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Transmis par Résistons Ensemble, le 2 février 2012
Argenteuil, hier matin.La plaque commémorative pour Ali Ziri a été retirée.
«Ali Ziri, 69 ans, mort le 11 juin 2009, à la suite de son interpellation par la police nationale, ici même. » Ce texte inscrit sur une plaque posée le 14 janvier à l’angle du boulevard Jeanne-d’Arc et de la rue Antonin-Georges-Belin, à Argenteuil, par le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri était encore lisible hier matin.
Mais la plaque a été retirée vers 16 heures.
Et pour cause : lundi, le préfet, Pierre-Henry Maccioni a remis une injonction au maire, Philippe Doucet (PS), en ce sens. « C’est au regard des tensions que Philippe Doucet, garant de la tranquillité publique et prenant en compte les relations avec les services de l’Etat dans la gestion des affaires de la ville, concède la dépose de ladite plaque » explique-t-on en mairie. « Nous sommes intervenus car nous estimions que la rédaction du texte de la plaque ne respectait pas le principe de présomption d’innocence, précise la préfecture. Nous sommes donc satisfaits de la décision de la ville d’Argenteuil. »
Un sentiment partagé par les policiers. « La raison l’a emporté. Ce message laissait entendre qu’il y avait une relation de cause à effet entre le décès de M. Ziri et son interpellation, réagit Ludovic Collignon, secrétaire départemental du syndicat Alliance. Rien, aujourd’hui, dans la procédure, ne permet de dire que les policiers sont impliqués. Nous étions prêts à saisir la justice pour obtenir la dépose de la plaque. » « Tout le monde veut que la vérité se manifeste. L’affaire est en cours, ce n’est qu’à la justice de juger », renchérit Frédéric Jung, son homologue d’Unité SGP-FO. Le rassemblement des policiers prévu lundi est donc finalement annulé.
Un nouveau texte
Ali Ziri, retraité algérien, est mort deux jours après une interpellation par la police, à la suite d’un contrôle routier. Il se trouvait alors en voiture avec un ami, Arezki Kerfali. Les deux hommes, passablement éméchés, auraient tenté de résister, contraignant les policiers à faire usage de la force pour les maîtriser. Alors que la première autopsie avait conclu à une « fragilité cardiaque » et confirmé la « forte alcoolémie » du sexagénaire, une contre-expertise avait révélé la présence d’« hématomes de 12 à 17 cm » sur son corps. Mi-décembre, le parquet de Pontoise a requis un non-lieu à l’encontre des policiers mis en cause.Hier, le collectif Vérité et justice n’a pas souhaité s’exprimer sur le retrait de la plaque. Ses membres avaient cependant prévu de se réunir dans la soirée. De son côté, la municipalité envisage « à l’issue de la procédure judiciaire en cours, de proposer au conseil municipal d’Argenteuil une délibération pour décider de la pose d’une plaque définitive en la mémoire du défunt. »
http://www.leparisien.fr/argenteuil-95100/la-plaque-commemorative-pour-ali-ziri-retiree-01-02-2012-1840325.php
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Ali Ziri : l’Etat ordonne le retrait de la plaque commémorative
La ville d'Argenteuil, dans le Val-d'Oise, a annoncé mardi 31 janvier qu'elle retirait la plaque à la mémoire d'Ali Ziri, retraité algérien mort en juin 2009 après son interpellation musclée effectuée par la police. Celle-ci avait été inaugurée le 14 janvier dernier, en présence de 500 personnes, à l'initiative du collectif « Vérité et justice pour Ali Ziri ». Sur la plaque, est mentionné l’inscription suivante : « Ali Ziri, 69 ans, mort le 11 juin 2009 suite à son interpellation par la police nationale ».
Le retrait de la plaque fait suite aux pressions de syndicats de police qui la jugeaient « diffamatoire », ce qui a poussé le préfet du Val d’Oise à agir. La mairie a ensuite cédé à l'injonction du préfet.
« C'est au regard des tensions qui se font jour que M. Philippe Doucet, maire d'Argenteuil, garant de la tranquillité publique et prenant en compte les relations avec les services de l'État (...) concède la dépose de ladite plaque », indique la mairie (PS), dans un communiqué.
« La municipalité rappelle d'une part que le collectif est l'auteur du texte mentionné sur la plaque dont il est propriétaire, d'autre part que l'État ne s'est pas opposé à la tenue de cette manifestation dont il avait été préalablement tenu informé », précise le communiqué.
Contacté par l'AFP, le syndicat Alliance, qui avait menacé la ville de poursuites judiciaires, s'est dit « très satisfait » de ce retrait. « C'est une victoire pour le droit au respect des fonctionnaires de police et pour la présomption d'innocence », a souligné Ludovic Collignon, secrétaire départemental du syndicat.
« Cette inscription indique très clairement que nos collègues seraient responsables du décès d'Ali Ziri. C'est inacceptable et l'état actuel de la procédure judiciaire ne permet en aucun cas de l'affirmer voire même de le supposer. (...) Si nul ne peut contester le droit légitime des proches de Monsieur Ziri de connaître la cause de son décès, les policiers (...) n'acceptent pas que la présomption d'innocence qui leur est due soit bafouée », avait-il indiqué avant que ne soit rendue la décision de la préfecture.
L'avocat de la famille d'Ali Ziri, Me Stéphane Maugendre, a dit « regretter » la décision des autorités. « L'objectif de la plaque n'était pas de jeter le discrédit sur la police. C'était de pousser les autorités à faire toute la lumière sur la mort de M. Ziri », a-t-il assuré. Le parquet de Pontoise a requis mi-décembre un non-lieu dans cette affaire. Il revient désormais au juge d'instruction de décider ou non d'un renvoi devant le tribunal.
http://www.saphirnews.com/Ali-Ziri-l-Etat-ordonne-le-retrait-de-la-plaque-commemorative_a13848.html
[Actu]La plaque commémorative pour Ali Ziri retirée
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