soutien aux familles...

Nous vous adressons donc ce mail pour solliciter auprès de votre organisation une participation financière qui nous permettrait de lancer l'impression.

Les T-shirts sont visibles ici :
http://www.documentsdartistes.org/artistes/berard/repro41.html

Vous pouvez envoyer vos chèques à l'ordre de FAU (au dos "impression T shirts coord anti-rep") à la librairie Michèle Firk 9 rue François
Debergue 93100 Montreuil

Ou directement à la réunion de la coord tous les mardis soirs 18h à la Bourse de République à Paris.

Ou sur notre cagnotte :
https://www.tilt.com/fr/tilts/soutien-aux-personnes-victimes-de-la-repression

Contre les violences policières, salutations anti-répressives,

Nathalie Astolfi et Alain Dervin pour la Coordination contre la répression et les violences policières

contact : stoprepression@riseup.net

Réunion tous les mardis à 18h à la Bourse du Travail de Paris
3 rue du Château d'eau
M° République.

Repost 0
6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:19

COMMUNIQUÉ SUR LA RÉPRESSION JUDICIAIRE À AMIENS

SUITE AU PROCÈS DU MARDI 27 SEPTEMBRE 2016

85 000 € de dommages et intérêts réclamés par la Mairie et la SNCF à 5 militants contre la loi travail.

On n’attendait pas grand-chose des juges... Ce mardi 27 septembre, ils ne nous ont pas déçu-e-s.

Rappel des faits :

Mardi 27 septembre à Amiens, cinq de nos camarades se retrouvaient au tribunal à cause de leur participation à la journée d’action intersyndicale du mardi 26 mai 2016 contre la loi travail. Ils avaient à répondre des chefs d’accusation suivants :

• entrave à la libre circulation des trains ;

• dégradation des voies ferrées ;

• entrave à la circulation sur la voie publique par des « moyens dangereux ».

C’est-à-dire ?

• Entrave à la libre-circulation des trains

Une cinquantaine de manifestant-e-s avaient occupé les voies une dizaine de minutes. Il faut croire que dans notre démocratie libérale, la manif, ça va, mais quand elle bloque ( si peu!) l’économie, c’est un crime.

• Dégradation des voies ferrées.

La police a choisi arbitrairement cinq personnes et se contente de montrer leur photo sur les voies pour que le juge considère que les voies ferrées ont été « dégradées ». Les manifestants ont dû souiller les rails par leur simple présence...

• Entrave à la circulation sur la voie publique par des « moyens dangereux ».

Les moyens dangereux, c'est un barrage de pneus enflammés sur une route goudronnée, pratique assez fréquente lors des mouvements sociaux. Le brasier était d’ailleurs si dangereux que les pompiers n’ont pas jugé utile d’intervenir alors qu’ils étaient présents.

Conséquences :

Les cinq mis en cause ont été condamnés à de la prison avec sursis, voire du ferme pour l’un d’entre eux – il faut dire qu’il était en possession, braves gens, non pas d’un, mais de DEUX briquets !

La France a raison d’avoir peur !

Au-delà de ce couperet, ils sont condamnés à rembourser solidairement 85 000 € à la SNCF, à la Mairie d’Amiens qui a perdu un feu tricolore, et au misérable patron de l’hôtel Carlton dont la clim’ a été un peu encrassée.

A chaque fois, le juge a accordé le maximum des dommages-intérêts par ces vulnérables institutions sans même avoir besoin d’une expertise. Il faut dire que la parole d’un patron a tout de même plus de poids que celle d’un manifestant.

Parmi les cinq mis en cause, on compte un chômeur, un lycéen au moment des fait, un cheminot...et c'est bien à eux qu'on demande de payer 85000 euros !

Nous rappelons que ces fait se sont déroulés lors d'une journée d'action intersyndicale contre la loi travail : une loi rejetée par la majorité de la population, et que le gouvernement a dû faire passer en force à l'assemblée en utilisant le 49-3 à trois reprises !

Chaque jour qui passe nous donne une raison supplémentaire de nous inquiéter de l’aggravation de la répression contre les mouvements sociaux.

Restons solidaires, ne laissons pas tomber nos camarades ! SUD éducation et Solidaires, membre du Comité de soutien interluttes d’Amiens appelle à les soutenir et à mettre tout en œuvre pour organiser cette solidarité.

Pour soutenir financièrement tous et toutes les camarades inculpé-e-s, envoyez vos chèques à l’ordre de Solidaires 80 avec mention au dos : pour le comité de soutien interluttes 80.

SUD éducation/Solidaires 80 : 3-5 rue Godris à Amiens 06 07 05 76 67

somme@sudeducation.org

Repost 0
6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:18

Le 29 septembre 2016

Le street-médic nantais risque un an de prison et 15.000 euros d’amendes.

Dans les manifs, Sébastien soigne les bobos des militants. En mars, le médic sera jugé pour avoir porté « un casque sur lequel figurent quatre croix rouges » un emblème protégé par… « la convention de Genève ». Rien que ça !

En manif, Sébastien la vingtaine, est médic. Avec ses compresses et ses pansements, il soigne les bobos des manifestants anti loi travail. C’est vrai, Sébastien n’est ni médecin, ni infirmier.

En habitué des cortèges, il connaît les petits trucs qui permettent de soulager une brûlure, une charge de CRS, ou une inhalation prolongée de gazs lacrymos.

Une activité qui pourrait bien l’envoyer en cabane.

En mars, ce jeune intérimaire comparaîtra devant le Tribunal Correctionnel de Nantes pour avoir participé à une manif interdite et utilisé l’emblème de la Croix Rouge, à Nantes le 9 juin 2016.

Sébastien risque un an d’emprisonnement, et 15.000 euros d’amendes pour quatre petites croix rouges qu’il a dessinées sur son casque.

Manif interdite

« A Nantes, pendant la loi travail, il y avait une manif chaque jeudi », détaille le jeune homme quand StreetPress lui passe un coup de fil. Mais ce 9 juin le préfet de Loire Atlantique en avait décidé autrement. Il craint des violences et décide d’interdire la manifestation. Plusieurs centaines de manifestants se rassemblent tout de même dans le centre-ville.
Lire ici :
http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-en-video-la-manif-interdite-contre-la-loi-travail-ce-jeudi-9-juin-09-06-2016-195117

Au milieu de la foule, Sébastien est assez reconnaissable. Il porte un casque siglé de plusieurs croix rouges et un gros sac à dos. Un foulard dissimule la moitié de son visage.

Après avoir été encerclé par les CRS pendant plus d’une heure, le jeune homme est interpellé comme 25 autres manifestants.

Quand il arrive au commissariat, les policiers lui expliquent qu’il a été arrêté pour « participation à une manifestation illégale, en camouflant son visage pour dissimuler son identité tout en étant armé ».

Dans son sac, pas de traces de barres de fer mais des compresses, du désinfectant, du Maalox, des pansements et des gants.

Les bleus finissent par se rendre compte de l’erreur de casting. Mais Sébastien n’est pas libéré pour autant.

Côté policier on semble chercher un chef d’accusation coûte que coûte : en 15 heures, le motif de sa garde à vue sera requalifié 3 fois.

La justice invoque la convention de Genève

Mi-septembre, Sébastien est à nouveau convoqué au commissariat.

Un brigadier lui remet une citation à comparaître.

Désormais, on lui reproche d’avoir utilisé un casque sur lequel figurent quatre croix rouges, « l’un des signes distinctif prévus par la convention de Genève ».

Un ensemble de textes qui régule les relations entre adversaires sur le champ de bataille, repris dans le droit français.

Bien loin de Nantes et de ses rues paisibles.

« Son cas traduit la volonté du parquet d’effrayer les médics » juge son avocat Maître Hurier : « Quand il s’agit de réprimer le mouvement social, le parquet de Nantes est toujours à la pointe de l’imagination. »

Il dénonce un détournement de l’esprit de loi :

« Ce texte vise à empêcher les belligérants d’un conflit d’utiliser l’emblème de la Croix Rouge pour tromper leur ennemi. Rien à voir avec quelqu’un qui aide les gens en manif’. »

La Croix Rouge

Du côté de la Croix Rouge, on ne voit pas vraiment d’un bon œil l’usage du logo (link is external) par les militants : « On fait attention à l’utilisation de notre emblème. Cela nous arrive de porter plainte pour une utilisation indue. »

L’ONG assure toutefois n’avoir déclenché aucune procédure contre Sébastien ou l’un de ses potes médics.

Source :
http://www.streetpress.com/sujet/1475147999-manifestant-proces-port-illegal-croix-rouge

Repost 0
5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 12:57

SUD Rail appelle :

Manifestation de soutien à Alain militant SUD SNCF
Stop à la répression !
Jeudi 6 octobre 2016 à 12h

21, rue d'Alsace
Métro Gare-de-l'Est ou Gare-du-Nord

Devant le tribunal patronal

Et à 13h devant la Gare de l'Est à 13h, pour exiger l'arrêt des sanctions et dire STOP à la répression syndicale !

***
Commuiqué

Stop à la répression !

A la SNCF - comme à la Poste, Air France et ailleurs - le pouvoir continue de déchainer une violente répression anti syndical.

A Lille c'est un militant de Sud Rail qui est visé par sa direction : pour avoir utilisé son droit constitutionnel à faire grève mais également pour avoir utilisé son droit constitutionnel qu'est la liberté d'expression, en répondant en tant que responsable syndical à des questions de journaliste.

Mais l'attaque de la direction de la SNCF contre Alain - étrangement seule personne visée dans un rassemblement réunissant plusieurs centaines de personne - vise à nouveau un représentant syndical.

Il s'agit ni plus ni moins que de terroriser les syndicalistes. D'essayer de les faire taire.

Suivant sans aucun doute les directives données par le gouvernement PS-MEDEF qui contre les décisions de l'inspection du travail fait licencier des délégués syndicaux à Air France et ailleurs, qui fait emprisonner des syndicalistes coupables de défendre l'emploi, et qui fait attaquer à la matraque, à la grenade et au canon les manifestants s'opposant à la Loi Travail.

Ainsi, ce gouvernement radicalisé veut terroriser les syndicalistes pour terroriser l'ensemble des travailleurs et imposer les lois de régressions sociales, la baisse des salaires, la privatisation des entreprises publiques commandités par l'Union Européenne du Capital.

Lire la suite :
https://paris.demosphere.eu/rv/50297

Repost 0
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 10:19

Le 29 septembre 2016

La politique d’accueil des migrants dans la capitale est illisible : d’un côté Anne Hidalgo s’efforce de faire de Paris une « ville refuge », de l’autre le préfet de police effectue des interpellations massives dans les rues pour disperser les campements de fortune. Les habitants leur venant en aide sont eux aussi visés par des mesures d’« intimidation ».

Paris ville refuge ? La question ne fait même pas sourire Suleyman. Ce Soudanais de 41 ans, arrivé en France il y a trois mois, vient de finir de se brosser les dents, penché au-dessus du point d’eau installé au début de l’avenue de Flandre dans le XIXe arrondissement.

Ce jeudi 29 septembre, à 8 heures du matin, au milieu de la circulation, il a les traits tirés. « J’ai bien dormi, merci », dit-il d’un ton las.

D’abord, il affirme être « reconnaissant » envers la France pour son accueil, puis se ravise. « C’est l’enfer, on dort sur les trottoirs », dit-il en montrant son frère en train de replier un rouleau de mousse. « Les policiers ne nous laissent pas en paix », poursuit-il.

La veille, au même endroit à la même heure, une opération de police a eu lieu : prévenus par un informateur, la plupart des 600 exilés vivant dans le quartier ont dormi ailleurs. « Seuls » vingt-deux d'entre eux ont été embarqués.

Vendredi 30 septembre, deux nouvelles interventions auraient concerné plusieurs personnes.

Alors qu’Anne Hidalgo, la maire de la ville, s’apprête à rencontrer le pape François au Vatican avec une trentaine de maires européens « solidaires » des réfugiés, la police française pourchasse, interpelle, voire envoie en rétention celles et ceux qui ont posé leurs bagages dans les rues de la capitale, en l’absence de lieu dédié pour les accueillir.

Plus précisément, les forces de l’ordre, sous la responsabilité du ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, ciblent les exilés qui, tout juste arrivés en France, n’ont pas encore obtenu l’attestation de demandeurs d’asile délivrée par… la préfecture.

Et pourquoi ne l’ont-ils pas entre les mains ?

Parce qu’ils doivent patienter dans des conditions indignes plusieurs jours d’affilée devant France terre d’asile (FTDA), l’association mandatée par l’État, pour décrocher une date pour ce rendez-vous en préfecture lors duquel leurs empreintes sont prises et l’attestation délivrée.

Cette procédure prenant au moins un mois, les policiers considèrent qu’en attendant, les réfugiés sont en situation irrégulière : ils en profitent pour les appréhender.

Ce rituel – les opérations de ce type se multiplient depuis l’été – se déroule à chaque fois dans le même périmètre : autour de la station de métro Jaurès dans le XIXe arrondissement.

Après avoir débarqué en Sicile, les personnes en quête de protection, qui ont toutes traversé la mer Méditerranée dans des conditions éprouvantes, arrivent via la gare de Lyon dans ce quartier du nord de Paris.

Elles ne se retrouvent pas là par hasard : elles recherchent la proximité des bureaux de FTDA pour garder leur place dans la file d’attente.

En ce moment, elles se regroupent par nationalité, comme l’explique Valérie Osouf, qui vient en aide depuis plusieurs mois aux migrants installés dans les parages : les Érythréens près de la Rotonde, les Éthiopiens sous le pont à Stalingrad, les Afghans, parmi lesquels beaucoup de familles, du côté Jaurès, et les Somaliens et les Soudanais avenue de Flandre.

Cette activiste, qui est pris la parole lors de la soirée que Mediapart a organisée au Théâtre de la Ville le 26 mai 2016, a recensé dix-sept « rafles » depuis le 31 juillet.

Face à cette situation qui se répète, plusieurs associations, parmi lesquelles le Gisti, la Cimade IDF, l’Assfam et le Secours catholique, ont récemment adressé un courrier au préfet de police de Paris (PP) lui reprochant ses pratiques.

« Nous demandons que l’ensemble des exilé·e·s qui cherchent une protection puisse enregistrer immédiatement leur demande d’asile et que les obligations de quitter le territoire prises à leur encontre soient abrogées. Nous demandons également l’arrêt immédiat des interpellations massives et des brutalités policières », indiquent-elles.

À la suite de ces contrôles d’identité conduits au faciès – ils concernent exclusivement les habitants des campements de fortune –, elles ont eu connaissance de 209 cas de mesures d’obligation de quitter le territoire (OQTF) depuis le 1er août, date à partir de laquelle le rythme des interventions policières s’est accéléré.

Que se passe-t-il dans les commissariats ?

Les exilés doivent prouver qu’ils ont entamé des démarches de demande d’asile en France pour être libérés. Sinon, ils risquent d’être envoyés dans des centres de rétention administrative (CRA) en vue de leur expulsion. Marie Lindemann est coordinatrice juridique de l’Assfam, l’association qui assure l’accès au droit des personnes retenues au CRA de Vincennes.

Elle observe qu’au cours des deux derniers mois entre 80 et 90 exilés ont ainsi été privés de liberté. Originaires de pays où sévit la guerre ou la répression, comme le Soudan, l’Érythrée, la Somalie ou l’Afghanistan, la plupart d’entre eux ne peuvent pas être renvoyés de force dans leur pays d’origine ; mais tous ou presque sont susceptibles d’être réadmis, selon la réglementation de Dublin, dans le premier pays de l’Union européenne dans lequel ils ont été identifiés, comme l’Italie, la Bulgarie ou la Hongrie.

« Le plus souvent, nous parvenons à faire sauter les demandes de réadmission pour des raisons de non-respect de la procédure, par exemple l’absence d’information sur les droits ou encore l’absence de notification dans une langue comprise par la personne. Les cas de retours effectifs sont rares », observe-t-elle. Sept personnes n’ont toutefois pas pu y échapper.

Pourquoi un tel déploiement de moyens policiers pour un résultat proche de zéro ?

Valérie Osouf a noté le 28 septembre la présence d’une centaine de CRS et d’une vingtaine de policiers de la Bac, accompagnés d’une dizaine de camionnettes et d’au moins trois cars, le tout pour contrôler une vingtaine de personnes.

Concernant les effets de cette politique, elle évoque le cas de réfugiés aussitôt revenus en France après avoir été réadmis en Italie. La police ne peut l’ignorer : il semblerait d’ailleurs que l’administration française renonce à des réadmissions vers ce pays.

Mais qu’en contrepartie, elle retienne le plus longtemps possible, soit 45 jours, les personnes en rétention, avant de les libérer. « Cela ressemble à ce qui s’est passé pour Calais : les policiers savent évidemment que les exilés ne sont pas expulsables, mais ils les embarquent quand même pour faire place nette », affirme Marie Lindemann.

Sachant qu’ils ne disposent pas des 50 à 70 places par jour nécessaires pour accueillir les nouveaux arrivants, les services de l’État paraissent avoir opté pour la stratégie de la dispersion. En vain pour l’instant puisque les campements finissent toujours par se reformer.

Comme l’explique un groupe de réfugiés afghans discutant ce jeudi sous le pont aérien, la peur les gagne, même s’ils en ont vu d’autres.

« On est ballottés d’un endroit à l’autre, comme des bêtes ; on hésitait déjà à demander l’asile en France, les autorités font tout pour nous en dégoûter », affirme Amin, qui présente sa famille, qui vit depuis dix jours sur ce terre-plein à l’abri d’une tente.

Force est de constater que rien n’est fait pour les rassurer. Lors des évacuations de campements, il est difficile, voire impossible, de distinguer les opérations de « mise à l’abri », organisées par la préfecture d’Île-de-France avec le concours de la mairie de Paris (plus de 16 000 « offres » d'hébergement auraient été proposées depuis un an et demi), des opérations strictement policières.

Ce n’est pourtant pas la même chose : dans un cas, les personnes sont orientées vers des centres d’hébergement dans des bus habituellement réservés aux touristes, dans l’autre elles sont emmenées vers des commissariats dans de sommaires cars de la police nationale. La confusion est d’autant plus inévitable que les deux types d’intervention sont parfois liés.

« J’ai vu un jeune homme militant à terre (...). J’ai cru qu’ils l’avaient tué »

Il existe néanmoins quelques indices : les interpellations systématiques ainsi que les évacuations brutales (comme celle du lycée désaffecté Jean-Jaurès en mai 2016) ne sont relayées ni par la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, ni par la mairie de Paris, et sont fréquemment le théâtre de violences, contre les réfugiés mais aussi leurs soutiens.

Cet été, la tension est montée à partir du dimanche 31 juillet : ce soir-là, les activistes présents sur place ont répertorié 15 blessés parmi les exilés dont cinq à l’hôpital et un mineur de 17 ans au taser ; un interprète a été traîné sur quinze mètres en présence de témoins alors qu’il était en train de traduire à un pompier les propos d’un blessé.

Les jours qui ont suivi, vers 13 heures, au moment de la distribution du repas, des contrôles ont eu lieu tous azimuts, les personnes étant évacuées « à coups de matraques et de gaz lacrymogène », selon un communiqué signé par l’ensemble des groupes venant en aide aux réfugiés – #‎welcomerefugees, Soutien aux exilés de GdE et Stalingrad, Comité de soutien des Migrants de la Chapelle, Collectif La Chapelle Debout et Collectif parisien de soutien aux exilé.e.s (CPSE).

Le 2 août, pas moins de 251 personnes, parmi lesquelles des familles et des mineurs isolés, ont été conduites au commissariat : trente OQTF ont alors été délivrées, selon leur recensement.

« Les conditions étaient inhumaines, se rappelle Valérie Osouf. Ils sont restés neuf heures dans l’antenne de police de la rue de l’Évangile [dans le XVIIIe arrondissement – ndlr] sans pouvoir boire d’eau ; une femme n’a pas pu nourrir son bébé. »

Quelques jours plus tard, le 7 août, deux membres de collectifs, l’un de La Chapelle Debout, l’autre du CPSE, ont passé neuf heures en garde à vue dans un commissariat du XXe arrondissement, d’où ils sont ressortis avec une convocation en justice pour le 9 novembre, pour « organisation d’une manifestation illicite », délit pour lequel ils encourent six mois de prison et 7 500 euros d’amende.

Exaspérés d’être quotidiennement harcelés, le 12 août, les réfugiés commencent à bloquer le carrefour autour du métro Jaurès.

Violette Baranda, élue du XIXe arrondissement, du Front démocrate (créé par Jean-Luc Bennahmias), est de permanence et décide de venir vérifier si les personnes vivant à la rue ont de quoi se désaltérer.

« Les CRS étaient énervés, ils m’ont dit de me pousser, c’était impressionnant ; ils tapaient avec leurs matraques sur leurs boucliers pour refermer la nasse », raconte cette femme de 66 ans, dont les parents, espagnols, étaient réfugiés.

« J’ai vu un jeune homme militant à terre, la joue plaquée contre le sol, l’œil hagard. J’ai cru qu’ils l’avaient tué », se souvient-elle.

« Ils s’en prenaient à tout le monde, y compris aux familles, ils leur faisaient peur, ils tapaient avec leurs pieds dans les matelas », ajoute cette élue, qui, quelques jours plus tard, trouve dans sa boîte aux lettres une convocation pour « participation délictueuse à une manifestation non autorisée ».

« Délictueuse suppose que j’étais armée », note-t-elle alors, stupéfaite. Après plusieurs reports, elle se rend au commissariat le 23 septembre.

« Leur objectif était de m’intimider, de la même manière qu’ils cherchent à intimider les réfugiés », observe l’élue.

Membre de La Chapelle Debout, Houssam El Assimi, également intervenu lors de la soirée de Mediapart au Théâtre de la Ville, n’a, lui, raté aucune des opérations policières.

Avec celle du 28 septembre, il évalue à 2 600 le nombre total d’arrestations et à 350 le nombre d’OQTF. Dernière nouveauté : une ligne téléphonique « anti-rafles » a été mise en place, avec 200 personnes mobilisables, indique-t-il.

« Nous suivons les exilés pour ne pas perdre leur trace lorsqu’ils sont emmenés au commissariat et nous les aidons à rédiger les recours avec des interprètes capables de traduire dans leur langue », ajoute-t-il.

En réaction à cette gestion policière, deux associations pourtant en contrat avec respectivement l’État et la mairie, FTDA et Emmaüs Solidarité, ont annoncé, le 22 août, la suspension de leurs maraudes.

Selon ces structures, les « ambiguïtés des politiques publiques quant à l'accueil des migrants dans ces rues » ne leur permettaient plus de mener à bien leur mission.

« On ne peut pas donner des informations sur l'asile à une personne et, une heure après, la voir embarquée par la police », a déclaré à l'AFP Pierre Henry (FTDA), dénonçant une « logique de dissuasion ».

Compte tenu de l’image accueillante qu’elle souhaite donner de la capitale, Anne Hidalgo n’apprécie pas ces démonstrations récurrentes de la force publique.

À chaque occasion, elle s’en démarque en rappelant qu’en tant que maire de Paris (à la différence des autres municipalités), elle n’a aucune responsabilité en la matière.

Et met l’accent sur les deux camps « humanitaires » (l’un à Paris à la Porte de La Chapelle pour les hommes, l’autre à Ivry-sur-Seine pour les femmes et les familles) censés ouvrir prochainement leurs portes.

Mais elle ne peut se désolidariser totalement de l’État dans la mesure où ces lieux d’accueil transitoire, prévus pour héberger moins d’un millier de personnes, ne peuvent fonctionner qu’à la condition que les pouvoirs publics libèrent ensuite les places nécessaires en centres d’hébergement des demandeurs d’asile.

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/france/290916/paris-les-operations-policieres-contre-les-refugies-se-multiplient

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

Guides juridiques - C.L.A.P33
Porter plainte contre la police
Garde A Vue, manifs - Conseils

*****
Violences Policières

France - Quatre rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !
Bastamag :  klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Retrouvez toutes nos vidéos

klik là !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil