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Le 10 mai 2012

François Rebsamen ? Manuel Valls ? Un tandem Jean-Marc Ayrault-Delphine Batho, si Matignon échappait au maire de Nantes? Alors que les spéculations sur le futur occupant de la Place Beauvau s'intensifient, et que l'équipe de Claude Guéant fait ses cartons, une chose est sûre, Alain Bauer, l'omniprésent criminologue, ne sera pas sur la photo, en janvier 2013, pour la présentation des chiffres de la délinquance (une tradition que M. Rebsamen, chargé des questions de sécurité dans la campagne de François Hollande, souhaite de toute façon supprimer).

Le président du conseil d'orientation de l'Observatoire national de la délinquance (ONDRP),  président du conseil d'administration du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS), président du groupe de contrôle des fichiers de police et de gendarmerie, va présenter sa démission de ces trois fonctions, dès le gouvernement constitué.

Une manière d'acter la défaite de celui qui l'a nommé directement ou indirectement, Nicolas Sarkozy. Il s'agit, aussi, de ne pas encombrer son ami Manuel Valls, s'il venait à s'installer Place Beauvau ou même à Matignon (dont l'ONDRP dépend). Il est peu probable, toutefois, qu'Alain Bauer disparaisse complétement du paysage...

Un geste pour les gendarmes ?

La haute hiérarchie se prépare aussi à l'alternance.

Il y a les bons élèves, comme le directeur général de la gendarmerie nationale. Le général Jacques Mignaux et son équipe se sont attelés à un état des lieux destiné à "éclairer l'autorité publique sur la situation de la gendarmerie", explique une source à la DGGN.

"Il s'agit de bien faire comprendre au prochain ministre, que, si jamais on continue à supprimer des effectifs, c'est une toute autre gendarmerie qu'il faudra imaginer", ajoute ce militaire.

Le général Mignaux restera-t-il à son poste ? Le nouveau pouvoir est tenté de nommer un préfet à la tête de l'institution. Mais ça ne s'est plus vu depuis 2004, et cela pourrait être mal vécu par la base.

Un premier geste symbolique du nouveau président est en tous cas attendu par les gendarmes : leur retour au sein du GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République.

Initialement uniquement gendarmique à sa création en 1983, l'unité, réduite de moitié, est devenue mi-policière mi-militaire sous Jacques Chirac, avant de devenir exclusivement policière sous Nicolas Sarkozy, en 2007. Un traumatisme pour les gendarmes.

Lire la suite :
http://delinquance.blog.lemonde.fr/2012/05/10/place-beauvau-annee-zero-episode-2-de-nouveaux-espoirs/

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