
Transmis par Agnès
L’Association Nationale des Assistants de Service Social (ANAS) vient de publier sur son site des :
« PRECONISATIONS POUR LES PROFESSIONNELS SOUMIS AU SECRET
ET CONFRONTES A DES REVELATIONS OU CONSTATS D’INFRACTIONS »
Ce texte, bien que n’employant pas une fois le mot « délation » en traite bien et tout au long... Les rappels juridiques sont très intéressants et d’aide précieuse.
« L’ANAS est de plus en plus sollicitée par des professionnels ainsi que des responsables de services sur les injonctions à dénonciation des situations de fraudes. Ces injonctions ou “invitations appuyées” proviennent des services ou des directions, voire d’élus. (...) Dans un tel climat , le professionnel peut perdre ses repères tant légaux que déontologiques. » indique l’ANAS dans son communiqué de présentation.
Ce document de 20 pages précise concernant le contenu : « Les situations relevant du traitement d’une information préoccupante [NDLR : circuit de la protection de l’enfance] ou de l’information au Maire [NDLR : l’application de la loi prévention de la délinquance et son article 8], ne sont pas traitées dans cet avis car elles ne relèvent pas de la dénonciation d’un fait délictuel en soi. »
- Vous trouverez ce document sur notre site : http://antidelation.lautre.net/spip.php?article2168
A lire, tant pour ceux qui exercent un métier soumis par profession ou par mission au secret professionnel, que tous ceux qui s’intéressent au problème de la délation !
A noter page 4 : L’ANAS cite 10 petits exemples de questions supposées « déontologiques » par des assistants sociaux : elles sont absolument stupéfiantes et vraiment pas à la gloire de la profession... mais on peut craindre, hélas, que dans l’ambiance actuelle, elles aient bien été posées telles à l’ANAS. Il y a 10 ans, l’ANAS recevait des questions complexes sur des risques de récidives de tentative de meurtres, etc. Aujourd’hui, elle reçoit des « questions » pour savoir s’il faut dénoncer un homme qui ne veut pas payer sa pension alimentaire, un jeune qui fumerait du cannabis, un sans-papier demandeur d’aide, un mineur qui télécharge illégalement, en passant par une dame qui travaille quelques heures au noir...
- INCROYABLE MAIS VRAI.
Les médecins, ne sont pas mieux lotis avec la Circulaire jointe en annexe, du Ministère de la Santé (!) du 13 avril 2011 :
Elle rappelle aux soignants en établissements, qu'ils ne doivent pas aller dénoncer aux autorités judiciaires, les patients détenteurs de drogues illicites.
RESISTONS ENSEMBLE A LA DELATION.
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