
Le 19 mars 2020
À Mayotte, les expulsions s’intensifient, ce qui attise les tensions et mobilise les policiers à la place d’autres missions.
De nombreux jeunes séparés de leurs parents expulsés tombent dans la violence. Le reste de la population commence à riposter.
« Y en a marre ! » hurle un jeune émeutier, avant de jeter de toute sa rage un pavé à l’adresse des policiers qui lui font face.
Il est 11h, ce lundi 9 mars au matin, quand une vingtaine de jeunes affrontent les forces de l’ordre à Doujani, un village du chef-lieu Mamoudzou.
C’est un chaos des plus banals à Mayotte qui – pendant près d’une heure de chassé-croisés de pierres grosses comme la main et de cartouches de lacrymos – s’invite sur la route nationale.
La seule qui mène au coeur de la capitale mahoraise.
De part et d’autre de l’axe, les automobilistes s’agglutinent sous un soleil de plomb. Ils assistent, pris au piège, à un énième déchaînement de violences contre des policiers acculés.
Mais pourquoi tant de haine ?
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