
Le 9 janvier 2020
Huit ans après la mort de ce trentenaire clermontois, faisant suite à une interpellation musclée de la police, sa famille et ses proches sont inquiets. Ils redoutent la fin de l'instruction de cette affaire et un non-lieu prononcé par la justice.
"Nous nous battrons jusqu'au bout contre ces injustices".
Marwa, la soeur de Wissam El-Yamni, reste, malgré les années qui passent, très déterminée. "Nous voulons que la vérité soit connue dans cette affaire."
Ce jeudi soir, dans la salle Conchon à Clermont-Ferrand, la famille de Wissam El Yamni et ses avocats organisaient une conférence de presse pour faire le point sur le dossier.
"La famille a appris qu'il n'y aurait plus d'actes judiciaires réalisés dans cette instruction, ce n'est pas acceptable" commente Jean-Louis Borie, avocat de la famille, "puisque l'an passé une expertise est venue montrer qu'il y avait eu intervention d'un tiers dans le décès de Wissam, mais rien n'a été fait suite à celle-ci, nous ne comprenons pas !"
Aucun acte judiciaire après l'expertise montrant l'intervention d'un tiers
Sentiment bien sûr partagé par la famille et la soeur de Wissam, Marwa.
"On ressent vraiment une injustice, la juge d'instruction ne fait pas son travail. Pourquoi ? " se demande la trentenaire.
Wissam El Yamni est mort quelques jours après son interpellation musclée par des policiers, quartier de la Gauthière, le soir de la Saint Sylvestre en 2011.
S'en est suivie une enquête très controversée et très critiquée par la famille et les proches de la victime.
"Aujourd'hui on fait appel du refus de demande d'actes, j'espère qu'on ira plaider devant la chambre de l'instruction pour qu'enfin on aille vers la vérité " explique Jean-François Canis, avocat de la famille.
Un recours qui doit être examiné dans les prochaines semaines.
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