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Transmis par S. le 6 janvier 2016

Reçu sur retention

Depuis deux jours, des migrants hébergés dans le centre d’hébergement du Loiret, dans le 13e arrondissement, étaient en grève de la faim pour protester contre les conditions d’accueil dans ce centre.

– les comportements racistes de la part des membres du personnel et du directeur. – aucune aide et aucun avancement dans les démarches administratives depuis fin juillet.

– plusieurs personnes sont tombées malades à cause des conditions de vie

– les visites ne sont pas autorisées et les sorties et entrées sont réglementées

– pas d’accès à l’eau : une seule fontaine d’eau installée dans le réfectoire. Ils sont obligés d’aller chercher dans les lavabos des toilettes.

– de la nourriture périmée a été servie

– le personnel entre dans les chambres sans frapper et sans prévenir.

– 11 personnes ont été expulsées sans raison.

La seule réponse de la direction a été d’appeler la police. À cette heure, une vingtaine d’entre eux sont enfermés dans les commissariats du 5e et du 13e arrondissement.

Avant d’être emmenés, la police a récupéré les clés de leur chambre.

Depuis quelques semaines, de plus en plus de migrants hébergés dans divers centres depuis la première évacuation de la Chapelle revendiquent pour faire valoir leurs droits et se plaignent des traitements qu’ils subissent.

Avec à chaque fois la question centrale des démarches administratives et les comportements racistes du personnel à leur égard.

Ces situations prouvent une fois de plus qu’en étant pauvre et sans papiers, on a aucun droit, et surtout pas celui de s’exprimer.

Les migrants, lorsqu’après une opération de communication, quittent la rue pour des hébergements d’urgence, n’ont pas accès à leur droit et restent à la merci des directeurs de centre, de la préfecture, de l’Ofpra et de la police.

Le fonctionnement des centres d’hébergement restreint dangereusement la liberté des migrants, les infantilise.

Toute expression personnelle et politique est immédiatement réprimée :

– août : gardes à vue de trois personnes et d’un traducteur venus soutenir les revendications de migrants dans un centre Emmaus ;

– septembre : garde à vue de 3 migrants ayant refusé d’être hébergés dans une unité psychiatrique à Nanterre ;

– ce mois-ci, rafle dans un foyer du 18e où les migrants étaient en grève des loyers (10 sont toujours en centre de rétention)

– arrestation de 116 migrants dormant place de la République à et gardés plusieurs heures au commissariat.

Soyons solidaires des personnes en garde à vue !

Commissariat du 5e : 4, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, 01 44 41 51 00

Commissariat 13e : 144, bd de l’Hôpital, 01 40 79 05 05

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Tag(s) : #Répression des militant-e-s, #Divers faits nationaux
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