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Yann (à gauche) et Alain (à droite) sont avec quelqu'un qui fait n'importe quoi.

Le 15 janvier 2020

Mutilés par la police, ces Gilets jaunes ont perdu un oeil, une main ou des dents. S’ajoute le traumatisme psychologique mais aussi souvent l’extrême précarité financière.

Ils racontent leur quotidien entre arrêt-maladie, chômage et restos du coeur.

Appart’ Hôtel de Montpellier (34) – La petite bande descend au compte-gouttes. Comme souvent, les moins jeunes sont les plus ponctuels.

Assis sur les fauteuils du hall d’accueil, Alain et Yann sirotent un café-machine. Le petit dej’ est à 11 euros, trop cher pour eux. Vanessa s’est offert ce petit luxe.

En douce, la blonde souriante multiplie les allers-retours entre la cantine et l’entrée pour ravitailler les copains. Les madeleines ont la cote ! Puis elle exfiltre quelques cafés, avec la bienveillance du jeune homme à l’accueil.

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https://www.streetpress.com/sujet/1579018259-restos-coeur-mutile-par-police-violences-blesses-gilets-jaunes-manif

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Tag(s) : #Autres témoignages, #Répression des militant-e-s
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