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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 11:15

Le 9 novembre 2015

La justice belge ordonne à Facebook d'arrêter de "tracer" les internautes sans leur accord.

Face à cette décision de la justice belge, qui lui demande d'agir sous 48 heures, Facebook a annoncé qu'il allait faire appel.

La justice belge a ordonné lundi à Facebook d'arrêter sous 48 heures de "tracer" les internautes sans leur consentement, sous peine d'une astreinte de 250 000 euros par jour. La décision s'applique aux internautes qui ne sont pas membres du réseau social américain, et qui, contrairement à ceux qui ont ouvert un compte Facebook, n'ont pas autorisé Facebook à exploiter leurs données.

Elle fait suite à une plainte déposée par la Commission de la protection de la vie privée (CPVP), l'équivalent belge de la Cnil française.

Le juge belge conteste l'utilisation par le réseau social des "cookies", ces micro-fichiers qui conservent les données ou habitudes des internautes et continuent de les pister.

"Facebook place des cookies qui retiennent qu'un internaute a visité une page Facebook, par exemple celle d'un ami, mais aussi qu'il a visité la page d'une chaîne de magasins, d'un parti politique, d'un groupe d'entraide ou d'une autre association"
    Communiqué du tribunal

Facebook va faire appel

Le géant américain a aussitôt décidé d'interjeter appel : "Nous allons faire appel de cette décision et nous oeuvrons pour minimiser toute entrave à l'accès à Facebook depuis la Belgique", a réagi dans un communiqué un porte-parole.

Selon Facebook, ces cookies, qui examinent le comportement du navigateur internet afin de déterminer s'il correspond à celui d'un utilisateur normal, permettent d'éviter la création de faux comptes, de réduire le risque qu'un compte soit piraté par quelqu'un d'autre ou encore que le contenu du compte soit volé.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/11/09/la-justice-belge-ordonne-a-facebook-d-arreter-de-tracer-les-internautes-sans-leur-accord-2180319-5166.php

***
Le 13 novembre 2015

La Belgique peut-elle vraiment faire plier Facebook ?

La Commission vie privée a remporté une bataille juridique et historique. Mais pas sûr que le réseau social ait perdu la guerre des données privées.  

Le verdict du tribunal de première instance de Bruxelles est tombé lundi, au nom de la protection de la vie privée : Facebook doit arrêter de conserver les données des Belges qui ne sont pas inscrits sur le réseau social.

Ce qui est actuellement le cas grâce au cookie « datr ». Ce petit fichier déposé par le serveur de Facebook sur l’ordinateur des internautes permet de récolter leurs données personnelles à chaque fois qu’ils visitent un site web proposant de « liker » ou de « partager » du contenu.

Facebook devra donc renoncer à cette pratique dans les 48h qui suivront la réception de la signification officielle de la décision par les trois entités concernées (Facebook Belgique, le siège social européen Facebook Irlande, et le siège social général aux États-Unis). Dans le cas contraire, l’entreprise devra payer 250.000 € par jour à la Commission de la protection de la vie privée (CPVP), avec un plafond de 600.000 €.

Ce montant n’est évidemment qu’une goutte d’eau pour cette entreprise qui pèse 300 milliards de dollars en valorisation boursière. Et, de toute manière, Facebook n’a pas dit son dernier mot. D’abord, le géant du web a déjà annoncé qu’il irait en appel contre la décision du tribunal bruxellois.

Ensuite, Facebook devrait introduire une autre procédure lui permettant de s’opposer aux astreintes en tant que telles, en évoquant la nécessité fondamentale de ce fameux cookie. Ce dernier permettrait en effet de distinguer les visites légitimes de celles des hackers et ainsi assurer plus de sécurité aux utilisateurs.

Ces initiatives judiciaires pourraient prendre des mois, voire des années, avant d’aboutir. En attendant, Facebook ne devrait pas verser un centime à la CPVP.

Si l’aspect financier ne devrait donc pas être un réel problème pour Facebook, du moins dans l’immédiat, il s’agit malgré tout d’une belle victoire pour la Belgique. Ce jugement pourrait faire jurisprudence au niveau européen et ainsi inciter les autres commissions de la protection de la vie privée à attaquer Facebook en justice. Et comme l’union fait la force… Le réseau social finira peut-être par plier un jour.

Source :
http://www.moustique.be/14515/la-belgique-peut-elle-vraiment-faire-plier-facebook

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 10:58

Le 7 octobre 2015

A propos d’un dispositif de surveillance trouvé, documenté et détruit à Paris.

Communiqué de La Discordia - Bibliothèque anarchiste - Paris

Fin septembre nous avons mis fin à des doutes sur la présence d’un dispositif de surveillance visant la bibliothèque anarchiste La Discordia dans le Nord-Est de Paris. Un dispositif qui se trouvait dans l’école Montessori « Plaisir d’enfance » située juste en face de la bibliothèque au premier étage dans un cagibi, donnant sur la fenêtre (le dispositif avait la forme d’un « dossier en carton »).

Le mardi 6 octobre, nous avons décidé de rentrer dans l’école pour prendre contact avec la direction. Nous finissons avec insistance par obtenir un rendez-vous avec la directrice administrative et financière de l’école. Celle ci, dans un premier temps nie, mais acculée, elle finit par reconnaître (à demi-mot) l’existence du dispositif dans son école (et donc l’autorisation/collaboration de la direction).

Après de longues « négociations » avec elle et son supérieur, et de lourds efforts de leur part de temporisation (pour pouvoir « appeler son contact »), nous finissons, après la sortie des classes, par obtenir l’accès au cagibi.

Prenant nos responsabilités, nous décidons rapidement de nous emparer du dispositif par la force.

Nous nous rendons alors compte que tout le monde est au courant de sa présence dans l’école.

Nous réussissons à sortir rapidement malgré quelques « résistances ». Le kéké de l’école est sorti pour regarder où nous allions afin de faciliter encore plus (et une fois encore), le travail des flics.

Nous apprenons par ailleurs que le dispositif était en place depuis au moins la deuxième semaine de juillet 2015.

Considérations techniques

Le dispositif était sous la forme d’un boîtier rectangulaire, bruyant (ventilateurs) d’environ 40x25x25 cm en plastique dur, branché sur secteur (sans batteries). Le boîtier présente un trou d’environ 4 cm de diamètre pour la caméra, trois câbles en sortaient au bout desquels se trouvaient deux antennes à pointe (probablement des capteurs sonores) et un troisième capteur petit et carré. À l’ouverture du boîtier, nous découvrons du matériel technologique de pointe :
• Un routeur wifi avec deux cartes SIM (Bouygues), un GPS, trois entrées cellulaires, une entrée stéréo.
• Un processeur.
• Un dispositif téléphonique avec une carte SIM Orange (ce qui signifie que les données n’étaient pas stockées mais transmises en direct).
• Une camera avec deux niveaux de zoom, commandable à distance.
• Et d’autres types de matériels que nous ne sommes pas parvenus à identifier (mais que vous trouverez sur les photos téléchargeables ci-après).

Nous mettons à disposition une certaine quantité de photos en invitant les personnes capables, à partager leurs connaissances techniques sur le sujet : 1 et 2.

Pour conclure

Ces dispositifs qui ont d’abord pour but de surveiller, ont aussi comme objectif secondaire celui de nous faire peur et de nous apprendre à nous limiter nous-mêmes. Mais cela ne marche pas. Ce ne sont ni la peur ni la répression qui déterminent nos pratiques, mais seulement nos idées. Quoi qu’il en soit, il est logique de soupçonner que ce type d’« attention » (somme toute, assez banale) touchera encore La Discordia comme tout autres lieux considérés comme subversifs par l’État.

Nous savons, par exemple, que d’autres dispositifs de surveillance ont été découverts ces dernières années dans différents endroits en France (Montreuil, Cévennes, Lille, etc.). Mais nous ne le savons que par « copinage » alors qu’il nous paraît très important de rendre ces informations publiques afin qu’elles puissent profiter à tous, plutôt que de s’enfermer dans des réflexes imbéciles et contre-productifs de panique.

Pour la DGSI et leurs amis : si vous cherchez votre matériel, vous le retrouverez, en pièces détachées, à quelques mètres de profondeur, dans le canal de l’Ourcq, au niveau de la rue de Nantes. Bonne pêche ! (on a toujours rêvé de voir des porcs flotter)

Des livres, pas des flics !

Quelques participant/es à La Discordia.
ladiscordia@riseup.net
http://ladiscordia.noblogs.org/

Nota Bene (08/10/2015) : Nous nous dissocions entièrement de la reprise de ce communiqué par des sites ou des groupes racistes/racialistes, conspirationnistes et/ou d’extrême-droite en général (comme celui, en l’occurrence, d’Alain Soral). Parfois, les ennemis de nos ennemis sont aussi nos ennemis. Concernant les journalistes : nous n’avons strictement rien à vous déclarer, car comme vous, nous avons choisi notre camp dans la guerre sociale, et ce n’est pas le même.

Source :
http://ladiscordia.noblogs.org/a-propos-dun-dispositif-de-surveillance-trouve-documente-et-detruit-a-paris/

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:16

Le 30 septembre 2015

Les organisations citoyennes condamnent la proposition de loi sur la surveillance de masse.

Un collectif d'associations appelle les parlementaires français à rejeter la proposition de loi relative aux mesures de surveillance des communications électroniques internationales.

Avec cette nouvelle proposition de loi, le Parlement est sur le point d’approuver de nouvelles mesures de surveillance disproportionnée quant aux communications internationales. Basée sur le principe de collecte massive des données, la proposition cherche à légitimer les violations des droits civils et humains par les pratiques des services de renseignement, et notamment aux Etats-Unis et au Royaume-Uni tels que révélés par Edward Snowden. Dans la mesure où une part cruciale du trafic internet mondial transite par les câbles sous-marins français, cette loi intégrerait la France dans le système de surveillance mondial.

Cette proposition s’ajoute à la loi sur le renseignement adoptée en juin 2015 qui permet entre autres au gouvernement de surveiller sans autorisation judiciaire les conversations téléphoniques et électroniques. La loi sur le renseignement autorise également l’installation de boîtes noires sur les infrastructures des fournisseurs d’accès à Internet afin de collecter massivement les métadonnées de millions de personnes innocentes. En juillet, le Conseil constitutionnel avait censuré une mesure sur la surveillance internationale, et la nouvelle proposition, portée par la députée PS Patricia Adam, cherche à réintégrer le programme de surveillance internationale. Cette proposition doit être votée le 1er octobre par l’Assemblée nationale.

Nous sommes particulièrement inquiets sur les éléments suivants :

- La proposition permettrait une surveillance de masse de millions de personnes en France et à l’étranger.

- Les mécanismes de contrôle sont très insuffisants et manquent d’indépendance. La collecte massive de données sera conduite sous la seule autorité du Premier ministre, avec un contrôle uniquement a posteriori par l’autorité de contrôle (Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, CNCTR). Ces mesures ne garantissent pas suffisamment la protection de la vie privée et le respect des droits et libertés.

- La période prévue pour la conservation des données est clairement injustifiée, excessive (un an pour le contenu, six ans pour les métadonnées et huit ans pour les communications chiffrées) et en contradiction avec les principes posés par la Cour de justice de l’Union européenne dans son arrêt du 8 avril 2014 invalidant la directive sur la conservation des données. Aucune explication n’est donnée pour justifier une telle période de conservation.

- La finalité des mesures est beaucoup trop large, comme par exemple «les intérêts essentiels de la politique étrangère» et «les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France».

- Les termes flous laissent une porte ouverte pour une utilisation de nouvelles technologies de surveillance qui aurait pour conséquence une extension du champ d’application de la proposition de loi sans la participation démocratique des institutions.

- Seuls les avocats, journalistes, parlementaires et magistrats établis en France pourront théoriquement bénéficier d’une forme de protection, bien que la nature privée ou professionnelle de leur communication ne pourra, par exemple, être établie qu’après le traitement des données. De plus, la loi ne les protège pas d’une collecte massive et d’une exploitation de leurs communications.

Nous, organisations signataires, appelons le Parlement français à rejeter cette proposition de loi sur la surveillance internationale et à protéger ainsi les droits des personnes dans le monde. Le principe d’universalité des droits est un principe fondamental, en particulier au sein de l’Union européenne. Nous appelons, en rejetant cette proposition, à renforcer les garde-fous en faveur des libertés et droits fondamentaux.

Signataires :

European Digital Rights (EDRi) ; Electronic Frontier Foundation ; Chaos Computer Club (CCC) ; Article 19 ; Code Red ; OpenMedia.org ; Electronic Frontier Finland ; FITuG ; AKVorrat.at (Working Group on Data Retention Austria) ; Initiative für Netzfreiheit ; IMMI ; Global Voices ; Amnesty International ; Pen International ; Digital Rights Foundation ; Australian Privacy Foundation ; CPJ (Committee to Protect Journalists) ; FIDH ; Vrijschrift ; Access ; Bits of Freedom ; IT-Political Association ; Panoptykon Foundation ; Xnet ; Association for Progressive Communications ; Digitale Gesellschaft e. V. ; Privacy International ; Reporters sans frontières (Reporter Without Borders) ; Alternative Informatics Association

Source :
http://www.liberation.fr/debats/2015/09/30/les-organisations-citoyennes-condamnent-la-proposition-de-loi-sur-la-surveillance-de-masse_1393325

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:02

Le 21 septembre 2015

Après la loi sur le renseignement publiée au Journal officiel le 26 juillet dernier, la proposition de loi sur la surveillance internationale sera examinée en séance le 1er octobre prochain d’abord par les députés. Le texte est déjà passé comme une lettre à la poste en commission de la défense.

En effet, la semaine dernière, aucun des députés membres de cette commission n’a trouvé matière pour déposer le moindre amendement. Patricia Adam, présidente de cette instance, désignée rapporteure, a rappelé que ce texte était justifié par la censure constitutionnelle du 23 juillet visant l’article sur la surveillance internationale de la loi sur le renseignement.

Un simple bug de forme, vraiment ?

Une censure « non sur le fond, je tiens à le souligner, mais sur la forme » a-t-elle relativisé. Petite phrase répétée plusieurs fois lors de la séance du 16 septembre en commission de la défense. Un simple bug de forme ? Le texte gouvernemental avait surtout oublié de définir les conditions d'exploitation, de conservation et de destruction des renseignements collectés, et celles du contrôle par la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement.

Sous ce bug de « forme », il était donc reproché aux députés et sénateurs de ne pas avoir « déterminé les règles concernant les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques », dixit le Conseil constitutionnel. Et pour cause, la loi laissait à l’exécutif le soin de définir ces menues modalités, générosité décapitée par le Conseil constitutionnel, qui anticipait un risque d'arbitraire.

Patria Adam a néanmoins justifié la nécessité de cette surveillance internationale : « La récente tentative d’attentat dans le Thalys rappelle hélas, si besoin était, la menace considérable à laquelle nous faisons face. »

Autre chose, le gouvernement a engagé la procédure accélérée. Ce choix, qui va négliger le travail parlementaire, ne froisse pas la députée socialiste : « Je comprends bien les difficultés pratiques que cela peut poser au vu des délais réduits d’examen, mais j’ai confiance en la commission, consciente qu’elle est de la nécessité d’apporter ce dont ils ont besoin aux services dépendant du ministère de la Défense, au premier rang desquels la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). »

Les communications franco-françaises dans les filets internationaux

Lors de cette séance en commission, la parlementaire a aussi rappelé le contenu de cette proposition de loi (notre explication ligne par ligne) qui jouera dans plusieurs hypothèses : celles des correspondances mixtes (un côté français, un côté étranger), celle des communications purement internationales, enfin celle des communications qui se révèlent passées entre deux identifiants rattachables au territoire national. Dans ce dernier cas, « les communications [seront] instantanément détruites » dit – un peu curieusement – la proposition de loi, qui confirme en tout cas que des échanges entre personnes en France pourront tomber dans les filets des outils d'espionnage international.

Contrairement au régime franco-français, une communication qualifiée d’internationale soulagera considérablement le formalisme de droit commun prévu par la loi sur le renseignement.

Il n’y aura plus d’avis préalable de la Commission de contrôle des techniques du renseignement et les délais de collecte, de traitement, etc. seront rallongés. La CNCTR n’interviendra qu’a posteriori, soit trop tardivement, après l’atteinte à la vie privée.

Cette différence de traitement, compte tenu des potentielles atteintes au secret des avocats, a déjà agacé la French American Bar Association, groupement d’avocats qui s’en est plaint auprès de la députée.
Lire ici :
http://www.nextinpact.com/news/96487-loi-renseignement-avocats-franco-americains-denoncent-ppl-sur-surveillance-internationale.htm

Trois niveaux de surveillance

La proposition de loi organise en outre trois niveaux de surveillance : l’interception des systèmes de communication, la mise en place d’une boîte noire à l’échelle internationale durant un an, renouvelable. Enfin, une surveillance portant soit sur les contenus soit sur les données de connexion, les contenants, et portant sur des zones géographiques, des organisations, des personnes ou des groupes de personnes. Bref, un vaste champ du possible.

« La présente proposition a ainsi vocation à fournir un cadre d’ensemble clair, équilibré et indispensable à la poursuite du travail de nos services de renseignement pour assurer la sécurité de la France et des Français tout en protégeant les libertés individuelles » s’est cependant persuadée Patricia Adam, sous les applaudissements de Damien Meslot, député LR : « Vous l’avez rappelé : le texte sur le renseignement n’a pas été partiellement censuré par le Conseil constitutionnel pour des raisons de fond, mais seulement de forme. Nos services de renseignement ont besoin de disposer des moyens d’agir, les récents événements l’ont assez montré. Aussi suis-je, pour ce qui me concerne, tout à fait favorable à cette proposition de loi bien construite. »

Les amendements pour la séance seront examinés le 30 septembre, avant les débats en hémicycle le 1er octobre prochain.

Source :
http://www.nextinpact.com/news/96574-loi-renseignement-surveillance-internationale-examinee-par-deputes-1er-octobre.htm

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 18:24

Yep !

Instructif, intelligent, parfois désopilant, ce reportage de Cash Investigation est extrêment précieux au moment où l'on nous vend la loi Renseignement et ses fameux algorithmes comme la panacé pour lutter contre le terrorisme et - tant qu'à faire - pour le prévenir.

On nous les vend ? Oui, on nous les vend bien et notre sécurité, ça pèse en milliards de dollars, dans des outils hight tech - des gadgets à prix fous qui ne fonctionnent pas - et sans doute, on ne peut que s'en convaincre en voyant cette enquête, en dessous de table...

Allez, passez à la caisse !

Mais avant, faites tourner cette vidéo !

m.

Le 22 septembre 2015

La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. «Cash investigation» révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe.

Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices.

L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle.

Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain.

Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ?

 

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 08:29

Le 25 août 2015

Même si Microsoft prétend être de bonne foi, et ne vouloir qu’améliorer ses services, ses contrats d’utilisation laissent ouvertes toutes les portes permettant de capter des données personnelles.

La tension monte entre Microsoft et ses clients. En cause, des remontées de données massives opérées par défaut et des clauses un peu trop permissives dans le contrat de licence relatif à Windows 10. Il est à noter que ces pratiques ne sont pas nouvelles, mais elles prennent une nouvelle dimension dans Windows 10, qui les affiche au grand jour.

Nous nous sommes déjà assez largement penchés sur les outils permettant de faire remonter des données à Microsoft. Voir à ce propos nos articles « Windows 10 fait remonter une foule de données à Microsoft », « Comment éviter la collecte de données automatique dans Windows 10 ? » et « Les sites pirates bloquent Windows 10 ».
http://www.silicon.fr/alerte-windows-10-remonter-foule-de-donnees-a-microsoft-122944.html
http://www.silicon.fr/premunir-collecte-donnees-automatique-windows-10-123103.html
http://www.silicon.fr/sites-pirates-bloquent-windows-10-124634.html

Mais que fait la firme de ces données ? Le contrat de licence de Windows 10 (accessible ici) reste assez flou à ce sujet, en indiquant que « certaines fonctionnalités du logiciel, lorsque vous les utilisez, peuvent envoyer ou recevoir des informations. La majorité de ces fonctionnalités peuvent être désactivées depuis l’interface utilisateur. Vous pouvez également choisir de ne pas les utiliser. » Chose qui n’est pas toujours vraie, comme nous allons le voir.

Une page est dédiée à ces informations captées par les fonctionnalités et outils proposés au sein de Windows 10. Vous la retrouverez ici. Si tous les éléments sont donnés pour désactiver ces remontées d’informations, l’opération est loin d’être simple et se montrera particulièrement chronophage.

Tout désactiver… sauf la télémétrie

Reste un gros point noir : les données de télémétrie. Elles sont par exemple utilisées par le « Programme d’amélioration de l’expérience utilisateur de Microsoft » (dont les termes sont expliqués ici). Problème, ce programme ne peut être complètement supprimé. Au mieux, vous pourrez opter pour un envoi minimal d’informations auprès de Microsoft (via les options de l’outil de feedback intégré dans Windows 10). Un élément qui devrait normalement bloquer l’utilisation de Windows 10 dans plusieurs domaines, par exemple les transactions bancaires ou la santé.

Il est à noter que certains utilisateurs ont signalé que les outils de télémétrie étaient modifiés via des mises à jour de Windows. Chose valable aussi bien pour Windows 10, que Windows 7, 8 et 8.1.

Ne rien partager… sauf si nécessaire

Dans la déclaration de confidentialité de Microsoft (en ligne à cette adresse), le paragraphe « Raisons pour lesquelles nous partageons vos données personnelles » est édifiant. On peut y lire que « nous partageons vos données personnelles avec votre consentement ou au besoin pour terminer toute transaction ou fournir tout service que vous avez demandés ou autorisés. »

Rien n’est fait sans votre consentement, mais certains services peuvent partager vos données personnelles sans vous en avertir, à partir du moment où vous choisissez de les utiliser. Utiliser un service revient donc à accepter qu’il partage des données personnelles. Fin du débat. Pire, les données personnelles sont partagées « au besoin ». Traduction : on vous demande, sauf lorsque l’on ne vous demande pas.

C’est pour votre bien… ou pas

« Nous partageons également des données avec les filiales contrôlées par Microsoft ; avec les prestataires travaillant en notre nom ; lorsque cela est exigé par la loi ou pour répondre à une procédure judiciaire ; pour protéger nos clients ; pour protéger des vies humaines ; pour maintenir la sécurité de nos services ; et pour protéger les droits ou la propriété de Microsoft. »

La première partie est logique. Le reste bien moins. « Pour protéger des vies humaines » ouvre par exemple la porte à des écoutes massives à grande échelle, puisque cela permettra de détecter des malfaiteurs ou terroristes avant qu’ils ne passent à l’action, et donc de protéger des vies. « Pour maintenir la sécurité de nos services » permet de détecter les contre-mesures visant à supprimer – par exemple – les services de télémétrie de Windows. « Pour protéger les droits ou la propriété de Microsoft » offre dans l’absolu la possibilité de référencer les logiciels installés sur une machine, pour détecter des versions piratées.

Source :
http://www.silicon.fr/windows-10-porte-ouverte-vos-donnees-personnelles-124748.html

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 09:06

Corto le logiciel de statistiques et de...
 

Le 12 août 2015

Depuis 2011 le logiciel Corto veille sur la ville de Mantes-la-Jolie.
Ce logiciel de statistiques et de préventions au service de la police municipale a accumulé plus de 14 000 fiches sur les lieux et les actes de délinquance dans la ville.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 15:00

Le 24 juillet 2015

Au total 73 caméras de videosurveillance seront installées d’ici la fin de l’année dans les rues de Toulouse. Jusqu’à 350 caméras seront installées d’ici 2017.

Efficace pour lutter contre la délinquance ? Une première tranche de 15 caméras vient d’être installées dans plusieurs quartiers. La municipalité a décidé d’intervenir « sur 11 zones où le niveau de délinquance implique un déploiement prioritaire ».

Vendredi 17 juillet, 15 caméras ont ainsi été mises en service sur les quartiers Bayard, Saint-Aubin et Saint-Pierre :

– Pont du 19 mars 1962 côté Bayard (Gare Matabiau)
– Pont du 19 mars 1962 côté Bayard (Angle Bayard/Canal)
– Rue Denfert Rochereau angle Strasbourg
– Boulevard Michelet (Nord)
– Boulevard Michelet (Sud)
– Boulevard Léopold Escande
– Rue de la Colombette (Côté Canal)
– Rue Labeda angle Bld Carnot
– Bld Lascrosses (au niveau de Compans Caffarelli)
– Bld d’Arcole (Ecole du Nord) / Rue de l’hirondelle
– Rue Bertrand de Born
– Rue d’Aubuisson angle rue Riquet
– Rue Gabriel Péri angle rue Riquet (Côté Canal)
– Pont Saint-Pierre coté pair
– Pont Saint-Pierre coté impair

Trois caméras sont également en cours de réglage :
– Rue Bayard angle Bld de Strasbourg : 2 caméras
– Place Schumann

Cinquante-cinq autres caméras seront installées d’ici la fin de l’année sur les quartiers Arnaud Bernard, Saint-Pierre, les Izards, Bellefontaine, les Pradettes, Empalot, Bonnefoy, Alsace-Lorraine et Amouroux.

Source :
http://www.toulouse7.com/2015/07/24/videosurveillance-15-nouvelles-cameras-installees-a-toulouse/

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Publié par C.L.A.P33 - dans Surveillance
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:10

Le 4 juin 2015

La loi sur le renseignement fait craindre pour la protection de la vie privée. Mais les risques existent déjà, et certains s'en protègent mieux que vous.

Internet, ce vaste monde, dont l'utilisateur moyen –vous et moi– se sert beaucoup mais auquel il ne comprend pas grand chose. Monsieur tout-le-monde achète, c'est un exemple, son ordinateur à la Fnac, utilise Windows, SFR, Facebook et laisse traîner des cookies espions derrière lui. Ah ! cible parfaite du tracking, cette méthode commerciale qui vise à connaître les goûts d'une personne connectée pour mieux lui adresser des publicités personnalisées sur ses différentes pages de navigation. L'internaute insouciant protège son ordinateur par un code de quelques caractères et ses conversations privées sont entre les mains de Gmail.

Aeris - c'est un pseudo - surfe loin de ce modèle de candeur. Ce Parisien de 30 ans est ingénieur en développement logiciel dans l’industrie (aéronautique, ferroviaire, militaire…), ce qui implique qu'il soit habilité Confidentiel Défense.  

À titre personnel, il participe au projet NSA-observer, un site recensant les documents livrés par Edward Snowden pour décrypter les programmes de surveillance des services de renseignements américains. Souriant et engageant, Aeris n'est pas vraiment l'image d'Épinal du paranoïaque. Mais les sujets sensibles qu'il traite l'invitent à un niveau de prudence que nous autres, citoyens lambda, n'avons pas forcément besoin d'atteindre au quotidien. Pourtant, sa façon d'utiliser le réseau est instructive à plus d'un titre.

Lire la suite :
http://www.slate.fr/story/101631/internet-hyper-prudent

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 10:04

Le 23 juin 2015

L’apparition d’un étrange module audio dans Chromium, la version open source de Chrome, a généré une vive discussion sur une fonctionnalité du navigateur qui est presque passée inaperçue : l’activation de la recherche vocale par « OK Google ».

Pendant plusieurs jours, une polémique a enflée sur le forum Debian et sur Hacker News, à propos d’un module étrange apparu dans Chromium, la version open source de Chrome. A savoir le « Chrome Hotword Shared Module ».

Le premier à l’avoir vu, c’est Yoshihito Yoshino, un utilisateur de Debian Linux, qui s’est étonné que son navigateur télécharge automatiquement ce paquet logiciel qui n’est même pas open source.

Interpelé, il prévient la communauté Debian qui, après investigation, a identifié ce binaire inconnu. Il s’agit d’une fonctionnalité développée par Google permettant d’activer la recherche vocale en prononçant les mots « OK Google ».

Ambiance parano

Cette technologie n’est pas réellement nouvelle. Google l’avait déjà présenté en 2013 sous la forme d’une extension.

Elle est désormais intégrée de manière native dans Google Chrome. Pour fonctionner, elle nécessite l’accès au microphone et à la capture audio.

En comprenant cela, certains adeptes de l’open source et de la protection de la vie privée ont immédiatement bondi sur leurs claviers. Si ce module est en écoute permanente, c’est que - de facto - cette boîte noire capte toutes les conversations et les envoie vers les serveurs de Google pour détecter les deux mots magiques, n’est-ce pas ? 

Et en plus Google a le culot de télécharger automatiquement son mouchard audio sur les systèmes Debian open source, sans demander l’avis de personne ?

Et si ce module contenait des fonctions malicieuses d’espionnage ? Scandale !

Mais d’après Google, pas la peine de s’énerver. Dans une note technique, l’éditeur tient à préciser que la fonctionnalité « Ok Google » n’est pas activée par défaut. Pour cela, il faut au préalable installer le plugin Native Client, puis cocher une case dans le menu « Paramètres ».

Par ailleurs, la firme souligne que ce n'est pas de sa faute si les communautés Chromium et Debian autorisent le téléchargement automatique de « Chrome Hotword Shared Module ». Chromium n'est effectivement pas un produit de Google : Ce serait donc à ceux qui distribuent le logiciel de faire le ménage. A chacun ses responsabilités. Et toc !

Côté Debian, la polémique s’est rapidement dégonflée. Certes, la distribution télécharge automatiquement le module en question, ce qui est anormal et sera prochainement corrigé. Mais Chromium sur Debian n’intègrant pas la plateforme Native Client, le module ne peut donc pas s’exécuter.

Mais pour Rick Falkvinge, le créateur du Parti Pirate suédois, l’histoire n’est pas terminée pour autant.

Elle montre, selon lui, que Google Chrome implémente bel un bien un mouchard audio sur des millions d’ordinateurs dans le monde, sans que cela ne gêne personne.

C’est d’autant plus inquiétant quand on connait les liens qu’entretient Google avec la NSA.

Pour lui, il ne faudrait pas faire confiance à Google et, dans le doute, plaide pour une solution matérielle. « Un interrupteur logiciel pour un microphone n’est plus suffisant, il faut avoir un interrupteur physique qui rompt sa connexion électrique », explique-t-il dans une note de blog.

Lire aussi :
La reconnaissance vocale de Google Chrome peut espionner vos conversations
http://www.01net.com/editorial/612618/la-reconnaissance-vocale-de-google-chrome-peut-espionner-vos-conversations/

Source :
http://www.01net.com/editorial/658623/chrome-peut-il-ecouter-en-douce-toutes-vos-conversations/

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:53

Le 25 juin 2015

Pour l'avocat de Mediapart et proche de François Hollande, l'espionnage américain est "choquant et détestable".

INTERVIEW - Invité de Thomas Sotto, jeudi sur Europe 1, Jean-Pierre Mignard, avocat du site Mediapart et ami de François Hollande, a estimé que la France pourrait accorder l'asile politique à Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, et Edward Snowden, à l'origine de révélations sur les écoutes massives des services de renseignement américains.

"Ce sont des lanceurs d'alerte qui ne peuvent pas en l'état trouver protection dans la loi nationale", a estimé Jean-Pierre Mignard. "Si l'un et l'autre demandaient à venir en France, compte tenu du service qu'ils ont rendu l'un et l'autre, on pourrait effectivement les accueillir", a-t-il préconisé, rappelant que "la loi française autorise la République à donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté".

Jean-Pierre Mignard a qualifié de "choquant et détestable" l'espionnage par les services américains des conversations téléphoniques de trois présidents français. "Il y a aujourd'hui un problème qui, vu son ampleur, suppose peut-être un accord mondial", a-t-il estimé.

L'avocat a d'ailleurs sa petite idée pour obliger les Etats-Unis à cesser ces pratiques : intégrer le sujet dans les négociations actuelles du traité transatlantique (TAFTA). "Pourquoi est ce que l'Europe ne demanderait pas l'insertion dans ce traité d'une clause disant notamment que l'espionnage n'est pas autorisé ?", a-t-il suggéré. "C'est à l'Europe de taper du poing sur la table et peut-être à la France de prendre la direction du mouvement".

Source :
http://www.europe1.fr/politique/jean-pierre-mignard-la-france-pourrait-accueillir-assange-et-snowden-1360478

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 11:38

Le 24 juin 2015

Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, et François Hollande ont été mis sur écoute par les services de renseignement américains (NSA) de 2006 à 2012.

Le siège de la NSA s'étend à perte de vue et en dit long sur la puissance de cette agence de sécurité qui écoute le monde entier et ne révèle aucun de ses secrets. On estime à 50 000 le nombre d'employés et à 8 milliards d'euros le budget annuel. Dans leur surveillance, les Américains utilisent tous leurs relais.

Près de la place de la Concorde, au coeur de Paris, se trouve l'ambassade américaine, voisine de l'Élysée. Au dernier étage, six fenêtres en trompe-l'oeil sur une bâche qui cacherait une station d'écoutes.

Comment la NSA opère-t-elle ?

La NSA analyse des milliards de messages et de coups de téléphone par mots-clés ou selon certains numéros jugés dangereux.

Pour espionner internet, les Américains interceptent les données qui transitent par des câbles sous-marins, véritable autoroute de l'information, mais aussi par les serveurs des géants du web (Google, YouTube, Facebook, Microsoft, Apple...), tous américains.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/monde/espionnage-d-internet/nsa-une-station-d-espionnage-en-plein-coeur-de-paris_967617.html

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 11:24

Depuis Numérama le 8 juin 2015

Bernard Cazeneuve a indiqué dimanche que 36 sites internet avaient déjà été bloqués sur ordre du ministère de l'intérieur, sans qu'aucune explication détaillée ne soit fournie, ni que l'accusation aboutissant à la censure ne soit vérifiée par un magistrat.

 Au détour d'un communiqué de presse sur les arrestations opérées dimanche matin relatives à la tentative d'attentat déjouée de Villejuif, le ministère de l'intérieur a fait savoir que 36 sites internet avaient d'ores et déjà fait l'objet d'une mesure de blocage administratif, dans le cadre d'une stratégie globale de lutte contre le terrorisme mise en oeuvre par la France, qui "ne connaît aucune pause".

"Elle est permanente et renforcée chaque jour par les moyens supplémentaires que le Gouvernement mobilise. Tous les jours, nous procédons à des interpellations, nous empêchons des départs vers la Syrie et interceptons des individus de retour sur notre sol. Tous les jours, nous portons des coups au terrorisme", se félicite le ministre de Bernard Cazeneuve.

"A ce jour, 1750 individus sont recensés pour leur implication à un titre ou à un autre dans les filières djihadistes. 113 français ou résidents en France ont trouvé la mort sur le théâtre des opérations. 130 procédures judiciaires concernant 650 personnes sont en cours pour des activités liées au terrorisme. 60 interdictions  administratives de sortie du territoire ont déjà été prononcées, et une cinquantaine d’autres sont en cours d’instruction. 36 sites Internet faisant l’apologie du terrorisme ont déjà fait l’objet d’une mesure de blocage. Les mesures de la loi antiterroriste du 13 novembre dernier sont toutes en application. Les renforts supplémentaires pour nos services de renseignements annoncés par le Premier Ministre en janvier se mettent en place dans les délais prévus. Tous les services placés sous ma direction travaillent dans une totale coordination".

UNE CERTAINE VISION DE LA DÉMOCRATIE

Une totale coordination, mais pas une totale transparence. Comme le prévoit la loi anti-terrorisme de novembre 2014 qui n'a pas été présentée au Conseil constitutionnel, la liste des sites à bloquer établie par les services de l'Etat est transmise sans aucun contrôle judiciaire aux FAI, dans le plus grand secret.

Théoriquement, la procédure permet de contester le blocage après-coup, si l'on estime qu'il est abusif, soit que l'on édite un site censuré, soit que l'on soit lecteur d'un site censuré, privé de la liberté d'accéder à l'information (qui est un droit de l'homme à part entière, et même "la pierre de touches de toutes les libertés" (lire ici : klik !) selon la toute première session de l'ONU en 1946).

Mais comme l'a démontré les suites données à notre recours contre le blocage d'un média indépendant (Islamic-News.info - Lire ici : klik !) accusé de faire l'apologie du terrorisme, le ministère de l'intérieur ne juge pas utile de répondre aux demandes de levées de blocage, ni de se justifier (lire ici : klik !).

Il nous faudra aller jusqu'aux tribunaux, et peut-être jusqu'à une QPC, pour que soit peut-être enfin remis en cause le pouvoir confié à la police de censurer un média sans aucune explication ni aucun contrôle.

Existe-t-il, parmi les 36 sites bloqués, d'autres cas contestables comme celui du site Islamic-News ? Sauf à tomber par hasard sur un site bloqué, ou à en être averti par un tiers, il n'existe aucun moyen de le savoir. Ceci au nom de la lutte d'une démocratie contre l'autoritarisme islamiste.

Source :
http://www.numerama.com/magazine/33314-36-sites-internet-bloques-en-france-lesquels-et-pourquoi-mystere.html

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