
Le 25 janvier 2020
Ses proches étaient dans l’expectative depuis deux mois mais voulaient garder espoir comme ils nous l’avaient confié peu après les faits. Le corps sans vie de Daniel a été retrouvé.
Ce jeune homme de 17 ans avait sauté dans la Garonne, dans la nuit du 2 au 3 novembre, à hauteur de la passerelle Empalot pour réchapper aux forces de l’ordre lancées à ses trousses suite à un cambriolage commis un peu plus tôt dans une boutique de téléphonie mobile, à Muret.
Cette nuit-là, ils étaient trois. Après le vol par effraction, les gendarmes ont poursuivi les malfaiteurs jusqu’à Toulouse.
Arrivés à hauteur de la passerelle Empalot, ils ont décidé d’abandonner leur véhicule. Et deux d’entre eux ont plongé dans les abîmes du fleuve.
Un premier drame a été évité lorsqu’un militaire s’est également jeté à l’eau pour sauver de la noyade un jeune homme de 26 ans qui s’est fait surprendre par le courant. Sans parler de la température.
Frôlant lui-même de très près la mort, le gendarme a réussi à le hisser sur la berge alors que son complice disparaissait dans l’obscurité.
Le troisième, qui a préféré rester sur la terre ferme a profité de la diversion imposée par ses complices pour prendre la fuite à pied.
Dans l’attente des d’analyses ADN
Pendant ce temps, le dispositif de secours était renforcé pour retrouver la trace du dernier suspect. La brigade anticriminalité (BAC) et les sapeurs-pompiers ont ainsi afflué mais les efforts étaient restés vains. Dès le lendemain, à l’aube, les plongeurs ont ratissé le secteur, en vain.
Et l’angoisse n’a cessé de monter pour la famille du porté disparu qui avait lancé un appel à témoins dans nos colonnes (notre édition du 28 novembre 2018).
Quelques heures plus tard, un cadavre était découvert empêtré dans des branchages, à hauteur d’Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne.
Certes, les vêtements et le signalement pouvaient correspondre à Daniel. Mais après trois semaines dans l’eau, son corps était très abîmé et l’autopsie s’est avérée stérile.
Le parquet d’Agen a alors ouvert une enquête pour rechercher les causes de la mort qui restait suspendue aux analyses ADN. Les résultats ont été communiqués en début de semaine.
La famille a été avertie dans la foulée.
"On est détruit", confiait-elle fin novembre.
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