
Transmis par Gilbert le 18 novembre 2013
Avec Georges, au parloir de la prison de Lannemezan.
Par Gilbert Hanna*
Récit de ma première Visite à Georges Ibrahim Abdallah.
«On ne peut regarder un homme sans voir l’humanité entière. L’injustice dont est accablé un seul ne peut que frapper les autres.»
Calum McCann - «Transatlantic »
Le matin du Jeudi 17 Octobre 2013**, à 06 h du matin, direction Lannemezan. « Ting tang tung. France inter «Attention dans la vallée de la Garonne un brouillard épais ».
Un brouillard, Brr, qui lisse les choses, efface les contours mais donne le spleen pour la visite d’un prisonnier. Et quel prisonnier !
Ah ! la belle autoroute A65, la plus chère de France, que le « privé » veut encore rentabiliser au nom de la sécurité, qui me pousse dans ce brouillard, qui enfume les esprits en même temps que le monde qui nous entoure. Direction les grottes de Médous ; comme une prémonition me traverse l’esprit, les grottes de Médous….le fond du trou. Pensée trouble qui me vient à l’esprit en allant rendre visite à un homme «libre» en prison.
Comment notre conscience collective peut-elle laisser un homme dans l’enfermement total, derrière un mur gris qui absorbe les saisons et lisse l’espace ?
Les préoccupations du moment ne sont pas seules en cause, c’est aussi la perte des valeurs de ceux qui nous gouvernent qui ont, dans le brouillard, trempé et trompé la démocratie bourgeoise. Trempées aussi les solidarités humanistes dans les intérêts égoïstes des rapports internationaux. Pourquoi, diantre, le Président de la République, un socialiste qu’il dit, n’a-t-il pas saisi la force des jugements pour ordonner sa libération ? Ah soumission quand tu nous tiens !
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http://opa-infos.over-blog.com/2013/11/temoignage-au-parloir-avec-georges-abdallah.html
Témoignage - Au parloir avec Georges Abdallah
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