
Le 9 janvier 2020
Il y a un an, Gwendal Leroy était éborgné par la police. L’usage de la force était-il justifié ? Des éléments obtenus par Le Mensuel de Rennes sèment le doute.
La journée est chaotique.
Depuis le début de l’après-midi du samedi 19 janvier, des violences entre manifestants et forces de l’ordre mettent Rennes sous tension. Ils sont environ 2 000 à participer à l’acte X des Gilets jaunes dans la capitale bretonne.
Le bilan est lourd. Six policiers et dix personnes sont blessés. Parmi elles, Gwendal Leroy, 27 ans, a perdu l’usage de son œil gauche.
« Ma vie a changé juste parce que je tournais le dos à la police », accuse le jeune homme, originaire de la région de Quimperlé, dans le Finistère, un an après.
Ce jour-là, vers 18 h, celui qui se décrit comme un « pacifiste » décide de quitter la manifestation rennaise. Sans protection particulière, il se trouve alors rue du Maréchal-Joffre, à l’est de République.
Sur la place, un peu plus haut, les forces de l’ordre sonnent la charge pour disperser un attroupement.
Rapidement, un groupe de policiers en civil arrive à proximité.
« L’explosion est la dernière chose que j’ai vue avec mon œil gauche ».
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