Publicité

Le 14 février 2020

Hier à Marseille la police a abattu un jeune homme de 18 ans, Mehdi.

La presse et les autorités locales qui d'habitude aiment tant évoquer les règlements de comptes dans la ville, n'ont cette fois-ci pas utilisé cette expression.

Elle est pourtant de circonstance.

Car l'Etat règle ses comptes à certaines populations dont on décrète la moindre humanité. Hier la BAC nord a réglé son compte à Mehdi.

Littéralement.

Cela ne veut pas dire qu'ordre a été donné d'abattre tous les jeunes ou que c'est ce que l'on enseigne en école de police. Pas besoin de telles instructions, le droit suffit.

Et la certitude de l'impunité si on agit dans la zone grise (déterminée par le lieu, l'horaire, la personnalité de la victime...).

C'est le fameux permis de tuer.

Non la peine de mort, mais la mise à mort.

On dit de Mehdi qu'il aurait braqué un Lidl.

C'est le prix de la vie, ici. Mehdi était de toute façon en sursis. Non d'un point de vue judiciaire, mais sa vie était en sursis. Les policiers l'ont levé hier.

Il ne s'agit pas d'un acte isolé, cela participe d'un système.

Celui dans lequel les maghrébins installés ici ont une espérance de vie inférieure de 10 ans à la moyenne nationale.

Paix à ton âme Mehdi.

Ton nom s'ajoute à une liste déjà trop longue. Tes proches et tous les habitants de Maison blanche sauront honorer ta mémoire.

Collectif habitants de la maison Blanche
https://www.facebook.com/Collectif-habitants-de-la-maison-Blanche-1384027848366944/

Publicité
Tag(s) : #Crimes policiers
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :