
Chronologie
Reçu le 7 octobre à 18h11
Lyon le 6 Octobre 2011
2000 salariés sont venus manifester pacifiquement lors de cette journée de mobilisation du 6 octobre. Ce rassemblement était destiné à contrer les prétentions du patronat de la Branche Sanitaire et Social (la BASS) à réviser les conventions collectives. Ceci aux dépends des conditions de travail des salariés et des conditions d’accueil des usagers.
Les salariés venus clamer leurs slogans et porter leurs revendications, se sont vus opposer une répression féroce. En effet, dans un mouvement de recul suite à plusieurs gazages, 3 personnes ont chutés de plusieurs mètres au travers des grilles défectueuses de la Cité Internationale.
Ces personnes qui d’habitude nous soignent, se retrouvent à leur tour, hospitalisées à cause de violences policières totalement injustifiées !
Deux personnes ont été arrêtées et, sous la pression des grévistes, immédiatement relâchées, tandis que certains employeurs narguaient de leur fenêtre les manifestants.
La répression n’entamera pas notre détermination à lutter pour la défense de nos acquis sociaux !
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Reçu le 8 octobre à 12h26
Rassemblement ce vendredi 14h30 devant l'UMA (vinatier)
3 personnes ont été gravement blessées hier (deux infirmières et un agent administratif) lors de la manifestation des personnels du secteur sanitaire et social devant le Palais des congrès à Lyon contre le démantèlement et la dénonciation de leur convention collective.
Nous apportons tout notre soutien à ces trois collègues et camarades.
Au moins 2 personnes sont dans un état très grave, le pronostic vital reste engagé.
Nous souhaitons que la solidarité s’exerce d’une manière très large, c’est pourquoi, après ce qui c’est passé hier nous appelons toutes celles et ceux qui le peuvent à venir à 14h 30 devant l’UMA, dans le cadre d’un rassemblement de soutien.
Unité Médicale d’Accueil
CH Le Vinatier
95, Boulevard Pinel
69 677 Bron cedex
Accès :
Bus : ligne C8, arrêt Hôp. Desgenettes-Vinatier
Tram : T2, arrêt Vinatier
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Reçu le 9 octobre 2011 à 13h31
Ce qu n'a pas été dit, c'est que les patrons de la FEHAP, fédération de syndicats employeurs de la convention 51 du médico social, réunis à Lyon pour la démanteler, ont participé le soir même à la réception organisée par le maire P.S. de la ville de Lyon le soir même, réception qui n'a pas été annulée malgré les violences policières et l'issue tragique de la manifestation, il ne fallait pas rater les petits fours !!!
Ah qu'ils continuent à nous causer déontologie !
Sophie
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Les collègues des trois infirmières tombées, jeudi, après qu’une grille a cédé, se sont réunis pour manifester leur soutien.
Le pronostic vital reste engagé pour l’une des salariées de la clinique mutualiste de Saint-Etienne.
« C’est Valérie qui avait tout préparé, les banderoles, les noms des personnes dans le bus… » Mireille Carrot, de la fédération CGT Santé-sociaux de la Loire, était émue, hier, en se souvenant de l’engagement de Valérie Chirouze, secrétaire de la CGT à la clinique mutualiste de Saint-Etienne. Hier, l’agent d’accueil « luttait toujours pour la vie », selon Nora Berra, qui s’est dit « émue et profondément attristée » par l’accident lors de la clôture du congrès de la FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne). La secrétaire d’État à la Santé s’est rendue à l’hôpital neurologique de Bron au chevet de la quinquagénaire qui souffre d’un grave traumatisme crânien.
Valérie Chirouze et deux infirmières de la clinique stéphanoise, Catherine Guizard et Claire Chalencon, sont tombées d’une hauteur de 3 mètres dans une coursive en béton quand une grille d’aération a cédé. Avec un groupe de manifestants, elles venaient de reculer de quelques mètres après avoir reçu des gaz lacrymogènes lors d’un rassemblement devant le Centre des congrès où se tenait le 36 e congrès de la FEHAP.
Si Claire Chalencon avait pu regagner Saint-Etienne hier, Catherine Guizard, victime de fractures de côtes, du fémur et d’une perforation du poumon, est toujours hospitalisée au centre hospitalier Lyon-Sud.
L’onde de choc continuait à se propager hier. « Il y a eu un grand moment d’émotion parmi le personnel ce matin. Personne n’était capable de travailler », expliquait hier Catherine Sarda, la déléguée CGT de la clinique stéphanoise. Salariés et syndicats étaient choqués « qu’on manifeste pour ses droits et que cela se termine comme cela » mais ils étaient également en colère, jugeant le communiqué de presse du préfet du Rhône Jean-François Carenco « faux et honteux ». A 14 h 30, une quarantaine de personnes se sont rassemblées à l’hôpital du Vinatier à l’appel de la CGT et de Sud. Au-delà de la tournure dramatique de la manifestation de jeudi, pour Marc Auray (CGT), « le pouvoir ne veut pas entendre les revendications des salariés » et pour Marc Lefèvre (Sud), « Lyon sert de test à la mise au pas des mouvements sociaux ».
Sylvie Montaro
Source :
http://www.leprogres.fr/rhone/2011/10/08/infirmieres-blessees-l-emotion-et-la-colere-apres-le-drame-de-la-manif
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Reçu le 10 octobre à 10h28
TRES IMPORTANT ! REAGISSONS RAPIDEMENT !...
Trois blessées graves lors d’un rassemblement de salariés. Il nous faut des explications !
Trois salariées ont été blessées lors de la manifestation à Lyon des personnels du secteur sanitaire et social non lucratif. Deux d’entre elles le sont gravement. Le pronostic vital de la responsable du syndicat CGT de la Clinique de la Mutualité de Saint Etienne est engagé.
Comment ne pas être profondément indignés par l’attitude des forces de l’ordre qui ont pris la décision de gazer les manifestants ?... Ce gazage, confirmé par le communiqué de la préfecture serait à l’origine du mouvement de foule qui aurait provoqué la rupture d’une grille au sol, entraînant la chute des trois salariées.
Rien ne justifiait un tel déploiement policier !
Pacifiquement, les manifestants majoritairement des personnels de soins - protestaient contre la décision unilatérale de leur employeur, la FEHAP* de dénoncer leur convention collective de 1951 : ils demandent uniquement que leurs revendications, après l’échec de plusieurs mois de négociations, soient enfin prises en compte !
La CGT demande au Ministère de l’Intérieur des explications : qui a donné l’ordre de gazer ? Pourquoi une telle violence ?
Nous appelons également les employeurs relevant de la convention collective du 31.10.1951 à plus de respect envers leurs salariés et les représentants syndicaux, et à revenir sur leurs décisions en ré-ouvrant des négociations.
La CGT et la Fédération de la Santé et de l’Action sociale tiennent à témoigner leur soutien aux trois salariées concernées, à leur famille, à leurs collègues de travail, à leurs camarades syndicalistes.
Montreuil, le 6 octobre 2011 19H
(*) Fédération des Etablissements Hospitaliers d’Aide à la Personne.
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Reçu le 10 octobre 2011 à 11h44
Répression policière à la manifestation intersyndicale de Lyon le 6 octobre pour la défense des conventions collectives du medico-social
Ecrivez à la FEHAP pour nous soutenir dans notre colère, lettre type ou pas...Un tout petit geste de solidarité... pour affirmer avec nous que nous refusons de risquer notre vie lorsque nous manifestons.
A chaque fois que nous manifestons devant les commissions paritaires ou nous rassemblons sur les lieux de réunion des syndicats employeurs, pour éviter la mise à sac des conventions 66 et 51, la répression policière va crescendo: charges de CRS en tenues anti émeutes (Paris) grenades lacrymogènes, (Nantes et Lyon) qui déclenchent des mouvements de panique chez les manifestants,.
Cette-fois ci il y a des blessés, et une collègue infirmière est entre la vie et la mort. On attend quoi, qu'il y ait des morts?
Exigeons des négociateurs des syndicats de salariés qu'ils quittent immédiatement la table des négociations dès qu'il y a des violence policière ce qui n'a pas toujours été le cas !
Nous ne voulons pas mourir lorsque nous manifestons quelle que soit la raison de manifester, manifester est un droit fondamental et inaliénable.
Nous ne voulons pas mourir pour faire appliquer un juste droit :
- des conditions de travail décentes pour les salariés dans le respect des conventions collectives de nos secteurs,
- Le droit au respect des publics suivis dans le cadre de la santé et du social grâce à des soins et à un accompagnement de qualité.
A dénoncer le silence des médias inféodés aux pouvoirs de droite et de gauche, qui attendent probablement les consignes, ou les prochaines Présidentielles pour savoir si ils peuvent diffuser l'info où pas!!
Que faisaient "nos" directeurs alors que trois de nos collègues étaient blessées ?
Ils trinquaient à la mairie de Lyon avec le maire qui les avaient invités à un petit cocktail...Il est vrai que les primaires du PS n'étaient pas loin !
Sophie.L éducatrice en colère base CGT ELAN Rouen
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