
Le 5 septembre 2019
Un homme est décédé mercredi soir lors d'une intervention de police à Tarascon (Bouches-du-Rhône). Après avoir reçu deux coups de pistolet à impulsion électrique (Taser), il a fait un arrêt cardiaque. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de l'enquête.
ne enquête a été ouverte après la mort d'un homme, mercredi 4 septembre, vers 21h15, devant une école du centre-ville de Tarascon, rapporte franceinfo.fr. Un homme de 38 ans, totalement nu, s'est mis à dégrader le logement du concierge qui l'a décrit comme "une bête féroce" relate le site d'information.
Crise de démence
Il a été vu se frappant la tête contre la porte de l'établissement, "victime d'une crise de démence
frénétique, au point de se manger la main", a indiqué à une source policière,
Ne parvenant pas maîtriser le suspect pour l'interpeller, les policiers ont tiré deux coups de pistolet à impulsion électrique, en "mode contact" - directement sur le corps-, selon une autre source policière à l'AFP.
Peu après l'arrivée des sapeurs-pompiers, à 23h20, alors qu'il était encore menotté, l'homme est décédé d'un arrêt cardiaque malgré les tentatives de réanimation.
Connu pour trafic de stupéfiants
L'autopsie pratiquée dans la journée permettra de déterminer les causes du décès de la victime, connue pour des trafic de stupéfiants.
Le parquet de Tarascon a ouvert une enquête judiciaire confiée à l'IGPN, qui devra établir les circonstances d'utilisation du pistolet à impulsion électrique. Selon les premiers éléments, l'usage de cette arme paraissait justifié.
Le Taser, une arme "non létale"
Le pistolet à impulsion électrique est une arme de catégorie B, déclarée comme "non létale" par les fabriquants. Le Taser X-26, équipe la police nationale et la gendarmerie depuis 2004.
L'arme envoie deux électrodes qui au contact d'un agresseur libère une décharge de 2 milliampères pour 50.000 volts. Cette décharge électrique bloque le système nerveux, paralysant temporairement la cible, pendant quelques secondes.
L'usage de cette arme avait fait l'objet d'un débat législatif en 2009, concernant son classement selon les modèles en 4e catégorie, celle comprend notamment les pistolets et les revolvers.
En novembre 2010, un homme, âgé de 38 ans, était également décédé en région parisienne, après a reçu deux décharges de pistolet à impulsion électrique, pendant son interpellation par la police.
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