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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 15:37

Le 2 juin 2015

L’arrêté d’expulsion avait été affiché samedi 30 mai en préfecture. Depuis, les migrants qui campaient boulevard de La Chapelle à Paris, entre les stations de métro Barbès et La Chapelle, dans le 18e arrondissement, s’attendaient à être expulsés d’un jour à l’autre. Mardi 2 juin, la police a bouclé le périmètre aux alentours de 6 heures et a procédé à l’évacuation du camp, mettant en avant, comme souvent dans ce genre de cas, l’insalubrité et les risques sanitaires.

Lire aussi : Dans nos sociétés pressées, le migrant est transparent

« C’est une opération d’urgence et c’est dommage de devoir en arriver là », reconnaissait Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile, présent sur place pour « garantir que ça se passe bien ». Avec Emmaüs, l’association avait aidé à établir, la semaine dernière, un « diagnostic » sur le nombre de personnes que comptait le campement, sur leur situation et sur la réponse à y apporter. Une liste de trois cent quatre-vingts personnes avait été établie. Parmi elles, la moitié relève de la demande d’asile et certaines auraient même déjà le statut de réfugié.

Mais mardi matin, c’est justement cette liste qui pose problème. Alors que la police fait entrer petit à petit les migrants dans des autobus en partance pour toute l’Ile-de-France, beaucoup d’autres restent coincés derrière le cordon de sécurité. « Ils se lèvent tôt et certains partent prendre leur petit-déjeuner dans des associations, ou quittent un moment le camp », explique une bénévole de l’association Entraides citoyennes. Impossible pour eux de rejoindre leur tente et de récupérer leurs affaires. A chaque membre de France terre d’asile ou à un officiel qui s’approche ils tendent leurs papiers pour supplier de les laisser entrer. Au compte-gouttes, on laisse passer quelques femmes avec des poussettes. « On les trie sur le trottoir », proteste une militante.

D’autres expliquent qu’ils n’étaient pas là au moment du recensement. Ils dormiront certainement dans la rue ce soir encore.

« Tout ce qu’on cherche, c’est à les disperser, note, amer, Pascal Julien, conseiller de Paris écologiste, mais les solutions proposées ne sont que temporaires. » Une bonne moitié part en direction de La Boulangerie, un centre d’accueil de nuit pour personnes sans domicile fixe, les autres sont répartis dans toute la région. « Mais dans quinze jours ? » interrogent l’élu et des militants venus soutenir les migrants. « Vous pouvez être sûrs qu’ils vont se regrouper à nouveau », assure Pascal Julien.

A chaque car qui s’en va, un petit groupe de militants tente de s’interposer un moment. Adresse quelques signes de soutien ou d’amitié aux personnes qui, dans le bus, font un petit geste de la main, un sourire un peu inquiet aux lèvres. « Je suis venu pour montrer qu’il y a un peu de solidarité, explique Christine, qui préfère ne pas donner son nom et dit habiter non loin de là. On venait souvent, le camp était sordide, ils n’avaient que trois toilettes pour quatre cents personnes et un seul point d’eau, mais des personnes dans une telle détresse ont besoin de se regrouper et d’être ensemble pour survivre. J’ai honte de ce qu’il se passe aujourd’hui », lâche-t-elle.

« Risque d’épidémie »

Mercredi 27 mai, le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, avait fait état d’un « risque d’épidémie » justifiant une évacuation rapide. Des risques de dysenterie et des cas de gale avaient été rapportés par l’Agence régionale de santé dans un document à la fin du mois de mai. La ministre de la santé, Marisol Touraine, a d’ailleurs jugé mardi matin sur France Info que « le démantèlement de ce camp répond [ait] aussi à une exigence en termes sanitaires ».

« Les campements sont des lieux qui en termes d’épidémie, en termes sanitaires sont toujours des risques (…), d’abord pour ceux qui y habitent », a commenté la ministre des affaires sociales. En matière de politique d’accueil de la France, Marisol Touraine a souligné que « la France accueille des migrants, [elle] n’est pas portes fermées, les yeux fermés sur la réalité du monde ».

Chacun semble savoir que l’expulsion et les relogements ne sont que des solutions temporaires. Au moins deux cents personnes du camp seraient « en transit » vers d’autres pays. « Les femmes avec enfant relèvent de l’aide sociale à l’enfance de la ville », et les demandeurs d’asile des centres d’accueil, a détaillé le préfet. Pour les autres, en transit ou ne voulant pas demander l’asile, « une mise à l’abri temporaire » sera proposée.

La Ville de Paris devrait également loger dans des hôtels soixante-quatorze personnes, dont les mineurs présents sur le camp. L’emplacement devait être ensuite nettoyé et une veille assurée sur le site, a-t-on indiqué de source proche de la Mairie.

Aux abords du pont, place de La Chapelle, un journaliste interviewe un jeune homme qui dit appartenir au camp :

- « Où allez-vous dormir ce soir ? »

- « Ben ici », répond l’homme, le regard dans le vide.

Le journaliste hésite un moment.

- « Mais c’est évacué… »

- « Oui, mais j’ai pas de famille, nulle part où aller. Alors je dois bien dormir ici… »

Source :
http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/06/02/le-campement-de-migrants-de-la-chapelle-evacue-par-la-police_4645361_1654200.html#KKqpCo6hb15SJcBr.99

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