
Transmis par le comité Justice et Vérité pour Wissam le 8 décembre 2019
Bonjour,
Le 5 décembre 2019, au cours de la manifestation clermontoise contre la réforme des retraites, cinq policiers nationaux ont interpellé, traîné puis embarqué le citoyen William M. alors qu'il était en train d'inscrire sur un passage piéton le prénom "Wissam", ceci en mémoire de Wissam El Yamni, décédé en 2012 suite à son interpellation à Clermont-Ferrand.
William M. a été placé en garde à vue pendant 48 heures durant lesquelles il a été soumis aux formalités d'usage en matière d'intimidations et d'humiliations.
Il a ensuite été conduit au Palais de Justice d'où il est ressorti acablé d'une inculpation.
Nous constatons qu'il est visiblement plus grave pour certains magistrats de marquer un passage piéton d'un prénom - passage piéton qui survivra certainement à cette "violence"- que de marquer un corps de coups.
Nous constatons qu'il est visiblement plus facile pour certains magistrats de se donner les moyens en quelques jours de convoquer une conscience de ce pays qui dit NON à une injustice que de se donner les moyens en plusieurs années, encore aujourd'hui, d'entendre personnellement les témoins du commissariat qui ont vus et entendus Wissam se faire torturer à mort.
Cordialement,
Justice et Vérite pour Wissam
http://www.justicepourwissam.com/
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Le jour de l’an 2012, Wissam El Yamni 30 ans retrouve des amis à La Gauthière, son quartier d’enfance. Il est 3h20 du matin lorsqu’il est interpellé par la police au motif de « jet de pierres ». Appelés en renfort, plusieurs policiers sont dépêchés, un impressionnant dispositif - les témoins parlent de 10 voitures - est alors mis en place bien que Wissam soit déjà immobilisé.
Plusieurs témoignages affirment que Wissam El Yamni a alors reçu des coups avant d’être embarqué et conduit au commissariat de police.
Après son arrestation, il est conduit au commissariat menotté.
Là, le pantalon baissé jusqu’aux chevilles pour mieux l’humilier, les policiers le passent à tabac devant des témoins présents dans le couloir. Témoins que la juge d’instruction refuse toujours d’entendre.
Wissam décèdera 9 jours plus tard, le 9 janvier 2012.
Les quartiers de Clermont-Ferrand s’enflamment, la colère gronde.
Pour la calmer, les responsables de l’état ouvrent une enquête judiciaire.
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