Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

LOIS LIBERTICIDES

Contester une amende
pour manif interdite

Juin 2019 : klik !

******

La censure
sur Internet

Avril 2019 : klik !

******
Etat d'urgence


Le cadre légal : klik


****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"



C'est par là : klik !

*****
Notre Facebook

 

C'est par là :
facebook.com/clap33

*****

Agenda des luttes

 En ligne ici : klik !

Et encore...

 



https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

 


 

 

https://a4-images.myspacecdn.com/images04/10/085780129eb0413dbdf3961ab6da8567/full.jpg

 

 

26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 16:10

Le 19 novembre 2019

Trois médecins vont réaliser une nouvelle expertise, afin d’élucider les circonstances de la mort du jeune homme, à la suite d’une interpellation musclée par la police en 2016.

De dossier judiciaire, l’affaire Adama Traoré se mue peu à peu en marathon médico-légal. Les juges d’instruction ont commis, mercredi 6 novembre, trois médecins pour réaliser une nouvelle expertise, afin d’élucider les circonstances de la mort du jeune homme de 24 ans, sur le sol de la caserne de Persan (Val-d’Oise) en juillet 2016, à la suite d’une interpellation musclée par les gendarmes.
 
Il s’agira du cinquième rapport de la médecine – deux autopsies et une analyse toxicologique ont en outre été réalisées – dans ce dossier hors normes, qui a donné naissance à un mouvement social d’ampleur dans les quartiers autour des questions de violences policières, sous l’impulsion notamment de la famille Traoré.

Les examens se succèdent depuis plus de trois ans sans parvenir à des résultats définitifs concluants. Les proches du jeune homme soutiennent que ce sont les méthodes employées durant son arrestation, notamment une compression thoracique, qui auraient provoqué l’asphyxie et le décès quelques minutes plus tard.

Les trois gendarmes (placés sous le statut de témoin assisté pour les faits de non-assistance à personne en danger) assurent de leur côté que leurs actions ne sont en rien responsable de la soudaine dégradation de l’état d’Adama Traoré, qui a commencé à défaillir dans le véhicule de la gendarmerie, avant de s’effondrer sur le sol de la caserne.

Les premières autopsies de juillet 2016 mettaient en avant un syndrome asphyxique, sans en déterminer la cause.

L’examen toxicologique, réalisé dans la foulée, excluait le rôle du cannabis dans sa mort, malgré une importante consommation.

La première expertise de septembre 2016 formulait l’hypothèse d’une défaillance cardiaque due à une malformation. Une option balayée par le deuxième rapport de juin 2017, qui montrait au contraire qu’Adama Traoré avait un palpitant de sportif.

Une autre piste

L’expertise d’octobre 2018 avançait une autre piste. Le jeune homme serait mort à la suite d’un effort important – il tentait d’échapper à un contrôle de la gendarmerie – qui aurait provoqué une réaction en chaîne chez lui, due à deux maladies bénignes dont il était affecté, la sarcoïdose et la drépanocytose.

Une conjecture qui présente au moins deux défauts aux yeux des proches : rien dans le dossier judiciaire ne permet de dire qu’Adama Traoré a produit un effort important lors de sa fuite – les éléments d’enquête ont mis en avant qu’il a parcouru 450 mètres en 18 minutes ; par ailleurs aucun des médecins interrogés n’est spécialiste des deux maladies invoquées.

L’avocat de la famille Traoré, MYassine Bouzrou, a donc fait réaliser une contre-expertise, début 2019, par des professeurs spécialistes de ces pathologies caractéristiques.

Pour des résultats radicalement divergents : selon eux, une telle réaction en chaîne n’a jamais été observée, surtout chez un sujet présentant des formes bénignes (voire asymptomatiques) des deux maladies précitées, comme c’était le cas d’Adama Traoré.

Les deux juges d’instruction avaient estimé que ce rapport était sujet à caution, notamment parce que les spécialistes interrogés n’étaient pas inscrits sur les listes d’experts assermentés.

Mais en nommant à leur tour trois médecins dont deux ne figurent pas sur ces registres, ils accréditent l’idée que l’affaire est un casse-tête autant pour la justice que pour la science.

Une série de questions

La famille d’Adama Traoré n’a d’ailleurs pas manqué de pointer cette incongruité dans un communiqué publié sur Facebook, regrettant également les huit mois écoulés entre la commande de la nouvelle expertise et la désignation de ces médecins.

MYassine Bouzrou a envoyé aux magistrats une sollicitation pour que ces nominations soient motivées et pour que les échanges ayant conduit à ce choix soient versés à la procédure.

Il demande en outre que le professeur de médecine interne spécialiste de la sarcoïdose et de la drépanocytose ayant réalisé la dernière expertise soit associé aux travaux. « Il est nécessaire pour les proches d’Adama Traoré que la désignation des experts soit faite en toute transparence », estime l’avocat.

Les trois nouveaux experts devront, au vu de l’ensemble du dossier judiciaire et des précédents rapports, répondre à une série de questions : Adama Traoré était-il atteint de pathologies ? Ont-elles contribué à sa mort ? Le stress et l’effort physique ont-ils joué un rôle ? Le cannabis est-il en cause ? A quoi est dû son syndrome asphyxique ? Y a-t-il eu une asphyxie positionnelle au moment de son interpellation ? A-t-elle contribué au décès ?

Autant d’interrogations qui restent à ce jour en suspens.

Ce nouveau – et ultime ? – rapport est attendu au plus tard le 4 mai 2020.

Soit près de quatre ans après la mort du jeune homme.

Source :
https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/19/affaire-adama-traore-trois-nouveaux-experts-nommes-pour-determiner-les-causes-du-deces_6019665_3224.html

Partager cet article

Repost0

commentaires

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

Guides juridiques - C.L.A.P33
Porter plainte contre la police
Garde A Vue, manifs - Conseils

*****

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
le 19 Mars 2009 à Bordeaux !

Infos : klik !

******
Violences Policières

France - Quatre rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !
Bastamag :  klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Retrouvez toutes nos vidéos

klik là !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A