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ldh-toulon.net | mercredi 24 août 2011
Jeudi 25 août 2011
Les réseaux sociaux sur internet, sont source de nouveaux enjeux en termes de protection de la vie privée. Certes, ils offrent des services innovants, et généralement gratuits, mais souvent en vue de leur utilisation commerciale. Les applications disponibles sur ces réseaux sociaux peuvent également prendre connaissance et enregistrer de nombreuses données contenues dans les profils des utilisateurs. Ces données ne sont donc pas traitées que par les réseaux sociaux où on les a inscrites au départ.
Comment savoir ce qu’il advient de nos données personnelles une fois qu’elles sont sur Internet ? La collecte de données personnelles est massive et permet la constitution de réseaux sociaux rassemblant des dizaines ou des centaines de millions de personnes.. Leur utilisation à des fins publicitaires ou commerciales pose des problèmes importants de respect des droits des personnes. C’est pourquoi le G29, groupe des CNIL européennes, avait précisé, dans un avis du 12 juin 2009, les règles applicables aux réseaux sociaux... Pour commencer, une réécriture du Petit chaperon rouge.
Le petit chaperon rouge à la sauce réseaux sociaux
Les réseaux sociaux peuvent soulever des problèmes de vie privée. Encore plus chez les jeunes, qui ne se rendent pas toujours compte des conséquences de leurs actions. Car même si Facebook est officiellement interdit aux moins de 13 ans, les jeunes s’inscrivent de plus en plus tôt au service. Un des premiers problèmes à se poser est celui des contacts. Qui accepter et qui refuser ? Comme le montre de façon très ludique cette vidéo, faire entrer quelqu’un dans son réseau signifie le faire entrer dans son intimité. Attention donc à ne pas accepter tout le monde... Facemoods, éditeur de services Facebook à destination des ados, a lancé une campagne pour mettre en avant les bonnes pratiques mais aussi les dangers du réseau social. Dans cette première vidéo, il revisite le Petit chaperon rouge en y intégrant une touche de Facebook [1].
Facebook
Le lancement de Facebook sous sa forme actuelle date de septembre 2006 [2]. Grâce à l’efficacité de ses outils de collecte et à l’inconscience de beaucoup des internautes qui ont souvent livré leurs données personnelles (sexe, âge, préférences sexuelles, politiques, religieuses...) sans se poser de questions, Facebook s’est rapidement trouvé en possession d’une énorme quantité de données personnelles. Pour les valoriser, il a lancé en novembre 2007 une offre publicitaire donnant aux annonceurs accès aux “profils” de ses 50 millions de membres [3].
Facebook affiche sur son site une Déclaration des droits et responsabilités de Facebook, ainsi qu’une page concernant sa politique de confidentialité. Il se trouve néanmoins confronté à de graves problèmes de respect du droit des personnes.
Le bouton “J’aime”
Facebook propose aux éditeurs de sites d’équiper leurs pages de son bouton “J’aime”. Facebook obtient par ce biais des informations sur chaque internaute qui visite cette page, jusqu’à son identité quand il s’agit d’un membre du réseau.
En fait, ces informations très personnelles sont obtenues que le bouton "J’aime" soit cliqué ou non par cet utilisateur [4].
Thilo Weicher, commissaire à la protection de la vie privée du Land de Schleswig-Holstein, vient d’interdire la présence du bouton “J’aime” de Facebook sur les sites Internet : il a en effet demandé à tous les sites édités dans ce Land du nord de l’Allemagne de retirer le bouton "J’aime" d’ici la fin septembre, ou de payer une amende de 50 000 euros [5].
Selon lui, l’implémentation du bouton “J’aime“ de Facebook permet de dresser des profils d’internautes et de les tracer même s’ils ne sont pas membres de Facebook, ce qui va à l’encontre de la législation allemande et de la législation européenne en matière de respect de la vie privée. Il redoute également que les données collectées puissent être réutilisées à des fins publicitaires ou commerciales [6].
Haro sur la reconnaissance faciale
Ce n’est pas le premier conflit entre des autorités de protection de la vie privée et un réseau social. Début août, Johannes Caspar, commissaire à la protection de la vie privée du Land de Hamburg, a estimé que les fonctionnalités de reconnaissance faciale mises en place par Facebook ne respectaient pas la législation allemande : Facebook n’a pas le droit de collecter des données biométriques d’internautes sans avoir recueilli au préalable leur consentement explicite [7].
D’après le quotidien Le Monde daté du 24 août 2011, l’Allemagne n’est pas le seul pays européen à réclamer à Facebook des clarifications sur la gestion des données privées. Mi-juillet, les autorités informatiques norvégienne, suédoise, danoise et finlandaise ont fait cette démarche auprès du réseau social. Elles ont établi une liste de 45 questions portant sur des thèmes comme l’utilisation par une tierce partie des publications postées sur le "mur" ou des photos, mais aussi sur le fonctionnement exact du bouton "J’aime". Les autorités attendent des réponses détaillées du réseau social pour la fin du mois d’août.
Suite, notes, source :
http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/spip.php?article1717
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