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Transmis par Nenex, le 16 décembre 2011

Conférence de presse d'Askatasuna et de la famille d'Intza Oxandabaratz et Maider Larrieu

Donibane-Garazi (15/12/2011)

ASKATASUNA : Nous voulons dénoncer avec force les trois arrestations qui ont eu lieu cette semaine. Josu Esparza lundi, Intza Oxandabaratz et Julen Mujika mardi.

LUXI OXANDABARATZ : Nous ne pouvons donner aucune nouvelle, parce qu'il n'y en a pas. Comme des milliers d'autres familles, c'est encore notre tour de vivre le cauchemar que prévoient les lois antiterroristes. Je dis encore, parce que c'est la quatrième fois qu'Intza est arrêtée. Encore, parce que les parents de Julen ont déjà un fils en prison. Nous ne savons pas où ils sont, ni pourquoi ils sont arrêtés, contrairement, semble-t-il à la presse espagnole qui balance des éléments, vrais ou faux, sur lesquels elle construit ses mensonges habituels. C'est honteux.

Ces moments sont difficiles parce que nous savons que ces gardes-à-vue sont très dures. Et qu'à Paris tout devient une lourde charge, du simple fait d'être basque au fait de militer dans une organisation politique. Nous voulons remercier tous ceux qui ont montré leur solidarité et rappeler l'importance de ces mobilisations. Josu, Intza, Julen sont des militants abertzale. C'est pour cette militance qu'ils sont harcelés. Ne nous trompons pas. Ils ne sont pas venus chercher Josu, Intza, Julen. Ils sont venus arrêter notre parole, notre projet. Ils n'y arriveront pas.

ASKATASUNA (Emili) : Une fois de plus, nous avons droit à la machine répressive française. Mais la situation politique lui donne un écho particulier. La déclaration d'Aiete demandait aux deux Etats de favoriser le processus, la société basque par des mobilisations incessantes et de plus en plus importantes demande aux deux Etats de faire eux aussi des pas vers un processus démocratique comme nous l'avons vu, entre autres, samedi dernier à Bayonne.

Voilà la réponse de l'Etat français. Lundi, envoyer un militant passer de longues années en prison pour délit de solidarité par le biais du MAE. Mardi, sortir un dossier qu'on avait sous le coude depuis des années et venir arrêter à grand spectacle des militants. Elle ne nous étonne pas parce que c'est celle de toujours : un jour ils déclarent que le conflit basque est un problème espagnol, la semaine suivante ils répondent aux mobilisations par les coups. Cette réponse recherche le bénéfice politique immédiat. Elle est hypocrite et consternante. Leur comportement est dangereux et irresponsable. Jusqu'à quand feront-ils semblant d'être sourds et aveugles ? Ils doivent changer d'attitude immédiatement.

MAIDER : Une part de plus en plus large de ce peuple veut une solution démocratique au conflit. Nous constatons encore une fois que le gouvernement français place son intérêt dans la prolongation de ce conflit. Ils ne nous feront aucun cadeau. Mais nous avons pris ce chemin et ils ne nous arrêteront pas. Nous n'accepterons pas le mépris et la provocation. Nous connaissons la clé : c'est le rempart populaire que nous sommes en train de construire. Un nombre de plus en plus grand d'acteurs politiques et sociaux prennent des engagements pour les droits et la démocratie. Un nombre de plus en plus grand de citoyens prend part aux mobilisations. La pression se fait de plus en plus forte sur les deux Etats. Au niveau international aussi la pression grandit, hier encore, le Groupe International de Contact a dénoncé le fait que le deuxième point de la déclaration d'Aiete, qui leur demande de s'impliquer dans le processus, n'est toujours pas respecté.

Nous sommes dans la bonne voie, et nous continuerons, village par village, à dénoncer et lutter contre les agressions faites à ce processus, et à faire entendre une voix forte et diverse pour cette résolution démocratique. Et nous appelons tous les élus, tous les acteurs syndicaux, politiques et sociaux qui ne l'ont pas encore fait et tous les citoyens attachés aux droits fondamentaux à se joindre à cette dynamique où chacun peut trouver sa place et doit faire entendre sa voix.

ASKATASUNA : Ici, nous voulons une résolution politique. Nous parviendrons par un processus démocratique qui traitera les causes et les conséquences du conflit.

Nous exigeons la libération immédiate de Intza et de Julen, et la désactivation de toutes les lois d'exception !

Nous exigeons la libération de Josu et la désactivation de tous les MAE !

Nous exigeons le respect des droits des prisonniers et des réfugiés et leur retour en Euskal Herria !

Nous exigeons une solution démocratique au conflit et la fin immédiate de la répression !

Source :
http://www.askatasuna-uztaritze.org/index.php?option=com_content&view=article&id=819:conference-de-presse-daskatasuna-et-de-la-famille-dintza-oxandabaratz-et-maider-larrieu&catid=57:arrestation&Itemid=70

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Tag(s) : #Répression des militant-e-s
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