Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 10:14

Le 18 octobre 2016

Le renseignement anglais a collecté illégalement des données pendant plus d'une décennie. C’est le verdict de l’Investigatory Powers Tribunal, la cour en charge de ce type de dossier.

Cependant, puisque les programmes de collecte ont été révélés et que le gouvernement a posé des garde-fous, ils sont désormais légaux.

Au travers d'un jugement de 70 pages, l’IPT indique que renseignement anglais s’est livré illégalement à deux activités pendant plus d’une décennie : les collectes de données et de métadonnées, sans qu’aucune barrière ne limite leur portée.

Le tribunal a indiqué que les BCD (bulk communications data) et les BPD (bulk personal datasets) violaient tous deux l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme (droit d'une personne à la vie privée).

Les deux programmes sont clairement distingués.

Les BCD constituent l’ensemble des données de connexion. Dans le cadre de la téléphonie, il s’agit de définir qui a appelé qui, à quelle date, quelle heure, pendant combien de temps, avec éventuellement les positions géographiques assorties.

Les BPD sont au contraire les communications elles-mêmes.

Illégalité à l'entrée, légalité à la sortie

Selon la juridiction, l'encadrement de ces opérations a été mis en place en mars et novembre 2015. Or, le renseignement anglais a attendu cette période pour lever le voile sur cette surveillance, pourtant bien installée depuis des années.

Problème : ni les citoyens du Royaume-Uni, ni le Parlement, ni même le tribunal n'avaient été informés.

Surprise : la décision du tribunal ne remet pas en cause ces faits de surveillance.

L'IPT les a confirmés, s'est contenté de la reconnaissance tardive du gouvernement, tout en se satisfaisant des nouvelles normes qui légalisent les pratiques.

La colère de Privacy International, qui avait déposé plainte contre le GCHQ – l’équivalent anglais de la NSA – ne s'est pas fait attendre.

Privacy International circonspecte

Millie Graham Wood, responsable juridique de l’ONG, indiquait ainsi hier dans un communiqué :
« Il y a d’énormes risques à utiliser des données de communications collectées en masse. Elles facilitent le catalogage presque instantané des données personnelles d’une population entière.

Il est inacceptable que ce soit uniquement par la plainte d’une association que nous ayons connaissance de l’étendue de ces pouvoirs et de la manière dont ils ont été utilisés.

Le public et le Parlement méritent une explication sur les raisons d’une collecte faite pendant plus d’une décennie sur les données de tout le monde, sans supervision ni confirmation que les données personnelles seront détruites ».

Pour Privacy International, la décision de l’Investigatory Powers Tribunal est donc importante, mais ne change rien en pratique.

Le jugement n'a pas ordonné la destruction des données collectées. Les oreilles du renseignement peuvent continuer à écouter sans supervision extérieure.

Les citoyens victimes d'une utilisation – abusive ou non – de leurs données restent dans l'ignorance. Enfin, les précieuses données peuvent être partagées avec les pays « partenaires ».

Les collectes de masse, encore et toujours

On retombe ici dans la vaste problématique des collectes de masse telles que révélées par Edward Snowden en 2013.
Lire ici :
http://www.nextinpact.com/news/80378-un-ex-agent-cia-a-origine-fuites-sur-programme-prism.htm

Ces banques de données contiennent de très nombreuses informations, non nécessairement par volonté ou nécessité, mais parce que les filets géants sont jetés sur des transmissions très générales telles que les communications téléphoniques, les emails, l’historique des navigateurs ou encore les SMS.

Il s’agit de données agglutinées qui ne sont pas exfiltrées par la suite. Même si le GHCQ assure que la grande majorité d’entre elles correspondent à des personnes ne représentant aucun « intérêt pour le renseignement », elles sont tout de même sauvegardées.

Le ministère de l'Intérieur « satisfait »

Qu’est-ce que la décision de l’IPT change finalement ? Elle clarifie la situation. Même s’il existe un consensus général sur le fait que les opérations des agences de renseignement soient tenues secrètes, les règles qui les encadrent ne doivent pas l’être.

Cependant, le GCHQ et plus globalement le monde anglais du renseignement va continuer les opérations mises en place.

Pour preuve, le Home Office (ministère de l’Intérieur) a indiqué à la BBC : « Les pouvoirs accordés aux agences de sécurité et de renseignement jouent un rôle crucial dans la protection du Royaume-Uni et de ses citoyens. Nous sommes donc satisfaits que le tribunal ait confirmé la légalité des programmes de collecte ».

L'exécutif s’est engagé cependant à être plus transparent, notamment au travers de rapports réguliers.

Source :
http://www.nextinpact.com/news/101806-les-citoyens-britanniques-surveilles-illegalement-pendant-plus-dix-ans.htm

****
Lire aussi
Métadonnées en accès libre pour le Renseignement australien
http://www.journaldugeek.com/2015/10/13/metadonnees-acces-libre-renseignements-australie/

Repost 0
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:10

Le 12 octobre 2016

La numérisation grandissante de l’économie a fait des données personnelles l’un des outils les plus performants et les plus recherchés par les entreprises. Les plus importantes firmes digitales l’ont rapidement compris : cela explique en effet pourquoi Mark Zuckerberg, le CEO de Facebook, a déboursé 22 millions de dollars pour acquérir la messagerie instantanée en ligne WhatsApp.

Dans la foulée, il a également décidé de rendre sa gratuité à l’application : dès lors, il est légitime de chercher l’intérêt de cette fusion-acquisition, cet intérêt se trouve précisément dans les données personnelles des utilisateurs de WhatsApp, créant par-là un géant de big data qui intéresse de près la Commissaire européenne de la concurrence Mme Margrethe Vestager.

Le 29 septembre dernier, Mme Vestager a indiqué s’intéresser de près à la concentration en termes de données personnelles lors de fusions-acquisitions.

Son enquête avait en réalité débuté dès janvier 2016 : la commissaire européenne à la concurrence se sent en effet très concernée par l’encadrement des activités des firmes numériques, et en particulier des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon).

Elle a démontré à plusieurs reprises cet attachement à venir poser une charpente législative et réglementaire concernant le marché du digital, lequel semble se développer beaucoup plus rapidement que les normes en vigueur. Google et dernièrement Apple se sont ainsi fait rappelés à l’ordre et même condamnés pour ne pas avoir suivi la politique européenne en vigueur dans le domaine de la libre-concurrence. Mme Vestager a ainsi formulé le souhait de « surveiller de très près » les entreprises qui collectent et utilisent les données des citoyens européens.

La pierre d’achoppement n’est pas ici la possession desdites données personnelles mais bien leur usage : elles ne doivent pas servir à « empêche[r] les autres de leur faire concurrence ».

Lire la suite :
https://europe-liberte-securite-justice.org/2016/10/12/les-techniques-de-collecte-des-donnees-entre-intrusion-dans-la-vie-privee-et-atteinte-a-la-libre-concurrence/

Repost 0
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 10:07

Transmis par Géo

BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Circulaire du 20 septembre 2016 relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs

Pour attribution Mesdames et messieurs les procureurs généraux près les cours d’appel Monsieur le procureur de la République près le tribunal supérieur d’appel Mesdames et messieurs les procureurs de la République Madame la procureure de la République financier près le tribunal de grande instance de Paris

Pour information Mesdames et messieurs les premiers présidents des cours d’appel Monsieur le président du tribunal supérieur d’appel Mesdames et messieurs les présidents des tribunaux de grande instance Monsieur le membre national d’Eurojust pour la France

Date d'application : immédiate Annexe :

1 De récentes manifestations ont été émaillées, en plusieurs points du territoire, de violences graves, notamment dirigées contre les forces de l’ordre, et de dégradations de biens privés ou publics.

Ces débordements, qui sont le fait d’une minorité de personnes souvent très organisée, mobilisent fortement les services de police et les militaires de la gendarmerie dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre relevant de leurs missions de police administrative.

Ces comportements font également l’objet de procédures judiciaires dont la qualité ne permet pas toujours l’engagement de poursuites pénales satisfaisantes, compte tenu des difficultés engendrées par le traitement, dans l’urgence, de faits qui relèvent d’un phénomène de masse, et de l’articulation malaisée entre les opérations nécessaires de maintien de l’ordre et les impératifs d’efficacité judiciaire.

Ces difficultés rencontrées à l’occasion de manifestations sur la voie publique sont proches de celles constatées lors de violences urbaines ou dans le traitement des infractions commises par certains mouvements dits « zadistes ».

La présente circulaire vise à identifier ces mouvements collectifs et les infractions qu’ils sont susceptibles de générer (I), à améliorer les dispositifs de constatation des infractions (II) et à fixer des orientations de politique pénale (III).

Elle évoque enfin la situation des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie, parfois mis en cause pour des violences commises lors des opérations de maintien de l’ordre ou des interpellations, mais également ciblés par certains individus ou mouvements contestataires et victimes à ce titre d’actes d’intimidation ou de représailles (IV). I.

Des mouvements collectifs divers

La difficulté à concilier la préservation de l’ordre public et l’efficacité judiciaire se retrouve dans l’appréhension de situations très diverses : les manifestations, les violences urbaines, les mouvements dits « zadistes »

– Les manifestations

Les manifestations professionnelles, étudiantes ou catégorielles sur la voie publique sont parfois l’occasion de débordements violents.

Les manifestations sur la voie publique sont régies par les articles L 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, qui renvoient à l’article 6 de la loi du 30 juin 1881 disposant que les réunions sur la voie publique sont BOMJ n°2016-09 du 30 septembre 2016 – JUSD1626163C – Page 1/7 BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE interdites.

Tout cortège, défilé, rassemblement de personnes, et plus généralement toute manifestation sur la voie publique doivent faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de l’autorité administrative compétente (mairie, préfecture, ou, pour Paris, préfecture de police) trois jours au moins avant la manifestation et quinze jours au plus, signée par au moins trois organisateurs et indiquant le but, la date et le parcours prévu de la manifestation.

L’autorité administrative peut interdire par arrêté la manifestation, si elle estime que celle-ci est de nature à troubler l’ordre public.

Cette décision est notifiée aux signataires de la déclaration au domicile élu par eux. La violation de ces dispositions ne constitue cependant qu’une contravention pour les participants et permet uniquement l’interpellation des organisateurs, si ces derniers ont pu valablement être identifiés.

Dans le cadre de l’état d’urgence, en application de la loi n° 201-987 du 21 juillet 2016, modifiant la loi n° 55- 385 du 3 avril 1955, l’article 8 un dernier alinéa dispose que « les cortèges, défilés et rassemblements de personnes sur la voie publique peuvent être interdits dès lors que l'autorité administrative justifie ne pas être en mesure d'en assurer la sécurité compte tenu des moyens dont elle dispose ».

Les infractions constituent alors des délits punis de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende conformément à l’article 13 de la loi du 3 avril 1955 modifiée, qui s’applique aux organisateurs ainsi qu’aux participants.

– Les violences urbaines

POUR LIRE LA SUITE CLIQUEZ CI-DESSOUS
http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2016/09/cir_41346.pdf

Repost 0
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 10:50

Le 5 octobre 2016

Yahoo! est un saumon. Dans un monde post-Snowden, les colosses du web ont eu une épiphanie : ils n’ont rien d’autre à vendre que de la confiance à leurs utilisateurs.

Bien sûr, Google, Facebook, Amazon et consorts continuent de sucer nos données comme des nectarivores. Mais Yahoo! est un saumon. La plupart des grandes plateformes ont pris conscience de la nécessité de garantir aux internautes une sécurité relative et le secret des correspondances (fluctuant) : Apple a refusé de s’offrir sans préliminaires au FBI ; et si le Allo de Google est très perfectible, il est désormais possible de chiffrer Messenger de bout en bout.
Lire ici :
http://www.telerama.fr/medias/apple-et-fbi-l-impossible-connexion,138835.php

En 2016, des applications comme Signal ou Telegram sont des outils grand public simples et efficaces. Mais Yahoo! est un saumon. Qui remonte le courant. Reuters vient de jeter la lumière sur les cuisines sales de l’entreprise américaine à l’aide de quelques lanceurs d’alerte bien informés.

En l'espace de quelques heures, la plateforme est passée du statut de boîte mail ringarde à celui de lépreux infréquentable.

Une backdoor, pas de questions

L’an dernier, à rebours de ses petits camarades et du sens commun, Yahoo! aurait espionné tous ses utilisateurs.

A la demande de la NSA et du FBI, la boîte de Sunnyvale aurait conçu un logiciel pour scanner l’ensemble des emails échangés sur ses serveurs.

C’est doublement inexcusable.

Primo, ce programme a été développé dans un contexte où la surveillance de masse a été largement documentée : plus question d’invoquer une quelconque naïveté.

Deuxio, comme le relève Reuters, c’est la première fois qu’une entreprise consent à créer un accès direct en temps réel aux services de renseignement, et pas seulement la possibilité d’analyser les communications a posteriori.

Cette backdoor, que la patronne Marissa Mayer aurait accepté sans sourciller, n’a pas été du goût de tout le monde chez Yahoo!.

Alex Stamos, le M. Sécurité, effaré par cette romance avec les services, a préféré mettre les voiles chez Facebook. “Yahoo! est une entreprise qui respecte les lois, et se conforme aux lois américaines”, s’est contentée de répondre la firme californienne dans une tautologie fainéante.

Une belle incarnation des singes de la sagesse : ne pas voir le mal, ne pas entendre le mal, ne pas dire le mal.

“Don’t be evil”, claironnait Google il y a quelques années. “Ne le dites à personne”, répond Yahoo!, dans un seppuku à faire pâlir Mishima de jalousie.

Car c’est bien d’un suicide qu’il s’agit.

Tel un espion sous couverture capturé par l’ennemi dans un thriller hollywoodien, Yahoo! est lâché en rase campagne, et ne pourra compter sur personne.

L’opinion publique ? Elle n’a plus d’indulgence. Les autorités ? Elles n’aiment pas les éclaboussures.

Et si ça ne suffisait pas...

L’effet de souffle est d’autant plus redoutable que Yahoo! a déjà essuyé un scandale il y a dix jours, en annonçant que 500 millions de comptes avaient été piratés “par un acteur étatique” (sans plus de précisions).
Lire ici :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/09/23/piratage-de-yahoo-les-reponses-a-vos-questions_5002273_4408996.html

Ce chiffre a été revu à la hausse - certaines sources internes poussent jusqu’à trois milliards ! -, et surtout, ce siphonnage a mis en lumière une politique désastreuse de gestion des données. C’est Verizon qui doit être content…

En juillet, l’opérateur télécom américain a mis 5 milliards de dollars sur la table pour acquérir Yahoo!.
Lire ici :
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/07/24/32001-20160724ARTFIG00161-yahoo-va-etre-rachete-pres-de-5milliards-de-dollars-par-verizon.php

Autant dire qu’il va falloir un très grand tapis pour dissimuler cet empilement vertigineux de vices cachés.

Depuis son asile russe, Edward Snowden himself a posé le diagnostic et prescrit le remède : “Fermez votre compte aujourd’hui.” Pas mieux.

Source :
http://www.telerama.fr/medias/yahoo-mode-d-emploi-d-un-suicide-numerique,148351.php

Repost 0
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 10:46

Le 6 octobre 2016

Promis-juré, on ne les y reprendrait plus : après les révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden, en 2013, les Etats-Unis avaient assuré que la surveillance de masse d’Internet mise en place par leurs services de renseignement serait rapidement réformée.

En pratique, le cheminement a été plutôt tortueux : en 2015, Barack Obama signait une loi, le « Freedom Act », qui réformait légèrement les pratiques des services de renseignement – mais qui concernait surtout la protection des citoyens américains.

Ces mêmes Américains peuvent juger sur pièce de la portée de cette réforme : l’agence Reuters a révélé, mardi 4 octobre, que Yahoo!, l’un des principaux fournisseurs d’emails aux Etats-Unis, a mis en place, en 2015, un vaste système interne de surveillance de ses utilisateurs.

En pratique, une demande secrète d’un service de renseignement non identifié a contraint Yahoo! à créer un logiciel surveillant automatiquement l’apparition de certains mots-clefs ou identifiants dans les courriels de ses utilisateurs.

Une décision prise, toujours selon Reuters, dans le plus grand secret : même le directeur de la sécurité informatique de l’entreprise n’était pas au courant. Il a démissionné lorsqu’il a découvert, fortuitement, que sa propre entreprise avait mis en place cet outil de surveillance de masse.

Lire aussi :   Yahoo! accusé de surveiller les boîtes e-mail de ses utilisateurs pour le compte des Etats-Unis

Aucune garantie concrète

Pourtant, les Etats-Unis ont continué à promettre, de manière toujours plus solennelle, que la surveillance de masse était désormais sous contrôle. Une affirmation réitérée de manière formelle lors des négociations sur l’accord Privacy Shield (« bouclier de la vie privée »), entré en vigueur en juillet 2016.

Ce texte, qui encadre les transferts et le stockage de données de citoyens européens vers les Etats-Unis, est le fruit de discussions menées tambour battant – l’accord précédent ayant été invalidé, à la surprise générale, par la Cour de justice de l’Union européenne (UE).

Les adversaires du Privacy Shield soutenaient notamment que les Etats-Unis n’avaient apporté aucune garantie concrète sur le fait que les citoyens européens seraient à l’abri des grandes oreilles de la National Security Agency (NSA) américaine.

Les régulateurs européens de la vie privée avaient par exemple déploré « que les autorités américaines n’aient pas apporté d’éléments suffisamment précis pour écarter la possibilité d’une surveillance massive et indiscriminée des données des citoyens européens ». Et pour cause.

Dire « non » à la NSA n’est pas simple

Yahoo! est-il un cas isolé ? D’autres géants américains ont-ils reçu l’ordre de placer leurs utilisateurs sous surveillance ? Google, Facebook ou Apple le nient – de manière bien plus forte que Yahoo!, qui a timidement démenti l’enquête de Reuters. Tout comme ces entreprises ont toujours nié avoir collaboré au programme PRISM de la NSA – un système qui donnait à l’agence américaine, selon ses propres documents internes, un « accès direct » aux données des utilisateurs.

L’ensemble des révélations d’Edward Snowden a montré que dire « non » à la NSA n’est pas simple – lorsque l’agence se heurte à un refus, elle utilise les considérables moyens technologiques dont elle dispose pour parvenir à ses fins.

Le scandale Yahoo! donne en tout cas de nouveaux arguments aux adversaires du Privacy Shield pour saisir les tribunaux. Plusieurs associations avaient indiqué vouloir contester, dès son adoption, le « bouclier » devant la Cour de justice de l’UE.

Source :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/06/donnees-personnelles-un-bouclier-emousse-par-yahoo_5008912_4408996.html

Repost 0
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 10:39

Le 6 juin 2016

Omniprésente dans l'histoire des Etats-Unis depuis les années 1950, la National Security Agency n'avait jusqu'ici pas fait l'objet d'une synthèse en français. C'est chose faite grâce à Claude Delesse, spécialiste du renseignement.

NSA, comme « No Such Agency » : « Une telle agence n'existe pas », répondaient les initiés, passés à « Nothing Sacred Anymore » (« Plus rien de sacré ») quand les médias en firent leurs gros titres.

Mais la plus grande agence de renseignement électronique demeure le chantre du « No Say Anything » (« N'en parlez pas »), quitte à redoubler de mensonges et à camoufler les chiffres de son budget comme le nombre de ses recrues, encouragées à se marier entre elles.

Créée en 1952 par une directive présidentielle secrète, la NSA a pour « père » Ralph Canine, un général quinquagénaire « coriace » que « son personnel adule ».

En cinq années, il développe une structure active dans la plupart des décisions de politique internationale américaine.

Pour le pire, comme au Vietnam ou face à Al-Qaida, ou le meilleur, notamment lors de la crise des missiles de Cuba.

Incapable de casser les codes soviétiques malgré l'aide de spécialistes nazis, la NSA peine d'abord à justifier son existence.

Le président Eisenhower, ancien commandant des forces alliées, sait néanmoins ce qu'il devait aux interceptions des messages de l'Axe. Il ordonne donc que plus de la moitié du budget du renseignement soit alloué à la NSA, toujours dirigée par un militaire et dépendante du Pentagone.

Lire la suite :
http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160602.OBS1811/nsa-une-histoire-tres-secrete.html

Repost 0
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 10:29

Le 5 octobre 2016

L’affaire est embarrassante pour la National Security Agency (NSA). Le ministère américain de la justice a annoncé, mercredi 5 octobre, l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir volé des données classées « top secret » alors qu’il travaillait pour une agence fédérale, identifiée comme la NSA par le New York Times.

L’homme arrêté, Harold Thomas Martin III, travaillait comme sous-traitant à l’agence de renseignement américaine, spécialisée dans l’espionnage des communications mondiales. Il était employé par Booz Allen Hamilton, un grand groupe privé américain qui fournit de nombreux sous-traitants aux agences du renseignement des Etats-Unis.

« Lorsque nous avons appris l’arrestation de notre employé, nous avons immédiatement joint les autorités fédérales pour proposer notre totale coopération, et nous avons licencié » le sous-traitant, a confirmé, mercredi, dans un communiqué Craig Veith, le vice-président de Booz Allen Hamilton.

Embarrassant pour la NSA

Pour la deuxième fois en trois ans, la NSA voit l’un de ses sous-traitants dérober des informations ultrasecrètes.

Edward Snowden, qui a révélé au grand public l’ampleur des programmes de surveillance de la NSA, était également un sous-traitant de Booz Allen Hamilton.

La NSA n’a pas répondu aux sollicitations de l’Agence France-Presse.

Selon le New York Times, M. Martin est « soupçonné d’avoir pris les codes source très secrets développés par la NSA pour s’introduire dans les systèmes informatiques d’adversaires comme la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord ».

L’acte d’accusation se borne à mentionner que M. Martin a emporté chez lui du matériel informatique et des documents confidentiels qui n’auraient jamais dû sortir du bureau où il travaillait. Il encourt respectivement un an et dix ans de prison pour ces faits, selon la même source.

Lire aussi :   D’anciens hauts responsables américains reconnaissent l’apport des révélations de Snowden

Des motivations pas encore établies

Les motivations du suspect ne sont pas encore établies, volonté de faire un geste à dimension politique, tentative d’espionnage au profit d’un acteur extérieur, ou autre. « Nous avons du mal à le cerner », a expliqué l’une des sources du quotidien.

Il est possible que M. Martin ait agi avant les révélations d’Edward Snowden à la mi-2013, selon le New York Times. Selon un communiqué des avocats de Harold Thomas Martin, cité par le quotidien, « il n’y a pas de preuves qu’il ait tenté de trahir son pays ».

Selon la presse américaine, le FBI tente d’établir si ce vol de données pourrait être lié à la publication du code informatique d’une série d’outils utilisés par la NSA pour des piratages. Revendiquée par un énigmatique groupe baptisé « Shadow Brokers », cette publication concernait des outils mentionnés dans des documents révélés par Edward Snowden.

Lire aussi :   Des outils d’espionnage de l’unité d’élite de la NSA publiés par des pirates

Source :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/05/etats-unis-un-sous-traitant-de-la-nsa-accuse-de-vol-de-donnees-secretes_5008855_4408996.html

Repost 0
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:02

Le 17 janvier 2014

Plus de 800 collèges et lycées français ont remplacé la bonne vieille carte de cantine par un système biométrique à « reconnaissance des contours de la main ». Un business juteux pas du goût de la FCPE qui dénonce des dépenses excessives.

Pas de bras, pas de chocolat ? En tout cas, pas de repas à la cantine. Car depuis 2005, de plus en plus de collèges et de lycées de France et de Navarre recourent à la biométrie pour contrôler l’entrée de leur réfectoire.

Une simple carte magnétique suffisait encore récemment pour obtenir un plateau.

Selon la Cnil, 804 établissements ont ainsi fait le choix d’installer une borne sur laquelle doivent s’identifier les élèves en entrant un code qui leur est propre avant de poser la main sur « un lecteur RCM ».

Légalité

Montrer patte blanche pour être autorisé à déjeuner à la cantine ?

« Il a pu y avoir quelques réticences ici ou là, au début », concède Pierre Benguigui. « Mais les gens qui s’opposent à la biométrie n’ont pas compris comment ça marche, embraie-t-il. Ils estiment qu’on procède à l’identification d’un individu à partir d’une partie de son corps. Mais ça n’a rien à voir ! »

La technologie RCM permet une reconnaissance du contour de la main.

Contrairement à une empreinte digitale, elle ne permet pas d’identifier une personne en dehors de ce dispositif, promet-on chez Alise.

Pas question de constituer un fichier d’empreintes digitales de collégiens et lycéens : la Cnil s’y oppose. La photographie de main est, elle qualifiée de technologie « sans traces » par l’institution.

Celle-ci a même émis (link is external) dès avril 2006 une « Autorisation Unique » conditionnant l’installation de ces dispositifs à un simple « engagement de conformité ».
Lire ici :
http://www.cnil.fr/documentation/deliberations/deliberation/delib/103/

« Avant, il fallait faire une demande en commission », continue Pierre Benguigui, Au total « deux à trois mois de procédure ».

Mais comme les demandes se multipliaient la Cnil a décidé de simplifier les démarches.

Gain de temps

Surtout, « il y a toujours le lecteur de cartes, pour ceux qui ne veulent pas de la biométrie. Les deux moyens sont inclus dans le même appareil ».

Et Pierre Benguigui, joint au volant de sa voiture, d’être saisi d’une comparaison : « Quand vous êtes en voiture, sur le réseau routier, vous pouvez prendre soit l’autoroute, soit la nationale. On peut faire l’un, ou l’autre. Et si vous préférez un mode, vous ne pouvez pas imposer de ne pas installer l’autre moyen ! On a le choix… » On aurait presque envie de crier avec lui « vive la liberté »

Outre le gain de temps supposé – les surveillants n’ont plus à noter le nom de chaque élève ayant oublié sa carte, c’est le surcroît de sécurité qui ferait tout l’intérêt de la biométrie. Car contrairement à une carte, « une main ne s’oublie pas, ne s’échange pas, ne se perd pas », fanfaronne-t-on chez Alise.

Plus encore que le risque d’oubli, c’est celui de vol voire de racket qui serait ainsi écarté.

Business

Jérôme Thorel, est journaliste indépendant et documentariste, auteur d’Attentifs ensemble ! Un livre dans lequel il consacre d’ailleurs quelques pages à Alise et à son concurrent Turbo Self.

« Ça peut paraître anodin, de passer de la carte magnétique à la biométrie en vendant l’intérêt sécuritaire. Ça a tout l’air d’un dispositif rigolo, mais on fait, en fait, l’objet d’une expérimentation ».

Pour ce militant, le dispositif viserait à habituer les enfants à se plier aux contrôles biométriques.

Une acceptation reposant une « vision angélique de la technologie » que ne nierait pas le patron d’Alise : « Pour les enfants, c’est quelque chose de magique ! » s’exclame ce dernier.

A la FCPE, l’une des deux principales fédérations de parents d’élèves, on n’est pas très emballé non plus par la biométrie dans les cantines.

Pour son président Paul Raoult, « il est normal qu’il y ait un contrôle. Alors la biométrie pourquoi pas, mais c’est vrai que ce n’est pas trop dans nos mentalités… »

Surtout, ce qui embête la FCPE, c’est que ces dispositifs « coûtent très, très cher ».

A savoir, entre 5.000 et 12.000€, annonce Pierre Benguigui.

Le tout pour un gain de temps « pas tellement évident », selon Paul Raoult, qui souligne en outre que « refaire une carte, en cas de perte, ça coûte trois fois rien ! Donc ça a quand même un petit côté arnaque. »

Un joli business financé par les établissements, quand ce n’est pas par le conseil régional ou général. Jérôme Thorel évoque ainsi les départements de l’Hérault ou du Gard, où des collectifs comme « Dépassons les bornes » ont fini par avoir raison de ces subventions.
Lire ici :
https://rebellyon.info/Depassons-les-bornes

Réseau

Alise a fait en 2013 près de 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise doit avant tout son succès à son logiciel phare de gestion de l’accès à la demi-pension, Arc-en-Self, lancé en 1992 et qui équipe aujourd’hui quelques 2.700 collèges ou lycées.

Des établissements qui peuvent alors rejoindre le Club d’utilisateurs, Arc-en-Self (http://clubarcenself.fr/), une association « totalement indépendante » affirme Pierre Benguigui.

Gaëlle Auffret est correspondante du Club pour la région Ouest, et intendante du lycée Nicolas Appert à Orvault (Loire-Atlantique).

Pour elle, l’asso est un vrai plus, avec ses réunions régionales et nationales « d’utilisateurs qui peuvent partager leurs pratiques informatiques », et surtout « demander des modifications à Alise ».

Le tout afin de mieux « répondre aux demandes des parents d’élèves, à savoir “je veux que mon enfant soit demi-pensionnaire au forfait, ou au ticket, ou ne manger que deux fois par semaine, ou trois fois…” »

Une charitable initiative qui réunit 598 établissements (tous ne recourent pas à la biométrie mais utilise le logiciel de gestion Arc-en-self).

Officiellement donc, le club permet d’exprimer des doléances en toute liberté et de les faire remonter à Alise, via un représentant de la société « invité ».

Mais c’est aussi l’occasion d’engager le débat sur la biométrie : « On s’aperçoit qu’il y a des territoires où elle est plus implantée que d’autres, et d’autres où il y a plus d’inquiétudes… On est là pour s’écouter les uns les autres. »

Et qui sait, peut-être que certains se laisseront convaincre.

Quoi qu’il en soit, le Club a visiblement la bénédiction d’Alise. L’entreprise prend à sa charge les 150€ de la première année de cotisation.

Arc-en-self, petite association loi 1901, disposait à l’issue de l’exercice 2012, d’un fond de caisse de 84.066€.
Lire ici :
http://www.alise.net/club-utilisateurs/details/lettre-club-page4.htm

Pas mal pour une amicale d’intendants et de gestionnaires de demi-pension !

Source :
http://www.streetpress.com/sujet/122014-dans-les-etablissements-scolaires-le-juteux-business-de-la-biometrie

Repost 0
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:38

Le 1er juillet 2014

0,0005$ par personne : c’est le prix des informations générales (âge, sexe, lieu) d’une personne, soit 0,37€ pour 1000 personnes. Pourquoi le prix est-il si faible ? Combien vaut mon profil Facebook ?

Il est désormais établi que les informations personnelles des individus ont une valeur, et peuvent s’acheter : Facebook, Linkedin et Google l’ont bien compris. Mais comment détermine-t-on la valeur de ces données ?

Il s’agit déjà de distinguer les différents types d’informations personnelles relatives à un individu. Si elles sont très sensibles (coordonnées bancaires, orientation politique…), leur vente est illégale. Si elles sont très utiles pour les marketeurs (célébrités, futurs parents…), leur prix grimpera vite.

Une entreprise qui recherche des potentiels clients déboursera entre 0,01€ et 5€ par profil.

Au niveau individuel, les données personnelles ont très peu de valeur : les « data brokers » ne vendent d’ailleurs les données qu’en grandes quantités (exemple : Infousa et Experian).

A mesure que les données précisent le profil du consommateur que l’on cherche à atteindre, leur prix augmente.

Ainsi, on peut obtenir les informations générales (âge, sexe, lieu) de 1000 personnes pour 0,37€.

Par contre, si ces personnes cherchent à acheter une nouvelle voiture, les grandes marques automobiles seront prêtes à dépenser  en moyenne 1,55€.

Les marketeurs sont prêts à payer le prix fort pour atteindre les consommateurs à des moments clés de leur vie, comme une grossesse : comptez 0,08€ pour une femme enceinte de 6 mois.

Et le prix continue d’augmenter à mesure que la donnée devient de plus en plus intime : le profil d’une personne atteinte d’un problème de santé spécifique s’élèvera en moyenne à 0,19€.

Pour Facebook, Linkedin ou Google, les profils ont une valeur plus élevée : entre 1€ et 10€.

Ci-dessus, il était question d’entreprises quelconques qui font appel à des « data brokers » pour obtenir des emails ou adresses de potentiels clients.

Mais lorsqu’il s’agit d’entreprises dont le business model est fondé sur les données personnelles (Facebook, Google, Linkedin), la valeur des données personnelles est toute autre.

Ainsi on peut estimer grossièrement combien vaut  un profil Facebook ou Google + pour ces entreprises en calculant le « chiffre d’affaire par utilisateur ».

Entreprise :                                          Facebook   LinkedIn   Google
Chiffre d’affaire par utilisateur (2014) :    5,85$       1,53$     10,09$

Pourquoi mes données personnelles sont-elles si bon marché ?

Avant que l’usage d’Internet soit répandu, les « data brokers » constituaient leurs listes de potentiels clients en appelant les personnes par téléphone ou en envoyant des lettres.

Ces méthodes coûteuses forçaient les acheteurs à dépenser plusieurs centaines de dollars par millier de prospects.

En permettant les utilisateurs à rechercher en ligne les produits qui les intéressent grâce aux moteurs de recherche, les profils de ceux-ci ont pu être réalisés automatiquement, ce qui a tiré les prix vers le bas.

Une autre raison est plus inquiétante.

A mesure qu’Internet était accessible à de plus en plus d’individus, les virus et les usurpations d’identités se sont répandus.

Le nombre de virus doublant chaque année depuis 2010, le marché a été inondé de nouvelles informations personnelles volées : l’offre étant supérieure à la demande, une pression sur les prix s’est exercée.

Vendez vous-même vos données personnelles !

Alors que l’internaute moyen aura tendance à se rebiffer après différents scandales d’atteintes à la vie privée (Programme PRISM, Google Street View…) certaines startups vont à contre-courant en proposant à ses utilisateurs de vendre leurs données personnelles.

Par exemple, Datacoup propose de vous rémunèrer 6€ par mois pour avoir un accès complet à vos profils des réseaux sociaux et votre flux de transactions bancaires.

« Si un consommateur le souhaite, il devrait pouvoir vendre ses données à n’importe qui » affirme le CEO de Datacoup.

La startup envisage d’étendre le service à l’historique de votre navigateur web et à des objets connectés comme Fitbit.

Calculer le prix de votre profil personnel

Le Financial Times a mis au point un outil permettant de calculer le prix de ses données personnelles en fonction de votre profil familial, financier… à partir des données moyennes sur le marché des « Data Brokers ».
http://www.ft.com/cms/s/2/927ca86e-d29b-11e2-88ed-00144feab7de.html?ft_site=falcon#ixzz3HMrGIcY9

Source :
http://e-delit.com/prix-2/combien-valent-vos-donnees-personnelles/

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage Surveillance
commenter cet article
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:13

Le 1er septembre 2016

Facebook emploie différentes méthodes de traçage pour comprendre votre quotidien. Vous craignez d'être espionné ? Cette impression est sans doute justifiée.

Avec les différentes méthodes de traçage qu'emploie Facebook pour cibler ses publicités, le site connaît jusqu'aux détails les plus précis de votre vie. Comment ça marche ?

Vous êtes à nouveau célibataire, vous vous connectez sur Facebook et votre profil affiche soudain des annonces pour des sites de rencontres. Vous parcourez alors votre page Facebook et vous voici envahi par ce sentiment étrange et très pénétrant que les publicités apparentes sont un peu trop ciblées et d'une précision bluffante.

Pas de panique : Facebook ne lit pas dans votre tête. Tout est normal

Le site ne fait que cibler les publicités affichées dans votre flux en fonction d'une multitude de paramètres.

Vous pouvez, par exemple, les vérifier et afficher la liste des "préférences publicitaires" qui vous dira ce que Facebook pense de vos centres d'intérêts. Vous y retrouvez notamment les pages que vous avez "likées" depuis l'ouverture de votre compte - une information personnelle donnée sciemment - mais aussi quelques surprises. Le réseau social a également monté une page qui explique comme cela fonctionne pour les annonceurs et vous.  

Mais il faut distinguer les informations que vous donnez - de façon consciente ou non - à Facebook et celles que le site va chercher tout seul.

Le Washington Post pousse le constat et a trouvé une centaine de types d'informations que Facebook utilise pour choisir ses publicités, des plus visibles aux plus improbables.

Du coup, le réseau social sait si vous êtes... propriétaire ou pas. Loin de chez vous. En relation longue-distance. Bientôt marié(e). Enceinte. De droite ou de gauche. Si vous avez une moto. Si vous projetez de passer le permis. L'année d'achat de votre véhicule. Où vous allez acheter le prochain. Si vous êtes généreux. Gamer. Votre type de carte de crédit. Si vous êtes radin. Quels médicaments vous achetez. Vos restaurants préférés. Si vous être intéressé par le Ramadan. Si vous achetez en ligne... et si vous "êtes réceptifs" aux messages publicitaires. 

"Si ces méthodes vous effraient, n'utilisez pas Facebook"

Ces 98 éléments listés par le Washington Post, qui englobe les usages de la vie quotidienne, jusqu'à prévoir votre comportement sur le moyen et long terme.  

Comment le site garde-t-il ses publicités "utiles et pertinentes" ?

En conservant une trace de votre historique des visites, sur quoi vous cliquez... et pas que sur le réseau social.

Si un site propose un bouton "like" ou "partager", Facebook est au courant et peut cibler votre comportement en ligne, même si vous êtes déconnecté !

N'importe quel site est susceptible de contenir un morceau de code pour tracer vos usages.

Au final, Facebook emploie quatre méthodes de traçages combinées.

Et si le site fait de plus en plus acte de transparence (notamment via les boutons "pourquoi vois-je cette publicité ?") il est encore impossible d'échapper à ces mouchards dans les paramètres.  

Ces manières actives et passives de donner des informations dessinent ainsi un profil, certes balbutiant et incomplet, mais assez précis pour recevoir des messages de tel ou tel annonceur.

Le Washington Post précise que la firme a engrangé plus de 6 milliards de revenus publicitaires pour son deuxième semestre 2016 et conclut : "Si ces méthodes vous effraient, n'utilisez pas le site."

Facebook sait tout, pour le moment.

Source :
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/tout-tout-tout-pourquoi-facebook-sait-tout-sur-votre-vie_1826323.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage Surveillance
commenter cet article
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 10:28

Le 8 septembre 2016

Saint Graal de la portée des publications, l’algorithme de Facebook est le sujet de nombreuses conversations au sein de la communauté des social media manager et créateurs de contenus.

Ce dernier évolue régulièrement et de manière soudaine au rythme de la vision stratégique de Facebook depuis maintenant 10 ans.

Mais pourquoi l’algorithme de Facebook est-il sujet à tant d’attention de la part des marketeurs ?

Comme nous l’évoquions dans le préambule de cet article, l’algorithme va décider quelle publication sera mise en avant selon chaque utilisateurs.

Donc en somme de la portée totale du contenu et de l’engagement qui en découlera.

Ces deux éléments (portée et engagement) sont le nerf de la guerre sur les réseaux sociaux et notamment Facebook qui est la première plateforme mondiale avec plus d’un milliard d’utilisateurs actifs…

Quelle formule mathématique se cache derrière ?

La visibilité d’une publication se fait à travers 4 critères principaux auxquels s’ajoute de nombreux autres éléments de moindre importance.

Ces principaux critères de visibilité sont :
- le Créateur : l’intérêt qu’engendre l’utilisateur (profil ou page Facebook) qui publie le contenu,
- le Post : la performance de la publication soit son engagement,
- le Type : la publication postée que préfère l’utilisateur (statut, photographie, liens, vidéo),
- la Récence : le degré de « fraîcheur » de la publication en terme de date.

Ces quatre critères cumulés forment donc ce qu’on appelle l’algorithme de Facebook sous cette formule mathématique :

    VISIBILITÉ = CRÉATEUR x POST x TYPE x RÉCENCE

Les social media manager et brand manager se plaignent régulièrement du déclin de la portée organique sur Facebook.

Cela est dû principalement à l’augmentation du nombre d’utilisateurs ces 10 dernières années.

En plus du nombre d’utilisateurs, ces derniers sont plus enclin à partager et publier eux-mêmes des contenus (statuts et photos) qu’auparavant.

Tout ceci limite l’affichage de contenu sur la timeline des utilisateurs.

Contrairement aux idées « conspirationnistes » dénonçant une manipulation de Facebook pour inciter à utiliser son offre publicitaire. L’algorithme est le résultat du succès de Facebook, ce qui fait ses affaires soit dit en passant…

Les principaux critères influençant l’affichage sur votre timeline

Le Créateur ou plutôt l’utilisateur qui publie :
Plus vous interagissez avec l’auteur de publications (profil ou page), plus l’algorithme de Facebook vous affichera sur votre timeline les contenus de cette personne ou marque. Ce qui explique que vous ne voyez peu de posts d’amis de longues dates…

Les interactions qui ont un impact sont les mentions J’aime sur la publication, les commentaires, les partages, les clics pour afficher la publication ou encore le fait de ralentir le scroll sur le contenu.

L’engagement sur la publication :
Ce critère fonctionne sur le principe que « le monde amène encore plus de monde » : plus la publication aura d’engagements, plus l’algorithme de Facebook augmentera sa portée sur les timelines. Ce qui aura un impact direct sur ce même engagement. CQFD !

Le Type de publication :
Plus vous êtes engageant sur certains types de publication, comme par exemple les vidéos et le statuts, plus Facebook vous proposera ce genre de contenus afin de toujours fournir les publications qui vous intéressent.

La Récence ou la « fraîcheur » du contenu :
L’algorithme de Facebook va privilégier les publications récentes au profit des anciennes. Ce qui est assez logique pour une plateforme sociale. Cependant Facebook va vérifier la date à laquelle vous vous êtes connectés la dernière !

Donc si votre dernière connection remonte à une semaine, il est possible que l’algorithme vous affiche une publication d’un de vos amis remontant à 5 jours, car celle-ci aura reçu de nombreux engagements.

La répétition du contenu :
Si un contenu, par exemple un lien vers le même article, a été publié par plusieurs membres de votre communauté, Facebook va interpréter cela comme une publication suscitant un grand intérêt et donc afficher ce contenu en mentionnant que : « X de vos amis ont partagé et commenté cette publication. ».

Les nouveaux produits de Facebook :
La plateforme propose régulièrement de nouvelles fonctionnalités. comme dernièrement les Facebook Live.

Ainsi une publication utilisant une des dernières fonctionnalités aura plus de visibilité dans les timelines. Une manière pour Facebook d’avoir des retours sur les performances de ses nouveaux produits.

Enfin, l’algorithme va évoluer en fonction des comportements des utilisateurs et se caler sur ses intérêts. C’est là que rentre en jeu l’indexation des contenus pour prioriser l’affichage sur la timeline.

Comme le montre l’exemple, ci-dessous, le score d’indexation et donc la visibilité sera propre à chaque utilisateur selon son comportement sur le réseau social :

Qu’en est-il de la visibilité des publicités ?

Les Facebook ads ne viennent pas supplanter les publications naturelles de vos amis ou éditeurs, mais s’insèrent dans la timeline.

L’algorithme de Facebook pour calculer la visibilité des publicités est similaire aux contenus naturels, mais avec quelques spécificités :
- le nombre de publicités affichées est limitée,
- les publicités sont soumises aux centres d’intérêts de chaque utilisateurs. Ces derniers peuvent être consultés et personnalisés.

Source :
https://siecledigital.fr/2016/09/08/fonctionne-reellement-algorithme-de-facebook/

Repost 0
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 10:10

Le 30 août 2016

Malgré la publication d'études universitaires qui montrent que les algorithmes peuvent contenir des biais humains, Facebook a privilégié cet outil qui semble montrer ses limites après seulement trois jours de fonctionnement.

Facebook a remplacé vendredi dernier ses éditeurs par un algorithme pour sélectionner les sujets tendance. Une décision qui a déjà eu des conséquences sur la nature des sujets mis en avant sur le réseau social.

Facebook a décidé de changer de politique éditoriale pour les usagers américains. Alors que la sélection et la description pour les trendings topics était réalisée jusqu'ici par une équipe de quinze personnes, la direction du géant américain a confié cette tâche à un algorithme comme elle le précise dans un communiqué.

"Aujourd'hui, nous faisons quelques changements pour la fonction Trending de Facebook qui rendra la production plus automatisée et ne nécessitera plus de personnel pour écrire les descriptions des sujets tendance", explique la firme.

Lorsque la fonction Trending a été mise en place par Facebook en 2014, son but était de répertorier les sujets et les hashtags "dont la popularité est récemment montée en flèche sur Facebook". 

Le but était "d'aider les gens à découvrir des conversations intéressantes et pertinentes qui ont lieu sur Facebook, à propos de l'actualité et des événements qui se passent dans le monde".

Quels changements ?

Le principal changement vient dans la description des sujets tendances. Au lieu de voir une brève description du sujet dans Trending, l'utilisateur pourra voir un sujet simplifié comme l'illustre la capture ci-dessous.

Cette fonction se base sur le nombre de posts originaux qui mentionnent ce sujet ou le nombre de partages de posts à propos de ce sujet.

Il est néanmoins possible pour l'utilisateur d'en savoir plus sur un sujet en passant sa souris dessus ou par un clic.

Facebook précise que les sujets mis en avant seront toujours personnalisés mais la sélection se fera par un algorithme.

"La liste est personnalisée en fonction de plusieurs critères comme sa localisation, les pages que vous aimez et les sujets populaires sur Facebook."

Une réponse aux critiques

En avril dernier, le site américain Gizmodo avait émis des critiques envers Facebook expliquant que le réseau social à travers sa fonction Trending, pourrait influencer la campagne américaine.

L'auteur de l'article Michael Nunez expliquait qu'avec le nombre d'usagers présents sur le territoire américain (191 millions d'après Statista), le réseau social peut fortement influencer les électeurs.

Un autre article du Washington Post publié le 20 mai dernier alimentait également cette controverse en rappelant que les sujets présents dans les Trendings topics pouvaient peser sur la vision du monde des usagers.

La réponse de Facebook

En réponse à ces accusations, Facebook a tenté de justifier la neutralité de son algorithme et de ses équipes quelques jours après la publication des articles de Gizmodo et du Washington Post dans un communiqué.

"L'équipe du Trending Topics est gouvernée par un ensemble de lignes directrices qui l'oblige à s'assurer d'un produit de haute qualité, cohérent avec les engagements de Facebook qui doit être une plateforme pour les gens ayant tous les points de vue [...] Facebook n'autorise pas ou ne conseille pas à ses éditeurs de faire des discriminations contre des sources de n'importe quel bord politique ou de n'importe quel endroit." 

Suite à ces polémiques, Facebook a mis en ligne un guide qui explique comment les sujets tendance sont sélectionnés.

Un risque de mise en avant des hoax

Quelques jours après la suppression de l'équipe d'éditeurs, d'autres réserves sont rapidement apparues.

Le Washington Post a mis en ligne un article qui explique que l'algorithme de la fonction Trending Topics avait promu un hoax sur le réseau social.

Le fake mis en avant expliquait qu'une personnalité de la chaîne américaine Fox News, Megyn Kelly, "avait été une traître et que la chaîne câblée l'avait virée." Ce qui était faux.

Malgré la publication d'études universitaires qui montrent que les algorithmes peuvent contenir des biais humains, Facebook a privilégié cet outil qui semble montrer ses limites après seulement trois jours de fonctionnement.

Source :
http://www.latribune.fr/economie/international/facebook-remplace-les-hommes-par-la-machine-une-bonne-idee-595138.html

 

Repost 0
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 09:50

Heureusement que les experts sont là !

Le 14 septembre 2016

Certains experts ont peur que Facebook ne fournisse qu'une actualité déformée.

Censure d'une photo historique, choix d'articles qui renforcent les partis pris : les centaines de millions d'internautes qui s'informent via leurs "amis" sur Facebook, plutôt que par les médias classiques, courent le risque d'une information biaisée, selon des experts.

Dernier exemple en date, la censure par Facebook la semaine dernière de la célèbre photo d'une petite Vietnamienne nue brûlée au napalm, au nom de sa politique contre la nudité des enfants.
Lire ici :
http://www.sudouest.fr/2016/09/09/tolle-contre-facebook-apres-la-censure-de-la-photo-de-la-fillette-brulee-au-napalm-2494591-5166.php

Critiqué dans le monde entier, le groupe américain a rétabli la photo et promis de tenir compte à l'avenir du "statut d'icône" des clichés historiques.

Cette polémique a révélé l'importance prise par Facebook comme source d'information pour une majorité d'internautes dans le monde.

Facebook comme source d'information

Un sondage international du Reuters Institute montre que 51% des gens dans 26 pays s'informent par les réseaux sociaux, dont 44% par Facebook, et que 12% en ont fait leur première source d'information.

En France, un Français sur deux consulte Facebook, surtout sur mobile, et peut y passer plusieurs heures par semaine.

Aucun des 1,7 milliard d'utilisateurs ne voit les mêmes informations dans son "newsfeed" (fil d'actualités), qui compile les messages de ses "amis" : un mélange de commentaires personnels et d'articles partagés, provenant aussi bien de grands médias que de blogs inconnus.

Entre les milliers de messages produits par ses amis, impossible de tout lire : c'est l'algorithme de Facebook qui, pour chacun, classe ceux placés en haut de page. Et donc ceux qui seront vus, car en moyenne l'utilisateur ne lit que 200 des 2 000 messages de son fil.

Un algorithme qui ne cesse de changer

Les utilisateurs ignorent le plus souvent l'existence et les critères de ce tri, qui ont changé sans cesse en 10 ans d'existence.

En juin, Facebook a brusquement décidé de privilégier les messages personnels au détriment des partages d'articles, diminuant la place des médias classiques.

Outre la chronologie, l'ordre des posts est déterminé par trois critères clés, explique le réseau : les interactions avec l'auteur et ses posts précédents (nombre de "like", temps de lecture, ouverture des liens, commentaires, partages...), le type de médias (vidéos...) et la popularité du post auprès des autres utilisateurs.

 Chaque fois qu'on consulte sa page Facebook, l'algorithme recalcule un "newsfeed" personnalisé : deux personnes ayant les mêmes 400 amis n'auront pas du tout le même fil.

Cet ordre personnalisé correspond à ce que les utilisateurs choisiraient en mode manuel, assure Facebook, études à l'appui. Le succès est là.

Manque de transparence

Sauf que Facebook peut censurer : les contenus contraires à sa charte (pornographie, nudité, violence...) signalés par des utilisateurs sont alors retirés, oeuvres d'art exceptées. Pour la pédophilie et la propagande terroriste, Facebook intervient de lui-même.

Un pouvoir qui choque les milieux politiques et culturels.

"Qui contrôle Facebook ?", ont demandé mardi dans une tribune publiée dans Le Monde Manuel Alduy (ex-directeur du cinéma de Canal+) et la députée PS Karine Berger.

"Qui vérifie, et, le cas échéant, sanctionne le filtrage de nos expériences par le géant américain ? Personne", dénoncent-ils, mettant en cause une "grille de valeurs morales".
Lire ici :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/13/facebook-ou-le-gouvernement-des-algorithmes_4996966_3234.html

Autre critique, une information sans hiérarchie et qui enferme les lecteurs dans leurs convictions.

"Beaucoup de gens consultent Facebook sans se rendre compte qu'ils s'informent comme cela. Et personne ne voit la même chose, alors que la page d'accueil du Monde est la même pour tous", relève Alice Antheaume, de l'Ecole de journalisme de Sciences-Po, qui souligne le manque de transparence de l'algorithme.

Son poids sur la façon dont on s'informe pourrait même jouer un rôle à l'approche des élections françaises ou américaines, a-t-elle averti.

Facebook, Twitter et 20 médias s'associent pour améliorer l'actualité en ligne

Facebook, Twitter et une vingtaine de médias dont l'Agence France-Presse ont annoncé mardi rejoindre une coalition de médias et de groupes technologiques pour améliorer la qualité des informations publiées en ligne, y compris sur les réseaux sociaux.

Les membres de ce réseau nommé First Draft News, qui est soutenu par Google, partageront leurs méthodes pour par exemple éliminer de fausses informations qui circulent en ligne.

"Filtrer les fausses informations peut être difficile. Même si les médias ne partagent que les histoires vérifiées et contrôlées, chacun de nous est une source potentielle d'informations et peut publier sur internet", a expliqué sur un blog la directrice générale de First Draft, Jenni Sargent.  

La coalition va mettre en place des programmes de formation, une "plateforme collaborative de vérification" ainsi qu'un code de bonne conduite.

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/09/14/facebook-controle-t-il-notre-connaissance-du-monde-2499991-5166.php

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil