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Transmis par Cynoque depuis Le Matin

Le 13 octobre 2011

Arrêté il y a dix jours pour trafic de drogue, un Albanais affirme avoir été frappé par des policiers près de la gare de Versoix (GE). L'IGS, la «police des polices», va enquêter.

L'IGS (Inspection générale des services) va être réquisitionnée dans une affaire mettant en cause des policiers genevois. Un trafiquant albanais accuse en effet les forces de l'ordre de l'avoir frappé après son arrestation. Une plainte a été déposée pour lésions corporelles et abus d'autorité.

L'Albanais a été arrêté dans le cadre d'une affaire de stupéfiants portant sur environ un kilo d'héroïne pure, l'équivalent de 2000 doses environ. C'était il y a dix jours, dans la nuit du 2 au 3 octobre dernier. Quelque temps auparavant, la police avait eu vent de l'arrivée de la drogue, en provenance de Belgique, destinée au marché suisse.

A son arrivée dans le pays, l'Albanais en ligne de mire est pris en filature. Il entre en contact avec l'un de ses compatriotes et le duo se rend en train à Versoix. A la sortie de la gare, toujours sous surveillance, les deux individus se dirigent, pour planquer la marchandise, dans un bois situé à proximité de la Versoix et du lieu dit du Molard. Retour à la gare, où ils sont arrêtés. L'un est emmené dans les locaux de la police, l'autre ramené dans les bois. C'est là que ce dernier affirme avoir été frappé par «un ou deux policiers» en civil, sous le regard de plusieurs collègues. Entre huit et dix selon lui. Dans sa plainte, il explique que sa tête était recouverte par sa propre veste. Il indique avoir été frappé à plusieurs reprises au visage et au corps afin de «cracher le morceau». «Où tu l'as cachée?» lui auraient demandé les policiers. Deux lots de drogue ont finalement été retrouvés sur les lieux.

L'affaire ne s'arrête pas là. Contacté par nos soins, Me Grégoire Rey, l'avocat de l'Albanais qui a déposé une plainte, n'entend pas commenter ces violences «tant que les investigations sont en cours». Pour le reste, l'avocat se dit choqué: «Il y a clairement eu plusieurs autres violations des droits fondamentaux de la défense. Il n'a pas été proposé à mon client d'être assisté d'un avocat dès son arrestation, alors que la loi l'exige dans des cas graves comme celui-ci. On ne lui a pas non plus proposé de voir un médecin quand bien même il était couvert de bleus. Ce dossier est à ce point mal parti qu'il n'existe plus aucune accusation qui tienne !»

A la police genevoise, on ne fait pas non plus de déclaration sur «une affaire en cours.» En charge du volet «stups», la procureure Rita Sethi-Karam confirme l'ouverture d'une procédure séparée contre inconnu suite aux allégations de l'un des deux prévenus, s'agissant des conditions dans lesquelles s'est déroulée son arrestation. C'est le procureur général qui est désormais en charge de ce dossier qui sera confié à l'IGS. «Il s'agit maintenant d'élucider les faits», déclare Daniel Zappelli.

Source :
http://www.lematin.ch/faits-divers/un-trafiquant-accuse-la-police

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Tag(s) : #Divers faits internationaux
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