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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 10:40

Transmis par S. le 27 août 2016

Emmaüs contre la solidarité : procès en appel le 3 octobre

Ces derniers jours plusieurs personnes ont été convoqué-es ou ont reçu des convocations au commissariat à la suite de manifestations de solidarité avec les migrants. Depuis le début de la lutte des migrants, en juin 2015, l’État cherche à invisibiliser et disperser les migrant-es tout en réprimant la solidarité.

De nombreuses personnes solidaires en ont fait les frais que ce soit à la frontière italienne, à Calais ou à Paris.

Au cours de l’été 2015, à Paris, après de nombreuses évacuations de campement, de plus en plus de migrant-es se retrouvent dans des centres d’hébergement gérés par des associations humanitaires, Emmaüs, Aurore…

Très vite, les migrant-es se voient confrontés à de nombreux problèmes : absence de suivi de leur demande d’asile, de nourriture, de transport, interdiction des visites et parfois, personnel raciste et méprisant.

Dans ces centres, les personnes sont totalement dépossédées de leur vie et privées de toute autonomie.

En août de l’année dernière, des migrant-es hébergé-es dans un centre Emmaüs de la rue Pernety décident de commencer une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de vie : ils et elles se sentent totalement isolées et oublié-es, leurs démarches n’avancent pas, la nourriture est périmée, les lave-linge en panne, pas de kit d’hygiène…

Bien loin des promesses qui leur avaient été faites lors de leur expulsion de la Halle Pajol (18e arrondissement).

Le lendemain, ils et elles prennent contact avec des personnes solidaires rencontrées sur un campement et leur demandent de se rendre sur place.

Les migrant-es font savoir au personnel qu’ils et elles souhaitent rencontrer les personnes qui leur ont fait les belles promesses pour qu’elles comparent avec la réalité. Un sit-in se met en place dans le Hall d’entrée du centre. Les employé-es d’Emmaüs appellent leur hiérarchie.

La police arrive rapidement sur les lieux, l’association humanitaire ayant crié à la séquestration.

Les trois personnes solidaires et un migrant-traducteur sont embarqué-es, placé-es en garde-à-vue pendant 48 h puis transféré-es au dépôt avant d’être libéré-es sous contrôle judiciaire en attente d’un procès.

En octobre 2015, ils et elles écoperont de 4 mois de prison avec sursis plus des amendes pour les employé-es d’Emmaüs qui s’étaient porté-es parties civiles.

Les trois personnes solidaires et le migrant-traducteur ont fait en appel de cette décision. Le parquet et les employé-es d’Emmaüs également.

Le procès aura lieu le 3 octobre à 13h30 prochain au TGI de Paris.

Venez nombreux et nombreuses dans la salle d’audience pour les soutenir !

La solidarité est une arme !

Liberté de circulation et d’installation !

https://paris-luttes.info/migrants-en-greve-de-la-faim-suite-3678

https://paris-luttes.info/pour-emmaus-la-repression-est-plus-3691

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 10:01

Le 20 septembre 2016

Dimanche 11 septembre, le Collectif Lascrosses [1] ouvrait un bâtiment au 149 rue du Faubourg Bonnefoy pour héberger 75 personnes (dont 25 enfants) menacées de se retrouver à la rue. Récit.

Le bâtiment est occupé au rez-de-chaussée par des bureaux inutilisés servant de boîtes aux lettres à plusieurs entreprises.

Des voisinEs zéléEs s’empressent néanmoins de contacter la propriétaire pour la prévenir du péril qui la guette.

Celle-ci débarque et, très vite, la situation se corse.


Le bâtiment vide dans lequel le Collectif Lascrosses avait élu domicile.

CertainEs habitantEs de la résidence cossue dans laquelle se trouve le bâtiment sont extrêmement remontéEs, visiblement plus sensibles à la fable de la-travailleuse-qui-ne-peut-plus-travailler qu’au sort des 75 personnes à la rue.

Leurs arguments sont atterrants. Florilège :
- Je risque de les entendre quand j’ouvrirai mes fenêtres !
- Comment ils vont faire pour manger ? Ils vont faire des allées-retours permanents !
- Ils vont chier partout !
- Qui nous dit que ce ne sont pas des terroristes ?
- Me faites pas le coup de la solidarité, je donne à des associations.
- Moi déjà je vois des femmes voilées, donc on n’est pas de la même culture, comment voulez-vous qu’on cohabite ?
- Ils écoutent de la musique musulmane.

Heureusement, quelques voisinEs solidaires viennent apporter leur soutien.

La police finit par intervenir. Elle recueille les différents témoignages et ramène le calme.

Mardi matin, les flics reviennent pour prendre en photo le cadenas installé par le Collectif Lascrosses. Ils ne répondent pas aux questions. Ça sent mauvais, les personnes en situation irrégulière quittent peu à peu le bâtiment.

En milieu d’après-midi, le quartier est bouclé. Un déploiement policier digne d’une opération anti-terroriste se met en place. La rue du Faubourg, qui n’est autre que la très fréquentée route d’Albi, est carrément déviée.

Une bonne douzaine de véhicules sérigraphiées ainsi que plusieurs équipages de baqueux prennent place.

Attentat ? Alerte à la bombe ? Non, dix personnes dans un bâtiment vide.


La police a pris prétexte de dégradations imaginaires (qui ne sont étayées par aucune photo, aucune preuve) pour expulser sans passer par la case tribunal administratif.

Sur les dix personnes présentes lors de l’expulsion, sept sont interpelléEs et font 24 heures de garde à vue.

Parmi elleux, trois sont envoyéEs au Centre de Rétention Administratif à Cornebarrieu. Deux en sortent dans les jours qui suivent, mais un y est toujours détenu dans les conditions qu’on connait. Son recours sera jugé mercredi 21 au TGI. Courage à lui....

Les jours suivants, dans la résidence Vendôme où se sont déroulés les faits, on pouvait lire un mot à l’attention du voisinage :


***
NOTE
[1] Le Collectif Lascrosses a écrit le texte de présentation suivant :

"Nous sommes des gens en galère, des chômeurs, des femmes seules, des familles avec enfants, des travailleur-se-s pauvres, des étudiant-e-s précaires, des personnes âgées et des personnes de différentes régions du monde.

Notre point commun est celui de ne pas avoir de logement depuis bien trop longtemps.

Nous avons donc décidé de nous organiser par nous-même pour appliquer, ici et maintenant, notre droit à vivre dignement. Nous n’attendons plus rien de l’État ou des institutions qui se moquent bien de nous.

Nous avons pris l’initiative de réquisitionner les bâtiments situés au 44 et 46 boulevard Lascrosses, vides et abandonnés depuis plus d’un an, propriété de la *Société Anonyme Le Groupe des Chalets*, un des plus gros bailleurs sociaux en Midi-Pyrénées.

Selon* les Chalets*, ces bâtiments d’une vingtaine d’appartements sont non habitables en l’état, ils préfèrent donc laisser les lieux vacants tout en sachant que de plus en plus de gens dorment à la rue toutes les nuits sur Toulouse : drôle de politique sociale !

Nous, nous répondons le contraire.

Dès notre arrivée, nous avons collectivement fait les travaux nécessaires avec l’aide de professionnels, et nous avons nettoyé les lieux pour rendre ce bâtiment habitable, et cela dans des conditions décentes.

Au lieu de tenter de comprendre notre situation, *les Chalets*, ’’bâtisseurs d’émotion’’ sur leur plaquette, ont préféré s’organiser en quelques jours pour nous assigner au tribunal *dès le 10 avril (le report aura lieu le 17 avril)*, afin d’exiger et d’obtenir notre expulsion dans les plus bref délais.

Ainsi, les Chalets prennent aujourd’hui la responsabilité active de mettre *une soixantaine de personnes* à la rue. Ils leur suffit de quelques jours pour organiser notre expulsion quand dans
le même temps des dossiers de demande de logement prennent plusieurs années à aboutir !

Nous voulons simplement avoir un toit au-dessus de notre tête, des chambres pour nos enfants, de l’eau courante, pouvoir être en sécurité avec nos familles, bref, vivre dignement.

Nous nous mettons donc en lutte pour rester chez nous !

Détourner les yeux, c’est cautionner les actions que *les Chalets*, "bailleurs sociaux", sont en train d’appliquer afin de faire toujours plus de profit sur le dos des plus pauvres."

Pour en savoir plus, vous pouvez écouter ici l’émission que Canal Sud y a consacré.
http://www.canalsud.net/?Reportage-au-44-boulevard

Source :
https://iaata.info/Au-Faubourg-Bonnefoy-l-expulsion-d-un-squat-telle-une-operation-anti-terroriste-1551.html

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 10:31

Le 16 septembre 2016

Tandis que le régime de l’état d’urgence, instauré au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, se banalise au point de passer à l’arrière-plan de l’actualité, le recours par la police aux mesures extrajudiciaires qu’il autorise se développe.

Le nombre d’assignés à résidence a bondi de près de 50 % en moins de trois mois. Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’intérieur à l’Assemblée nationale, ils étaient 97 assignés à résidence au 15 septembre, contre 66 personnes à la fin juin.

Parmi ces assignés figurait notamment le garçon de 15 ans arrêté le 10 septembre à Paris.

Soupçonné de préparer un attentat, il a été mis en examen, lundi 12 septembre, du chef d’association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes, et écroué.

Surtout, la quatrième prolongation de ce régime, votée le 21 juillet dans la foulée de l’attentat de Nice, a été l’occasion de renforcer encore la loi d’avril 1955 sur l’état d’urgence.

En particulier en matière de perquisitions administratives.

Les préfets n’ont pas tardé à s’en emparer, puisqu’ils ont ordonné 328 perquisitions en moins de deux mois.

Certes, la cadence est faible, comparée aux premières semaines de l’état d’urgence en novembre et décembre 2015, pendant lesquelles l’écrasante majorité des perquisitions ont été menées.

Ces perquisitions avaient perdu une grande partie de leur intérêt depuis le 19 février, quand le Conseil constitutionnel a jugé inconstitutionnelle la possibilité de saisir les contenus d’objets numériques (téléphones, ordinateurs, disques durs) et de les exploiter sans autorisation d’un juge.

Le nombre de perquisitions extrajudiciaires avait logiquement chuté, au point que la troisième loi prolongeant l’état d’urgence, du 26 mai au 26 juillet, les avaient retirées de la palette de mesures à la disposition de la place Beauvau.

Interdictions de manifester

La loi du 21 juillet, prolongeant pour six mois l’état d’urgence, jusqu’en janvier 2017, a donc cherché à apporter des garanties à ces saisies informatiques.

Désormais, les saisies sont possibles « si la perquisition révèle l’existence d’éléments, notamment informatiques, relatifs à la menace que constitue pour la sécurité et l’ordre public le comportement de la personne concernée ».

Les éléments saisis ou copiés sont alors mis sous scellés. « Nul n’y a accès avant l’autorisation du juge », précise la loi.

Les préfets demandent l’autorisation en référé aux tribunaux administratifs à chaque fois qu’ils veulent entrer dans un téléphone ou un disque dur saisi.

En revanche, la police conserve les mains libres en matière de saisie et d’exploitation de données dans le cadre des procédures judiciaires classiques.

D’après le ministère de l’intérieur, sur les 328 perquisitions menées depuis le 21 juillet, 70 ont donné lieu à des saisies de données ou à des copies.

Toutes ces interventions n’ont pas nécessairement corroboré les soupçons que la police nourrissait à l’égard des personnes visées.

Au total, ces opérations de police administrative ont permis la découverte d’une vingtaine d’armes, moins de 10 kg de cannabis, une centaine de grammes de cocaïne et aux alentours de 70 000 euros en liquide.

Plus de soixante interpellations ont été réalisées, dont près de quarante ont donné lieu à un placement en garde à vue.

« Une dizaine de mises sous écrou » ont été ordonnées après déferrement à la justice, précise la place Beauvau, sans détailler les motifs d’incarcération (drogue, apologie du terrorisme…).

La prorogation de l’état d’urgence a aussi permis 27 arrêtés d’interdiction de séjour.

Ces mesures concernent notamment des personnes mobilisées contre la loi travail à qui les autorités interdisent de manifester.

Lors de la manifestation de jeudi 15 septembre, cinq personnes ont par exemple été visées par ces arrêtés, d’après la préfecture de police de Paris.

Le Conseil constitutionnel saisi

Autre innovation de la loi du 21 juillet, le contrôle parlementaire, ou en tout cas l’information du Parlement, est renforcé.

Les autorités administratives ont désormais obligation de lui transmettre « sans délai copie de tous les actes qu’elles prennent en application » de ce régime d’exception.

Les informations communiquées à l’Assemblée nationale permettent d’avoir un aperçu des zones les plus concernées par les perquisitions et assignations à résidence avec en tête, fin août, le ressort de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-de-Haute-Provence) et celui de la cour d’appel de Paris (Paris, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Essonne et Yonne).

Mais ce sont les tribunaux administratifs et le Conseil d’Etat qui ont, pour l’heure, exercé un véritable contrôle des procédures extrajudiciaires de l’état d’urgence.

Une jurisprudence se dessine, alors que les juges administratifs sollicités par les préfets ont autorisé à 47 reprises l’exploitation de données saisies et rejeté sept demandes.

Sur les quatre dossiers remontés jusqu’au Conseil d’Etat, un seul a fait l’objet d’un refus d’autorisation.

Il s’agissait d’une perquisition réalisée le 25 août à Lutterbach (Haut-Rhin), qui n’a « donné lieu à la découverte d’aucun élément susceptible de constituer une menace », le Conseil d’Etat précisant que le fait que des fichiers soient écrits en arabe « ne suffit pas à les faire regarder comme relatifs » à une menace.

Mais une nouvelle épée de Damoclès pèse sur ces saisies.

Le Conseil d’Etat a décidé, vendredi 16 septembre, de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur ce point.

Selon Amandine Dravigny, avocate à l’origine de cette QPC, « le Conseil constitutionnel avait relevé dans sa décision de février que ni la saisie ni l’exploitation des données n’étaient soumises à un contrôle du juge ».

La loi du 21 juillet soumet l’exploitation à l’autorisation du juge. « Or, il faut aussi lui soumettre la saisie », plaide-t-elle.

Dans le cas de son client, qui habitait chez sa famille, « la police a saisi les téléphones de tous, parents, frère et sœur compris, sans rapport avec une quelconque menace ».

Sans compter les problèmes que cette saisie soulève, par exemple « pour préparer la défense d’un client qui n’a plus de moyens de communiquer ».

La procédure de la QPC permet à tout justiciable de demander au Conseil constitutionnel de vérifier si l’article de loi qui lui est opposé est conforme à la Loi fondamentale.

Le Conseil d’Etat considère la question soulevée comme « sérieuse » au regard du droit au respect de la vie privée garanti par l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

La réponse du Conseil constitutionnel devrait intervenir fin octobre ou début novembre.

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/09/19/etat-d-urgence-hausse-de-50-des-assignations-a-residence-en-trois-mois_4999975_1653578.html

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 10:20

Le 16 spetembre 2016

Le procès de deux manifestantes, à Saint-Malo, vendredi 16 septembre, a tourné autour des photos prises par la police, les identifiant en train de taguer des bâtiments rennais, le 23 juin.

Les deux étudiantes sont jugées par le tribunal correctionnel de Saint-Malo pour des faits remontant au 23 juin, à Rennes.

Elles nient les inscriptions menaçantes qui visaient nommément le président de la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes.

Entre autres : « Ce n'est pas ta caisse qui va cramer. On sait où tu habites », mentionnaient deux écritures.

Groupe de soutien

On est donc revenu sur cette manifestation, et sur d'autres faits.

Charlotte, 20 ans, faisait partie d'un groupe de soutien à des manifestants anti-loi Travail, jugés le 4 août.

Et Amandine, 29 ans, qu'elle avait déjà croisée dans des manifs, venait d'y prendre 100 € d'amende avec sursis pour refus de fournir ses empreintes.

Prise d'empreinte

Les policiers les ont alors interpellées à la sortie de la salle d'audience. Elles avaient refusé, par principe, la prise d'empreinte.

L'une et l'autre se défendent d'être des anarchistes ou de l'ultra gauche.

Leur avocat, Me Pacheu, plaide leur relaxe, car, selon lui, rien n'incrimine directement ses clientes. « Le prénom du magistrat n'est même pas mentionné sur les tags, ni sa fonction de magistrat. »

40 000 euros d'indemnisations demandés

Le ministère public estime les éléments d'intimidation constitués.

Il recoupe les éléments vestimentaires similaires entre plusieurs photos, ainsi que de graphologie et de couleur des peintures utilisées.

Il demande six mois de prison avec sursis, outre un travail d'intérêt général de 140 heures, l'obligation d'indemniser les victimes dans un délai de dix-huit mois, l'obligation de faire un stage de citoyenneté, et l'interdiction d'exercer dans la fonction publique durant deux ans.

Il s'oppose à une non-inscription au bulletin judiciaire numéro deux.

Le visage des jeunes filles traduit leur angoisse devant les 40 000 € d'indemnisations demandées.

Me Pacheu souligne que « certaines demandes font parfois l'amalgame avec la quinzaine de manifestations qui se sont succédé à Rennes ».

La ville de Rennes, qui réclamait 12 450 € pour le nettoyage de 388 m2, est déboutée, faute de justificatifs ; idem pour le Crédit du Nord qui voulait 12 318 €, ainsi qu'Arkea-CMB.

En revanche, Imfined obtient 900 €.

La juridiction malouine condamne les jeunes femmes à six mois de prison avec sursis, avec inscription au bulletin numéro deux du casier judiciaire. E

lles sont, en outre, désignées responsables de dégâts chez un agent immobilier.

Source :
http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-deux-tagueuses-4495837

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 11:17

C’est la rentrée, déjà des interdictions de manif !

Songez seulement à ce que vous auriez pensé si, il y a un an, on vous avait parlé d’assignation à résidence, d’interdiction de manifester, d’annonces de camps pour les fichés S…

Auriez-vous été capables d’imaginer des militaires renvoyant les migrants à la frontière, une islamophobie débridée, des débats politiques reprenant sans rougir les vociférations du FN, etc ?

La reconduction, encore et encore, de l’état d’urgence est une instrumentalisation cynique des attentats.

Surfant sur la peur, ce dispositif généralise le contrôle et la soumission. Chacun de ses méfaits est aussi une fiévreuse opération de communication : « Première sommation : qui ne trouve pas refuge dans la République sera considéré comme personne à risque ».

Pourtant, début mars, d’inattendues gouttes de soleil sont venues desserrer l’étau. Le mouvement contre la loi travail n’a pas seulement lutté contre une énième mesure néolibérale.

Avec ses blocages, ses manifestations, ses occupations et ses piquets de grève il a également répandu une vérité. Il n’y a pas à choisir entre l’aliénation et la terreur.

Un pas de côté est possible.

Ceux qui résistent, quand ils se rencontrent, cultivent un art de la révolte capable de combattre les monstres. Et pourtant, toute la panoplie de la répression est utilisée contre ceux qui font ce mouvement.

Ici nous voudrions attirer l’attention sur les interdictions de manifester, et comment y résister. Apparues dans ce mouvement à la mi-mai (à Paris pour onze personnes, à Nantes pour huit personnes et à Rennes pour une personne) les interdictions de manif sont, en réalité, des interdictions de séjour sur une zone donnée pendant une période donnée.

En clair, on interdit de se rendre sur le parcours d’une manif le jour où elle a lieu. Face aux recours qui aboutissent et démontent cette procédure, l’État s’acharne.

En juin et en juillet cette mesure administrative vient frapper aux portes de dizaines de personnes à Paris, Nantes, Lyon, Rennes etc.

Originalité : elles durent désormais jusqu’à la fin de l’état d’urgence (en fait, jusqu’au 25 juillet, car sa prolongation n’était pas encore déclarée). « Tu dors où ce soir ? » devient la question qui accompagne « tu vas à la manif demain ? ».

Comme les assignations à résidence, les interdictions de séjour sont des mesures administratives et préventives permises par les largesses qu’offre l’état d’urgence. Mesure administrative, cela signifie qu’elles ne sont pas délivrées sur ordre d’un juge, mais par la préfecture.

En toute intimité, ceux qui décident de la répression sont les mêmes que ceux qui exécutent la répression. Mesure préventive, car on vous sanctionne pour un délit que vous n’avez pas encore commis (on ne sait jamais !).

Encore une fois la police est seule à la barre.

Ceux qui vous surveillent, sont ceux qui déchaînent les foudres contre vous.

En toute discrétion car sur la base de notes blanches et de fiche S dont personne ne sait qui les écrit, les signe, et les vérifie.

Un peu comme si avant de vous laisser tomber, l’état de droit venait vous susurrer à l’oreille : « En dernier recours je ferais appel à ce qui m’a toujours défini : l’arbitraire ».

La banalisation des interdictions de manif c’est donc le cheval de Troie de l’antiterrorisme dans les mouvements sociaux.

Et la logique de l’antiterrorisme n’est pas celle des Pokémons. À « Attrapez les-tous », on préférera « Attrapez-en quelques-uns pour les terroriser tous ».

C’est une mesure qui vise tous ceux qui manifestent, font grève, bloquent leur lycée ou occupent des places.

Même le gouvernement sait qu’il est absurde d’interdire à 200 jeunes de descendre dans la rue pour empêcher un mouvement de cette ampleur de se déployer. Ces mesures servent de menaces, pour tous ceux qui luttent.

Anodines, pernicieuses et simples à exécuter, elles se diffusent sans scandale. Il faut donc tout faire pour empêcher ces procédures de redessiner le paysage répressif de la contestation ; autant pour ceux qui luttent, que pour ceux qui sont déjà quotidiennement frappé par l’état d’urgence.

Avec les menaces d’expulsions de la ZAD de NDDL, la rentrée contre la loi Travail, et les élections pour ternir l’horizon politique, tout laisse à penser que les les mesures préventives permises par l’état d’urgence seront utilisées chaque fois qu’une occasion se présentera.

L’idée de ce blog est très simple :

- Fournir un outil pour nous sortir de l’isolement conditionné par cette répression en recensant et regroupant toutes les personnes concernées, dans chaque ville.

- Se mettre en lien avec des avocats qui rédigent des recours et suivent les affaires. Car il faut dès maintenant combattre ces mesures sur le plan juridique et politique.

Cette première étape passée, nous pourrons envisager de nous rencontrer pour imaginer d’autres types d’actions.

https://interditsdemanif.noblogs.org/

****
Interdictions de manifester
https://expansive.info/C-est-la-rentree-deja-des-interdictions-de-manif-105

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 10:39

Depuis Rebellyon, le 16 septembre 2016

10 arrestations signalées (dont certaines pourraient se recouper).

3 personnes (2 majeurs et un mineur), arrêtées rue Herriot, sont ressorties après un très court temps de garde-à-vue. Les chefs d’inculpation étaient : attroupement illégal en vue de commettre des dégradations et port d’arme (un couteau).

Bonne nouvelle, les trois personnes sont ressorties sans rien.

Si un.e de vos proches a été interpellé.e, contactez la caisse de solidarité, pour envisager ensemble une défense.

Par ailleurs au mois d’octobre au moins 3 procès auront lieu, suite à des arrestations pendant le mouvement contre la loi travail au printemps : le 4 et 10 octobre, au TGI rue Servient, et le 6 octobre pour un appel (aux 24 colonnes).

La solidarité est une arme !

06.43.08.50.32
caissedesolidarite@riseup.net

Source :
http://rebellyon.info/Des-nouvelles-des-arrete-e-s-du-15-16920

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:15

Le 15 septembre 2016

Après chaque manifestation contre la loi Travail, il est toujours très instructif d’examiner les gros titres des médias dominants.

La constante, c’est que la précision est toujours au rendez-vous. Surtout si l’on veut connaître le nombre de blessés, toujours graves, du côté forces de police ou encore le nombre d’interpellation ou de gardes à vue.

Après cette 13ème journée de mobilisation la loi Travail, le bilan est, selon Cazeneuve, de 15 policiers et gendarmes blessés dont 2 grièvement.

Et ce sont 64 interpellations dont 32 gardes à vue.

Les médias dominants, eux, se contentent de relayer et d’enjoliver ces chiffres, en centrant l’information sur le « CRS brûlé à la jambe par un cocktail Molotov ».

Pourtant, plusieurs dizaines de manifestants ont été blessés dont certains gravement, dont l’un qui risque de perdre son œil, mais pas un mot dans les médias.

Etant donné que les médias dominants imposent le cadre médiatique, les informations objectives sont pour le moins difficiles à trouver. Pour dénicher ces informations, nous ne pouvons donc compter que sur nous-mêmes.

Avec l’avènement des smartphones, il est aujourd’hui beaucoup plus simple de partager l’information sur internet.

Nombre de militants, étudiants et salariés participant aux manifestations, postent sur Facebook ou Twitter des informations en direct.

Ce sont aussi les médias indépendants qui agissent de l’autre côté de la barricade, c’est-à-dire du côté des exploités et des opprimés, qui tentent d’offrir un autre point de vue sur la mobilisation, avec le plus de professionnalisme possible, et les moyens disponibles.

Des médias, et des journalistes qui sont aussi le plus souvent visés : « Je peux vous raconter l’histoire de mon collègue journaliste, qui a pris un tir de LBD40 dans son masque à gaz (qu’il portait au visage). », peut-on lire sur le compte Twitter Gaspard Glanz.

De nombreux tweets, notamment sur le compte de Taranis News, permettent de présenter une toute autre réalité.

« Pas encore de bilan officiel des pompiers ou de la medicalteam, mais plusieurs dizaines de manifestants blessés dont des graves », peut-on y lire en fin de soirée.

Mais c’est aussi la violence terrible de cette répression qui est à noter, et que le site Taranis News compte dévoiler dans une vidéo publiée aujourd’hui même.

« Je peux aussi vous raconter les 6 policiers qui marchent sur un manifestant menotté au sol, ou qui piétinent le monument aux morts de répu. », réplique le compte Twitter. « Ou vous raconter comment on traîne les gens sur le sol en leur mettant des coups de pied au visage, raison pour laquelle ils saignent, après. ».

Pour illustrer cette violence terrible, des photos de « débris d’une grenade de désencerclement qui a explosée [sic.] à quelques centimètres de nous » ont été prises.

Les manifestants ne sont évidemment pas en manque de répression non plus.

« Au moins 5 blessés graves dans la manif dont un éborgné, un tir tendu dans le ventre la personne vomi du sang » [sic.], affirmait le média en fin d’après-midi.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence, l’impunité des forces de police, celles même qui ont tué Adama Traoré, est montée crescendo.

Les mobilisations contre la loi Travail ont permis aux forces de police d’exprimer leur impunité, à un niveau rarement atteint.

« Les flics ne portent plus leur matricules et ne respectent plus aucune consigne de retenue comme au printemps », affirme le compte de Taranis News.

Ou encore : « Je peux aussi vous affirmer que le nombre de policiers portants leurs matricules a chuté de 30% au printemps, à 5% aujourd’hui. » En effet, à quoi bon être identifié, si c’est pour que la justice de classe, rende un non-lieu ?

« Je vous le dis maintenant : les images que vous allez voir de la manifestation d’aujourd’hui … elles ne vous laisserons pas indifférents. » [sic.], explique le média indépendant.

En effet, la répression a été terrible ce 15 septembre, et cela particulièrement sur Paris.

Avec cette nouvelle escalade répressive, le gouvernement et son bras armé, ses forces de police comptent bien faire taire une bonne fois pour toutes toute idée de contestation, notamment dans le mouvement étudiant, particulièrement visé.

Face à cette répression, qu’elle soit patronale-syndicale ou gouvernementale-policière, c’est bien d’un vaste mouvement dont nous avons besoin.

Alors que la répression judiciaire s’abat sur le mouvement ouvrier et la jeunesse, c’est une campagne qu’il s’agit de mener en s’appuyant notamment, sur les campagnes de soutien aux salariés d’Air France qui passent en procès le 27 septembre, ou encore le procès des Goodyear qui se tiendra les 19 et 20 octobre 2016 à Amiens.

Exigeons le retrait des poursuites et la relaxe de tous les inculpés !

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/Forte-repression-a-Paris-Des-dizaines-de-blesses-dont-certains-graves-un-manifestant-risque-de

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:18

Le 13 septembre 2016

Bure : sursis pour avoir mordu un gendarme

Ce militant anti Bure avait également refusé un prélèvement ADN

Me Vaxelaire rappelle de son côté que son client a reconnu les faits, qu’il a un casier judiciaire vierge et qu’il pourrait bénéficier d’une peine de sursis simple, rappelant que le FNAEG était à l’origine destiné aux crimes sexuels. Me Lagriffoul insiste sur l’attitude du gendarme « qui a pris son client par surprise, sans se présenter, mettant sa main sur sa bouche et son nez », expliquant le réflexe du prévenu. Après une heure de délibération, le prévenu a été condamné à 6 mois de prison avec sursis avec l’interdiction de pénétrer dans le département de la Meuse pendant deux ans. Il devra également verser sa victime la somme de 1.800 euros et payer une amende de 400 euros.

Lire l'article :
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2016/09/12/sursis-pour-avoir-mordu-un-gendarme

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Déchets radioactifs : deux anti-Cigéo jugés pour avoir refusé un prélèvement ADN

Le tribunal a renvoyé le procès au 30 janvier, demandant un délai d'examen supplémentaire. Plusieurs dizaines de militants venus de Lorraine et de la région parisienne avaient fait le déplacement mardi pour soutenir leurs camarades, a rapporté l'avocat.

L'un des prévenus a lui-même déposé plainte le mois dernier contre l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs pour coups et blessures, affirmant avoir été passé à tabac lors de son interpellation par les vigiles qui l'avaient remis aux gendarmes.

Un troisième militant qui avait été expulsé du Bois-Lejuc sera jugé lundi à Bar-le-Duc pour avoir mordu un gendarme.

A la suite de la destruction de son mur de protection, l'Andra a déposé deux plaintes, l'une pour dégradation de bien, l'autre pour occupation illégale.

Lire l'article :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/dechets-radioactifs-deux-anti-cigeo-juges-pour-avoir-refuse-un-prelevement-adn-1079505.html

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 10:04

Le 14 septembre 2016

Gazages, coups de matraques "gratuits", insultes: un collectif a adressé en juillet au Défenseur des droits 68 réclamations contre des violences policières lors des manifestations contre la loi travail, à Paris et dans le reste de la France.

"Alors que l'état d'urgence reste en vigueur, notre collectif, et bien d'autres, entend visibiliser une situation extrêmement répressive qui est en train de se normaliser", annonce aujourd'hui dans un communiqué le Collectif Stop Violences Policières, à la veille d'une nouvelle mobilisation dans la rue.

Ce collectif émane du groupe Defcol (Défense collective) qui s'est constitué lors du mouvement pour aider les manifestants arrêtés.

"Il y a eu des sanctions (...) très significatives", a répondu le ministre de l'Intérieur mercredi sur France Inter. "A chaque fois qu'il y a des policiers dont les agissements ne sont pas conformes à ce que sont les principes de droit et l'usage proportionné de la force, il y a systématiquement des sanctions".

Interrogé sur le nombre précis de policiers sanctionnés, Bernard Cazeneuve a déclaré qu'il communiquerait un chiffre "dans les heures qui viennent".

Le 9 avril, sur le boulevard Beaumarchais dans l'est de Paris, Maxime Coulon-Profizi, étudiant de 21 ans, a reçu deux coups de matraques "inutiles et gratuits", alors qu'il s'est "recroquevillé" pendant une charge de CRS, a-t-il témoigné auprès de l'AFP. Résultat: une fracture au bras et un plâtre, indique-t-il dans sa réclamation.

Professeur de philosophie et sympathisante du mouvement citoyen Nuit Debout, Elodie M., 40 ans, a elle aussi reçu un coup de matraque, au front, le 29 mai près de la mairie du XIIIe arrondissement, alors qu'elle tentait de prendre la défense d'un autre manifestant, raconte-t-elle. D'après sa réclamation, elle a eu quatre points de suture aux urgences.

Marie-Christine K. a 54 ans. Le 5 juillet, elle a participé à une manifestation non déclarée près de l'Assemblée nationale. "Il y a eu un mouvement de foule, (...) je me suis retenue sur le gendarme qui faisait barrage devant moi. Il a sorti sa bombe et m'a gazé directement dans les yeux", relate-t-elle à son tour.

Si certains cas ont donné lieu à des plaintes devant l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", le collectif déplore dans son communiqué des cas d'"intimidations de manifestants blessés", "dont la bonne foi était mise en doute par des agents" de police.

Les manifestations contre la loi travail au printemps et au début de l'été ont été marquées par des incidents et des affrontements récurrents avec les policiers, qui déplorent avoir été confrontés à une violence accrue de la part de militants et de casseurs.

Interrogé par l'AFP, le Défenseur des droits a confirmé avoir reçu les réclamations en juillet et a indiqué que l'instruction des cas a commencé.

Cette instance indépendante s'était déjà saisie du cas d'un jeune homme, Romain D., grièvement blessé le 26 mai après le jet d'une grenade de désencerclement par un policier.

Le Club de la presse de Rennes et de Bretagne avait aussi annoncé avoir saisi le Défenseur des droits, déplorant que des journalistes aient reçu des coups de matraques lors d'une manifestation début juin.

Par ailleurs, deux policiers ont déjà été renvoyés au tribunal correctionnel pour des violences commises le 24 mars sur des élèves du lycée Bergson à Paris, qui avaient été filmées et largement diffusées.

Source :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/09/14/97001-20160914FILWWW00107-violences-policieres-68-reclamations.php

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 14:12

Le 6 septembre 2016

Encore une lourde condamnation en répression aux actions contre la Loi Travail : cette fois-ci, c’est celle d’un jeune militant NPA, Burak Sayim, qui avait participé à la manif du 9 avril (Voir communiqué du NPA67) qui, on s’en souvient, s’était particulièrement mal terminée place Kléber puisque la police avait joué de provocations répétées et d’une répression féroce (Voir archives Feuille de chou ici, et encore , et le communiqué de Sud Education à propos de cette journée).

Burak Sayim était accusé « d’avoir opposé une résistance violente» au fonctionnaire de police Jasmine Klein, la plaignante, au moment où elle interpellait avec l’aide d’autres policiers, une jeune femme en train de taguer. La jeune femme interpellée avait alors appelé à l’aide. Burak Sayim avait alors « tenté de la protéger ».

Tout l’enjeu du procès tourne autour de l’identification des policiers au moment où ils ont interpellé la jeune femme.

Les policiers ont affirmé qu’ils avaient leur brassard “police” au moment de l’interpellation, que Burak ne pouvait pas ne pas savoir qu’il sagissait d’une intervention de police et donc qu’il l’aurait violemment entravée.

Cette version des faits sera appuyée par Me Meyer, avocate de la plaignante, qui admet que « la jeune femme avait crié à l’aide » mais que « M. Sayim s’est mêlé de ce qui ne le regardait pas » et retenue par le Procureur qui ira même plus loin en affirmant que Burak Sayim avait « essayé d’extraire une jeune femme des mains des policiers qui l’interpellaient alors qu’elle commettait une infraction » et qu’ainsi, il « lui permettait de s’enfuir », concluant que « le droit de manifester n’était pas celui de commettre des infractions »…

Burak Sayim, lui, affirme qu’il ne savait pas qu’il s’agissait d’une intervention de la police puisque les policiers ne portaient pas de brassard et qu’il a simplement tenté de protéger une jeune femme qui criait à l’aide concluant : « les policiers m’accusent à tort ! ».

Sa version semble corroborée par les photos et vidéos prises lors de la fin de manif et comme l’affirme son avocate Me Papin : « Mme Klein ne portait pas son brassard » et d’ailleurs « sur la photo, un seul policier portait son brassard et il n’était pas dans l’axe de vision de M. Sayim. »

Autre fait qui semble confirmer la version de Burak Sayim : il avait été entendu une première fois pour “violences volontaires” que le Parquet avait requalifié en “résistance violente”.

Rien n’indiquant clairement qu’il s’agissait d’une intervention de police, Burak Sayim ne pouvait donc pas volontairement s’y opposer !

La violence non plus ne peut être retenue selon l’avocate de M.Sayim puisque la plaignante ne fait valoir qu’un préjudice moral (pas d’ITT) et que c’est M.Sayim qui a reçu un coup de matraque de la part d’un policier.

Me Papin demande la relaxe de son client puisque qu’il n’y avait ni préméditation ni violence dans ses actes.

L’avocate de la policière a demandé 300 € de dommages et intérêts au nom du préjudice moral qu’aurait subi sa cliente, le Procureur a réclamé 70h de travail d’intérêt général ou 15 jours de prison si le travail n’était pas effectué.

Le Tribunal a déclaré Burak Sayim « coupable des faits reprochés » et l’a condamné à « un mois de prison avec sursis, 250€ de réparation pour dommages et intérêts et 150€ d’amende », précisant toutefois que cette condamnation ne serait pas notifiée au bulletin n°2 de son casier judiciaire vierge.

C’est donc à une peine plus lourde que celle réclamée par l’avocate de la plaignante et le Procureur que le Tribunal a condamné le jeune militant, signe tangible supplémentaire d’une volonté de répression systématique des acteurs du mouvement social et de leur éviction des terrains de lutte puisque les peines avec sursis obligent, de fait, à ne plus avoir affaire avec la justice pour des faits similaires pendant 5 ans.

Nous apprenons aussi, ce jour, la condamnation à 8 mois avec sursis du porte-parole des Jeunes Communistes à Saint-Etienne. Gare, pour les militants condamnées, aux provocations policières et aux différends pièges tendus dans le but de faire transformer leur sursis en prison ferme…
Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2016/09/la-repression-s-abat-sur-un-jeune-communiste.html

On ne compte plus les cas de répression, orchestrée d’en haut, contre les militants, syndicalistes, journalistes indépendants et autres acteurs critiques de la situation politique et économique actuelle. Le gouvernement prouve chaque jour un peu plus que nous avons changé de régime, les fonctionnaires de police l’ont clairement acté et ont bien intégré aussi qu’ils étaient désormais au cœur du nouveau régime…

Ne nous laissons pas intimider, refusons de nous taire, poursuivons les actions et réfléchissons à d’autres terrains de lutte et de rencontres hors du viseur.

Source :
https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-meyer/blog/060916/strasbourg-nouvelle-condamnation-d-un-jeune-militant-anti-loi-travail

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 13:40

Le 7 septembre 2016

Martin Pontier, secrétaire fédéral du MJCF de la Loire, a été condamné hier à huit mois de prison avec sursis pour une action contre la loi travail.

Huit mois de prison avec sursis et 3 850 euros d’amende. À l’annonce du jugement rendu hier par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à l’encontre de Martin Pontier, secrétaire fédéral des Jeunes communistes de la Loire et syndiqué CGT, la sidération et l’écœurement parcourent la salle dans un murmure.

Le militant de 24 ans était poursuivi pour violences contre sept agents de police à l’occasion d’une manifestation contre la loi travail le 12 mai dernier.

Dans le cadre de cette journée d’action nationale, Martin et d’autres militants CGT ou affiliés au mouvement des Jeunes communistes avaient manifesté devant la permanence du député PS Jean-Louis Gagnaire, certains y pénétrant pour y accrocher une banderole clamant leur rejet de la réforme du Code du travail.

Cette action avait donné lieu à de fortes tensions avec les forces de l’ordre, qui avaient chargé les manifestants en bas de la permanence.

Des témoignages qui disculpent le jeune homme

Trois autres militants avaient été poursuivis pour s’être introduits soi-disant par effraction dans le local du parlementaire socialiste et ont été relaxés le 13 juillet.

Le député et le parquet ont, depuis, fait appel de la décision de justice. Martin avait été le seul à être inculpé de violences contre des agents de police.

« Ça doit être un surhomme pour parvenir à blesser sept policiers en moins d’une minute : personne n’y croit à part la justice ! » dénonce Jean-Michel Gourgaud, secrétaire général de l’union départementale CGT de la Loire, auprès de la centaine de manifestants rassemblés devant le palais de justice de Saint-Étienne.

« Nous, ce qu’on a vu, c’est les flics nous charger, et Martin assommé, effondré sur une voiture. On a dû l’écarter de la manifestation », témoigne Ariane, militante des Jeunes communistes de la Loire.

Pour tous, ce jugement relève du procès politique

Le militant confirme avoir souffert de contusions au crâne, qui lui ont occasionné deux jours d’incapacité temporaire de travail.

« Martin, c’est quelqu’un qui se bat pour ses idées mais qui est antiviolent. Il était justement là pour essayer de protéger et de tempérer des lycéens qui étaient un peu plus fougueux », affirme Christie (prénom modifié), assistante sociale qui a travaillé avec Martin dans un lycée où il a été surveillant, et qui loue « un modèle dans sa manière de nouer des relations avec les élèves ».

Pour tous, ce jugement relève du procès politique. « En s’en prenant à l’un des principaux visages des réseaux militants de gauche de Saint-Étienne, on s’en prend à toute une organisation », estime Anaïs, militante à la JC.

Mais pour son camarade Hedi, ces tentatives d’intimidation ne devraient pas étouffer la mobilisation. « Ça nous énerve encore plus. Maintenant, on va se concentrer pour faire en sorte que la mobilisation contre la loi travail reparte », insiste-t-il.

Si ce jugement ne portera sans doute pas un coup d’arrêt au mouvement à Saint-Étienne ou ailleurs, la décision de justice pourrait en revanche être lourde de conséquences pour Martin.

Bien qu’il échappe à la prison à condition de ne pas commettre de délits dans les cinq prochaines années, la décision du tribunal correctionnel d’inscrire cette condamnation au bulletin numéro deux de son casier judiciaire pourrait fortement compromettre ses velléités de travailler dans le secteur public.

Le jeune homme inscrit en master de sociologie, qui espérait œuvrer pour la recherche publique à l’issue de sa formation, devra peut-être se réorienter.

« Mais ça ne changera rien à mon militantisme », promet Martin, qui se réserve la possibilité de faire appel.

Source :
http://www.humanite.fr/la-repression-sabat-sur-un-jeune-communiste-615270

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 10:32

Le 29 août 2016

Manifestation anti-loi travail: la ville de Rennes réclame 46 000 euros à Sud Solidaires

Sud Solidaires vient de trouver dans sa boîte aux lettres une facture de 46 345 euros envoyée par la mairie de Rennes. En mai dernier au moment des manifestations anti-loi travail le syndicat avait signé la convention d'occupation.

C'est le genre de courrier dont on se passerait bien au retour des vacances. Selon le journal 20 minutes qui a eu le courrier en main, le syndicat Sud Solidaire a reçu une facture d'un montant de 46 345 euros emmanant de la mairie de Rennes.

Dans le détail ces 46 345 euros correspondent à 18 800 euros de "remise en état de la structure", 14 500 euros de "réparation de matériel". Viennent s'ajouter des frais de rétroprojecteur, de routeur informatique ou encore de mobilier.

Sud Solidaires envisage de contester le montant de la facture

Le syndicat Sud Solidaires a pour le moins été surpris par le montant de la facture. Ses responsables envisagent désormais de la contester. D'abord auprès de la mairie puis devant les tribunaux si aucun accord n'est trouvé.

Selon le syndicat les montants et le matériel listés sur la facture méritent d'être précisés.

Aussi ils estiment que l'intervention des forces de l'ordre s'est faite sans ménagement. Ces dernières auraient ainsi leur part de responsabilité dans les dégradations.

Sud Solidaire seul signataire du bail d'occupation de la salle de la Cité

Le 1er mai 2016 pendant les mobilisations contre la loi travail les opposants investissent la salle de la Cité à Rennes rebaptisée alors Maison du Peuple.

La mairie envisage d'abord de déloger les occupants avant d'accepter de signer une convention d'occupation avec le syndicat Sud Solidaires.

L'occupation avait alors duré 13 jours jusqu'à ce que la police intervienne.

Fin mai les manifestants reprennent possession des lieux pendant deux jours avant de se faire expluser une nouvelle fois.

Pour la mairie: les responsabilités étaient établies dès la signature de la convention

De son côté la mairie estime qu'elle n'a jamais dissimulé ses intentions.

Dès la signature de la convention il était clair que les dégradations et disparition de matériel seraient facturées aux signataire de la convention d'occupation.

Elle ne conteste pas les chiffres publiés.

Source :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/manifestation-anti-loi-travail-la-ville-de-rennes-reclame-46-000-euros-sud-solidaires-1074143.html

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 16:32

Transmis par J. le 3 août 2016

Manque encore le lieu et l'heure de certains procès. Ce calendrier est à compléter  et à faire circuler ensuite.

*AGENDA : Contre la répression et les violences policières .*

- 3 septembre :
Nuit Debout Paris. République. 18h30-20h30 : "Syndiqués et syndicats face à la répression" avec les participations de 5 syndiqués poursuivis en justice ou menacés (CGT 93, CGT énergie pour les Robins des Bois, Cgt air France, Cgt spectacle, Cip-Idf, Sud Commerce pour Solidaire).

- 6 sept :
Adil (Postier 92) à la manif encagée du 23 juin Lieu ?

- 6 sept :
Procès de Burak (manifestant du 9 avril), Strasbourg, tribunal, heure  ?

- 6 sept :
2 opposants au projet "Bure" pour fichage ADN - 8h45 - TGI de Bar le Duc
http://clap33.over-blog.com/2016/09/6-15-septembre-bar-le-duc-soutien-contre-la-repression-a-bure.html

- 10 sept :
Rencontre avec Piere Douillard-Lefevre sur son livre L'Arme à l'oeil. Violences d'Etat et militarisation de la police, Librairie Publico, 145 rue Amelot, 16H30

- 15 sept :
Procès du Hibou - 14h45 - TGI de Bar Le Duc

- 20 sept  :
Procès des "4 du 28 avril" (SNCF) Marseille, tribunal, 14H

- 20 sept :
Procès de manifestants anti-loi Travail, Lille, TGI, heure?

- 27 sept :
Procès de 5 militant.e.s anti-loi Travaille!, Amiens, tribunal, heure?

- 27-28 sept :
Air France Chemise arrachée Bobigny

- 19 oct :
Goodyear Amiens

- 16 octobre :
Cabaret d’Urgence organisée par Jolie Môme.Épée de Bois, Cartoucherie. Route du Champ de Manoeuvre 75012 Paris. Dédié au Medef ainsi qu’à la répression des mouvements sociaux.

- 24 octobre :
L'Attiéké : Saint-Denis

- 25 nov :
Dockers du Havre manif 14 juin Lieu ?

- 8 décembre 2016 :
Loïc (CIP) occupation Médef Paris

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Documentation

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Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

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