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Transmis par Hacktivismes, depuis La Gazette,  11 mars 2013.

Après avoir suscité une vive polémique lors de sa création, le dispositif de participation citoyenne suscite aujourd’hui une implication croissante de la population et des communes.

En zone gendarmerie, environ 350 d’entre elles l’ont déjà mis en place. Présenté comme un moyen supplémentaire pour lutter contre les cambriolages, il apparaît également comme une occasion de créer des liens de voisinage.

Lancé officiellement en juin 2011, par une circulaire du ministre de l’intérieur de l’époque Claude Guéant qui en avait fait un élément clé de sa politique de sécurité, le dispositif de “participation citoyenne” avait suscité de nombreuses réserves du côté des associations et des élus locaux qui étaient nombreux à y voir une incitation à la dénonciation. Raison pour laquelle ils avaient été peu enclins à le mettre en place.

Une prudence et un accueil mitigé au départ, pour un dispositif qui, finalement, a fait son chemin depuis la première initiative locale en 2002 à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes). Inspiré du dispositif de « neighbourhood watch » mis en œuvre notamment aux Etats-Unis depuis 1960, son développement en France semble même à présent s’accélérer. Objectif principal : prévenir les cambriolages par la mise en place d’une solidarité de voisins, organisés pour donner l’alerter aux services de police et de gendarmerie.

Au moins 500 communes concernées - Nombreuses sont les initiatives locales qui ont donc vu le jour depuis 2012. 29 départements avaient déjà mis en place le dispositif lorsque Claude Guéant tentait de convaincre de sa pertinence.
Aujourd’hui, selon la Gendarmerie, 353 communes réparties dans 50 départements l’ont adopté. 225 d’entre eux font l’objet d’un protocole entre la préfecture, la gendarmerie et la commune. D’autres projets sont également en cours de mise en œuvre. Côté police nationale, en revanche, aucune donnée n’est disponible faute de recensement.

Néanmoins, le site internet voisinsvigilants.org, créé en mars 2012 et dédié à l’accompagnement de la démarche, recense pour sa part 500 « communautés de voisinage », soit l’équivalent de 10 000 habitants adhérents inscrits.

Une initiative des habitants - Présentée comme une démarche de veille de faits inhabituels dans un quartier, l’initiative de sa création revient soit à l’État, auquel les élus et la population adhèrent, soit aux citoyens eux-mêmes, ce qui semble être majoritairement la tendance : 70 % des créations sont issues des habitants, selon Thierry Chicha, cofondateur du site.

Première finalité : prévenir les cambriolages. « Le but n’est pas de constituer des patrouilles d’habitants qui sillonneraient le quartier. Au contraire, la vigilance de chacun doit permettre de donner l’alerte aux forces de l’ordre », précise Thierry Chicha.

« Si je n’alerte pas la police … mon voisin le fera », est le slogan qui peut résumer la philosophie du concept. Véhicule en repérage qui circule dans le quartier, maisons marquées par des cambrioleurs, faux démarcheurs : autant de faits anormaux, qui peuvent être portés à la connaissance des policiers ou des gendarmes.

La démarche ne préconise en aucun cas aux habitants d’intervenir. « Jusqu’à présent, le dispositif n’a donné lieu à aucun dérapage. Les 10 000 habitants adhérents du site ont bien compris et adopté l’esprit citoyen du dispositif », se félicite-t-il.

Lire la suite :
http://www.lagazettedescommunes.com/158242/contre-toute-attente-les-voisins-vigilants-gagnent-du-terrain/

On vous en parlait ici :
http://clap33.over-blog.com/article-voisins-vigilants-le-dispositif-s-etend-a-d-autres-villes-88325228.html


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Tag(s) : #Politique sécuritaire
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