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Le 4 mai 2020

Un juge va enquêter sur des accusations de "torture par personne dépositaire de l'autorité publique" après l'interpellation controversée de plus de 100 lycéens à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, fin 2018, lors de heurts en marge de contestations lycéennes contre la réforme du bac.

Les images de leur interpellation avaient fait le tour des réseaux sociaux et ému beaucoup d'élus et d'associations de défense des droits. Un an plus tard, et alors qu'une plainte a été déposée il y a six mois par l'un des lycéens, un juge va enquêter pour "torture par personne dépositaire de l'autorité publique", apprend-t-on ce lundi. 

Âgés de 12 à 21 ans, 151 jeunes qui participaient aux manifestations contre la réforme du bac, avaient été mis en rang, à genoux, mains sur la tête, sous le joug des policiers en armes. "Voilà une classe qui se tient sage", avait commenté un policier filmant la scène.

La plupart de ces jeunes avait été placés en garde à vue puis relâchés avec un rappel à la loi.

Aujourd'hui, cette ouverture d'information judiciaire fait suite à la plainte avec constitution de partie civile déposée contre X début décembre 2019 par l'un des jeunes, a expliqué à l'AFP son avocat Arié Alimi.

La désignation d'un juge d'instruction a été requise en mars par le parquet de Nanterre, a encore précisé ce dernier.

Un non-lieu dans l'enquête de l'IGPN à l'époque

L'enquête est également ouverte pour "torture sur mineur de 15 ans, atteinte arbitraire à la liberté par personne dépositaire de l'autorité publique, violence aggravée" et "diffusion sans son accord d'une personne identifiable menottée et mise en cause pénalement", a ajouté le parquet.

Après les faits, plusieurs familles et le syndicat lycéen UNL avaient aussitôt porté plainte pour "violences policières" mais l'enquête préliminaire, confiée à l'IGPN, la "police des polices", avait débouché sur un non-lieu en juillet 2019.

L'UNL et un collectif de familles avaient donc décidé de redéposer plainte avec constitution de partie civile pour obtenir l'ouverture d'une instruction. C'est désormais chose faite pour au moins l'un des plaignants. "La première chose qu'on va demander, c'est l'audition des 151 lycéens en qualité de témoins", a indiqué Me Alimi, qui défend les intérêts d'une quinzaine d'entre eux.

Source :
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/lyceens-interpelles-en-2018-a-mantes-la-jolie-un-juge-va-enqueter-pour-torture-1588607709

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Tag(s) : #Politique sécuritaire, #Répression des militant-e-s
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