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Le 11 août 2016

Le ministère équatorien des Affaires étrangères a annoncé mercredi qu’il fixera « dans les prochaines semaines » la date à laquelle une procureure venue de Suède pourra voir le fondateur de WikiLeaks.

Julian Assange devrait bientôt être interrogé par la justice suédoise dans le cadre d'une enquête pour viol, après une plainte déposée en 2010. Le ministère équatorien des Affaires étrangères a en effet annoncé mercredi qu'il fixera « dans les prochaines semaines » la date à laquelle une procureure venue de Suèd pourra voir le fondateur de WikiLeaks, réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012.

L'interrogatoire se déroulera dans les locaux de l'ambassade équatorienne dans la capitale britannique, a précisé la Chancellerie dans un communiqué.

L'Australien de 45 ans est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen.

En février, il avait remporté une victoire importante devant le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire, qui avait estimé que la Suède et la Grande-Bretagne enfreignaient ses droits fondamentaux.

Mais la juge suédoise en charge de l'affaire de viol, qui veut entendre Assange, et la police britannique, tenue d'exécuter le mandat d'arrêt européen dès que l'homme sortira de l'ambassade, ont rejeté cet avis.

Appel contre le maintien du mandat d'arrêt européen

Le fondateur de WikiLeaks a fait appel de la décision d'un tribunal suédois de maintenir le mandat d'arrêt européen à son encontre en dépit de l'avis du comité de l'ONU. Ce tribunal de Stockholm avait estimé en mai que « Julian Assange reste soupçonné de viol (...) et qu'il existe toujours un risque qu'il fuie ou se dérobe d'une manière ou d'une autre à un procès ou une condamnation », d'où la nécessité du mandat d'arrêt.

L'appel de Julian Assange a été formellement déposé mardi devant la justice suédoise, a annoncé mercredi à l'AFP son avocat Tomas Olson.

Julian Assange a créé en 2006 avec d'autres le site WikiLeaks qui a diffusé à partir de novembre 2010 plus de 250.000 câbles diplomatiques révélant les dessous de la diplomatie des Etats-Unis.

Il craint une extradition vers les États-Unis, où il encourrait la peine de mort ou une très longue peine de prison s'il était poursuivi.

Source :
http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211198376414-assange-interroge-dans-les-prochaines-semaines-a-lambassade-dequateur-a-londres-2020129.php

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Tag(s) : #Répression des militant-e-s, #Divers faits internationaux
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