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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:12

Novembre 2012

Ce billet fait suite à l’organisation d’un atelier sur un usage responsable des données privées et personnelles  initié par Olivier Hag, coordinateur de la formation aux pratiques numériques au sein de l’association Combustible, avec la participation de Stanley Claisse, avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle, droit de l’informatique et des télécommunications.

Cet atelier a eu lieu à Toulouse, au centre culture Bellegarde, le 12 novembre.

Y ont participé notamment vos serviteurs, Raphaël Isla et Jérémy Collot, membres du Parti Pirate Midi-Pyrénées, Benoit Salles (Rédacteur et administrateur du site  EchosDuNet.net), des membres et le président d’une association liée au numérique, un étudiant en Master d’Economie solidaire, le webmaster d’un célèbre musée toulousain et une gérante d’un site de e-commerce de produits équitables (*)

Lire la suite :
https://midi-pyrenees.partipirate.org/2012/11/compte-rendu-de-latelier-vers-un-usage-responsable-des-donnees-privees-et-personnelles/

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 11:31

Le 13 décembre 2015

Les jouets connectés seraient des cibles tentantes pour des pirates informatiques.

Offrir un jouet connecté n'est pas forcément sans risque car des données personnelles des enfants peuvent être collectées et envoyées dans la nature, autant de cibles potentielles des pirates informatiques.

On a appris un mois tout juste avant Noël qu'un hacker s'était emparé d'informations concernant près de 5 millions de parents et près de 200 000 enfants, clients du fabricant de jouets électroniques VTech, basé à Hong Kong.

Mais tout est bien qui finit bien, ou presque, dans cette affaire, parce qu'il assure avoir agi sans mauvaise intention.  Le hacker resté anonyme dit qu'il a voulu donner une bonne leçon à VTech, après avoir constaté que sa boutique en ligne était étonnamment peu protégée.

Sensibiliser les parents

Sean Sullivan, expert de la société finlandaise de sécurité informatique F-Secure, s'inquiète des rançonnages :

"Quelqu'un qui a accès aux données de vos enfants pourrait vous envoyer des photos et prétendre qu'il les a enlevés. Certaines personnes pourraient paniquer!"

"Il est dangereux d'acheter un jouet sans penser aux aspects de sécurité", renchérit David Emm, analyste pour l'éditeur d'antivirus russe Kaspersky Lab.

Pour lui c'est aux parents de s'inquiéter des aspects connectiques, tout comme ils veillent à ce que leurs enfants ne puissent pas s'étouffer en avalant de trop petites pièces.

"Il faut se demander, à propos de nos enfants : quelles informations sont collectées ? Comment cette information pourrait-elle être utilisée ? Et, si le wifi est activé, est-il possible que quelqu'un l'utilise pour attaquer le reste de notre réseau ? A-t-on vraiment besoin du wifi ? " estime-t-il.

Attention à Barbie

Parmi les exemples souvent cités de jouet qui ne pourrait pas garder ses secrets, la nouvelle poupée Barbie, connectée avec micro et haut-parleur.

De nombreux spécialistes s'attendent à ce que des jouets soient directement hackés dans les prochains mois. D'autant que la sécurité informatique n'est pas la priorité de la plupart des fabricants, en l'absence de normes précises.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/12/13/jouets-connectes-attention-au-danger-2216060-6150.php

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Le 1er décembre 2015

Une nouvelle Barbie capable d'espionner vos enfants ?

La nouvelle poupée permet de parler, d'écouter les enfants et d'enregistrer leurs conversations.

La nouvelle Barbie qui écoute et parle aux enfants grâce à une connexion internet risque d'être trop bavarde face à certains interlocuteurs malintentionnés, s'inquiète un groupe américain de protection de l'enfance.

Avec "Hello Barbie", disponible aux Etats-Unis à partir de début décembre pour 75 dollars, le groupe américain Mattel espère retrouver une place de choix sous les sapins et relancer des ventes en baisse.

Dotée d'un micro et d'un haut parleur, cette version high tech de la célèbre poupée se connecte à internet via Wifi ou Bluetooth afin de pouvoir échanger avec l'enfant.

"Les enfants se confient à leurs poupées et révèlent des détails intimes sur leurs vies, mais 'Hello Barbie' ne va pas garder ces secrets", s'inquiète toutefois le groupe Commercial-Free Childhood, un groupe de défense des enfants face aux intérêts commerciaux.

Les conversations conservées sur des serveurs

"Tout ce que votre enfant dit est transmis à des serveurs distants (cloud, ndlr) où tout sera stocké et analysé par ToyTalk, le partenaire technologique de Mattel.

Les employés de ToyTalk et les sociétés partenaires écoutent les enregistrements des conversations de vos enfants, or ToyTalk ne veut même pas révéler qui sont ces partenaires", ajoute Commercial-Free Childhood dans un communiqué.

Hello Barbie "pourrait représenter une cible tentante pour les pirates informatiques, qui pourraient accéder à travers la poupée à des données conservées par votre famille sur des appareils et des réseaux domestiques."

La start-up californienne ToyTalk assure de son côté que "de nombreuses options de sécurité ont été intégrées" dans la poupée. "A notre connaissance, personne n'est parvenu à s'emparer de mots de passe Wifi ou des enregistrements audio des enfants", souligne le groupe sur son blog. (la preuve que non, voir plus haut !!!)

L'historique des conversations n'est pas sauvegardé dans le jouet, selon ToyTalk et les données conservées ne seront "jamais utilisées à des fins publicitaires".

Mattel et ToyTalk ont en outre lancé une "chasse au bug", avec récompenses promises à ceux qui détecteraient des failles potentielles.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/12/01/la-nouvelle-barbie-trop-bavarde-et-trop-curieuse-2203073-4608.php

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 11:31

Le 10 décembre 2015

Les Voisins vigilants antibois dressent un bilan positif.

Après dix-sept mois d'activité, le dispositif participatif de lutte dresse un bilan positif avec un net recul des cambriolages et appelle à étendre la vigilance de tous.

Parce qu'Antibes n'est rien de plus qu'un grand quartier. Et ses riverains, tous des voisins. Ils étaient près de cent cinquante à occuper les chaises des Espaces du Fort Carré, lundi soir, pour la réunion bilan du réseau Voisins Vigilants.

Réunis pour entendre le constat "positif", dressé après dix-sept mois d'activité du dispositif. Celui qui lie les habitants volontaires aux services de la Ville ainsi qu'à la police nationale et municipale, au sein d'une lutte sans merci contre les cambriolages.

"Nous avons vu une hausse significative des signalements grâce à votre action", souligne Valérie Zettor, commissaire central de la cité des Remparts. En donnant, pour exemple, les dernières interpellations. Le système fédère et fait ses preuves.

FUTURES RÉUNIONS POUR LES QUARTIERS

Face à la mobilisation des cent cinq vingt-deux participants et soixante-neuf référents du programme, "les vols par effraction ont sensiblement baissé avec 828 faits recensés en 2014 pour 716, au 1er novembre de cette année". Et même si, pour certains dans la salle, ce chiffre semble "léger", il n'en reste pas moins "le résultat d'un travail d'ensemble à faire perdurer", selon le maire Jean Leonetti.

Parce que, derrière les soixante-quatorze panneaux estampillés de l'œil grand ouvert des Voisins Vigilants à travers la commune, se dresse un autre enjeu. Plus étendu, moins exclusif. "Il faut tenir compte des réalités. Je ne cherche pas une situation d'urgence mais une situation pérenne", annonce le premier magistrat avant de dérouler son idée.

"Désormais, chacun se doit d'être à l'écoute des autres. Au-delà du voisin, nous devons tous êtres citoyens vigilants"

En balayant d'un revers de main la psychose et l'appel à la délation, l'équipe menant le dispositif appelle à la bienveillance des Antibois. Qualité humaine, désormais louée comme salut sociétal. "Nous sommes plus efficaces ensemble", rappelle le commissaire. Ou quand la solidarité rime avec sécurité.

Et avec… vidéosurveillé pour la municipalité : "cinq caméras de plus s'ajouteront aux quatre-vingt-une déjà présentes sur notre ville". De quoi ravir l'assistance, déjà avide de questionner les responsables présents.

Et à chacun d'aller de son cas personnel et de demander des informations précises. Les "devant chez moi, là", "je vous l'avais dit" et autres "vous faites quoi ?", résonnent en cascade dans la salle.

Cristallisation des attentes et désirs. Autant d'interrogations qui trouveront une place en plus petit comité. "Nous allons faire des réunions par quartier pour tout cela", annonce l'équipe. Histoire de les rencontrer tous, ces chers voisins.

Source :
http://www.nicematin.com/vie-locale/les-voisins-vigilants-antibois-dressent-un-bilan-positif-5502

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 11:41

Le 9 décembre 2015

A Tours, deux collèges privés ont décidé d'instaurer un système de bracelets en plastique pour distinguer les élèves disciplinés et ceux qui le sont moins. Ce qui crée la polémique.

Oubliés les bonnets d'âne et autres bons points. A Tours, deux collèges privés ont décidé d'instaurer un système de bracelets de couleurs pour leurs élèves. Du vert pour les plus vertueux, au rouge pour les moins disciplinés. Avec, à la clé, des droits plus ou moins étendus.

" On nous regarde comme si on était des délinquants "

"On nous regarde comme si on était des délinquants alors que c'est juste une question d'oubli de matériel, ce qui est humain", s'indigne Jennifer, bracelet rouge autour du poignet. "Comment est-on censé progresser si on nous stigmatise, si on nous regarde comme si on était des petits chiens ? C'est impossible."

Le bracelet vert comme récompense ultime.

A l'inverse, le bracelet vert donne quasiment tous les droits, comme marcher sur la pelouse, entrer le premier à la cantine ou accéder à la salle d'autonomie. Alice, qui vient de passer en jaune, juge l'initiative assez motivante. "Je ne trouve pas ça du tout discriminant. On est content quand on passe à la couleur supérieure, qu'on est un élève autonome, qu'on sait se responsabiliser. Ça nous encourage à aller toujours vers le haut", explique la collégienne.

Pensé comme un outil de stimulation.

L'idée du bracelet comme outil de stimulation sort de la tête du directeur du collège du Christ-Roi de Tours, Olivier Boyer. "Un enfant qui a des mauvais résultats, qui n'est pas toujours très soigneux dans son matériel, qui se fait enguirlander du matin au soir pour ça, à partir du moment où il va essayer de se forcer à avoir son matériel et à faire un peu son boulot, il va avoir des couleurs qui vont monter. Il va être mis en valeur et tout enfant qui gagne en confiance réussit mieux", argumente-t-il.

La grogne des parents d'élèves.

Chez certains parents, cette méthode pédagogique ne passe pas. "C'est débile, ils cataloguent les enfants selon leur bracelet, donc je ne suis pas d'accord", s'insurge une mère d'élève. "Je trouve que c'est n'importe quoi", continue une autre. "Ça rabaisse les enfants, parce que certains ont un bracelet rouge non pas parce qu'ils ne travaillent pas, mais parce qu'ils ont des difficultés scolaires."

Ceux-là militent donc pour le retour des gommettes sur la carte de cantine. Une solution plus discrète et sans doute moins stigmatisante.

Source :
http://www.europe1.fr/societe/des-bracelets-de-couleurs-pour-distinguer-bons-et-mauvais-eleves-2633261

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:59

Le 1er décembre 2015

Pas de subvention pour les caméras de Notre-Dame-de-Sanilhac (24)

Jean-François Larenaudie, le maire de Notre-Dame-de-Sanilhac, en Dordogne, est « furieux ». Lundi, un courrier de la préfecture lui a appris qu'il ne pourrait pas bénéficier des 24 000 euros de subventions promis par l'État aux communes qui font le choix de la vidéoprotection.

« Cette subvention devait nous aider à acheter les 12 caméras que nous prévoyions d'installer dans les bâtiments publics et les écoles qui ont pu faire l'objet d'actes de vandalisme récurrents au cours de ces trois dernières années », explique Jean-François Larenaudie, qui se demande comment sa commune va désormais pouvoir financer son programme de vidéoprotection à 40 000 euros.

La commande déjà partie

La situation est d'autant plus inextricable que la commune a déjà passé commande auprès d'une entreprise boulazacoise retenue par appel d'offres. « Son responsable a déjà le matériel. Qu'est-ce que je vais lui dire, moi, maintenant ? Que le projet n'est plus d'actualité parce l'État nous laisse tomber ? »

L'édile prétend avoir monté son dossier dans les temps, il y a déjà plus d'un an et demi. « Mais les choses ont traîné à cause de divers problèmes internes à l'administration et notre dossier a été traité en retard par rapport à d'autres. »

300 communes pénalisées

Résultat, Notre-Dame-de-Sanilhac fait partie des 300 communes qui ne peuvent pas prétendre à une subvention. « Ni en 2015, ni en 2016 », peste Jean-François Larenaudie. « La demande des communes a augmenté de 70 % rien qu'en 2014, obligeant l'État à revoir sa politique », fait valoir le courrier de la préfecture.

Un argument qui ne va pas sans exaspérer le premier magistrat de Notre-Dame-de-Sanilhac.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/12/01/pas-de-subvention-pour-les-cameras-2202532-1971.php

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 11:35

Le 2 novembre 2015

Le Conseil municipal de Périgueux examine ce vendredi la demande de subvention pour la deuxième phase du plan de vidéoprotection.

Ce vendredi soir, les élus du Conseil municipal de Périgueux se pencheront sur la deuxième phase du plan de vidéoprotection de la ville avec une délibération portant sur une demande de subvention pour l'installation de 10 caméras. Elles viendront s'ajouter aux 22 existantes, implantées depuis le mois de  juin dans l'hyper centre de Périgueux.
Lire ici :
http://www.sudouest.fr/2015/07/16/la-videoprotection-est-entree-en-service-2023510-1980.php

Ces appareils seront installés sur le cours Fénelon, en bas des allées Tourny (côté Musée d'art et d' archéologique du Périgord et côté préfecture), dans la rue Taillefer au croisement avec la rue André Saigne et sur la Clautre, sur la place Bugeaud et sur la place de l'Ancien-Hôtel-de-Ville. On peut visualiser leur emplacement sur cette carte interactive : en rouge, les caméras à venir ; en jaune, celles qui sont déjà en place.

Ces 10 caméras, dont le coût est estimé à 150 000 euros, devraient être opérationnelles à l'été 2016. Pour lancer les travaux, la municipalité devra attendre l'aide du fonds interministériel de prévention de la délinquance.

Le premier bilan de la vidéoprotection

S'il est encore un peu tôt, la municipalité a dressé un premier bilan du dispositif de 22 caméras, installé depuis le mois de juin. Les images ont fait l'objet de quatre réquisitions. Deux portaient sur des véhicules, mais n'ont rien donné. Pour les deux autres, elles ont permis d'identifier l'auteur d'un vol à l'arrachée et de donner les éléments sur le comportement d'un automobiliste mis en cause dans un accident avec un scooter.

Sur les emplacements, des ajustements ont été réalisés à la marge. "Entre la théorie et la pratique, il y a toujours une différence, commente Laurent Mossion, le premier adjoint. Sur la place Saint-Louis, la caméra était gênée par un volet."

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/10/02/perigueux-sous-videoprotection-10-cameras-supplementaires-a-l-ete-2016-2142405-1980.php

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 13:57

Le 1er décembre 2015

La direction des services départementaux de l’Éducation nationale demande aux responsables d'établissement de signaler les tenues vestimentaires de parents « ostensiblement religieuses ».

Dans une note datée du 18 novembre 2015 « relative au signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire », la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Loiret exige des directeurs d’école et chefs d’établissement qu’ils fassent remonter un certain nombre de faits « pouvant porter atteinte aux valeurs de la République ».

Parmi ceux-ci, sur le document qu’a pu se procurer Libération, figure « l’atteinte au principe de laïcité ».

Dans cette sous-section, il est explicitement demandé de dénoncer tout « parent portant atteinte » à ce principe au travers, notamment, de « tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ».

Un raccourci que refuse d’entendre le syndicat Sud Éducation Loiret. « Des collègues ont été choqués par le lien qui peut être fait entre ce questionnaire et le climat général de frénésie et d’amalgames autour d’une population prétendument à risques », dénonce le cadre syndical Théo Roumier.

« On ne voit pas très bien pourquoi et comment une pratique religieuse, comme le fait de porter un foulard, pourrait être considérée comme un phénomène de radicalisation en en quoi cela contrevient à la loi. Nous refusons de stigmatiser des personnes en raison de leur pratique religieuse, nous refusons de véhiculer ces amalgames et d’entrer dans une démarche de délation généralisée ! »

Loin de s’arrêter aux seuls élèves et à leurs parents, le formulaire invite instamment les chefs d’établissement à signaler le comportement douteux d’enseignants et de personnels placés sous leur autorité.

Dans la rubrique « atteinte à la sécurité/au climat de l’établissement », il est stipulé que tout acte, tels les « grèves, blocages, manifestations, rassemblements, perturbations » en lien ou non avec « une revendication nationale » et porteur « d’un impact médiatique ou d’une forte connotation politique » doit être signalé.

« Un palier est franchi en appelant ainsi des personnels à surveiller d’autres personnels de l’Éducation nationale, s’étrangle Théo Roumier. Là encore, l’amalgame est lourd de sens assimilant le mouvement social et la défense des droits à des violences et événements graves. »

Contacté par Libération, Denis Toupry, le directeur de la DSDEN du Loiret, garantit qu’il y a eu méprise.

« Des items sont, certes, ambigus et ont pu prêter à interprétation, mais en aucun cas les données ainsi récoltées ne sont nominatives, assure-t-il. Il s’agit simplement de collecter des données statistiques afin de mesurer l’évolution de certains phénomènes dans le temps. »

Concernant la section litigieuse relative aux tenues vestimentaires des parents, le directeur affirme qu’elle sera corrigée : « Les tenues concernent naturellement les élèves et non les parents. C’est une erreur que nous allons rectifier. »

Idem pour le passage visant les personnels grévistes. « Pas question de dénoncer des grévistes, mais juste une question d’organisation interne et de prise en charge des élèves. »

Le syndicat Sud Éducation demande au rectorat d’Orléans-Tours la suspension immédiate de cette fiche de signalement.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2015/12/01/dans-le-loiret-l-education-nationale-reve-d-un-fichage-policier_1417561

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 13:54

Le 2 décembre 2015

Le gouvernement présentera bientôt une nouvelle réforme législative pour étendre les pouvoirs de police en dehors de la période d'état d'urgence, et réduire un peu plus le droit à la vie privée.

Le point sur les principales mesures attendues.

C’est la règle à laquelle il n’y a jamais d’exception. Après chaque nouvel attentat le gouvernement en place finit par annoncer de nouvelles mesures sécuritaires, moins coûteuses et plus immédiates que des mesures sociales ou des décisions diplomatiques aux effets plus incertains et à l’ambition parfois incomprise.

Wi-Fi interdit, Tor bloqué…

Le gouvernement étudie par ailleurs d’autres mesures comme l’interdiction du Wi-Fi ouvert en cas d’état d’urgence, le blocage des réseaux d’anonymisation comme Tor, ou l’obligation pour les services de messagerie de fournir les clés de déchiffrement.
Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2015/12/etat-d-urgence-le-wifi-public-bientot-interdit.html

En climat de psychose, un Emmanuel Macron qui demande à s’intéresser au « terreau [social qui] est notre responsabilité » face au terrorisme est inaudible face à un Manuel Valls ou un Bernard Cazeneuve qui annoncent perquisitions administratives, gardes à vue, renforcement des contrôles aux frontières, bombardements chez l’ennemi et assignations à résidence.

Il était donc attendu que le gouvernement modifie à nouveau la législation, y compris en dehors du cadre de l’état d’urgence qui fera l’objet d’une réforme constitutionnelle.

Ce sera chose faite à travers un projet de loi défendu (ou au moins présenté) par la ministre de la justice Christiane Taubira, qui sera chargé une nouvelle fois de déshabiller l’institution qu’elle représente, quelques mois après avoir déjà porté à contre-cœur la loi sur le renseignement.

Mépris total de la justice européenne

Le journal Le Monde a livré les pistes imaginées par le gouvernement dans ce texte, qui « élargira les pouvoirs du parquet et de la police en temps ordinaire dans la lutte antiterroriste », c’est-à-dire hors de toute période d’état d’urgence. Parmi les mesures envisagées figureraient :

  • « La possibilité de saisie par la police de tout objet ou document lors d’une perquisition administrative, sans contrôle du procureur »
    Ce n’est pas précisé mais l’on imagine bien qu’il s’agit donc de généraliser aussi la possibilité pour la police de copier sur place toute donnée stockée dans le Cloud accessible depuis les ordinateurs ou smartphones présents au domicile ou au bureau de la personne faisant l’objet de la perquisition.
  • « L’interconnexion globale de tous les fichiers, notamment ceux de la sécurité sociale »
    Toute donnée obtenue sur vous pourra être croisée contre vous. Plus ça va, plus le principe du respect du consentement lié à la finalité de la collecte des données personnelles est oublié, pour permettre qu’elles soient exploitées et croisées entre elles.
  • « L’élargissement des possibilités de vidéosurveillance dans les lieux publics »
    Ces possibilités étaient déjà très étendues, on se demande comment les étendre plus encore. Il pourrait s’agir de ne plus signaler la présence de caméras, ou d’alléger les formalités déclaratives qui permettent à la CNIL d’exercer son contrôle. Nous verrons.
  • « L’installation systématique de GPS sur les voitures de location »
    Celle-ci est particulièrement inquiétante. Les terroristes des attentats de Paris ont utilisé des voitures louées pour venir à Paris, donc l’idée est d’obliger les loueurs à géolocaliser tous les véhicules qu’ils louent, et à rendre ces données accessibles aux autorités. Toute personne qui loue une voiture pourrait donc être traquée à distance au mépris de sa vie privée, ce qui n’est actuellement le cas que si l’entreprise de location décide de le faire, et prévient explicitement le client.
    Or l’on imagine bien que des terroristes demain pourront utiliser leur propre voiture ou employer des véhicules volés, comme ça avait été le cas après l’attentat contre Charlie Hebdo. Faudra-t-il alors généraliser les émetteurs GPS dans toutes les voitures de France et de Navarre, comme le permettra techniquement le système eCall imposé dans tous les véhicules européens construits depuis octobre 2015 ? On s’y dirige tout droit.
  • « Injonction faite aux opérateurs téléphoniques de conserver les fadettes pendant deux ans »
    Cette réforme serait adoptée dans un mépris total de l’arrêt Digital Rights Ireland de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui a imposé aux états membres de l’UE de réduire la durée de conservation des données personnelles des internautes et clients d’opérateurs mobiles. La décision a provoqué des réformes partout en Europe mais la France continue non seulement de l’ignorer, mais semble aujourd’hui prête à aller plus loin encore qu’avant cet arrêt de 2014.
  • « Utilisation des IMSI-Catchers »
    Déjà prévus par la loi renseignement pour les services spécialisation, les IMSI-catchers permettent de simuler des antennes-relais d’opérateurs télécoms pour obtenir que tous les téléphones aux environs s’y connectent, et intercepter toutes leurs communications (d’où des outils de détection des IMSI-catchers).
    Actuellement leur utilisation est permise après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Il paraîtrait étonnant de s’en dispenser dans le cadre de simples opérations de police, mais l’on ne voit pas bien ce qui pourrait être proposé d’autres.

Rien n’est dit pour l’instant, en revanche, sur une éventuelle réglementation du chiffrement.

Source :
http://www.numerama.com/politique/133397-vers-une-nouvelle-loi-securitaire-menacant-la-vie-privee.html

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:14

Le 10 décembre 2015

Wi-Fi interdit, Tor bloqué, backdoors… les nouvelles idées au gouvernement.

Les services du ministère de l'Intérieur envisagent de nombreuses mesures pour renforcer une nouvelle fois la sécurité au détriment des libertés. Coupure obligatoire de tout réseau Wi-Fi ouvert, blocage des réseaux d'anonymisation et fourniture des clés de chiffrement des messageries font partie des pistes soumises à arbitrage.

La liste des mesures envisagées par le gouvernement pour renforcer la sécurité au détriment de la liberté et de la vie privée s’allonge.

Alors que le gouvernement envisage déjà de nouvelles lois sécuritaires qui permettraient par exemple de croiser tous les fichiers de données personnelles détenues par l’État, d’obliger à l’installation d’émetteurs GPS sur les voitures louées, d’allonger la durée de conservation des données de connexion ou encore de faciliter le recours aux IMSI-catchers, Le Monde révèle samedi de nouvelles mesures recensées par le ministère de l’Intérieur.

Le quotidien a en effet pu consulter un tableau édité en interne le mardi 1er décembre par la direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ), qui dépend du ministère de l’Intérieur de Bernard Cazeneuve.

C’est elle qui prépare les projets de lois et de décrets relatifs aux libertés publiques et à la police administrative.

C’est donc dans ce cadre, pour rédiger deux nouveaux textes législatifs — l’un sur l’état d’urgence, l’autre sur l’anti-terrorisme, que la DLPAG a dressé les mesures demandées par la police ou la gendarmerie qui pourraient être inscrites dans les textes attendus pour janvier 2016.

Interdire et bloquer TOR en France

Parmi ces mesures qui ne sont encore que des hypothèses de travail figure une série de nouvelles restrictions aux libertés sur Internet :

« Interdire les connexions Wi-Fi libres et partagées » et fermer toutes les connexions Wi-Fi publiques pendant l’état d’urgence, « sous peine de sanctions pénales ». Jusqu’à présent la loi impose par principe aux abonnés à internet de sécuriser leur connexion pour éviter qu’elle soit utilisée à des fins illicites, mais le seul risque que prennent les abonnés généreux et récalcitrants qui laissent leur Wi-Fi ouvert est de recevoir un avertissement Hadopi si quelqu’un l’utilise pour pirater des films ou de la musique.

En obligeant à fermer toute connexion, la police s’assurerait d’avoir un identifiant précis pour chaque adresse IP, ou au moins de réduire la liste des suspects possibles dans un même foyer. C’est en tout cas l’idée.

« Interdire et bloquer les communications des réseaux TOR en France » : Même à supposer que ça soit techniquement possible, ce serait une mesure totalement disproportionnée qui enverrait un très mauvais signe à l’international, alors que le réseau d’anonymisation TOR est utilisé par de très nombreux activistes et dissidents de pays autoritaires. L’un des premiers pays à avoir bloqué Tor était l’Iran.

« Identifier les applications de VoIP et obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clefs de chiffrement » : C’est la fameuse grande guerre du chiffrement à laquelle se prépare La Quadrature du Net, la France ayant sans aucun doute la volonté de se joindre à la Grande-Bretagne pour obtenir que les éditeurs de messagerie chiffrée fournissent des backdoors pour que les autorités puissent écouter les conversations interceptées.

Source :
http://www.numerama.com/politique/133795-wi-fi-ouvert-interdit-tor-bloque-les-nouvelles-idees-de-la-police.html

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 11:50

Le 12 novembre 2015

Facebook a enregistré un forte hausse des contenus interdits par la législation française.

En France, au premier semestre 2015, près de 300 contenus ont été bloqués par le réseau social, soit une hausse de 1240% par rapport à la même période en 2014.

Au premier semestre 2015, le nombre de contenus bloqués en France faisant l'apologie du terrorisme et le négationnisme par Facebook a bondi. Il est passé de 13 au deuxième semestre 2014 à 295 pour la première moitié de l'année 2015, soit une augmentation de 1240%. A l'échelle internationale, notre pays se classe troisième derrière l'Inde (15 155 cas) et la Turquie (4496 cas) mais devant Israël (195 cas) et l'Allemagne (188 cas).

Dans son rapport semestriel, le réseau social explique qu'il ne fait qu'appliquer la législation française. Cette dernière interdit en effet l'apologie du terrorisme et le négationnisme. Si cette augmentation est brutale, elle doit être relativisée et ne s'explique pas uniquement par une hausse des contenus tombant sous le coup de la loi.

Les contenus controversés visibles depuis d'autres pays

A la suite des attentats de janvier, l'application d'une loi antiterroriste votée en 2014 a été accélérée. Cette dernière prévoit le blocage des sites faisant l'apologie du terrorisme, ce qui a contraint Facebook à rendre inaccessible des pages ou des messages qui n'étaient jusqu'alors pas considérés comme illégaux. Par ailleurs, le traitement de ces contenus se fait à l'échelle nationale. Si ces derniers sont retirés en France, ils restent visibles depuis d'autres pays qui ne les interdisent pas.

Dans ce rapport semestriel, Facebook révèle qu'au niveau international, plus de 40 000 demandes de renseignements transmis "par des agences de renseignements à majorité américaines" lui ont été transmises soit une augmentation de 18% sur un an. En France, au premier semestre 2015, 2520 demandes ont été reçues par le réseau social.

Source :
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/facebook-le-bloquage-des-contenus-glorifiant-le-terrorisme-explose-en-france_1735170.html

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 11:32

Le 13 novembre 2015

Que diriez-vous d'une petite leçon de sécurité informatique... par Edward Snowden ? L'ancien employé de la NSA a accordé un entretien au site The Intercept, dans lequel il donne quelques conseils très concrets pour protéger sa vie privée, que l'on soit lanceur d'alerte, journaliste ou simple internaute soucieux de ses données personnelles.

L'entretien a eu lieu autour de deux copieux hamburgers-frites, dans un hôtel moscovite. Edward Snowden, toujours exilé en Russie, n'a pas choisi n'importe quel media pour livrer ses conseils : il était interrogé par Micah Lee pour The Intercept, site co-fondé par les journalistes à l’origine de la publication des révélations de Snowden sur les écoutes de la NSA, Glenn Greenwald et Laura Poitras. Lee est lui-même co-directeur, avec Snowden, de la Freedom of the Press Foundation.

"Nous avons décidé ensemble que l'entretien serait plutôt une discussion de geeks sur l'informatique, et moins sur la politique, parce que nous sommes tous les deux des nerds", avertit Micah Lee. Une discussion de geeks, mais largement accessible aux non-initiés : l'ex-informaticien de la NSA commence par donner quelques conseils simples à mettre en oeuvre pour échapper aux surveillances.

La base ? Crypter ses communications téléphoniques et ses sms via l'application (gratuite) pour smartphones Signal, puis crypter son disque dur (le guide – en anglais – du journaliste de The Intercept pour crypter son disque dur est ici).

Autre conseil relativement simple à appliquer : utiliser un gestionnaire de mots de passe. "Vos informations personnelles peuvent être révélées parce qu'un service que vous avez arrêté d'utiliser en 2007 est hacké, et le mot de passe que vous utilisiez pour ce site fonctionne aussi pour votre compte Gmail." Pour éviter ce type de désagrément, les gestionnaires de mots de passe (l'article cite par exemple KeePassX, gratuit et open source) permettent d'attribuer un mot de passe unique à chaque service, sans devoir le mémoriser.

"Je pense que Tor est la technologie la plus importante utilisée aujourd'hui"

Quant au réseau Tor, qui permet de rendre anonymes les échanges sur Internet, Snowden est convaincu de ses vertus au point de l'utiliser lui-même "tout le temps": "Je pense que Tor est la technologie la plus importante utilisée aujourd'hui dans le domaine de l'amélioration de la vie privée", juge l'ancien informaticien des renseignements américains. Quid des professionnels qui peuvent avoir besoin d'une protection particulière de leurs communications et de leur vie privée (lanceurs d'alerte, journalistes, …) ? Nul besoin pour eux de "vivre une vie paranoïaque, coupé des réseaux, caché dans les forêts du Montana." Il s'agit plutôt d'être conscient du type d'information qui pourront être utilisées contre soi, et de les protéger spécifiquement, explique Snowden.

Le lanceur d'alerte, qui vit désormais en Russie, entame ensuite un plaidoyer pour les bloqueurs de pubs. Non pas pour éviter les désagréments de publicités intrusives, mais parce que ces pubs peuvent être la porte d'entrée d'instrusions informatiques : "Aussi longtemps que les fournisseurs de services proposeront des publicités avec du contenu actif qui requièrent l'utilisation de Javascript pour s'afficher, [aussi longtemps] qu'ils intégreront des contenus actifs de type Flash ou n'importe quoi qui puisse être vecteur d'attaques sur votre navigateur —vous devriez faire en sorte de les bloquer."

Mais Snowden reste Snowden, et l'entretien se termine sur un appel plus politique : "Aujourd'hui, nous nous trouvons au croisement d'une route, qui débouchera soit sur une société ouverte, soit sur un système contrôlé. Si nous ne faisons rien, les gens regarderont en arrière et diront : «pourquoi ont-ils laissé cela advenir ? ». (...) Voulez-vous vivre dans un monde où l'on connait non seulement le contenu de chaque conversation, les mouvements de toute personne, mais aussi l'emplacement de chaque objet ?"

Source :
http://www.arretsurimages.net/breves/2015-11-13/Snowden-vie-privee-sur-le-net-mode-d-emploi-The-Intercept-id19454

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Publié par C.L.A.P33 - dans Surveillance Fichage
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:56

Depuis Paris Lutte Info le 15 novembre 2015

L’état d’urgence a été décrété par Hollande suite aux attentats de Paris. De plus, les contrôles aux frontières seront rétablis jusqu’à nouvel ordre. Mais ça veut dire quoi au juste état d’urgence ? Il faut se questionner maintenant afin que les événements atroces ne laissent place à la peur et au pouvoirs aveugles et démesurés de l’État.

« J’ai également demandé des renforts militaires. J’ai également convoqué le Conseil des ministres. Deux décisions seront prises : l’état d’urgence sera décrété, ce qui veut dire que plusieurs lieux seront fermés, la circulation sera interdite dans certains endroits. L’état d’urgence sera décidé sur l’ensemble du territoire.
François Hollande aux alentours de minuit le vendredi 13 Novembre 2015

C’est quoi l’état d’urgence ? C’est un texte régi par une loi voté le 3 avril 1955.

Depuis la Seconde Guerre mondiale il a été utilisé à plusieurs reprises :

  • Durant la guerre d’Algérie, mais uniquement sur le territoir colonisé (l’Algérie française), de 1955 à 1961 avec des durées indéterminées pour des durées allant jusqu’à 12 mois).
  • Dans les territoire occupés en Kanaky (Nouvelle-Calédonie) pendant près de 6 mois.
  • En 2005 pendant la vague d’émeutes qui toucha les cités françaises. C’était pour l’instant l’unique fois qu’il avait été utilisé en France métropolitaine.

C’est donc la première fois que l’état d’urgence est décrété sur l’ensemble du territoire français. En 2005 seuls certains départements étaient concernés par l’état d’urgence.

Quelles en seront les principales conséquences sur les libertés publiques ? Elles seront très importantes :

Une circulation amoindrie :

"La déclaration de l’état d’urgence donne pouvoir au préfet dont le département se trouve en tout ou partie compris dans une circonscription prévue à l’article 2 :

1° D’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixées par arrêté ;

2° D’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ;

3° D’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics."

En gros, le préfet peut décider de boucler complétement un quartier. Il peut aussi faire des cas individuels. Ainsi il fait en sorte qu’une liste de personnes soient interdites d’une partie du territoire. Le tout en procédure hyper rapide. Tout pouvoir au préfet.

Des mises en liberté surveillées facilitées :

"Le ministre de l’intérieur dans tous les cas et, en Algérie, le gouverneur général peuvent prononcer l’assignation à résidence dans une circonscription territoriale ou une localité déterminée de toute personne résidant dans la zone fixée par le décret visé à l’article 2 dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public des circonscriptions territoriales visées audit article.

L’assignation à résidence doit permettre à ceux qui en sont l’objet de résider dans une agglomération ou à proximité immédiate d’une agglomération.

En aucun cas, l’assignation à résidence ne pourra avoir pour effet la création de camps où seraient détenues les personnes visées à l’alinéa précédent.

L’autorité administrative devra prendre toutes dispositions pour assurer la subsistance des personnes astreintes à résidence ainsi que celle de leur famille"

En gros chaque personne fichée à l’antiterrorisme pourra se faire coincer chez lui à partir de demain. Par chance (on est vraiment bien en France), il est précisé que nous ne pourrons pas être parqué dans des camps.
On notera le côté vague d’une telle appellation. Toute personne jugée par l’État (juge, préfet...) comme "dangereux" va pouvoir se retrouver sous séquestre.

Libertés publiques et politiques restreintes :

Le ministre de l’intérieur, pour l’ensemble du territoire où est institué l’état d’urgence, le gouvernement général pour l’Algérie et le préfet, dans le département, peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature dans les zones déterminées par le décret prévu à l’article 2.

"Peuvent être également interdites, à titre général ou particulier, les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre."

Donc. En gros, vous aurez l’interdiction de vous plaindre de cette situation. Toute personne qui contestera l’état existant sera suceptible d’être réprimée. Il est donc possible que les futures manifs de la COP soit interdites.

Censure et perquisitions à domiciles facilitées

Le décret déclarant ou la loi prorogeant l’état d’urgence peuvent, par une disposition expresse :

"1° Conférer aux autorités administratives visées à l’article 8 le pouvoir d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit ;

2° Habiliter les mêmes autorités à prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales.

Les dispositions du paragraphe 1° du présent article ne sont applicables que dans les zones fixées par le décret prévu à l’article 2 ci-dessus."

Tout est dit. La presse peut être interdite. Les gens peuvent se faire perquisitionner selon le bon vouloir des autorités policières...

Vous n’aurez pas le droit de ne pas être d’accord

"Les infractions aux dispositions des articles 5, 6, 8, 9 et 11 (2°) seront punies d’un emprisonnement de huit jours à deux mois et d’une amende de 11 euros à 3 750 euros ou de l’une de ces deux peines seulement. L’exécution d’office, par l’autorité administrative, des mesures prescrites peut être assurée nonobstant l’existence de ces dispositions pénales."

Les peines de prisons peuvent pleuvoir. Enfin peine... on est pas sûr qu’il y ait réellement un jugement... Visiblement il s’agit de peines sortant de tout contexte pénale.

Donc en gros on est face au pire du pire de toutes les formes d’État. Les flics ont des droits quasi illimités, ils seront sur les nerfs. Faites gaffe à vous.

Source :
https://paris-luttes.info/l-etat-d-urgence-annonce-par-4133

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:32

Le 14 novembre 2015

Juste après les premières attaques, François Hollande a décrété l'état d'urgence. Le contenu des mesures a été détaillé ce samedi par Bernard Cazeneuve.

A la suite des attentats de Paris, François Hollande a décrété l'état d'urgence sur tout le territoire, un fait rarissime. Cette procédure d'exception a été utilisée pour la dernière fois en 2005, pendant les émeutes en banlieue, elle renforce les pouvoirs des autorités. En début d'après-midi samedi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a détaillé le contenu des mesures prises par décret dans le cadre de l'état d'urgence.

L'exécutif et les forces de police pourront désormais :

  • Instaurer un couvre-feu dans des lieux qui pourraient être exposés de manière importante à des troubles publics
  • Restreindre la circulation des personnes ou des véhicules dans des lieux et des horaires déterminés
  • Instituer des zones où le séjour des personnes est réglementé
  • Interdire l'accès à un département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics
  • Assigner à résidence toute personne dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre public
  • Réquisitionner des personnes ou des biens si le maintien de l'ordre le nécessite
  • Ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature
  • Interdire les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre
  • Obliger les propriétaires d'armes à les remettre aux autorités
  • Autorise les perquisitions à domicile de jour et de nuit
  • La prise de mesures pour assurer le contrôle de la presse et des médias

Le ministre de l'Intérieur a rappelé que le rétablissement des contrôles aux frontières était effectif depuis vendredi. Les aéroports et les ports vont faire l'objet de mesures de sûreté particulières, ainsi que les axes routiers. 5,5 compagnies de CRS, 230 gendarmes, 1500 militaires viennent par ailleurs renforcer les effectifs engagés. 

Par ailleurs, d'autres mesures sans lien avec l'état d'urgence ont été prises :

  • Les établissements scolaires et universitaires d'Île de France seront fermés samedi.
  • Tous les équipements de la ville de Paris (écoles, musées, bibliothèques, gymnases, piscines et marchés alimentaires) seront fermés.
  • La Tour Eiffel est fermée ce samedi et jusqu'à nouvel ordre
  • La seule activité des mairies parisiennes sera la célébration des mariages
  • Toutes les événements sportifs d'Ile-de-France sont annulés
  • Les contrôles aux frontières ont été rétablies mais celle-ci ne sont pas fermées comme l'avait annoncé dans un premier temps le chef de l'Etat.

Le président a convoqué un Conseil des ministres cette nuit afin qu'un décret puisse être pris et que l'état d'urgence soir effectif dans les plus brefs délais. Sa prolongation au-delà de douze jours doit en revanche être autorisée par une loi, votée par le Parlement.

Plusieurs fois mis en oeuvre durant la guerre d'Algérie, cette procédure n'a été décrétée que deux fois depuis: en 1985, en Nouvelle-Calédonie, lors des affrontements qui avaient alors touché l'archipel, et en 2005, face aux émeutes dans les banlieues.

Source :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/etat-d-urgence-sur-tout-le-territoire-ce-que-cela-signifie_1735765.html

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