
Le 13 février 2020
Atteinte par un tir de la police lors de l’acte IV des Gilets jaunes, le 8 décembre 2018, Fiorina Lignier a publié un témoignage poignant sur son calvaire. La conséquence selon elle d’une répression inédite en France.
« C’est Bagdad ! » nous commentait ce jour-là sur Telegram la correspondante de Sputnik sur le terrain.
Car le 8 décembre 2018 sur les Champs-Élysées, la manifestation des Gilets jaunes tournait au chaos. Au milieu de celui-ci, Fiorina Lignier, une jeune femme de 20 ans venue manifester paisiblement.
Le mouvement avait pris de l’ampleur, et face à celui-ci, le gouvernement mit sur le pied de guerre un dispositif policier hors-normes.
Quand les casseurs s’en prirent au drugstore, devant l’Arc de Triomphe, les forces de l’ordre ripostèrent par une volée de grenades et de LBD.
Tir délibéré ou hasard tragique ?
Un projectile atteignit au visage Fiorina Lignier, qui s’écroula immédiatement au sol.
Un demi-litre de sang perdu, le nez et le visage multifracturés, un traumatisme crânien et surtout la perte d’un œil: depuis quatorze mois, la jeune femme vit un calvaire.
Elle a publié un témoignage poignant, Tir à vue, la répression selon Macron (Via Romana, 2019).
La jeune femme a aussi été au centre de plusieurs polémiques, à la suite de sa candidature aux élections européennes du printemps 2019 sur la liste de Renaud Camus, l'auteur de la formule controversée du « Grand Remplacement ».
Nous l’avons reçue en studio: aucune polémique n’a été évitée.
Un entretien qui ne vous laissera pas indemne.
/image%2F1490620%2F20251121%2Fob_6d8349_logo-clap-nom3.png)