
Abus. Plus de 3.400 policiers sanctionnés en 2008
A la suite d'enquêtes demandées par des particuliers, le ministère, ou le directeur général de la police, plus de 3.400 fonctionnaires ont été sanctionnés en 2008.
3.423 fonctionnaires ont été sanctionnés en 2008, selon le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), rendu public hier au ministère de l'Intérieur. Ces sanctions, en accroissement de 3,16 % par rapport à celles prononcées en 2007, l'ont été tant à la suite d'enquêtes des services de l'IGPN qu'à l'issue d'enquêtes disciplinaires des différentes directions de la police.
Quatre millions d'interventions par an
En 2008, les services de l'IGPN ont ouvert 1.348 dossiers d'enquête, dont 44 % engagés sur saisine judiciaire, 24 % sur saisine administrative du ministre ou du directeur général de la police nationale et 32 % sur demandes directes de particuliers. Ces dossiers concernaient des faits d'atteintes aux personnes (585, soit 43,40 %), des fautes professionnelles (421, soit 31,23%), des atteintes aux biens (217, soit 16,10 %), des incidents de vie privée (54, soit 4 %) et divers (71, soit 5,27 %). Le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard a tenu à «mettre en perspective» ces résultats avec l'activité de la police qui «effectue quatre millions d'interventions chaque année. Elle se trouve ainsi sept fois par minute au contact de la population», a-t-il souligné.
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Bordeaux devrait accueillir en 2012 l’Ecole nationale des officiers de police.
Un projet à préciser mais qui ravit déjà le syndicat des officiers de police François Fillon a glissé à l’oreille d’Alain Juppé en mars dernier que Bordeaux avait été choisie pour accueillir l’ENSOP.
La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie avait en effet demandé en juin 2007 que l’Ecole nationale des officiers de police soit installée «dans une grande ville universitaire» et lancé une étude dans ce sens. Bordeaux était en concurrence avec Bron, près de Lyon. «Actuellement située entre des champs de betteraves à Cannes-Ecluse en Seine-et-Marne, l’école souffre d’un isolement certain mais aussi de vétusté. Les étudiants officiers de police seraient plus heureux à Bordeaux», se réjouit Lionel Lafargue, responsable sud-ouest du syndicat des officiers de police.
L’ENSOP qui accueillera une centaine d’étudiants, pourrait bien poser ses cartons sur la rive droite, au pied du futur pont Bacalan-Bastide. Une belle compensation pour la ville de Bordeaux qui perdra en 2011 sa prestigieuse école Santé navale. Toutefois, si l’information semble d’ores et déjà faire des heureux, il faut encore qu’elle soit confirmée par le ministère de l’Intérieur qui n’a toujours pas officialisé la nouvelle.
«L’ENSOP s’intégrera parfaitement dans ce futur éco-quartier qui sera très mixte avec à la fois du logement, des activités culturelles et sportives, le tout derrière un parc de 90m2 qui longera la Garonne» explique Michel Duchène, adjoint au maire de Bordeaux et responsable des grands projets urbains à la CUB. Tous attendent avec impatience la confirmation du ministère mais aussi plus de précision sur le projet :
«Nous espérons l’arrivée de tout un pôle universitaire des métiers de la sécurité intérieure avec, en plus de l’ENSOP, l’école des commissaires ou encore celle de gendarmerie. On pourrait ainsi mutualiser les activités» explique Lionel Lafargue.
En effet, au nom de la révision générale des politiques publiques, le Snop et Synergie officiers suggèrent à l’Etat de regrouper à Bordeaux l’Ensop et l’École nationale supérieure de la police (ENSP), chargée de la formation des commissaires de police et qui est actuellement basée à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, près de Lyon. Le ministère devrait donner sa réponse dans les jours qui viennent.
Marie Barrier
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Fusion police-gendarmerie : la nouvelle donne de la sécurité
La police et la gendarmerie au régime sec. A l'heure où les militaires rejoignent le ministère de l'Intérieur, la question inévitable des fusions et des fermetures d'unités refait surface. Mardi, les syndicats de police avaient rendez-vous avec le directeur général de la police, Frédéric Péchenard, et les propos tenus sont sans ambiguïté : d'ici 2011, économies
obligent, les effectifs policiers seront sérieusement revus à la baisse.
La suppression de 4 829 postes à temps plein est programmée. Conséquence immédiate : toute une série de fermetures sont projetées dont certaines dans notre région (lire ci-dessous). Le directeur de la police a beau affirmer qu'aucune décision n'a été arrêtée, les objectifs, eux, sont clairs.
Selon nos informations, lors de cette réunion, chaque direction de la police a présenté des projets chiffrés : la police aux frontières (sept petits départements à fermer), le renseignement intérieur (30 sites), la direction de la formation (8 centres de formation sur 12)…
Enfin, le patron de la sécurité publique (la police en tenue) a fait part de sa volonté, sans jamais citer une ville, de transférer 17 circonscriptions de police en zone gendarmerie et d'intégrer 29 sites gendarmerie en zone police.
Ce n'est là que le début d'une redéfinition complète de la carte de la sécurité en France. Soumise aux mêmes objectifs, la gendarmerie elle aussi planche sur des fermetures. Quelles unités et selon quel calendrier ?
L'heure semble à la prudence côté gouvernement.
« En ce qui concerne les échéances, tout dépend de l'attitude des élus, soit ils sont favorables, soit ils mettent des bâtons dans les roues », analyse un commissaire, rappelant que le dossier sécurité est d'abord et avant tout politique.
Ce qui pourrait changer en Midi-Pyrénées Police
Voici les projets de fermeture pour notre région :
1) La police aux frontières: les direction de Tarbes (65) et de Foix (09) sont dans le collimateur.
2) La direction de la formation: le centre de formation de Carcassonne (11), comme celui de Perpignan (66) sont menacés. L'école de police de Toulouse est, elle, maintenue: le centre de formation et l'école de formation continue fusionnent, ce qui correspond à la supression du poste d'un officier.
3) La direction du renseignement intérieur: il s'agit, pour une bonne part, des anciens Renseignements généraux. Trois départements, qui regroupaient de trois à sept fonctionnaires environ, devraient perdre leur direction locale: l'Ariège, les Hautes-Pyrénées et le Gers.
4) Chez les CRS, des deux compagnies basées à Toulouse (la 26 et 27), l'une semble condamnée. La délocalisation de la CRS de Lannemezan (65) dans les Pyrénées-Atlantiques est évoquée.
5) Enfin, côté sécurité publique, le secteur le plus sensible compte tenu des effectifs, aucun site n'a été cité. Les fermetures redoutées par les syndicats à terme sont : Saint-Gaudens (31), Pamiers (09), Graulhet (81), Mazamet (81), Carmaux (81), Millau (12) , Decazeville (11) et Castelsarrazin (82), Castelnaudary (11) voire Cahors (46) et Auch (32).
Gendarmerie
Chaque fermeture de brigade, la plus petite soit-elle, sera douloureusement vécue par les élus et la population. Les responsables de la gendarmerie le savent. Pour l'heure, c'est pas à pas que ces derniers progressent. Les projets à court terme sont pour l'instant modestes.
Les brigades territoriales situées en ville, c'est-à-dire en zone police, qui faisaient donc double emploi, devraient fermer leurs portes. Pour le public, cela changera peu de chose : les gendarmes ne prendront plus de plaintes et renverront sur le commissariat qui était déjà en première ligne. Ce serait le cas par exemple de la brigade de Toulouse-Saint-Michel, installée place Lafourcade, de celle de Toulouse-Mirail, ou encore de celle de Cahors.
Autre changement prévisible, la fusion de certaines compagnies (Espalion, St-Affrique dans l'Aveyron, et dans le Tarn...) Là encore, pour l'heure, le changement sera minime : les états majors fusionneront, voire les unités judiciaires, comme les brigades de recherches, et les unités d'intervention comme les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG). Côté gendarmerie mobile, l'un des deux escadrons basé à Toulouse (une centaine d'hommes) serait condamné.
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«Une sécurité à deux vitesses»
Didier Martinez, secrétaire régional Midi-Pyrénées de l'Unsa Police.
Quelle est votre réaction aux projets de suppressions d'unités ?
Nous sommes inquiets parce que le service public va en pâtir. Quand on enlève des effectifs, la qualité du service rendu s'en ressent forcément.
La police est en première ligne dans la lutte contre les violences urbaines, la délinquance, ou encore le maintien de l'ordre lors des conflits sociaux. Nous avons plus que jamais besoin d'une police forte et professionnelle. L'inquiétude porte aussi sur la restriction des forces mobiles.
Quelle est la réalité de ces menaces de fermeture ?
À l'évidence, les petites circonscriptions de police sont menacées à terme. Même celles qui justifiaient jusqu'à présent d'une activité suffisante. Seul va l'emporter le critère de la rentabilité pour l'administration. Mais si Saint-Gaudens passe à sept ou huit gendarmes, jamais ceux-ci ne remplaceront 50 policiers. On va avoir une sécurité à deux vitesses.
Quelle est votre position sur le rapprochement police-gendarmerie ?
Il y aura une meilleure cohérence des services. Mais ma crainte vient de la difficulté d'harmoniser les statuts. Cela ne pourra se faire, selon moi, qu'au prix de sévères concessions.
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« Une maison qui n'est pas la nôtre »
Un gendarme de Haute-Garonne.
Des casernes risquent de fermer…
Nous, on n'est pas au courant ; on ne sait pas trop ce qui se trame. On a entendu parler de réorganisation territoriale, que des brigades deviendraient peut-être des commissariats, mais on n'en sait pas davantage. La grosse inquiétude, c'est de passer sous la coupe de la police. C'est malheureusement possible à long terme.
Une fusion n'est-elle pas inéluctable ?
Non. On s'entend bien sur le terrain. Mais dans la façon de travailler et d'aborder les gens, les deux entités n'ont rien à voir. Allez voir dans les cités : eux font la différence. Ils voient les gendarmes bien plus respectueux dans l'approche et la façon de contrôler. C'est un domaine où on excelle. Nous, on rentre dans de nombreuses zones où la police ne peut
plus aller. Et ce n'est pas propre à la Haute-Garonne, c'est national.
Comment est pris ce rapprochement au sein de la gendarmerie ?
Avec ce rapprochement, on nous amène dans une maison qui n'est pas la nôtre. On craint que la police prenne le principal, et qu'il ne nous reste que les miettes. On peut craindre une diminution de personnel. La gendarmerie va perdre quelques milliers d'hommes, ça paraît certain. Dans la région toulousaine, des policiers ont visité des brigades de gendarmerie. Leurs syndicats leur ont dit qu'ils en prendraient bientôt possession.
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L'Aquitaine se dote d'une zone d'essais pour les drones civils
15/06/2009
Implantation
Aujourd'hui, au salon du Bourget, va être officiellement lancée la zone d'essais de drones sur le camp militaire de Souge à Martinas-sur-Jalles (Gironde), occupée actuellement par le 503e régiment du Train.
L'AOT, Autorisation Temporaire d'Occupation, sera remise à Bordeaux Technowest, la technopole implantée au cœur du Bassin aéronautique et spatial qui héberge des PME innovantes spécialisées dans les systèmes de drones civils.
« Si nous voulons développer une filière drones en Aquitaine, il faut se doter d'une zone d'essais spécifique pour des drones de moins de 150 kg. Cette zone constituera un facteur d'attractivité pour la région. Il n'existe pas d'autre zone d'essais en France en dehors de celle d'Istres », indique François Baffou, directeur de Bordeaux Technowest.
L'AOT porte sur une durée de trois ans renouvelable et ce pour des autorisations d'essais de deux demi journées par semaine. La technopole gestionnaire de la zone a confié à la société Fly'N Sense, spécialisée dans la conception et la fabrication de micros drones, l'élaboration du dossier technique daptitude au vol qui sera nécessaire pour chaque entreprise qui voudra utiliser cet espace aérien pour des essais.
L'armée de terre et la DGAC, la Direction générale de l'Aviation Civile, préférant n'avoir qu'un seul interlocuteur plutôt qu'un interlocuteur différent pour chaque essai.
De notre correspondante en Aquitaine, Colette Goinère
(http://www.usinenouvelle.com)
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