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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 12:40

Le 1er février 2016

Le Sénat a adopté en première lecture la proposition de loi relative à la prévention et à la lutte contre les atteintes graves à la sécurité publique, contre le terrorisme et contre la fraude dans les transports publics de voyageurs.

Le Sénat a examiné la proposition de loi relative à la prévention et à la lutte contre les atteintes graves à la sécurité publique, contre le terrorisme et contre la fraude dans les transports publics de voyageurs, adoptée à l’Assemblée nationale le 17 décembre 2015.

Cette proposition de loi répond à un double objectif :

- protéger les transports en commun contre les risques d’attentats et d’atteintes à la sécurité publique ;
- lutter contre la fraude, les incivilités et les violences faites aux femmes dans les transports publics.

La commission des lois a modifié ce texte en adoptant notamment des dispositions visant à :

- introduire des garanties supplémentaires, telles que l’instauration d’un délai maximal pendant lequel les contrevenants pourraient être retenus par les agents de contrôle, dans l’attente de la décision de l’officier de police judiciaire contacté, ou la soumission des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP au contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) ;
- renforcer la sécurité publique, en prévoyant en particulier l’expérimentation du port de « caméras-piétons » au bénéfice des agents de sécurité de la SNCF et de la RATP ou encore la possibilité d’une transmission en temps réel des images de vidéoprotection aux forces de l’ordre, comme l’avaitproposé la mission d’information relative à la sécurité dans les gares.

En séance publique, les sénateurs ont adopté des dispositions visant notamment à :

- permettre à l’ensemble des transporteurs, et non aux seuls transporteurs publics, de vérifier la validité des permis de conduire de leurs conducteurs (amendements 5 rect bis et 16 rect à l’article 4 bis) ;
- autoriser le procureur du premier lieu d’arrêt en France d’un train à autoriser des perquisitions et réquisitions, lorsque les gares de départ et d’arrivée du train ne se trouvent pas en France (amendement 6 rect bis à l’article 5) ;
- obliger les passagers des transports à être porteurs d’un document d’identité lorsqu’ils ne disposent pas d’un titre de transport valable et permettre aux transporteurs d’exiger des titres de transport nominatifs (amendement 7 rect quater portant article additionnel après l’article 6 bis AA) ;

Le Sénat a adopté la proposition de loi.

La procédure accélérée ayant été engagée par le Gouvernement, le texte pourrait être prochainement examiné en commission mixte paritaire.

Source :
http://sd-magazine.com/article.php?page=760

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 12:15

Depuis Rebellyon le 15 février 2016

Le projet de loi sur les transports en commun finit actuellement ses allers-retours entre Assemblée nationale et Sénat. Il a fait peu de vagues. Le texte prévoit pourtant la création de nouveaux délits et des peines de prison pour tout ce qui concerne la fraude.

Avez-vous entendu parler d’un projet de loi contre la fraude dans les transports ? De 6 mois de prison pour 5 PV impayés ou 2 mois pour avoir signalé des contrôleurs à des amis ? Ce serait un sondage intéressant à faire autour de soi. Le phénomène touche pourtant beaucoup de monde, surtout parmi les plus précaires. Dans une offensive pénale sans précédent, députés et sénateurs finalisent une criminalisation tous azimuts de la resquille.

Comme les médias évoquent peu les implications de cette loi, prenons le temps de préciser les enjeux et où en est ce projet de loi.

Certaines dispositions avaient été supprimées lors du passage devant le Sénat, d’autres aggravées.

Depuis mercredi et une commission dédiée, on est grosso modo revenu au texte validé en décembre par l’Assemblée.
Des peines de prison pour tout

La loi doit être adoptée début mars. Elle devrait subir très peu de modifications à ce moment-là. Elle prévoit ainsi :
- l’élargissement considérable du délit de fraude par habitude, puni de 6 mois de prison et 7 500 € d’amende. Il sanctionnait auparavant 10 PV pour fraude non payés dans l’année, il suffira désormais de 5 verbalisations impayées pour passer devant le juge (article 8-2-a).
- 6 mois de prison et 45 000 € d’amende pour la publicité à une mutuelle de fraudeurs (article 8 ter) ;
- 6 mois de prison et 3 750 € d’amende pour « vente à la sauvette » dans les couloirs de métro ;
- 2 mois de prison et 3 750 € d’amende tout signalement de contrôleurs sur les réseaux sociaux, par SMS ou autre. Lire sur ce sujet l’article de Rebellyon qui donnait l’alerte et les suites sur Next Impact (article 13-4) ;
- 2 mois de prison et 7 500 € d’amende si vous prenez la poudre d’escampette pendant le contrôle (article 8 bis) ;
- 2 mois de prison et 3 750 € d’amende le fait de donner intentionnellement une fausse adresse (article 13-3).

Une déclaration de guerre aux pauvres

Dans le même temps, des régions suppriment des aides à des catégories entières de personnes qui ne peuvent se payer les transports.

Wauquiez évoque la suppression de la carte Illico solidaire dans les trains en Rhône-Alpes pour les précaires, tandis que Pécresse fait voter la fin de la réduction pour les bénéficiaires de l’Aide médicale aux étrangers en Île-de-France.

Les mêmes qui ont porté cette loi de criminalisation de la fraude.

Un projet de loi emblématique

Les médias, quand ils s’y intéressent, n’hésitent pas à colporter les fallacieuses argumentations des politiciens à l’origine du projet.

Ainsi, l’aggravation énorme du délit de « fraude par habitude », de 10 PV impayés à seulement 5, viserait principalement les très médiatisées mutuelles de fraudeurs.

Les chiffres montrent pourtant que ce délit, instauré sous la gauche en 2001, vise bien davantage de personnes [1].

Celles-ci sont loin d’être toutes organisées collectivement.

Et loin d’être un choix personnel, la fraude régulière concerne en premier lieu les plus pauvres : les juges peuvent exiger jusqu’à 7 500 € d’amende des contrevenants.

Devant le peu de ressources des inculpés pour ce délit, ils ne demandaient, en moyenne, que 321 € en 2014.

Ce désintérêt ou cette méconnaissance, assez largement partagée, est étonnante. On sait pourtant depuis des années que les transports sont le lieu d’expérimentation des politiques les plus répressives.

C’est ainsi le métro qu’ont ciblé en premier les grandes vagues d’installation de caméras.

Aujourd’hui, c’est dans les transports les plus quotidiens qu’on évoque des détecteurs de comportements ou des systèmes de reconnaissance faciale, ou la fouille possible de tous les usagers. Dans les gares, on parle de détecteurs de métaux et de scans de bagages.

C’est dans les transports que va être puni de prison le signalement d’agents (à quand le signalement de policiers ?).

La répression de la fraude sera l’occasion d’une interconnexion inédite de fichiers administratifs.

Enfin, elle va permettre la création inquiétante d’un « délit de soustraction à relevé d’identité » [2].

La presse a donc lamentablement failli à son rôle d’alerte sur l’ensemble de ce projet de loi (à la différence d’autres, comme sur la surveillance).

Mais il est également regrettable qu’aucune mobilisation n’ait eu lieu contre ce projet de loi.

Aucun communiqué d’organisation ou d’association n’a par exemple été publié à notre connaissance.

Les salarié·es des transports en commun, en première ligne de cette pénalisation extrême qui ne risque pas d’améliorer leurs relations avec les usagers, n’ont pas encore réagi.

A.F.

***
Notes

[1] « Le délit de fraude par habitude », aujourd’hui à 10 PV impayés sur un an a donné lieu à :
- près de 400 peines de prison pour la seule année 2008 d’après le ministère de la justice.
- 3 000 condamnations entre 2010 et 2014 dont plus de 700 à de la prison ferme.

[2] Une amende de 68 € (de 3e classe) est prévue dans la loi pour les personnes prises en fraude qui ne peuvent justifier de leur identité, qui s’ajoute à la possibilité pour la police de retenir pendant 4 heures la personne pour vérification d’identité.

Source :
http://rebellyon.info/Bus-metros-et-trains-terrains-d-15818

***
Complément d'info

Lire la proposition de loi
http://www.senat.fr/leg/ppl15-281.html

6 mois de prison pour 3 P.V non payés
https://rebellyon.info/6-mois-de-prison-pour-3-PV-non-payes

Signaler des contrôleurs via Facebook ou SMS en passe d'être un délit
http://www.nextinpact.com/news/98519-transports-signaler-controleurs-via-facebook-ou-sms-en-passe-detre-delit.htm

Pécresse réclame des sanctions anti-fraudeurs plus duress
http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports-en-ile-de-france-pecresse-reclame-des-sanctions-anti-fraudeurs-plus-dures-09-02-2016-5529909.php

RATP : pour frauder dans les transports en commun, créez votre mutuelle !
http://www.article11.info/?RATP-pour-frauder-dans-les

Portiques de sécurité à l’entrée des gares : la SNCF fera des tests gare de l'Est
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/controles-de-surete-a-l-entree-des-gares-la-sncf-fera-des-tests-gare-de-l-est-536009.html

Transports : le chassé-croisé droite-gauche sur le renforcement des contrôles d’identité
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/29/transports-le-chasse-croise-droite-gauche-sur-le-renforcement-des-controles-d-identite_4856037_823448.html

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 13:30

Le 11 février 2016

Les neuf caméras sont officiellement lancées à 18 heures depuis le centre-ville.

C'est à 18 heures, ce jeudi soir, que sera officiellement lancée la vidéoprotection sur la ville de Pessac.

Neuf caméras vont entrer en action dans le centre-ville pessacais : deux sur la place de la Ve République, une place des Droits de l'Homme, une place de la Liberté, une sur l'esplanade Charles-de-Gaulle et deux autres, de l'autre côté de la voie ferrée.

Des caméras qui enregistreront tout ce qui défilera sous leur regard numérique 24 heures sur 24.

Au terme d'un délai de quinze jours, l'enregistrement sera automatiquement écrasé.

"L'ambition ici est de faire de la prévention, de la dissuasion et d'aider à la résolution de certains actes" rappelle Stéphane Mari, adjoint au maire de Pessac en charge de la sécurité.

La vidéoprotection fait l'objet d'une charte d'utilisation très précise. Les caméras ne filment que le domaine public.

Et de fait sur l'image qui apparaît sur les écrans de contrôle, les fenêtres des habitations particulières, les enseignes, les entrées de commerce sont floutées.

Le visionnage et la récupération des enregistrements ne sera possible que sur réquisition du procureur de la République et ce, pour une aide à la résolution. "Ce système n'est pas fait pour faire de la chasse aux infractions.

Les personnes dument habilitées à visionner les écrans, au sein de la police municipale, pourront de manière ponctuelle prendre la main, notamment pour suivre des manifestations, des mobilisations ou des événements festifs."

La municipalité pessacaise a déboursé 94 000 euros pour mettre en place ce dispositif ; D'autres caméras seront installées chaque année du mandat au regard des besoins dans certains quartiers ou points prioritaires.

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/02/11/pessac-la-videoprotection-en-action-des-ce-jeudi-soir-2271010-3034.php

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:55

Le 9 février 2016

La Cnil s'insurge de la collecte abusive de nos données de navigation par le géant du Web. Facebook a trois mois pour rentrer dans le rang.

Certains internautes roublards adoptent une stratégie pour entraver la traque dont ils font l'objet sur internet : ils ne s'enregistrent pas sur Facebook. Futé.

En théorie, les voilà abrités des algorithmes intrusifs mis en place par le géant de la Silicon Valley, notoirement connu pour puiser dans nos données privées, scruter, collecter et analyser nos comportements en ligne...

Mais l'entreprise de Mark Zuckerberg est bien plus retorse qu'elle n'y paraît de prime abord.

Car même si vous n'êtes pas inscrit sur Facebook, le site dépose à votre insu un "cookie" sur votre machine dès que vous consultez une page Facebook publique (événement, page fan…).

Ce discret petit fichier peut suivre à la trace votre navigation internet, et relever des informations propres à votre identité (localisation, langue, machine utilisée...).

Face à cet abus connu de longue date, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) tente de répliquer.

Dans une décision rendue mardi 26 janvier, l'autorité met "Facebook Inc." en demeure, jusqu'à ce que la société se mette en conformité avec la loi informatique et liberté de 1987.

Elle l'accuse de "collecte déloyale" de données.

Facebook dispose désormais de trois mois pour remédier à cette illégalité.
Lire ici :
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/deliberations/Bureau/D2016-007_MED_FACEBOOK-INC.-FACEBOOK-IRELAND.pdf

De nombreux manquements

"Cette mise en demeure est tout à fait normale et traduit certainement un certain ras-le-bol des utilisateurs", corrobore Jean-Baptiste Soufron, avocat spécialisé dans les questions numériques.

Car c'est au terme d'une enquête amorcée en mars, après que Facebook ait annoncé avoir modifié sa politique de confidentialité, et au cours de laquelle la Cnil a inspecté les locaux du réseau social, que l'autorité a détecté "des manquements graves" au regard de la loi française, notamment pour ce qui a trait à la vie privée.

"Les géants du web ont très mauvaise presse en matière de protection de la vie privée, et c'est globalement mérité", réagit Tanguy de Caotpont, directeur général du laboratoire de sécurité Kaspersky. "La Cnil ne s'y est pas trompée en attaquant Facebook, qui compte près d'un Français sur deux dans son répertoire."

Des cookies à finalité publicitaire

Outre les cookies déposés sur les navigateurs des non-inscrits, l'autorité protectrice épingle le recueil "sans consentement exprès" des utilisateurs de données "relatives à leurs opinions politiques, ou religieuses, et à leur orientation sexuelle". Facebook n'offre aucune information sur l'usage qui est fait de ces données.

Surtout, le mastodonte du web est sur la corde raide en ce qui concerne sa politique publicitaire :
"Le site dépose sur l’ordinateur des internautes des cookies à finalité publicitaire, sans les en avoir au préalable correctement informés ni avoir recueilli leur consentement", alerte la Cnil.

Le géant américain se sert d'une combinaison de ces données pour afficher des publicités ciblées, "ce qui méconnaît leurs droits et intérêts fondamentaux et porte atteinte au respect de leur vie privée", estime la Cnil. Car derrière chaque internaute, il y a le cyber-consommateur, auquel ces réclames sont destinées.

Une traque invisible

La gestion faite par Facebook des cookies est au coeur des critiques de la Cnil.

Tous les sites internet peuvent coller un cookie sur votre navigateur.

A la manière d'un hameçon, ils "ancrent" dans un fichier des données qu'ils jugent utiles (adresse IP, identifiants, etc) afin de pouvoir les relire lors de vos futures consultations.

En ce qui concerne Facebook, cela inclut l'âge, le sexe, et l'adresse e-mail.

Mais à l'ère de l'hypertexte et des codes embedded, les sites web ne sont plus des entités cloisonnées. Aujourd'hui, internet est sans frontières : les pages web sont truffées de bouts de codes (scripts), de fenêtres (iframes) et autres bandeaux commerciaux qui proviennent de sites extérieurs ou de régies publicitaires.

Incrustés dans les pages, ces éléments fonctionnent comme des balises émettrices : les cookies pré-installés peuvent les détecter et les sonder.

"Facebook enregistre des données qui ne sont pas que des données d’utilisateurs, mais aussi celles de gens qui passent sur des sites où il y a des boutons Facebook ", souligne Jean-Baptiste Soufron.

Lorsque vous naviguez sur un site d'information ("L'Obs", par exemple), Facebook peut, par l'entremise du bouton "Partager", "J'aime" ou "Se connecter", mémoriser vos visites et collecter des comportements en ligne (fréquence de consultation, etc).

Mais si vous fréquentez frénétiquement les annonces de guides de voyages pour la Namibie sur Amazon, il est fort probable que les publicités sur internet vous aiguillent vers un petit billet Ryanair, à destination du sud-ouest africain.

Récupérer les données collectées ?

Le bras de fer entre Facebook et le droit français est loin d'être achevé.

La loi bute encore sur le terrain de la portabilité des données. C'est-à-dire le droit pour les usagers à rapatrier les données collectées sur eux.

Cela s'est apparenté à un véritable parcours du combattant pour Max Schrems, un jeune étudiant autrichien, pour le moins têtu, qui a tenté l'expérience pour récupérer en 2011 les données que Facebook a collectées sur lui.

En bout de course, 1.200 pages reprenant son activité sur le réseau social lui ont été délivrées. Dont des informations qu'il pensait avoir effacées.

"Quand vous quittez Facebook, il ne faudrait pas que vos données privées restent sur le réseau social sans que vous puissiez y avoir facilement accès ou les récupérer. L'entreprise n'est pas très claire sur qui peut récupérer quoi après la fermeture de votre compte", affirme encore Jean-Baptiste Soufron.

La portabilité est l'une des mesures de la fort contestée PJL numérique, votée en novembre à l'Assemblée, et qui doit désormais passer l'épreuve du Sénat.

A l'échéance des trois mois de l'ultimatum fixé par la Cnil, la Commission pourrait alors entamer une procédure de sanction à l'encontre de Facebook.

Au maximum, cette sanction peut s'élever à 150.000 euros.

Il y a deux ans, la Cnil avait condamné Google à une amende de ce type, adjointe de l'obligation de publier sur sa page d'accueil un communiqué relatif à la décision, et ce pendant 48h.

Un coup de force qui avait entamé la com' de Google sur le respect de la vie privée.

Paul Conge

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160209.OBS4319/facebook-vous-espionne-meme-si-vous-n-y-etes-pas-inscrit.html

****
Complément d'info

Vous saurez tout sur l’algorithme de Facebook
http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/05/saurez-tout-lalgorithme-facebook-262722

Comment fonctionne l'algorithme de Facebook ?
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/07/01/comment-fonctionne-l-algorithme-de-facebook_4448781_4408996.html

Ce que Facebook cache derrière sa nouvelle politique de confidentialité
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/ce-que-facebook-cache-derriere-sa-nouvelle-politique-de-confidentialite_1625838.html

Sites web, cookies et autres traceurs
http://www.cnil.fr/vos-obligations/sites-web-cookies-et-autres-traceurs/

Facebook inquiété par un étudiant autrichien procédurier
http://www.numerama.com/magazine/22283-facebook-inquiete-par-un-etudiant-autrichien-procedurier.html

Loi numérique, dernier jour : le sursaut des lobbies
http://rue89.nouvelobs.com/2015/10/18/loi-numerique-dernier-jour-sursaut-lobbys-261722

La Cnil condamne Google à 150.000 euros d'amende
http://o.nouvelobs.com/high-tech/20140108.OBS1754/la-cnil-condamne-google-a-150-000-euros-d-amende.html

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:18

Depuis le site de Frontex Exit

Frontexit est une campagne interassociative et internationale pour le respect des droits humains des migrants aux frontières extérieures de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Frontexit est une campagne portée par 21 associations, des chercheurs et des individus issus de la société civile du Nord et du Sud de la Méditerranée (Belgique, Cameroun, France, Italie, Mali, Maroc, Mauritanie, organisations internationales, réseaux euro-africains).

Que demandons-nous ?

L’objectif de Frontexit est double : informer un large public sur les dérives auxquelles donnent lieu les opérations de Frontex en termes de droits humains, et dénoncer ces dérives auprès des représentants politiques directement impliqués.

Plus concrètement, à travers nos actions d’investigation, de contentieux, de sensibilisation et d’interpellation politique, nous demandons :

  • la transparence sur les mandats, les responsabilités et les actions de Frontex ;
  • la suspension des activités de l’agence identifiées comme contraires aux droits humains ;
  • l’annulation du règlement créant l’agence Frontex, s’il est démontré que le mandat de l’agence est incompatible avec le respect des droits fondamentaux.

Le site :
http://www.frontexit.org/fr/

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 11:36

Le 2 janvier 2016

Microsoft vient de prendre la décision d’être beaucoup plus transparent au sujet du piratage de ses comptes hotmail. L’entreprise va commencer à informer les utilisateurs de toute tentative de « hack » sur leurs comptes.

Ce revirement de situation intervient après de nouvelles révélations indiquant que Microsoft a volontairement caché cette pratique condamnable. L’affaire évoque des ciblages précis visant des personnalités connues. Certains seraient issus d’un réseau chinois évoqué sous le nom AS4808, qui a été associé à des campagnes d’espionnage majeurs dont les responsables du renseignement américain ont publiquement attribué à la Chine.

Microsoft, le silence pour préserver des liens forts avec le gouvernement Chinois

Citant deux personnes ayant connaissance de la question, Reuters évoque des attaques menées en juin 2009 mais dont Microsoft n’auraient eu connaissance que deux ans tard.

Leurs origines seraient dues à une vulnérabilité du service de courrier électronique ayant permis l’injection des logiciels malveillants afin de détourner des messages électroniques. La source affirme que Microsoft a commencé à se pencher sur la question mais en prenant la décision de cacher tous les détails. Elle aurait seulement demandé aux personnes concernées de changer leur mot de passe.

La décision de ne pas divulguer ces informations aurait été prise après des discussions à huis clos entre Scott Charney, big boss de la sécurité chez Microsoft, et Brad Smith. Il est évoqué la volonté de maintenir des liens forts avec le gouvernement Chinois.

Dans une intervention, le géant de logiciel fait machine arrière. Microsoft annonce qu’il informera désormais ses utilisateurs de toute tentative de piratage. Ces alertes ne signifient pas nécessairement que les comptes ont vraiment été piratés mais uniquement qu’ils ont été la cible d’attaques.

Source :
http://www.ginjfo.com/actualites/politique-et-economie/microsoft-cache-volontairement-le-piratage-de-ses-comptes-hotmail-20160102

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Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage Surveillance
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 04:18

Depuis BastaMage le 23 décembre 2015

Le président de la République s’apprête à présenter son projet de réforme constitutionnelle à ses ministres ce mercredi 23 décembre. Entre l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution, l’extension des mesures extra-judiciaires, l’extension de la déchéance de nationalité, cette réaction aux attentats du 13-Novembre confirme la voie sécuritaire prise par l’exécutif français.

Comme la loi sur le renseignement votée après les attaques de janvier, cette révision de la Constitution rappelle le chemin pris par les États-Unis après le 11 septembre 2001. Celui de la suspicion généralisée, de l’espionnage massif et du renforcement des pouvoirs de police au détriment de ceux de la justice.

« La loi a été votée très rapidement, avec très peu de débat. Et dans le contexte des attentats, émettre des objections était quasiment impossible. Celui qui le faisait était perçu comme trop gentil pour pouvoir défendre la sécurité nationale, » rappelle Neema Singh Giuliani, de l’Association états-unienne de défense des libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU).

Le 26 octobre 2001, 45 jours seulement après les attaques du 11-Septembre, le Congrès des États-Unis votait la loi dite du Patriot Act, « pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme » [1].

« Dans cet environnement et dans cette précipitation, ce n’est pas certain que les membres du Congrès et le public aient pu comprendre ce que contenait vraiment le Patriot act », estime Neema Singh Giuliani.

Depuis, le Patriot Act est devenu le symbole de la réponse ultra-sécuritaire américaine à la menace terroriste après le 11-Septembre. C’est cette loi qui a ouvert la porte à la surveillance généralisée des citoyens des États-Unis et du reste du monde, qui a autorisé la détention illimitée sur la base militaire de Guantanamo (Cuba) des citoyens non états-uniens suspectés de terrorisme, et qui a élargi la définition du terrorisme au point qu’elle peut être appliquée à n’importe quel activiste contestataire.

Lire la suite :
http://www.bastamag.net/Tournant-securitaire-la-France-deja-bien-engagee-sur-la-route-du-modele-US

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:36

Le 23 décembre 2015

Inspiré du roman de science-fiction Fahrenheit 451, ce code d'erreur apportera un peu de plus de transparence au web. Malheureusement, son utilisation n'est pas obligatoire.

Désormais, lorsque vous surferez sur le web, vous serez peut-être confronté à un nouveau code d’erreur, le 451. Comme son grand frère, le code 403, il indique que vous n'avez pas le droit d'accéder à une page web.

Mais il est uniquement utilisé lorsque l'interdiction est liée à une censure gouvernementale, comme c'est le cas pour thepiratebay.se.

Le code 451 – qui a été officiellement approuvé le 18 décembre dernier par l'organisme de standardisation IETF (Internet Engineering Task Force Group) - apporte donc un peu plus de transparence au web.
https://datatracker.ietf.org/doc/draft-ietf-httpbis-legally-restricted-status/

Pour autant, cela ne veut pas dire lorsque vous verrez le code 403 ou son cousin le code 404 ("ressource non disponible"), qu'il ne s'agit pas d'une censure.

En effet, un gouvernement peut très bien contraindre l'exploitant du site à ne pas diffuser le code 451, histoire de masquer la censure.

"Évidemment, nous ne pouvons pas empêcher cela, explique Mark Nottingham, responsable du bureau HTTP Working Group au sein de l'IETF. Mais si votre gouvernement le fait, cela montrera ses intentions au citoyen que vous êtes. Ça vaut le coup de le savoir, je crois."

Le chiffre 451 n'a d'ailleurs pas été choisi au hasard. Il fait référence au roman de science-fiction "Fahrenheit 451", qui traite justement de la censure.

Un livre écrit par Ray Bradbury en 1953 et adapté au cinéma par François Truffaut en 1966.

Source :
http://hightech.bfmtv.com/internet/le-nouveau-code-d-erreur-451-signale-une-censure-du-web-939029.html

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 11:08

Et maintenant, les médecins aussi doivent dénoncer leurs clients....

Le 18 décembre 2015

Le Conseil national de l'ordre des médecins met à disposition des professionnels de santé une note pour les aider face au phénomène de la radicalisation, auquel ils sont de plus en plus confrontés.

Les médecins sont de plus en plus nombreux à se retrouver confrontés au phénomène de la radicalisation, notamment islamiste.

Pour leur venir en aide, le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) a publié récemment une note pour leur indiquer la marche à suivre en cas de patient en voie de radicalisation ou déjà radicalisé.
Lire ici :
https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/prevention_de_la_radicalisation_-_ce_quil_faut_retenir.pdf

La note, révélée ce vendredi par Le Parisien, est accessible sur le site internet du Cnom depuis le 9 décembre. Elle prévoit que les médecins puissent s'affranchir du secret professionnel.
Lire ici :
https://www.conseil-national.medecin.fr/node/1667

"Nous souhaitions que les médecins puissent apporter une réponse cohérente à ce problème tout en évitant l'écueil d'un signalement abusif qui serait tout aussi préjudiciable", explique  Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologie du Cnom.

Faut-il signaler les patients radicalisés?

Dans sa note, le Cnom rappelle que le médecin est tenu au respect du secret professionnel "par la loi et le code de déontologie médicale". "Cependant devant certaines situations de radicalisation avérée de nature à faire craindre un comportement dangereux de la part du patient, les médecins se trouvent face à un cas de conscience où ils peuvent légitimement estimer ne pas devoir garder pour eux ce qui leur a été confié ou remarqué", est-il stipulé.

"Cela relève du cas par cas. Et, les médecins peuvent se tourner vers les conseils départementaux pour solliciter leur avis", détaille le Dr Faroudja. Le Cnom rappelle que s'agissant des patients mineurs, la loi prévoit déjà une dérogation à l'obligation de respecter le secret professionnel pour protéger l'enfant. Le médecin peut transmettre des informations (comme le projet de partir faire le jihad) à une structure spécifique de la Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip).
http://www.jeunesviolencesecoute.fr/dossiers/cellule-departementale-recueil-informations-preoccupantes-crip

Une différenciation claire avec le fondamentalisme

L'Ordre des médecins est prudent sur la définition de la radicalisation: "La radicalisation ne doit pas être confondue avec le fondamentalisme religieux: les fondamentalistes sont des pratiquants qui adoptent des postures cultuelles rigoureuses mais ne recourent pas à la violence alors que les radicaux légitiment ou pratiquent des actes de violence".

"Il faut un faisceau de signaux concordants", insiste Jean-Marie Faroudja. "La radicalisation se définit par trois caractéristiques cumulatives: un processus progressif; l'adhésion à une idéologie extrémiste; l'adoption de la violence", détaille ainsi la note.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:17

Le 17 décembre 2015

La SNCF teste actuellement dans plusieurs gares un logiciel qui pourrait être à terme couplé à ses 40 000 caméras de vidéosurveillance truffant ses enceintes. L’objectif ? Détecter les comportements suspects dans l'objectif affiché de prévenir notamment le risque d'attentats.

« Mais cours, Gérard ! On va rater le Transilien pour Melun ! » Ce genre de situations risque bien à l'avenir d’être automatiquement ingurgitée par les yeux électroniques planqués dans les gares si l'on en croit cette dépêche AFP.
Lire ici :
http://www.liberation.fr/france/2015/12/16/la-sncf-teste-des-logiciels-pour-detecter-les-comportements-suspects_1421331

La SNCF expérimente en effet actuellement un logiciel pour renifler les signes d'une potentielle menace.

Comment ?

En s’appuyant « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété » explique très sérieusement la société à l’agence de presse. « On teste pour savoir si ça n'identifie que les gens qui ont une intention négative, un agresseur, ou un tripoteur, mais aussi l'acceptabilité sociale. »

Toutes les données sécrétées par ces indiscrets sont ensuite avalées par un logiciel prédictif qui, à partir de scénarios déterminés, va ou non tirer la sonnette d’alarme. Ces premières bribes révèlent que les finalités pourraient dépasser le risque d'attentats.

De plus, elles indiquent l’usage de caméras thermiques mais aussi de micros de surveillance d’ambiance, histoire de jauger approximativement la température corporelle des clients et le volume des propos tenus dans l'enceinte d'une gare.

Des dispositifs soumis à l'attention de la CNIL

Ces expérimentations ne sont pas juridiquement liées à l’état d’urgence, mais avant tout à un contrôle de la CNIL. Si le dispositif est validé, il pourra donc perdurer au-delà de la situation actuelle.

Sur le terrain de la régulation, dans un rapport sénatorial datant de 2008, il avait déjà été suggéré de « ne pas interdire a priori les systèmes de vidéosurveillance « intelligente », mais de les soumettre à des conditions plus strictes sous le contrôle de la CNIL ». Ce document expliquait que ces systèmes étaient capables « de détecter, par exemple dans une foule, des mouvements ou des sons anormaux (une personne qui court, des cris...). »

En 2008 toujours, la CNIL s’était quelque peu émue de ces logiciels intelligents en constant développement : « Il ne s’agit plus seulement aujourd’hui d’opérer le simple comptage du nombre de passagers ou de détecter automatiquement un objet abandonné, mais bien de permettre la détection automatisée de « comportements suspects ». Si la définition de tels modèles comportementaux reste encore relativement malaisée, les potentialités de surveillance comportementale de la population filmée augmentent à mesure que ces outils d’analyse automatisée d’images se perfectionnent. »

Toujours plus loin

Dans un autre document de 2012, la même Commission évoquait d’autres technologies comme celle visant à isoler une personne par vidéosurveillance. « Cette personne est ensuite suivie par caméras lors de ses déplacements tandis qu’une information est transmise à un agent afin que ce dernier arrive à sa rencontre. La technologie met en œuvre de la détection de contour et de la détection de la tenue vestimentaire, sans pour autant utiliser de technologies d’identification ».

Le sujet, qui fait l’objet de nombreux travaux au sein de l’INRIA, peut également s'enrichir par le biais de la biométrie. Le rapport sénatorial précité retenait les propos de Frédéric Péchenard, alors directeur général de la police nationale. Celui-ci faisait état en effet des réflexions actuelles « sur la constitution d'un fichier « photos » sur le modèle du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) qui permettrait de reconstituer un visage et de le comparer avec des enregistrements sur une scène d'infraction ».

Source :
http://www.nextinpact.com/news/97757-la-sncf-teste-detection-comportements-suspects-par-videosurveillance.htm

***
Pour aller plus loin

Sur Owni - "Vidéo trois neurones"
http://owni.fr/2012/01/20/video-trois-neurones/

http://dossiers.secrets.free.fr/news/bigbrother.html

 

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:48

Le 21 décembre 2015

Un "mal nécessaire", une mesure "rassurante", une décision d'une "stupidité hallucinante": à la gare du Nord lundi matin, les passagers du Thalys apprécient diversement les nouveaux portiques de sécurité, mais tous s'y plient sans rechigner.

Patiemment, ils attendent au bout des quais réservés aux trains reliant Paris à Bruxelles, Amsterdam et Cologne, que la voie s'affiche sur les écrans. Certains voyageurs, prévenus par la SNCF des nouvelles mesures de sûreté, sont arrivés avec plus de 40 minutes d'avance.

Avant l'embarquement, une vingtaine de policiers, CRS et agents de la sûreté ferroviaire se regroupent devant le train. Deux chiens fouillent minutieusement chaque wagon.

Dans le grand hall, égayé par les illuminations de Noël, les voyageurs sont assaillis par les messages sécuritaires, qu'il s'agisse des multiples affiches prévenant du plan Vigipirate ou des hauts-parleurs rappelant à intervalles réguliers le "renforcement des contrôles aux frontières".

Après les attentats du 13 novembre à Paris (130 morts) et l'attaque ratée fin août dans un train Amsterdam-Paris, le gouvernement a décidé d'installer des portiques pour les passagers empruntant le Thalys. Ils sont opérationnels à Paris depuis dimanche.

"Tout ce qui peut permettre de faire un voyage sans stresser, c'est impeccable", commente Catherine Segers, une Parisienne prête à partir pour un séjour de 3 jours à Bruxelles avec son compagnon. "Ca me rassure."

- "On ne va pas faire les naïfs" -

Quand le numéro du quai s'affiche, les voyageurs se dirigent prestement vers le train. Quatre couloirs délimités au sol par des bandes blanches s'offrent à eux, menant chacun vers un portique.

Pour le train de 09H25 à destination de Bruxelles, le premier bagage à passer sur le tapis roulant du scanner à rayon X est un cabas en plastique rose.

Pas besoin de se déchausser, d'enlever ses clés, de sortir son ordinateur portable ou de jeter son café. Juste d'ouvrir son manteau.

Les réglages précis des machines permettent de détecter armes et couteaux, assure un agent de sécurité.

"Je ne suis pas sûre que ce soit très efficace", remarque Rose-Marie Ferré en franchissant le portique avec une poussette.

"Dans un contexte global de surveillance, un jihadiste a été contrôlé trois fois sans être arrêté", souligne cette mère de famille. Avec les nouvelles mesures de sécurité, "les terroristes ont surtout gagné leur paris d'embêter les citoyens".

Si certains passagers sont circonspects, aucun n'est récalcitrant. Les contrôles se déroulent sans heurt, rapidement. Les agents aident à porter sur le tapis roulant les valises les plus lourdes. En 10 minutes, l'essentiel des passagers est passé.

Toutes ces mesures de sécurité, si elles ne sont pas forcément efficaces, "rassurent les badauds, c'est un mal nécessaire", estime Yann Gallet, qui se rend à Amsterdam pour un voyage de fin d'année avec plusieurs collègues. "On s'en est pris plein la tronche il y a un mois. On ne va pas faire les innocents ou les naïfs. On s'adapte."

Richard, un Parisien de 54 ans qui se rend une fois par semaine à Bruxelles pour raisons professionnelles, juge à l'inverse l'installation des portiques d'une "stupidité hallucinante".

"Ce n'est pas la sécurité dans le Thalys qui me préoccupe, c'est celle dans le RER A, la ligne de métro la plus fréquentée du monde, ou celle dans le café où je vais prendre mon croissant", explique-t-il.

"Tout ça parce qu'on pense que les terroristes sont venus de Bruxelles. Mais ils sont venus par la route !" s'agace-t-il en attendant le moment d'embarquer. "Même si ce n'est qu'une demi-heure, on perd du temps, on perd l'avantage du train sur l'avion", regrette-t-il.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20151221.AFP0917/a-la-gare-du-nord-les-nouveaux-portiques-de-securite-rassurent-et-agacent.html

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:30

Le 18 décembre 2015

Ces deux derniers mois, les services secrets français ont demandé 400 autorisations afin de surveiller des cibles par le biais des nouveaux outils permis par la loi sur le renseignement.

C'est une révolution silencieuse. Depuis le 3 octobre dernier, la loi sur le renseignement est officiellement en vigueur en France. Une kyrielle de gadgets, matériels, logiciels et autres algorithmes peut donc désormais être légalement utilisée par les six services de renseignements français que sont la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la direction du renseignement militaire (DRM), la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et le service de traitement du renseignement et de l'action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin).

On trouve parmi ces outils des appareils d'écoutes, de vidéosurveillance, de balises-espion ou encore de logiciels permettant de s'introduire dans les ordinateurs ou les téléphones.

Figurent aussi dans cette liste les fameux algorithmes débattus lors de la loi sur le renseignement, et les IMSI-Catchers, ces valises se transformant en relais téléphoniques et permettant d'identifier les téléphones portables situés à proximité d'un point précis.

Ce ne sont là que les plus connus des gadgets à disposition des services.

Cette panoplie sert tous les jours en France, principalement pour la sécurité nationale, la lutte contre le terrorisme et la prévention de la grande criminalité.
Lire : 8 techniques ahurissantes des espions d'aujourd'hui

Les interceptions très surveillées

Les demandes formulées par les services secrets arrivent désormais à la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), qui rend un avis à Matignon, qui signe alors officiellement l'autorisation de l'interception. Les écoutes sont réalisées au Groupement interministériel de contrôle GIC, situé aux Invalides à Paris, où "l'Obs" avait pu se rendre au printemps dernier.

Elles sont aussi menées depuis des locaux décentralisés, qui doivent prochainement entrer dans le cadre du contrôle mené par la CNCTR.

Des suspects visés après les attentats

Depuis juillet, pas moins de 2.700 demandes de surveillance sont arrivées à la commission. Comme on pouvait le supposer, les services secrets français ont été particulièrement actifs après les attentats du 13 novembre à Paris.

Parallèlement à l'enquête menée par le parquet de Paris qui disposait de ses propres écoutes judiciaires, les services ont en effet lancé des écoutes administratives pour vérifier les activités d'individus potentiellement suspects et qui pouvaient par ailleurs être visés par des perquisitions décidées dans le cadre de l'état d'urgence.

Ces écoutes ont doublé durant la semaine qui a suivi les attaques du vendredi 13 décembre.

D'autres ont par ailleurs été ordonnées en raison de la COP21 et la surveillance d'activistes déjà connus.

La CNCTR fait savoir à "l'Obs" que sur les 2.700 demandes émises par les services de renseignement, elle en a refusé 1%. Matignon a suivi les avis négatifs proposés.

Les fameux algorithmes pas encore lancés

Sur ces 2.700 demandes, 400 sont particulièrement intéressantes. Il s'agit des autorisations d'utilisation de nouveaux matériels, désormais permis par la loi sur le renseignement.

Impossible de savoir précisément quels gadgets ont été branchés, mais le chiffre paraît bien faible au regard des possibilités techniques que la DGSE ou la DGSI possèdent déjà.

La CNCTR affirme en revanche qu'aucun algorithme n'a été encore été mis en service. Ce dispositif, très controversé pour la "surveillance de masse" qu'il induirait, permet d'analyser massivement les flux de communications à la recherche de comportements suspects.

Les IMSI-Catchers encore cachés

En réalité, il semble que les services aient eu un recours prudent à ces nouvelles techniques. La montée en puissance devrait être progressive. Il se murmure même que les autorités aient donné consigne de ne pas utiliser excessivement ces matériels tant que les dispositifs prévus par la loi renseignement ne sont pas tous finalisés.

En effet, le recensement de tous les matériels possédés par les services n'est pas terminé à ce jour. On ignore par exemple encore aujourd'hui quel service possède des IMSI-Catchers. On sait en revanche qu'ils peuvent être utilisés à bien des fins, notamment en cas d'un assaut terroriste comme à Saint-Denis.

Par ailleurs, ce n'est que la semaine dernière que le Journal officiel a publié la liste des services de renseignement "du second cercle du renseignement" qui pourront utiliser ces matériels.

Ces services, parfois obscurs, comprennent le service central du renseignement territorial (SCRT), la Sous-direction de l'anticipation opérationnelle de la Gendarmerie nationale (SDAO) ou encore la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) mais aussi plusieurs unités de police judiciaire et plusieurs unités d'intervention.

Un contrôle encore sous-dimensionné

Pour contrôler l'utilisation des écoutes par les services, la CNCTR dirigée par le conseiller d'Etat Francis Delon remplace la CNCIS, que présidait Jean-Marie Delarue.

Ce dernier, juste après son départ en octobre dernier, confiait à "l'Obs" qu'il craignait que le contrôle des services de renseignement dans la nouvelle loi soit insuffisant. "A minima pendant plusieurs mois, le contrôle va se passer à un niveau insuffisant", disait-il.

Dans les faits, cette crainte se confirme.

Alors que les données à contrôler ont été multipliées, la CNCTR dispose exactement des mêmes moyens que la CNCIS. La CNCTR qui livre pour la première fois aujourd'hui des chiffres d'activité, fait cependant savoir que les effectifs de son secrétariat devrait passer de 10 à 20 afin de traiter de en temps réel l'ensemble des demandes des services d'espionnage et de contre-espionnage français. Ce contrôle plein et entier est un enjeu majeur de la loi sur le renseignement.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/loi-renseignement/20151217.OBS1593/espionnage-les-services-secrets-s-emparent-de-leurs-nouveaux-gadgets.html

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 12:33

Le 16 décembre 2015

Facebook a modifié mardi des règles qui imposaient l'usage de "vrais noms" sur son réseau social, et avaient suscité d'importantes protestations de la part de drag-queens, de la communauté homosexuelle ou de victimes d'abus domestiques.

Des nouveaux outils testés aux Etats-Unis ont été conçus pour réduire le nombre de personnes dont Facebook demande à vérifier le nom, et faciliter la manière de le faire quand c'est le cas.

Facebook a toutefois indiqué clairement qu'il continuait de demander aux gens utilisant le réseau social d'utiliser des noms sous lesquels ils étaient connus de leurs amis et de leur famille, et pas des faux noms pour cacher qui ils étaient vraiment.

Dans le passé, les internautes pouvaient faire suspendre un compte sur Facebook juste en indiquant que le nom utilisé était faux.

Encore plus d'informations en échange de l'anonymat

Des drag-queens qui utilisaient leur nom de scène sur le réseau avaient bruyamment protesté l'année dernière, de même que d'autres personnes préférant éviter d'utiliser leur vrai nom sur Facebook.

La liste des personnes souhaitant utiliser des pseudonymes s'étend entre autres aux travailleurs sociaux, aux enseignants, aux juges et aux victimes d'agression, avaient fait valoir des activistes. Le réseau social avait fini par s'excuser, promettant d'assouplir ses règles.

Mais ce "droit" à l'anonymat à un coût : renseigner davantage d'informations personnelles sur son compte.

Car Facebook teste un nouvel outil permettant aux personnes dont il cherche à vérifier le nom "de nous indiquer qu'elles sont dans des circonstances spéciales, et de nous donner davantage d'informations sur leur situation".

En clair, ne pas donner son nom, mais son orientation sexuelle, sa profession ou son passé judiciaire...

Tout un programme.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/12/16/desormais-vous-pouvez-utiliser-un-pseudo-sur-facebook-2219261-5166.php

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