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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 17:34

 

http://www.midpc.fr/wp-content/uploads/2009/04/happy-hadopi1.jpg

 

Pioché sur Le Monde

 

Le 15 décembre 2010

 

"L'Hadopi n'enverrait que 2 000 e-mails par jour aux internautes", titre La Tribune, mercredi 15 décembre. Le quotidien économique évoque plusieurs "sources concordantes". A la fin du mois d'octobre, le site spécialisé PC Inpact rapportait également que la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) visait "l'envoi de 1 000 à 2 000 e-mails par jour d'ici fin 2010".

Première étape de la "riposte graduée", l'envoi de courriels aux internautes suspectés d'avoir téléchargé illégalement a officiellement commencé le 4 octobre, alors qu'ils avaient initialement été annoncés pour "avril-juillet".

UN OBJECTIF DE 10 000 MAILS ENVOYÉS

Mais le nombre de courriels envoyés, révélé par La Tribune, est bien inférieur à celui initialement avancé par le gouvernement, avant le vote de la loi sanctionnant le téléchargement illégal, en juin 2009. En février 2009, Christine Albanel, ministre de la culture, interrogée par la commission des lois, évoquait l'envoi de 10 000 e-mails d'avertissement par jour.

"La Hadopi ne traite que 4 % des adresses collectées sur les réseaux d'échange par les ayants droit", souligne aussi l'article de La Tribune. Les représentants de l'industrie de la musique et du film enverraient en effet 50 000 adresses Internet par jour à la Haute Autorité.

Source :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/12/15/l-hadopi-enverrait-2-000-courriels-par-jour_1453624_651865.html#ens_id=1280818

Et ailleurs en Europe...
Loi contre le piratage : le gouvernement espagnol n'abandonne pas
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/12/24/loi-contre-le-piratage-le-gouvernement-espagnol-n-abandonne-pas_1457561_651865.html

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 16:10

 

http://static.seek-blog.com/i/large/parrot-ar-drone-piloter-quadricoptere-iphone-119236-2.jpg

 

 

Transmis par un commentaire sur Bellaciao suite à notre article "[Drone]La promesse des drones ou à la dronitude"

http://clap33.over-blog.com/article-drone-la-promesse-des-drones-ou-a-la-dronitude-60900669.html

 

***

 

 

Le 24 juin 2010

 

HIGH-TECH - 20minutes.fr a testé en avant-première cet étrange hélicoptère, bourré d'innovations techniques et pilotable à distance par un iPhone ou un iPod Touch. Démo vidéo...

Il avait fait sensation en janvier au CES à Las Vegas. Ca y est, l’AR.Drone de Parrot débarque bientôt en France. A l’époque, beaucoup se demandaient même si ce n’était pas un fake… Surprenant en tous cas, de voir une petite boîte française comme Parrot, surtout connue pour ses kits mains libres pour téléphones mobiles et ses cadres photo, de se lancer dans la conception de tels joujoux high-tech. Il faudra attendre le 18 août pour se le procurer, où il sera en vente pour 299 euros.

Cet étrange hélico ravira les grands enfants: construit en fibre de carbone et en plastique, au poids plume (400 g avec le carénage, il est doté d’un point de réception Wi-Fi (il génère son propre réseau Wi-Fi) et de deux caméras. Surtout, il est pilotable à distance par un iPhone ou un iPod Touch, grâce à l’application dédiée. Une caméra intégrée permet au joueur de visualiser le champ sur l'écran, tandis qu'un réseau Wi-Fi intégré permet à au drone de se connecter en toute mobilité.

La fonction accéléromètre permet de le faire décoller, accélérer ou tourner en orientant son iPhone. Et pour faciliter la vie de l’apprenti pilote de drone, Parrot a automatisé les manœuvres de base.


Un hélico pour jouer, mais pas que…

Un hélico télécommandé fait pour jouer en solo, où vous devrez vous battre pour protéger votre base, ou, encore plus fun, en réseau entre possesseurs de drones. Déjà trois jeux seront disponibles sur l’AppStore d’Apple (pour 2,99 euros chacun), «AR FreeFlight», «AR Dronegate», et «AR FlyingAce», un jeu dédié aux combats aériens. Mieux, des développeurs pourront créer leurs propres jeux grâce au SDK ouvert.

Mais on peut imaginer une multitude d’autres usages, le jour où les caméras installées sur le drone permettront de filmer des images en hauteur. Idéal pour la police, pour les journalistes, ou d’autres…

 

Source :

http://www.20minutes.fr/article/580901/High-Tech-Le-premier-quadricoptere-Wi-Fi-pilote-par-iPhone.php

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 07:28

DSCN2068 - CopieZOOM National, Le Collectif Contre Les Abus Policiers a lu, noté et vous informe : La vidéosurveillance est COUTEUSE

Et ce n’est pas la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes qui s’en étonnera, ses magistrats sceptiques sur le lien entre la baisse de la délinquance et le triplement du nombre de caméras entre 2003 et 2008, demandent une meilleure évaluation de la pertinence de ce système, qui aura coûté un million d'euros par an à la ville de Lyon. 20minutes.fr –23/06/10. Eh oui La vidéosurveillance coûte très cher et ne sert pas à grand-chose. analyse Laurent Mucchielli.

Un effort financier significatif et sans cesse croissant en faveur du développement de la vidéosurveillance pour un objectif : 20 000 à 60 000 caméras sur la voie publique.

Un outil bien spécifique, le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) alimenté principalement par un prélèvement sur le produit des amendes de police et non par des ressources budgétaires.

Contribution de l’État : combien ?

Au total, depuis la création du FIPD, l’effort financier en faveur de la vidéosurveillance s’est élevé à 72,1 millions d’euros, hors 22 projets financés en 2009 au titre du plan de relance et hors Paris : Le « plan de vidéoprotection pour Paris », ou « plan 1 000 caméras » est directement mis en œuvre par l’État, par l’intermédiaire de la préfecture de police. La loi de finances pour 2010 avait autorisé, au sein du programme « police nationale », une enveloppe de 120 millions d’euros en autorisations d’engagement. )

Contribution de l’État : à hauteur de 20 à 50 %

2007 13,4 M €

2008 11,7 M €

2009 17 M €

2010 30 M €

Hors plan 1000 caméras pour Paris : enveloppe de 120 millions d’euros

Hors 22 projets financés en 2009 au titre du plan de relance

Hors le financement local par les collectivités territoriales

30 M € en 2011 indiqué en octobre Brice Hortefeux en présentant les crédits 2011 toujours hors Paris.

FIPD : est-ce vraiment une contribution de l’État ?

Les orientations des actions éligibles au FIPD sont fonction des priorités gouvernementales. Par ailleurs, une controverse est apparue dès l’origine du FIPD sur l’utilisation d’une partie produit des amendes de police pour financer des politiques publiques voulues par l’État.

En effet, le produit des amendes forfaitaires est une dotation en faveur des communes, répartie proportionnellement au nombre de contraventions (police de circulation) constatées au cours de l’année précédente sur le territoire de chacune des collectivités bénéficiaires. Dès lors, tout prélèvement sur ce produit peut être considéré comme se faisant au détriment des collectivités locales, surtout quand les fonds en question semblent financer des dépenses qui devraient être supportées par le budget général.

Depuis 2010, le FIPD est divisé en deux sous-enveloppes, dont une est spécifiquement destinée à la vidéosurveillance. L’implication nouvelle de l’État dans le développement de la vidéosurveillance repose donc principalement sur le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). Le FIPD, créé par l’article 5 de la loi n°2007-297 du 5 mars 2007 reçoit la part des crédits délégués par l’État à l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ) destinés à financer des actions de prévention de la délinquance ainsi qu’un montant prélevé sur le produit des amendes forfaitaires de la police et de circulation, déterminé chaque année en loi de finances rectificatives. Les commissions des finances des deux assemblées ont critiqué l’utilisation du produit des amendes pour financer la politique de prévention de la délinquance.

Le FIDP n’est pas alimenté par des ressources budgétaires, mais principalement par un prélèvement sur le produit des amendes de police.

FIPD : le dome à 360° ? Nice disposera de 624 caméras de vidéo-surveillance à la fin de l'année soit 1 caméra pour 600 habitants (contre 1 caméra pour 2000 habitants à Paris). Heureusement son maire Christian Estrosi veille à alimenter le FIDP puisque depuis le 1er novembre 2010, les caméras de vidéo-surveillance installées à Nice vont servir à verbaliser les véhicules. Depuis le centre de supervision urbain (CSU) qui centralise sur des écrans géants les images des quelques 600 caméras niçoises, les policiers municipaux auront la tâche de détecter les véhicules mal garé. Pour constater l'infraction, deux photos seront prises de l'immatriculation du véhicule, en début et en fin de stationnement. Une fois le PV de contravention dressé et l'officier du ministère public informé, il sera envoyé au propriétaire de la carte grise de la voiture.

et on raque quoi ?

La participation financière de l’État peut aller de 20 à 50 % : pour financer quoi ?

Les subventions du FIPD permettent en premier lieu de participer au financement de l’installation ou de l’extension de systèmes de vidéosurveillance de voie publique par les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale lorsqu’ils ont cette compétence.

En ce qui concerne le financement des systèmes eux-mêmes, la participation de l’État peut aller de 20 à 50 %. Le comité de pilotage du ministère de l’intérieur doit donc opérer une sélection des projets, notamment ceux qui sont subventionnés à 50 % : sont ainsi financés en priorité les systèmes comportant un nombre significatif de caméras, un centre de supervision urbain, un report des images vers les services de police d’État et qui s’inscrivent dans une démarche partenariale (existence d’un CLSPD)…

Dans ce cadre, le FIPD peut être conduit à financer, jusqu’à 15 000 euros, les études préalables permettant de faire un diagnostic de l’utilité de disposer d’un système de vidéosurveillance.

Souriez, votre maire pourra faire appel à Fabrice Hortefeux, cousin de Brice, à la tête d’une société qui conseille les municipalités pour installer des caméras dans l'espace public. Sa société Cipcéo réalise en effet des expertises dans le domaine de la sûreté, mais aussi de la téléphonie et des réseaux informatiques. La vidéosurveillance représenterait environ 30% de son activité. LIBÉRATION.FR – 01/07/10

l’État ne participe pas du tout aux frais de fonctionnement des systèmes de vidéosurveillance même si l’Etat facilite le raccordement des centres de supervision urbains aux services de police ou de gendarmerie territorialement compétents (jusqu’à 100 %). Néanmoins, le renouvellement du matériel informatique (y compris au sein du commissariat ou de la brigade de gendarmerie) et les dépenses de fonctionnement et maintenance restent à la charge de la collectivité propriétaire du dispositif, à l’exception de la ligne assurant la liaison.

>>A qui profitent nos peurs ?...Allez souriez,c'est vous qui raquez !

Le Collectif Contre Les Abus Policiers – C.L.A.P 33 – le 16 novembre 2010, publié sur http://clap33.over-blog.com/

Vos contributions : collectif.clap33@gmail.com

Les chiffres à Bordeaux et en Gironde : Souriez, c’est vous qui raquez ! Girondins Souriez aussi !

Chiffres : Source RAPPORT D’INFORMATION sur la contribution de l’État au développement de la vidéoprotection,13 juillet 2010, Guy GEOFFROY

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 12:48

 

http://2.bp.blogspot.com/_69ruLzlRx5k/ScgPCvppsfI/AAAAAAAABao/FXj89J1LjZo/s400/big+brother+rimbus.jpg

 

Transmis depuis http://www.octobre-rouge.fr/

 

Ce message s'adresse aux développeurs, techniciens du numérique, de la communication, des médias, intermittents du spectacle, artistes, journalistes, scientifiques de toutes les communautés, et plus globalement aux acteurs de l'Internet: aux internautes.

La loi HADOPI constitue une violation majeure du principe de liberté sur Internet.


Le site officiel d'Hadopi utilise un système de gestion de contenu (CMS) provenant de la communauté du logiciel libre.
Cette communauté a des valeurs qu'elle propage depuis le début de son existence qui sont à l'opposé de celles que tente d'imposer l'Hadopi.

La philosophie du LIBRE, part du principe que la réalité et l'essence même de l'internet repose sur le partage de
l'information, de celui de la création artistique, du partage des codes informatiques (codes sources d'applications), du partage des connaissances ouvrant ainsi au plus grand nombre l'accès aux techniques permettant de mettre en œuvre une société plus juste, plus égalitaire, en accord avec notre devise nationale : liberté, égalité, fraternité.

L'accès à la culture (au sens large) est la première chose remise en question par les systèmes totalitaires de tout temps.

L'arrivée de l'Internet dans le paysage des techniques et outils de l'Humanité a été et restera pour toujours une Révolution.

Plus forte et puissante que n'importe quelle autre (r)évolution, elle a permis au peuple de tout pays connecté l'accès à l'information, à la culture, de manière formidablement ouverte et généreuse.

Le marché se globalise, avec les dérives que l'on connait, la monnaie se virtualise et ne représente plus le véritable marché. Cependant, l'accès à l'Internet pour le grand public (jusqu'alors réservé aux universités et à la recherche scientifique), a rendu possible également la globalisation et l'échange d'idées, de points de vues différents, de visions du monde différentes, elle a permis d'avoir un recul nécessaire sur ce monde globalisé qui était tout simplement jusque là impossible.

Aujourd'hui, la liberté sur Internet est menacée sérieusement, pas simplement par le fait que le gouvernement français (qui poursuit une politique stupide d'alignement sur le projet de loi américain d'origine crée sous l'administration Bush), essaye tant bien que mal de satisfaire les enjeux commerciaux liés à la culture des quelques (grands) groupes de diffusion et de production. Mais Hadopi est surtout dangereux par son discours de propagande qui retourne systématiquement le sens même des mots de la langue française: "Hadopi est un outil d'éducation" selon le gouvernement.

Hadopi est un système de contrôle d'échange des données jusque la relativement protégées, qui s'inscrit directement dans la logique de répression et de surveillance des idées (et de la culture) par le pouvoir et ses ramifications dans le milieu des affaires commerciales. La logique du gouvernement français d'aujourd'hui est d'imposer un autre point de vue qu'il a de plus en plus de mal à avouer de façon direct sous peine de capituler: "nous travaillons pour les intérêts financiers, qu'ils aient la main mise sur la culture, les médias, la communication, ou le système de retraites" (que le pays a mis tellement de mal à élaborer et à mettre au point).

Ce n'est pas ma vision de la France.
Ce n'est pas les valeurs de la République.
Ce n'est pas ma vision de l'Education.

l'Éducation se fait dans l'écoute et le dialogue, dans l'échange de points de vue, dans le partage des connaissances, dans l'accès à tous à l'information et à la culture.

Elle se fait également dans le soutient moral et étique du système français d'éducation qui reste le plus riche du monde, par ses idées, par son contenu. Elle se fait en soutenant la recherche fondamentale. Heureusement pour tous, l'éducation échappe à l'emprise des société commerciales et des lois du marché.

Ce n'est pas non plus ma vision de la Culture.

La Culture est basée sur le partage, l'échange, la libre diffusion, l'Information. Les acteurs de l'Internet, développeurs, artistes, internautes, savent que l'intérêt de ce média réside essentiellement dans sa capacité de
partager du contenu sans restriction d'aucune sorte.

Internet n'est pas un supermarché, ce n'est pas sa vocation première, ce n'est pas dans ce but qu'il a été crée. La véritable force du réseau réside dans le fait qu'il constitue une mise en relation de masses gigantesques de personnes, échangeant leurs goûts, leurs idées, leurs musiques, ce qu'ils aiment, ce qu'ils aiment moins, sans notion d'argent ni de profit. C'est donc un système dont personne ne pourra jamais prendre le contrôle, ni détruire physiquement ou idéologiquement.
Il est trop tard, il fallait le faire lorsque personne n'en avait conscience.

Techniciens de l'internet, c'est à vous que je m'adresse plus particulièrement, vous avez appris votre métier car le réseau diffuse de manière LIBRE et ouverte à tous sans distinction de race ni d'opinion politique l'information technique, les codes sources, les moyens de la survie du système le plus révolutionnaire que l'Humanité n'a jamais eu. Gardons-le. Développeur, si tu a faim, manges des pâtes, crée toi ton propre réseau, monte ton entreprise, développe tes idées et tes propres logiciels, gardes ton indépendance. Ne travaille plus pour ces acteurs malveillants qui n'ont pas eu la chance de goûter au vent de liberté qu'offre le réseau des réseaux. Profite de tes capacités techniques et intellectuelles pour défendre des valeurs universelles.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 23:18

 

Bordeaux marché capucins 221109

 

Pioché sur Rue 89

 

À une vingtaine de kilomètres de Lyon, une petite commune de la vallée de l'Azergues est sur le point de mettre en marche 37 caméras. Pour une population de 3900 habitants. Un record.

Chazay d'Azergues, ses pierres dorées, son château et maintenant ses 37 caméras de vidéosurveillance. Pour une population de 3 900 âmes. Le maire Alain Martinet (UMP) a sans doute souhaité une caméra pour 100 habitants.

Avec un tel ratio, cette bourgade coquette du Sud Beaujolais tient certainement un record. On en compte notamment :

    * quatre sur la mairie,
    * cinq au stade de foot,
    * six sur la crèche,
    * trois à l'école maternelle,
    * six à la primaire.

C'est l'installation début mai des caméras sur les bâtiments des écoles qui a déclenché les hostilités, dans ce village d'ordinaire si paisible.

Quand les instituteurs ont découvert les caméras, ils ont immédiatement demandé, avec les parents d'élèves, des explications. Le maire leur a répondu que « le matériel n'enregistrera les événements qu'en dehors des heures de classes pour assurer la sécurité des biens ». 


Coût : 80 000 euros, dont 34 000 pris en charge par la préfecture

Chazay d'Azergues (Wikimedia Commons).Non satisfaits par une réponse aussi lapidaire, les parents et les instituteurs ont saisi la CNIL (Commission nationale Informatique et liberté) pour alerter sur l'absence d'information.

    « On ne sait pas si les caméras filmeront pendant le temps périscolaire et à la pause déjeuner. Or il y a des enfants pendant ces moments là », s'inquiète Émilie de Regnaucourt, présidente de la FCPE locale.

    « Nous aurions souhaité demander au maire pourquoi il n'a pas sollicité un diagnostic sécurité réalisé par la gendarmerie pour mieux évaluer ses besoins. »

Mais depuis que les parents d'élèves ont prévenu les médias, Alain Martinet refuse de répondre aux questions des journalistes.

Dans sa mairie hérissée de caméras, il attend le feu vert de la préfecture du Rhône pour mettre le système vidéo en marche, qui a coûté 80 000 euros dont 34 000 pris en charge par la préfecture.


Les petites communes incitées financièrement

Le préfet du Rhône l'a répété lors de la signature du Plan de prévention de la délinquance  : « la vidéoprotection » est au cœur de la politique de prévention. Une volonté affichée à l'été 2007 par Nicolas Sarkozy qui avait promis de tripler le nombre de caméras.

Pour créer des vocations, le gouvernement a mis en place un Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) richement doté qui permet de financer jusqu'à 50% les investissements des municipalités.

L'effet a été rapide. Depuis 2008, les demandes fleurissent y compris dans les petites communes rurales et périurbaines.

En partenariat avec Lyon Capitale

Lyon Capitale

 

Source :

http://www.rue89.com/2010/10/01/une-camera-pour-100-ames-lexploit-dune-mairie-du-rhone-169023

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 20:40

 

http://www.scientox.info/local/cache-vignettes/L400xH400/bb-img01-4c567.jpg

 

Le Parisien - Le 9 septembre 2010

Une crèche va équiper les bébés de puces électroniques !

Un établissement parisien va tester dès l’an prochain un système de surveillance électronique des enfants grâce à une puce intégrée à leurs vêtements. Shocking ?

Comment surveiller plusieurs dizaines de bambins dans une crèche sans faire appel à une multitude d’auxiliaires de puériculture? Grâce aux puces intelligentes ! Pour la première fois en France et en Europe, une crèche parisienne expérimentera, dans le courant du premier semestre 2011, le contrôle électronique sans fil de ses petits pensionnaires.

Chaque enfant accueilli dans l’établissement, vraisemblablement une structure d’accueil associative, privée ou d’entreprise, mais pas municipale, sera équipé d’une puce radio sans fil reliée à un centre de contrôle vidéo.

Réactions indignées

« L’expérimentation, menée pour le compte d’une grande société d’assurances, vise à valider l’efficacité du système du point de vue de la sécurité des enfants, explique Patrick Givanovitch, PDG de l’entreprise Lyberta, conceptrice du projet. Nous installerons des sondes un peu partout dans la crèche pour établir une cartographie complète du lieu. Grâce à la puce portée par chaque enfant (NDLR : insérée dans un vêtement spécialement fourni), il sera possible de savoir instantanément si l’un d’entre eux quitte la crèche. La direction de la crèche sera immédiatement alertée, tout comme les parents, par SMS sur leurs téléphones portables. » Aussi novatrice soit-elle, l’arrivée d’un tel système se heurte déjà à de fortes oppositions.

Pour Dominique Ratia-Armengol, présidente de l’Association nationale des psychologues de la petite enfance, l’idée est « tout simplement effrayante ». « Enfermer les enfants dans une cage virtuelle, c’est créer des conditions de méfiance et d’angoisse inutile face à un danger qui n’existe pas. C’est également déresponsabilisant en coupant les liens avec les adultes à l’écoute et formés pour éduquer et établir une relation de confiance avec eux. »

Même réaction indignée de Maria Da Costa Pereira, auxiliaire de puériculture à Paris et responsable syndicale CGT : « C’est la porte ouverte à des économies énormes de personnel au détriment d’une relation humaine essentielle avec des adultes professionnels. D’autant qu’il n’y a pas besoin de sécuriser électroniquement des crèches qui sont déjà des lieux fermés et absolument sans risque de fugue… »
 
AYMERIC RENOU

Source :
http://www.leparisien.fr/societe/une-creche-va-equiper-les-bebes-de-puces-electroniques-09-09-2010-1060393.php#reactions-article

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 11:50

 

http://www.journaldugeek.com/files/2009/03/hadopi-480x360.jpg

 

Transmis par Claude

 

Depuis Numerama

Le 30 juillet 2010

 

Malgré l'interdiction faite par l'Hadopi, et en vertu du droit à l'information, Numerama diffuse le document de consultation relatif au projet de spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation. On peut donc, enfin, parler de consultation publique.

 

Malgré notre demande renouvelée hier, sur le fondement de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 qui organise le droit d'accès aux documents administratifs, la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) ne nous a pas transmis "le document relatif au Projet de spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation". Alors qu'il est la base d'une "consultation publique", l'Hadopi estime qu'il s'agit là d'un document secret, de caractère préparatoire. Une situation inédite qui révèle tout l'inconfort de la Haute Autorité face aux moyens de sécurisation, qui sont pourtant la clé de voute de la riposte graduée.

Cependant, plusieurs sources qui ont eu communication du document, parce qu'elles répondent aux critères professionnels définis par la Haute Autorité, nous l'ont transmis. En application de la loi de 1978 et par application du droit à l'information, nous le diffusons ci-dessous malgré la notice "Confidentiel - à ne pas diffuser" qui apparaît sur l'ensemble des 36 pages du document. S'il le faut, nous défendrons en justice ce droit d'information du public.

Le document, pourtant, ne dit presque rien que l'on ne savait déjà des objectifs des moyens de sécurisation. Autonomes ou intégrés dans des suites d'antivirus ou de logiciels parentaux, ils devront analyser les flux et les protocoles et bloquer ou avertir l'utilisateur de trafics "suspects", analyser la configuration informatique de l'utilisateur (notamment ses logiciels de P2P installés, l'utilisation d'un réseau WiFi ouvert...) pour prévenir des risques, et enregistrer les évènements du logiciel dans un double journal, dont l'un sera chiffré pour empêcher sa modification par l'utilisateur. C'est ce journal, déchiffrable à l'aide d'une clé publique fournie à un "tiers de confiance", qui sera transmis à l'Hadopi pour démontrer que le moyen de sécurisation était actif au moment du téléchargement illégal supposé.

Parmi les contraintes, le document note que les moyens doivent avoir un faible impact sur les performances des machines, être simples d'utilisation et d'installation, être réalisables sous forme de logiciels libres et pour des OS libres, et ne pas transmettre d'informations à des tiers, sauf la clé de déchiffrage du journal. Il sera par ailleurs interdit, et c'est une bonne nouvelle, d'enregistrer un historique de navigation ou de téléchargement.

Parmi les éléments importants, les moyens de sécurisation devront pouvoir être mis à jour automatiquement, notamment pour la récupération des "listes noires, grises ou blanches". "Il existe plusieurs sortes de listes, par exemple liste noire des sites web interdits par décision de justice, la liste grise des applications suspectes, la liste grise des mots-clés suspects, la liste blanche de l’offre légale. Ces listes peuvent être aussi relatives à des ports TCP, à d’autres entités informatiques", détaille le document réalisé par le professeur Michel Riguidel, qui montre clairement une volonté d'utiliser le logiciel de l'Hadopi à des fins de filtrage.

Le seul passage véritablement stratégique que nous avons décelé qui pourrait justifier la volonté de secret de l'Hadopi est le suivant, qui fait craindre le pire pour les années futures : "pour le moment le parc des boitiers ADSL est très hétérogène, et les boitiers sont dimensionnés de telle manière qu'il est difficile de loger des applications supplémentaires dans ces boitiers. Pourtant, on peut réfléchir à ces solutions pour les futures générations de boitiers, dans le cadre du renouvellement général du parc".

Contacté par Numerama, le porte-parole de la Quadrature du Net Jérémie Zimmermann juge que "ces specifications délirantes (un super-firewall-antivirus-huissier inviolable tout en un !) illustrent la logique de contrôle des utilisateurs et du Net, parfaitement illusoire, que sous-tend l'HADOPI". "Il est en soi inquiétant que le gouvernement puisse serieusement envisager ces fonctions de journalisation, enregistrant les moindres faits et gestes des utilisateurs, voire d'étendre le dispositif à toutes les futures "box". Au dela de ce fantasme sécuritaire, il y a gros à parier que si un tel logiciel voit le jour (ce qui est loin d'etre certain !), il sera contourné et exploité de 15 façons".

 

http://www.numerama.com/media/attach/hadopiconsultation.png

 

Pour consulter le document voir la source :

http://www.numerama.com/magazine/16363-exclusif-le-document-secret-de-l-hadopi-sur-les-moyens-de-securisation.html

 

"Il est obcène que l'argent du contribuable soit ainsi utilisé pour se livrer à des expériences de savant fou, dangereuses et vouées à l'échec", condamne-t-il.

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 20:24

 

Imaginez un scanner oculaire public capable d’identifier 50 personnes en mouvement par minute. Maintenant imaginez qu’un gouvernement installe ces scanners dans toute une ville.

 

 

Bon ce n’est plus la peine d’essayer de l’imaginer dans la mesure où c’est exactement ce qui est en train de se passer.

 

Oui, en ce moment même. 


La ville de Leon, au Mexique, est en train d’installer des scanners d’iris temps réel fabriqués par l’entreprise spécialisée en biométrie Global Rainmakers Inc. Ces scanners fonctionnent sans qu’il soit nécessaire d’arrêter les gens ni de leur demander de placer leurs yeux en face d’une caméra. Non, ils fonctionnent en temps réel sur des personnes qui marchent, comme ceci :

 

 

 

 

Ce qui rappelle très fortement cette scène qui était à l’époque de la science-fiction :

 

 

Voilà. Il ne vous reste plus qu’à vous mettre à courir maintenant. [Global Rainmakers via Fast Company]

 

Source : Publié sur Gizmodo.fr par fred le 23 août 2010 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 14:58

 

http://arphotos.dna.fr/2010/N94/20100421_DNA030638.jpg

 

Transmis par Michel

 

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a lancé jeudi à Lyon son plan pour lutter contre les vols à main armée, avec l’utilisation d’hélicoptères capables de transmettre au sol en temps réel des images de fuite et la création d’un «fichier sériel» sans éléments d’identité.

«Des hélicoptères C135 (le C 135 Stratolifter est un avion transorteur, ici il s'agit de l' EC 135 Eurocopter) équipés de caméras thermiques capables de filmer le conducteur et de lire la plaque d’immatriculation d’un véhicule» peuvent être utilisés à tout moment pour suivre l’itinéraire de fuite de malfaiteurs, a-t-il expliqué.

 

Ces appareils, qui volent «à une altitude et à une distance» de leur objectif telle «qu’on ne les entend pas» (encore moins que les sous-marin et la crevette de Morin ?), a précisé le ministre, appartiennent à la gendarmerie.

Par ailleurs, le ministre a fait part de sa volonté de prévoir, dans la future loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), la création d’un «fichier sériel» pour les actes de délinquance graves tels que les braquages.

 

Ce fichier, «qui ne comprendra aucun élément d’identité», précise-t-on au ministère, ne recensera «que les profils et les modes opératoires» des crimes et délits concernés, ajoute-t-on de même source.

Enfin, Hortefeux va généraliser l’usage du système de lecture automatisée des plaques minéralogiques, le «Lapi», à bord des véhicules de police et de gendarmerie, un système jusqu’alors en cours d’expérimentation.

 

(Source AFP)

Piqué sur www.liberation.fr - 12/08/2010


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Les yeux de Delta Juliette

Embarquant un équipement d'avant-garde, dont une caméra thermique, Delta Juliette, le nouvel hélicoptère des gendarmes alsaciens vient de se poser à Meyenheim.


Les pilotes appellent leur appareil un « taxi ». Et la dernière livraison est selon le lieutenant-colonel Bloy, adjoint au groupement central des formations aériennes de la gendarmerie, « le plus beau des taxis ».

 

Un engin qui met quand même la course à cinq millions d'euros. A ce prix là, on a toutes les options. En touchant l'EC-135, c'est comme si les gendarmes passaient de la Renault 4 à la Subaru, « une révolution ».

Source :

http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2010/08/13/les-super-helicos-d-hortefeux-pour-son-plan-anti-braquage.html

 

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Complément d'info


Vol de nuit dans l'oeil d'aigle de la gendarmerie

Un article pioché sur Ouest France en date du 8 juillet 2010

 

Ultra-discret et performant. Depuis huit mois, les gendarmes bretons peuvent compter sur l'EC 135. Un hélicoptère doté d'une caméra capable de lire une plaque d'immatriculation distante de 2 km !

 

A lire ici :

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Vol-de-nuit-dans-l-oeil-d-aigle-de-la-gendarmerie_8619-1438699_actu.Htm

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 11:35

 

http://www.bakchich.info/IMG/jpg_oliv-hadopi.jpg

 

Pioché sur Le Monde.fr

LEMONDE.FR | 12.08.10 |

Le fournisseur d'accès à Internet (FAI) associatif FDN a déposé un recours en référé devant le Conseil d'Etat contre le décret 2010-872, un texte-clef définissant la commission de protection des droits de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).

La commission des droits est l'organe central de l'Hadopi. C'est elle qui doit examiner les données collectées par les sociétés mandatées par les ayants droit, et déterminer si la Hadopi doit envoyer ou non des avertissements à l'internaute pour lui intimer de surveiller son réseau. C'est également elle qui peut choisir de transmettre le dossier d'un internaute au juge, après deux avertissements.

Mais pour FDN, ce décret est miné par un vice de procédure. Le FAI note en effet qu'il s'appuie sur un précédent décret, contre lequel il avait déjà déposé un recours, au motif qu'il aurait dû faire l'objet d'une consultation de l'Arcep, le gendarme des télécommunications français. La légalié du décret instituant la commission de protection des droits est donc questionnable, estime l'association.

Lors de son premier recours, déposé en mai, FDN avait choisi "de ne pas utiliser la procédure du référé. Il n'y avait pas d'urgence particulière à décider de la légalité ou de l'illégalité d'un décret qui n'était pas appliqué", explique Benjamin Bayart, le président de l'association, sur le blog de FDN. Mais le décret sur la commission de protection des droits devrait en revanche être mis en application très rapidement, l'Hadopi ayant fait savoir qu'elle comptait envoyer les premiers avertissements par courriel à la rentrée. Le FAI a donc choisi d'utiliser une procédure en référé.

FAI engagé, défendant la neutralité du Net, le développement du logiciel libre et le droit à la vie privée, FDN estime depuis le début des débats sur l'Hadopi que la Haute Autorité souffrira de multiples handicaps législatifs et techniques. Début juillet, l'association avait interpellé l'Hadopi, après l'annonce faite par cette dernière de l'ouverture de discussions avec les FAI. "FDN n'a pas été contacté", expliquait alors Benjamin Bayart. "La Haute Autorité administrative a-t-elle pris la liste des FAIs (où ?) et fait un choix stratégique dedans (comment ?) de FAIs auxquels la loi s'imposerait (pas aux autres ?)", s'interrogeait-il.

Le Conseil d'Etat devrait se prononcer sur le recours en référé de FDN d'ici à un mois, donc avant l'envoie des premiers e-mails d'avertissement. Si le Conseil d'Etat donnait raison à FDN, le processus de lancement de l'Hadopi pourrait prendre plusieurs mois de retard.

L'INDEMNISATION DES FAI TOUJOURS EN DISCUSSION

En parallèle, les discussions avec les autres fournisseurs d'accès se poursuivent autour de l'épineuse question de la facturation des frais de recherche. Les agents mandatés par les ayants droit, chargés de repérer les lignes utilisées pour télécharger, n'ont en effet pas accès à l'identité du propriétaire de la ligne, mais seulement à son adresse IP (Internet Protocol, l'adresse d'une machine sur le Réseau). Pour savoir qui est le propriétaire de la ligne, l'Hadopi doit donc demander au fournisseur d'accès, un processus dont l'efficacité est par ailleurs contestée.

Or, cette recherche demande du temps et des ressources, arguent les FAI, qui s'appuyaient sur une décision du Conseil constitutionnel pour demander une indemnisation. Fin juillet, ils ont envoyé une lettre commune au ministère de la culture, rapporte La Tribune, pour lui signifier qu'ils demanderaient le remboursement de ces frais, estimés à 8,5 euros par recherche selon les FAI.

Cette lettre commune a été signée par Orange, Free, Bouygues et Numericable, mais pas SFR, qui "serait prêt à payer lui-même les coûts, une volonté de collaborer apparemment due à son actionnaire Vivendi, supporter déclaré de Hadopi", rapporte La Tribune. Chez Orange, Christine Albanel, qui avait porté le projet de loi Hadopi lorsqu'elle était ministre de la culture, avait estimé début juin que le coût des recherches était "infinitésimal", rappelle PC Inpact, laissant entendre que le coût de ce premier volet de l'Hadopi pourrait être assumé par l'entreprise. D'autres FAI ont fait leurs calculs : avec plusieurs dizaines de milliers de saisines par jour envisagées par les ayants droit, la facture pourrait rapidement grimper.
Le Monde.fr

Source :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/08/12/un-recours-en-refere-menace-un-decret-clef-de-l-hadopi_1398173_651865.html#xtor=RSS-3208

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 04:35

 

2009 stade

 

Transmis par Gérard

 

Ecoles, transports, espaces publics, la principale réponse aux problèmes de sécurité est désormais partout la même : vidéosurveillance. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, le gouvernement a fait du développement de cet outil l’un des axes majeurs de sa politique de sécurité. Le 2 octobre 2009, François Fillon en faisait la "priorité absolue" du gouvernement en la matière.

 

Dans une circulaire du 5 mars 2010, le secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance annonce ainsi qu'il disposera en 2010 d'une enveloppe renforcée de 49 millions d'euros, dont 30 millions (donc plus de 60 %) sera consacré à la vidéosurveillance. Pourtant l'efficacité de cette technologie est très limitée et son coût financier très lourd pour les collectivités locales que l'Etat cherche à impliquer de plus en plus.

 

Au final, outre les problèmes de contrôle de ces dispositifs au regard des libertés individuelles, ne s'agit-il pas d'une impasse pour les politiques de sécurité ? Et si la vidéo est un "juteux marché" pour les entreprises privées, ne serait-ce pas une petite gabegie pour les finances publiques ?


Lire nos deux chroniques :

Ressources en ligne :

Source :

http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2010/04/30/Vid%C3%A9osurveillance-%3A-le-dossier

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 22:36

 

http://image-image.linternaute.com/image/450/1897390017/46833264.jpg


Transmis par Résistons Ensemble

http://resistons.lautre.net/

 

Un Guide d'autodéfense numérique vient de paraître. Cet ouvrage vise à présenter l’« absence d’intimité » du monde numérique et des méthodes pour ajuster ses pratiques en conséquence.

PARUTION DU PREMIER TOME DU GUIDE D'AUTODÉFENSE NUMÉRIQUE

Beaucoup d’entre nous utilisent quotidiennement, et souvent avec une certaine insouciance, les technologies numériques.


Pourtant, ce qui a motivé leur création et leur développement, tout autant que certaines affaires récentes, mérite qu’on apprenne à désamorcer le potentiel de surveillance et de répression dont elles sont toutes porteuses.

C’est pourquoi nous sommes quelques-un⋅e⋅s à nous être attelé-e-s à la rédaction (en français !) d’un « Guide d’autodéfense numérique », afin de comprendre ce qu’on risque en utilisant des ordinateurs, et de pouvoir choisir quand et comment le faire.

Le premier tome de ce guide vient de paraître sur Internet. Il est disponible pour une lecture en ligne, et comme brochure à imprimer (et faire circuler !) à l’adresse :

http://guide.boum.org/

Il s’attache à la question de l’usage des ordinateurs « hors connexions », étant entendu que les informations générales qu’il présente valent également comme préalable à toute idée d’utilisation des ordinateurs en réseau.

Ce dernier aspect, et donc les problèmes liés à Internet, seront abordés dans un second volume, qu’on espère voir sortir l’an prochain.

On trouve dans ce premier tome des éléments de compréhension de l’outil informatique et de ses failles, des éléments de réflexion permettant d’élaborer et de mettre en place des « politiques de sécurité », et des outils permettant à quiconque d’apprendre et de répandre des pratiques de protection des données numériques.

Pour se faire une idée, voici quelques exemples de questions qui trouveront leur réponses :

Pourquoi les fichiers supprimés continuent-ils à hanter nos disques durs ?
Qu’est-ce qu’un logiciel malveillant ? Pourquoi utiliser des logiciels libres ne constitue pas une protection ?

Comment faire le ménage sur un ordinateur après des années de pratiques insouciantes ?

Comment travailler sur un document sensible ou archiver un projet achevé ?

Quels outils pour chiffrer un disque dur ou partager un secret ?

Pour en finir avec les illusions et les demi-solutions, apprenons et diffusons des pratiques d’autodéfense numérique !

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 18:04

 

http://www.numerama.com/media/attach/bigbrother.png

 

Transmis par Truck en vrac

http://www.truks-en-vrak.eu/

 

Privacy France, 12 mai 2010. — La liste des lauréats des Prix Orwell 2010, sanctionnant les pires atteintes à la vie privée, aux libertés publiques et individuelles, semble interminable. De mémoire d’organisateurs, jamais le choix n’a été aussi difficile. Nos jurés (1) ont d’abord absolument tenu à exclure le plus attendu des Big Brothers, Nicolas Sarkozy, pour dopage et récidivisme chronique, et préféré "récompenser" les plus méritants de ses exécuteurs, qu’ils soient ministres, hauts fonctionnaires, élus locaux, entreprises, médias ou personnalités.

Résultat : dix trophées décernés, neuf prix Orwell et un prix Voltaire pour cette 10ème édition des BBA !

Orwell Etats/Elus :

Eric Besson, ministre de l’immigration, remporte le Prix haut la main. Les chefs d’inculpation sont multiples : durcissement des quotas d’expulsions, refus de disculper les personnes et associations aidant les migrants, expulsion expéditives hors contrôle du juge des libertés et non respect des droits des migrants. Comme dit Eric Besson "c’est pas Auchwitz". Encore heureux !...

Loin derrière lui, la pourtant très méritante Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur puis de la Justice (après avoir officié à la Défense), primée l’an dernier pour son efficacité policière : triplement des caméras de "protection", commande d’un rapport approximatif sur leur efficacité, et sa contribution à la Loppsi 2 (loi de programmation sur la sécurité), toujours en chantier. Cette année MAM a été envoyée au charbon pour passer en force la loi de « modernisation de la Justice ». Sarkozy vient de laisser tomber le projet de loi et MAM a désormais contre elle toute la magistrature.

 

Petite dernière, avec son tailleur et ses crocks roses : Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, pour le giga-fichier H1N1 convoité par ses amis les labos, et son incompétence à protéger les français des appétits des protagonistes du DMP et du DMP Pro.


La catégorie Etats/Elus était si fournie en candidats poids lourds que deux mentions ont été instaurées :

Mention spéciale Fichiers A la quasi unanimité, le jury a souhaité récompenser les ministres successifs de l’Education nationale (en l’espèce, Xavier Darcos puis Luc Chatel), pour six années d’efforts à mettre en place un fichage systématique (sans base légale et dénoncé par des instances de l’ONU comme le Conseil des droits de l’enfant) des enfants dès l’âge de trois ans. Base Elèves et la BNIE (Base nationale d’identifiants élèves) sont le socle d’un futur "Safari", qui permettra un fichage à la source des futurs actifs, façon "casier scolaire".

 

Deux autres fichiers ont été distingués : le @RSA d’Eric Woerth et Martin Hirsch, qui n’est que le dernier fichier entrant dans le croisement des bases de données sociales mises en place pour contrôler les précaires et les autres. Et le fichier H1N1 de Roselyne Bachelot justifié entre autres par l’argument asséné en pleine crise grippale : « et des gens vont mourir ».

Mention spéciale "Exécuteurs des basses oeuvres" : elle récompense ces hauts fonctionnaires, petits chefs ou élus zélés sans lesquels la machine à broyer ne serait pas aussi performante. Grand gagnant : Eric Ciotti, député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes. Il est rapporteur de la dernière loi sécuritaire de l’ère Sarkozy ("Loppsi2"), "porte-flingue" du gouvernement pour toutes les questions de sécurité intérieure, et "conducator" zélé d’un département qui veut être le premier à supprimer les allocations aux familles en difficultés.

Dommage pour les perdants : Alex Türk, président de la CNIL maintes fois nominé et qu’on ne présente plus, et Christian Pasta, procureur de la République d’Alès, inconditionnel du FNAEG qui s’est acharné, en vain, à faire condamner un faucheur d’OGM refuznik, car "limiter aux seules infractions sexuelles n’était pas suffisant pour alimenter le fichier"...


Orwell Localités : Tir groupé pour les Alpes Maritimes ! Car c’est le maire de Nice Christian Estrosi qui décroche la palme du pire élu local de ces BBA 2010. Estrosi — qui a propulsé Eric Ciotti dans son fief du « Zéro-Six » — est le promoteur en tant que ministre de la fameuse loi « anti-bandes » votée cette année, mais c’est surtout pour sa volonté de faire de sa ville un laboratoire de la vidéosurveillance qu’il a été distingué (en projet, un réseau 600 caméras à Nice pour un investissement de 7,6 millions d’euros).

Les « dauphins » d’Estrosi sont d’abord le duo de choc Francis Delattre et Sébastien Meurant, deux élus du Val d’Oise qui sont allés fouiller dans les fichiers pour discréditer un adversaire politique (Francis Delattre étant par ailleurs, fait aggravant, un ex-commissaire de la CNIL !). Et ensuite, médaille de bronze pour le maire de Grenoble Michel Destot, déjà connu pour sa longue implication dans les nanotechnologies, qui s’est fait pincer en installant clandestinement des caméras-dôme sur le trajet habituel des manifs, anticipant sur la Loppsi2 qui prévoit que le préfet puisse procéder à de telles installations mêmes éphémères.

Orwell Entreprise :
le Prix revient aux banques BNP Paribas, la Banque Postale, LCL, la Société générale... et tous les autres établissements bancaires qui laissent ou incitent leurs employés à dénoncer aux services de la Préfecture les clients sans papiers venus à leur guichet.

Les deux autres candidats distingués sont la filiale chinoise d’Alcatel — Alcatel Shanghaï Bell — pour collaboration et fourniture de moyens de surveillance à la dictature de Birmanie, et la RATP pour ses passes Navigo, ses caméras clandestines dans le métro, ses panneaux de pub "espions" et sa politique au service de l’argent et de la sécurité, et non de l’usager.


Mention spéciale Internet :
elle distingue Trident Media Guard & son actionnaire Thierry Lhermitte, qui escomptent bien faire des profits faciles sur la surveillance des internautes autorisée par l’Hadopi. A une voix près elle échouait aux services web de géolocalisation, la nouvelle armada aspireuse de vie privée du Web 2.0 (Foursquare, Gowalla, Yelp, Plyce, Tellmewhere (Dismoiou en France) et autres Veniu. Et à deux voix près, elle atterrissait dans l’escarcelle de Pages Jaunes et de sa très intrusive nouvelle acquisition 123 People championnes du web-renseignement à l’insu de ceux qui en font les frais et doivent montrer leurs papiers pour espérer qu’on les oublie.

Orwell Novlang : Brice Hortefeux, notre nouveau et célèbre auvergnant ministre de l’Intérieur, n’est pas oublié. Il a signé le décret imposant le terme de « videoprotection » (ce dossier lui a été associé) et la modification de tous les textes règlementaires, histoire de rétablir une réalité sinon sécurisante du moins sécurisée.

Ensuite le jury a été sensible à la campagne dite des « Voisins vigilants », autre avatar de la nouvelle sémantique orwellienne, qui pousse la population à s’entre-surveiller. Une mode qui contamine de plus en plus de municipalités. Derniers dossiers remarqués par le jury : le projet Doxa (analyse des « sentiments des consommateurs »), derrière lequel plane l’ombre du groupe Thales), et le professeur Cabanis, qui a fait un éloge remarqué de la biométrie : « la réponse biologique de l’Homo Technologicus qui protège Homo Sapiens de l’insécurité du monde » (sic).

 

Mention spéciale médias. Dans cette catégorie, les journalistes « qui soufflent sur la braise sécuritaire » méritaient bien une petite mention.
Parmi les six cas d’école soumis au jury — deux pour TF1, M6, France 2, France 3 et un plumitif du Figaro —, le jury finalement placé ex-aequo Les Infiltrés (France 2 / CAPA) qui piochent leurs sujets dans les communiqués de l’Intérieur, et le journaliste du JT de TF1, dans l’affaire Continental, pour avoir diffusé des images non-floutées qui ont permis d’arrêter et de condamner des syndicalistes.

 
Prix Voltaire : Il récompense des individus et des collectifs qui luttent contre la surveillance et tentent d’enrayer la frénésie de contrôle des élus et des responsables publics et privés.
Parmi les huit candidats en lice cette année, c’est le groupe Pièces et main d’oeuvre (PMO), né à Grenoble il y a une dizaine d’années et son minutieux travail d’information sur les relents totalitaires des techno-sciences, qui a remporté les suffrages. Ils sont notamment parvenu à contrer avec éclat la campagne d’acceptation des nanotechnologies organisée fin 2009 par le gouvernement via la "Commission du débat public" (CNDP).

Le jury a ensuite été sensible au mot d’ordre du REFI, le Réseau Emploi Formation Insertion, composé de salariés des services publics (Pôle Emploi, organismes sociaux, direction du travail, associations, organismes de formation...) qui refusent de participer à la chasse à l’étranger et au fichage systématique de la précarité. Les autres candidats à ce prix Voltaire sont : Geoffrey Dorne, qui a développé un attirail artistique de contre-surveillance, les collectifs CREP (Strasbourg) CDL (Paris) et un collectif anonyme de Grenoble qui "démontent" les caméras de "protection"dans leurs quartiers, le collectif anti-pub Les Déboulonneurs qui avait bien cru s’être débarrassés des panneaux espions du métro, et enfin le tandem de sociologues Tanguy Le Goff & Eric Heilmann, dont l’étude critique a dégonflé le fameux Rapport censé prouver l’efficacité de la vidésurveillance.

Et puis surprise le jury a exigé...

un Prix Spécial du Jury - 10 ans des BBA remis à Alex Türk, sénateur du Nord et président de la Commission de l’informatique et des libertés (CNIL). Il a finalement été distingué par ce Prix Spécial, après avoir été un candidat malheureux pendant de si nombreuses années. C’est presque un vétéran dans son domaine : lorsque les BBA se sont mis à faire le travail qui devrait être également le sien, avec leur première édition en 2000, Alex Türk était déjà "simple" commissaire à la CNIL. Il en deviendra président en 2004, et sa posture de « garant » des libertés à l’ère du numérique, alors qu’il a lui-même participé à l’érosion des pouvoirs de la CNIL, ainsi que son double discours perpétuel a poussé le jury, à l’unanimité, à l’extraire de la sélection pour lui réserver cette distinction particulière. Il était nominé en tant qu’ « exécuteur de basses oeuvres » et pour son appétit à jouer de la « novlangue » avec persévérance.

Vous retrouverez en ligne la liste des nominés et des primés ainsi que les dossiers complets, candidats par candidats.
http://bigbrotherawards.eu.org/spip.php?page=liste-bba&annee=2010

Des remises de prix pourront avoir lieu d’ici l’Orwell Party anniversaire du 29 mai 2010. Nous vous en tiendrons informés.

Et nous vous donnons bien sur rendez vous le 29 mai 2010, au Théâtre la Belle Etoile de la Cie Jolie Môme (Saint Denis 93) pour un après midi d’ateliers Barcamp sur le thême de la contre-surveillance, ainsi que pour la remise du Palmarès BBA Spécial 10 ans, où les gagnants seront cette fois-ci choisis par le public.

Grand fraternellement vôtre,
L’équipe des BBA France.

(1) Le jury 2010 accueillait cette année : Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature, Véronique Decker, directrice d’école, Collectif national de résistance à Base élèves, Gaëlle Krikorian, sociologue, membre de La Barbe, des Tumultueuses, de Cette France-là et d’Act Up Paris, Agnes Mel, assistante sociale, Mouvement Antidélation, Francis Mizio, auteur, écrivain, Jean-Pierre Petit, Souriez vous êtes filmés, Maurice Rajsfus, fondateur de l’Observatoire des Libertés publiques (Que fait la police ?), Sylvia Preuss-Laussinotte, juriste, Groupe d’information et de soutien aux immigrés (Gisti), François Sauterey, Réseau associatif et syndical, Collectif Non a Edvige et Thomas Sauvadet, sociologue.

-> Lire ce communiqué en ligne
-> La liste des primés/nominés de l’édition 2010
-> Les Surveillés se rebiffent

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La Belle Etoile

La Belle Etoile, théâtre de la Compagnie Jolie Môme, 14 Allée Saint-Just, 93210 Saint-Denis (pas de panique, c’est à 15 minutes de Paris, juste derrière le boulevard périphérique !-)

--
L'Équipe des BBA
Contact par e-mail :

BBA France <infobbafr@bigbrotherawards.eu.org>
Web :
http://bigbrotherawards.eu.org

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