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Le 10 mai 2013.

En ce jour de commémoration de l’abolition de l’esclavage, 3 militants de la Brigade Anti-Négrophobie, sont présents au jardin du Luxembourg. Ils sont vêtus de t-shirts portant l’inscription « Brigade Anti-Négrophobie ». La police les interpelle et les emmène au commissariat.

 Avant, quand on évoquait le 10 mai, tout le monde pensait à Mitterand. A l’arrivée de « Tonton » et de la Gauche, après 23 ans de droite au pouvoir. Ca c’était avant. Aujourd’hui, le 10 mai, (alléluia !) est consacré aux commémorations de l’abolition de l’esclavage.

Pourquoi la date du 10 mai ? Elle a été choisie  en référence au 10 mai 2001, jour de l’adoption en dernière lecture par le Sénat de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage contre crime contre l’humanité.

Bref. Ce matin, vers 11h, trois militants de la Brigade Anti-Négrophobie (BAN), dont un élu municipal de Fresnes (94), se pointent au jardin du Luxembourg pour participer à la « cérémonie officielle ». François Hollande est présent. Donc forcément, les forces de l’ordre, aussi.

Deux des militants portent des t-shirts avec écrit dessus « Brigade Anti-Négrophobie », ils sont donc tout de suite identifiables. « On a à peine traversé la rue (NDRL la rue Soufflot) que les flics ont interpellé mes amis. Ils ont formé un barrage. L'interpellation était musclée », témoigne Anais, qui se trouvait légèrement en retrait.

« Le ton est monté très vite. Les policiers nous ont empêchés de nous rapprocher. Je les ai vus juste monter tous ensemble dans une camionnette blanche », ajoute t-elle.

La préfecture de police confirme « l’interpellation de trois personnes pour manifestation non autorisée et pour avoir tenté de pénétrer à l’intérieur d’un périmètre sécurisé sans invitation ». Avant de rassurer : « Nous vérifions leur identités. Ils devraient sortir très vite ».

Le temps passe, les choses évoluent. « Le commissariat m’a appelée pour me signifier la garde à vue d’Almamy Kanouté, (un des militants arrêtés ce matin) » témoigne Laurens, sa concubine.

« J’ai demandé pour quelles raisons ? Ils m’ont répondu, « pour rébellion » : il y aurait une bousculade. Je suis inquiète parce qu’Almamy aurait demandé à voir un médecin, et aussi son avocat. Le policier m’a aussi dit qu’ils ne sortiraient pas avant très tard ce soir ou demain».

Contacté, le commissariat du 5ème ne souhaite pas en dire plus pour l’instant. Elle ne confirme, ni infirme le placement en garde à vue des trois interpellés. A 22h30, ils étaient toujours au commissariat. Selon une source proche de l'affaire, les trois militants dormiront au poste ce soir.

Un rassemblement devant le commissariat est prévu samedi matin à 9h pour soutenir les gardés à vue.

Nadir Dendoune

Source :
http://www.lecourrierdelatlas.com/473110052013Scandale-Trois-militants-de-la-Brigade-Anti-Negrophobie-interpelles.html

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Tag(s) : #Répression des militant-e-s
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