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Le 15 mars 2017

Il y a un an, l’ACAT publiait son rapport « L’ordre et la force » relatif à l’usage de la force par les policiers et gendarmes français. Elle dénonçait l’opacité criante des autorités sur le sujet, la dangerosité de certaines armes intermédiaires ou certains gestes d’immobilisation, ainsi que les rares et faibles condamnations prononcées par la justice.

Où en sommes-nous depuis ?

Selon Aline Daillère, responsable police/justice à l’ACAT, « L’état des lieux que nous avons rendu public en 2016 est encore largement d’actualité, notamment en ce qui concerne la dangerosité des lanceurs de balle de défense et de certaines techniques d’interpellation.

Les sanctions judiciaires à l’égard des policiers et gendarmes mis en cause pour un usage illégal de la force restent faibles. Le manque de transparence concernant l’usage de la force par la police est le seul aspect pour lequel nous pouvons enregistrer une avancée, qui reste encore à confirmer. »

L’année passée est venue fortement questionner l’évolution de la doctrine française du maintien de l’ordre, ainsi que le cadre des contrôles d’identité. De nombreux témoignages font état de violences ou manquements à la déontologie, lors de manifestations, d’interpellations ou de contrôles d’identité.

Pourtant, ceux-ci n’ont pas fait l’objet de la mise à plat majeure qui s’impose.

Malgré leur dangerosité connue, les armes intermédiaires telles que Flashball, LBD40 et grenades de désencerlement restent massivement utilisées.

L’ACAT recense à ce jour plus de 50 victimes de ces armes. Les Flashball et LBD40 ont à eux seuls causé un décès et 43 blessés graves (dont 21 personnes énucléées ou ayant perdu la vue). Les grenades de désencerclement ont provoqué au moins 7 blessés graves.

Ainsi, pour la seule année 2016, Romain Dussaux, qui participait à une manifestation, a été grièvement blessé à la tête et plongé dans le coma après avoir reçu une munition de grenade de désencerclement. Quelques mois plus tard, Laurent Théron perdait un œil à cause de cette même arme.

L’ACAT dénonçait également avec force le recours à des méthodes d’immobilisation susceptible d’entraîner une asphyxie, notamment le plaquage ventral et le pliage. Malgré les vives alertes lancées, ces techniques perdurent.

L’année 2016 a ainsi été marquée par le décès d’Adama Traoré, asphyxié au cours de son interpellation, après qu’il a été immobilisé ventre au sol sous le poids de trois gendarmes.

Lire la suite :
https://www.acatfrance.fr/communique-de-presse/un-an-apres---le-lourd-bilan-des-violences-policieres

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Tag(s) : #Analyses-Docs- Vidéos, #Répression des militant-e-s, #Politique sécuritaire, #Crimes policiers
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