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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:16

Commémoration de la mort de Amine  Bentounsi
Le 2 mai 2015
14h30 départ de la gare de Noisy Le Sec au tribunal de Bobigny.

Voilà déjà 3 ans que mon frère Amine a été tué d'une balle dans le dos par un policier Damien Sabounjian à Noisy le sec le 21 avril 2012.

Damien Saboundjian a été mis en examen pour homicide volontaire, son avocat Merchat  (avocat des policiers dans la mort de Zied et Bouna) plaide la légitime défense comme dans toutes les affaires ou des policiers sont responsables dans la mort d'une personne c'est leur premièr argument systématiquement.

En octobre 2014 nous avons appris la requalication des faits d'homicide volontaire"  à "violence volontaire ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner",ce changement s'appuie sur un expert en balistique qui dit " qu'un homme aurait pu se retourner en une fraction de seconde et mettre la vie de ce policier en danger."

Dans cette affaire nous avons malheureusement pas eu l'aide de la vidéo comme aux États Unis, pour démontrer que ce policier a abattu mon frère volontairement. Il est quand même révoltant que les familles doivent se battre avec acharnement pour demander justice quand il s'agit de policiers mis en cause, malgré tous les témoignages et les éléments à charge contre ce policier.

La déqualification des faits nous laisse un goût amer, néanmoins ce policier sera traduit devant les assises et sera jugé par un juré populaire au tribunal de Bobigny.

En attendant son procès, il a obtenu sa mutation dans la région de Grenoble dont il est originaire, suspendu de ces fonctions mais continue a percevoir son salaire par le ministère de l'intérieur, à la suite des pressions faite par les syndicats policiers pour le maintien de son salaire. 

L'avantage d'être au dessus des lois, on obtient beaucoup plus de privilèges de la part de la justice et de l'état quand un manifestant qui s'indigne de la mort d'un militant écologiste (Remy Fraisse) qui écope six mois de prison dont deux mois ferme. Justice égal pour tous ?  Réalité ou Utopie ?

Depuis un an que le dossier de l'instruction est clos nous attendons une date de jugement qui ne vient pas.

Pour toutes ces raisons nous seront déterminés à jamais pour la vérité et la justice.

Amal Bentounsi

Collectif Urgence notre police assassine

Source :
http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 13:43

Le 23 avril 2015 depuis Paris Luttes Info

 

La police assassine : Amadou Koumé, mort au commissariat du Xe

On a appris ce matin la mort d’une personne entre les mains de la police. Une énième victime des pratiques policières d’étranglement.

Mise à jour 11h45 sur un précédent au commissariat Louis-Blanc.

Le secret avait été bien gardé depuis un mois et demi par la police et la justice. On apprend ce lundi 20 avril sur LeParisien.fr la mort d’un homme au commissariat du 10e arrondissement, (rue Louis-Blanc), dans la nuit du jeudi 5 mars au vendredi 6 mars. Âgé de 33 ans et papa de deux enfants, Amadou Koumé était originaire de Saint-Quentin dans l’Aisne, en Picardie.

Comme souvent, la mort entre les mains des flics a vite été requalifiée en homicide involontaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Amadou a été interpellé le 6 mars à 0h05 alors qu’il tenait des propos incohérents. « Il n’était manifestement pas bien, détaille une source judiciaire. Quand les policiers ont voulu le menotter, il s’est débattu. Ils ont dû procéder à une manœuvre d’étranglement pour lui passer les menottes. À l’arrivée au commissariat à 0h25, ils se sont rendu compte qu’il était amorphe. Le Samu a tenté de le ranimer, en vain. » Le décès d’Amadou a été officiellement constaté à 2h30.

Pour ses proches, les circonstances doivent être éclaircies. « On ne sait pas comment il est mort, s’indigne Habi, sa grande sœur. Le matin de son décès, il a fallu que je passe trois appels à l’IGPN et que j’implore la personne au standard pour enfin obtenir des informations sommaires. Au téléphone, on m’a dit qu’il avait été transporté couché dans le fourgon et qu’il était mort à 0h30. En découvrant l’acte d’état civil, j’apprends que son décès n’a été déclaré que deux heures plus tard. Je me demande si on ne veut pas nous cacher quelque chose. » Lorsqu’ils se sont rendus à l’Institut médico-légal, plusieurs membres de la famille du jeune homme se sont aperçus qu’il présentait une plaie au visage.

Ce que ne fait pas bien sûr l’article du « Parisien », c’est le rapprochement avec la mort de plusieurs personnes, tuées elles aussi par étranglement. Une pratique dénoncée depuis longtemps, suite notamment à la mort d’Hakim Ajimi en 2008 :
"Lors de contrôles d’identité, ou d’interpellations, la Police applique une méthode d’immobilisation qui dans sa pratique peut provoquer la mort : cette méthode “au corps à corps” consiste à ce qu’un fonctionnaire de police étrangle la personne qui se trouve au sol, pendant qu’un autre lui comprime la cage thoracique en appuyant fortement son genou dans le dos. Cette pratique appelée aussi “clé d’étranglement” entraine l’immobilité, la suffocation, de graves lésions qui peuvent provoquer alors des conséquences irréversibles quand ce n’est pas la mort.

Trois flics avaient été condamnés à de la prison avec sursis pour la mort d’Hakim Ajimi. Depuis, plusieurs personnes sont mortes pour avoir eu le malheur de croiser des flics friands de cette pratique. Elle est pourtant connue depuis plus de dix ans par tous les policiers comme pouvant être mortelle.


Hakim Ajimi, tué par la police par étranglement

En juin 2009, Ali Ziri mourrait dans les mêmes circonstances à Argenteuil. En 2011, c’était Wissam El-Yamni à Clermont-Ferrand. À chaque fois, les flics s’en sont sortis, comme dans la plupart des cas où la police est accusée de meurtre ou de mutilation.

La police française assassine !

Pour plus d’infos sur les crimes policiers, voir notamment :
http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

*****
Mise à jour 11h45 : ce commissariat fait partie de ceux qui ont une particulièrement sale réputation sur Paris, comme Riquet et Clignancourt. Par exemple, le 5 juin 2010, dans ce même commissariat, trois membres d’une famille avaient subi des graves violences policières.
Au point que le défenseur des droits s’en était alerté :
"Le Défenseur des droits a été saisi d’une réclamation concernant les conditions dans lesquelles trois membres de la famille A. ont été interpellés, le 5 juin 2010, à Paris 10e, des violences et insultes qu’ils auraient subies, ainsi que du déroulement de la garde à vue à laquelle ils ont été soumis du 5 au 6 juin 2010."

Source :
https://paris-luttes.info/la-police-assassine-amadou-koume-3114

 

L'article du Parisien :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-mort-au-commissariat-20-04-2015-4708857.php#xtor=AD-1481423551

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 11:16

Depuis Zad.Nadir le 9 avril 2015

Condamné pour violences volontaires et faux et usage de faux : un policier perd deux points sur son permis de tuer

Dix ans au moins que nous nous faisons tirer dessus à coup de flashball et de lanceur de balles en diverses circonstances. Dix ans que s’accumulent les blessures, les mutilations irréversibles et parfois la mort. Dix ans d’humiliation, à vérifier l’impunité dont bénéficient les policiers à coup de classements sans suite, de non-lieux et de relaxes.

Le 20 mars dernier la cour d’assises de Mamoudzou, à Mayotte, a condamné un gendarme pour avoir éborgné un enfant de 9 ans en 2011 – c’est une première pour une cour d’assises. Il a été reconnu coupable de violences volontaires ayant entraîné une mutilation et une infirmité permanente et condamné à deux ans de prison avec sursis.

Aujourd’hui, Jean-Yves Césaire, le policier qui avait tiré sur Geoffrey Tidjani à Montreuil en 2010 alors qu’il participait à un blocus devant un lycée pendant le mouvement contre la réforme des retraites, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Bobigny de violences volontaires aggravées et de faux et usage de faux. Il a été condamné à un an de prison avec sursis, deux ans d’interdiction de port d’arme et un an d’interdiction d’exercer.

Si les lignes semblent bouger, ces peines sont finalement bien symboliques. Dans le premier cas, dès le lendemain du verdict, le gendarme a pu reprendre sa triste fonction et son arme, et de nouveau tirer. Aujourd’hui en suspendant et désarmant temporairement Jean-Yves Césaire, la justice n’a fait que retirer au policier quelques points sur son permis de mutiler et de tuer, points qu’il pourra récupérer dans 2 ans. Dans deux ans il pourra tirer et mentir à nouveau.

Nous nous réjouissons cependant pleinement de la condamnation pour faux et usage de faux. Malgré une vidéo invalidant totalement les déclarations policières, Geoffrey et sa famille avaient dû longuement batailler pour que cette plainte pour faux soit instruite. Aujourd’hui la juge a dû reconnaître que les procès verbaux des policiers étaient un tissu de mensonges assermentés. Même si elle a réussi à ne jamais le dire explicitement, parlant avec prudence d’« habillage de la vérité », pour une fois la justice a admis que la police ment pour se couvrir, ce qui n’est pas une exception mais la règle.

Sans cette vidéo, c’est Geoffrey qui aurait été condamné sur la base des mensonges des policiers, et ceux-ci jamais poursuivis. Nous nous félicitons donc que les charges contre Geoffrey aient été abandonnées, et qu’il n’ait pas eu à subir l’affront d’une relaxe. Le policier bredouillant et mal à l’aise, et au delà tous ses collègues venus remplir la moitié de la salle en soutien, a dû rendre des comptes et subir les assauts que le procureur réserve habituellement aux petits délinquants. Ce sont eux, cette fois, qui ont dû écouter en silence un verdict en forme de rappel collectif à la loi et la déontologie. Que les policiers ne puissent plus tirer en se disant qu’ils seront couverts de toutes façons, qu’ils aient eux aussi quelque chose à perdre, que la peur les habite un peu, constitue une petite victoire.

Petite victoire quand tant de proches de personnes tuées par la police doivent faire face au déni de justice, aux mensonges policiers, aux non-lieux. Quand au sein de l’Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières, on a vu les policiers ayant tiré sur Pierre, Casti, Quentin, Yann, Davy, Ayoub - tous blessés ou mutilés par des lanceurs de balles - blanchis par la justice, le plus souvent sans procès ni réelle instruction.

À propos des flashballs et LBD, la juge a admis qu’il « convient de s’interroger sur la pertinence du recours aux armes de type flashball » : « arme dangereuse », à la « fiabilité douteuse », dont l’usage est souvent « aventureux » et dont le « statut d’arme collective tend à déresponsabiliser ses usagers ». Elle a enfin pointé la banalisation de l’utilisation de ces armes, tout en insistant sur le fait que le tireur n’avait pas à l’utiliser hors contexte de « violences urbaines », laissant supposer que dans ce cas le policier aurait pu mutiler en toute impunité.

Ce procès a ainsi jeté une lumière crue sur les pratiques de la police en général, plus spécialement dans les quartiers populaires et tout particulièrement en Seine St-Denis. Déclaration de Jean-Yves Césaire : « le flashball ce n’est pas quelque chose d’inconnu en Seine-St-Denis ». Aurait-on assisté à de telles méthodes pour lever le blocus d’un lycée dans le centre parisien ?

Nous le répétons : dans la rue ou dans les manifestations, il n’y a pas de bon usage d’une arme comme le flashball. Blesser et terroriser sont ses objectifs et non ses dérives. Il n’y a qu’une seule manière d’arrêter la multiplication des mutilations qu’elle entraîne : désarmer la police.

En novembre dernier, nous avons décidé de constituer l’Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières, pour se soutenir mutuellement et trouver ensemble les moyens d’entraver l’usage de ces armes.

Nous n’avons pas peur.

Nous poursuivrons tous les policiers responsables de blessures par des procédures pénales et attaquerons également devant le tribunal administratif l’autorité politique qui les arme. Faire qu’à chaque blessé, les policiers tireurs craignent pour leur poste et que l’Etat soit condamné. Dans les tribunaux ou dans les manifestations, dans les commissions parlementaires ou devant les usines d’armement, nous serons-là, déterminés à mettre en échec l’impunité et la violence policière.

LES POLICIERS NOUS BLESSENT POURSUIVONS-LES !

Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières

assemblee.des.blesses@gmail.com

Le 2 avril 2015

Source :
http://zad.nadir.org/spip.php?article2979

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 07:49

Transmis par Elodie le 27 mars 2015

Témoignage de Eli

Hier soir, 24 mars, je circulais sur le trottoir à l'angle des rues Robert-Bourassa/University et Shebrooke.

Je suis seul bien éloigné de la manifestation. Au milieu de nulle part, sur le trottoir, deux policiers armés de boucliers et de matraques croisent ma route.

Choqué de tout ce que je venais de voir, je marmonne donc à leur intention : '' Vous n'avez pas honte ?''.

Ceux-ci ne m'entendent pas, seulement, un des deux dit à mon intention avec un air relativement sympathique : '' Scuse-moi, je n'ai pas entendu, rapproches-toi que j'entende ta question.''

Et moi je me rapproche et je leur dis d'un air sans hargne mais seulement interrogatif:
'' N'avez-pas honte, parfois, de frapper des manifestants qui sont jeunes et qui, la plupart du temps sont non-violent ?"

Voila sa réponse : Un coup de bouclier en plein visage ce qui pulvérise mes deux palettes (dents).

Ces flics n'ont pas daignés me donner leur matricule ou leur nom, préférant se sauver rapidement dans une van du SPVM.

En bref, hier soir, un civil marchant sur le trottoir du centre-ville s'est fait attaqué par deux policiers pour une simple question. La répression est puissante et aujourd'hui elle fonctionne car j'ai peur, je suis terrorisé.

S'il vous plaît, partagez.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 08:58

Yep !

Avant l'expulsion de la Z.A.D du Testet où une poignée de résistants ont tenté d'empêcher la construction d'un barrage, de nombreuses exactions ont été commises sur les Zadistes par des milices pro-barrages, sous les yeux d'une police dont le laisser-faire a été condamné maintes fois.

Lire ici :
http://opa-infos.over-blog.com/2015/03/qui-veut-la-peau-des-zad.html
http://opa-infos.over-blog.com/2015/02/sivens-zadistes-dehors-ou-la-mort.html
http://opa-infos.over-blog.com/2015/02/testet-des-miliciens-bloquent-les-entrees-a-la-zad.html

La vidéo ci-dessus montrent les témoignages de M. Bernard Cottaz-Cordier, porte-parole de l'ADECR (Association des élus communiste et républicain de Loire Atlantique) et M. Patrick Rossignol, maire de Saint-Amancet, auditionnés à l'Assemblée Nationale à propos du maintien de l'ordre républicain (sic) sur la Z.A.D du Testet.

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 10:35

Le 6 mars 2015

Un policier a été condamné vendredi 6 mars à cinq ans de prison dont trois ferme pour avoir violemment frappé un marginal à Chambéry en 2010, ont annoncé des sources judiciaires, confirmant une information de RTL.

Le fonctionnaire de la brigade anticriminalité (BAC) était poursuivi pour « violences avec arme par personne dépositaire de l'ordre public ».

Le parquet avait requis une peine de deux ans de prison ferme lors du procès, le 4 février.

Le policier avait fait l'objet en outre d'une interdiction d'exercer le métier de policier, qui a été confirmée définitivement vendredi par le tribunal correctionnel de Chambéry.

« C'est une bavure »

Les faits qui étaient reprochés au policier remontent à avril 2010, « lors d'une intervention policière nocturne pour calmer un groupe d'individus alcoolisés », rappelle RTL.

Un jeune homme avait été violemment frappé « à plusieurs reprises » lors de l'opération, selon une source judiciaire. L'homme avait ensuite été plongé dans le coma, avant de se réveiller hémiplégique du côté droit.

« Il a fait son boulot n'importe comment ! J'étais allongé par terre. Le sang coulait », a expliqué la victime à la radio, avant de conclure : « Je respecte la police, mais là, c'est une bavure. »

« Le tribunal a indiqué que mon client était clairement une victime. Or cela était loin d'être évident. Cela faisait cinq ans que l'on se bagarrait pour le faire reconnaître », s'est félicité l'avocat du jeune homme.

Source :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/03/06/un-policier-condamne-a-trois-ans-de-prison-ferme-pour-violence-avec-arme_4588580_3224.html

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 09:13

Le 18 mars 2015

Avec trois suicides en quinze jours, la maison d’arrêt de Gradignan n’améliore pas sa réputation. L’Observatoire Internationale des Prisons pointe de nouveau du doigt cette prison et sa « sursuicidité ».

Farid H. n’a passé que six jours en prison. Entré le 6 mars dernier, l’homme était suspecté du meurtre de son ex-compagne et de son ancienne belle-mère à Tarnos, dans les Landes. Ce trentenaire est alors conduit à la prison de Gradignan. En surveillance particulière, il est placé en cellule individuelle : il aurait déjà tenté de se suicider par le passé, et est donc considéré comme un homme potentiellement dangereux pour lui-même.

En effet, c’est pendu dans sa cellule que les surveillants de prison le retrouvent mercredi dernier en fin d’après-midi. Dans un état critique mais encore vivant, il est transféré au CHU de Pellegrin à Bordeaux. Il meurt le lendemain à l’hôpital.

Le même jour, un autre détenu de Gradignan décède lui aussi, trois jours après s’être pendu. Depuis juin 2014, il était l’objet d’un placement spécifique en détention : à l’isolement, il passait tout son temps seul, même lors des promenades.

Deux semaines avant ces deux décès, un autre homme avait ouvert ce bal macabre, également par pendaison.

Les trois détenus ont tous laissé des lettres pour expliquer leurs gestes. Des mots que les enquêteurs ont en leur possession. Ces trois enquêtes confinent au silence les services pénitentiaires, joints par Rue89 Bordeaux.

Prison occupée à 153%

Ce silence est brisé par l’observatoire internationale des prisons (OPI) qui sonne l’alarme. Delphine Payen-Fourment, coordinatrice du Sud-Ouest, analyse :

« Ces trois personnes étaient en détention provisoire. C’est une période à haut-risque. Il y a le choc carcéral, le stress, l’attente d’un procès… »

Selon Delphine Payen-Fourment, l’homme qui s’est suicidé fin février mettait en cause dans sa lettre « le système judiciaire ». L’OIP dénonce également des conditions « délétères » de détention à Gradignan. Les maux ne sont pas nouveaux :

« L’établissement est surpeuplé. Le taux d’occupation est de 153 % au 1er février 2015, autrement dit 545 personnes étaient détenues pour 355 places. Il y a un manque d’activité pour les détenus qui restent 20 heures sur 24 en cellules. Il y a aussi un problème de ressources humaines qui ont pour effets des soins insuffisants notamment en termes de soins dentaires. »

Le lien de cause à effet entre ces conditions de vie et les passages à l’acte ne peut certes pas être établi, mais cette maison d’arrêt fait tout de même partie de la liste des vingt prisons avec le plus grand nombre de suicides recensés entre 1996 et 2008.

La visite en 2009 de contrôleurs des lieux de privations de liberté souligne déjà la surpopulation, le manque de surveillants, la présence de rats et conclut sans détour que des travaux de rénovation sont nécessaires dans les cellules.

Quatre ans plus tard, six députés et sénateurs girondins, socialistes ou écologiste, écrivent en ce sens à Christiane Taubira. En janvier 2015, la ministre de la Justice informe Alain Rousset, président du conseil régional, que la prison sera reconstruite et passera à 600 places.

Lire la suite :
http://rue89bordeaux.com/2015/03/gradignan-la-prison-ou-il-fait-bon-mourir/

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 14:42

Transmis par le COBP le 16 mars 2015

Encore cette année, le SPVM a démontré son fonctionnement arbitraire et répressif en profilant les participantEs à la manifestation annuelle contre la brutalité policière. Après avoir annoncé que le règlement p-6 serait appliqué malgré le récent jugement Richmond, les stratèges policiers ont cru bon d’asphyxier notre manifestation en vertu de 500.1 pour justifier une autre arrestation de masse.

Utilisé pour la première fois par les flics le 15 mars 2011, ce règlement provincial réprime sous prétexte d’assurer la sécurité routière. Après nous empêcher de manifester sous P- 6, on nous empêche maintenant ‘’d’entraver la circulation des véhicules routiers ‘’, en vertu du règlement 500.1.

Ce règlement a été utilisé à maintes reprises pour mater des manifestations partout a travers la province, de Montréal à Alma, en passant par Québec.

La constitutionnalité de 500.1 est contestée depuis 2011 et la contestation est actuellement rendue jusqu'en cour supérieure.

La manif d’aujourd’hui nous donne encore plus de matériel pour mettre en doute la légitimité de ce règlement afin de le rendre inopérant.

Aucun permis de manifester n’existe et ce n’est pas a la police, aux tribunaux et a l’État d’en improviser en utilisant des règlements bidons comme 500.1.

Nous nous plierons pas a leurs exigences liberticides et, tant qu’il y aura de la répression policière, il y aura des 15 mars.

Nous encourageons les arrêtéEs d’aujourd’hui à contester leurs amendes, ce qui permettra éventuellement d’empêcher les flics d’utiliser ce règlement pour justifier des arrestations de masse, comme ce fut le cas récemment avec la tombée de l’article 2.1 du règlement P- 6.

Le déroulement de la manif d’aujourd’hui explique en lui même les motifs qui nous portent à vouloir prendre la rue le 22 mars, à l’occasion de la St-Patrack. Reste à voir quel règlement répressif les flics sortiront pour nous empêcher de manifester !

VIVE LE 15 MARS !
FUCK LA BRUTALITÉ POLICIERE !

Source :
https://cobp.resist.ca/documentation/le-cobp-d-nonce-la-r-pression-politique-une-fois-de-plus

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 11:33

Depuis Rue89 le 28 février 2015

Je voudrais vous raconter ce que j’ai fait vendredi soir. J’aurais pu essayer de parler, de façon théorique et argumentée, de démocratie, de liberté d’expression, de répression... Mais je pense que ce récit dit déjà beaucoup sur ces sujets.

Même s’il faudrait probablement le compléter par des centaines d’autres récits de manifestants, ou tout simplement d’habitants de ce pays, qui vivent des choses similaires ou bien plus graves.

Vendredi soir, Manuel Valls et trois de ses ministres (Education, Agriculture, Défense) faisaient campagne dans la salle polyvalente de Betton, au nord de Rennes, en vue des élections départementales.

C’était un meeting sur invitation auquel assistaient des militants et sympathisants du PS, et à peu près tout le gratin socialiste d’Ille-et-Vilaine : députés, sénateur, élus municipaux, départementaux, régionaux, hiérarques du parti... qui sont souvent les mêmes, cumul oblige.

Pour ma part, n’étant ni socialiste, ni invité, je participais à une manifestation devant la mairie de Betton, qui se situe devant la salle polyvalente. Le rassemblement était organisé par un collectif rennais pour dénoncer la politique d’immigration du gouvernement.

Manifestations interdites

Nous avions plusieurs banderoles, qui disaient « Non aux expulsions », « Des papiers et des logements pour tou-te-s ! Valls dégage ! » ou encore « Régularisation de toutes les personnes sans-papiers ». Nous avons commencé à distribuer des tracts aux gens qui allaient au meeting, et aux habitant-e-s de Betton qui étaient venus voir passer les ministres.

Nous étions à peu près 25, et les CRS, présents en masse sur un parking un peu plus loin, ne se montraient pas. Etant donné notre faible nombre, je me suis dit qu’on ne gênait pas grand monde et qu’on ne devait pas faire trembler le gouvernement – hélas.

J’ai commencé à penser qu’on allait nous laisser manifester gentiment, et qu’au moment ou les ministres arriveraient, on nous obligerait à nous éloigner un peu. Mais dans le même temps, le souvenir des derniers déplacements de Valls à Rennes, et celui des récentes manifestations interdites pas la préfecture, me faisaient redouter une intervention policière un peu plus musclée. J’ai été servi.

Après cinq minutes de distribution de tracts, et alors que nous venions de commencer à chanter nos slogans, un groupe de CRS a débarqué. Leur chef a dit à celui d’entre nous qui avait le mégaphone que notre manifestation était illégale et qu’ils allaient nous faire reculer.

Sans sommation, il a ordonné à ses hommes de nous pousser. Sans résistance, mais en nous efforçant de rester tous ensemble, nous avons été contraint-e-s de reculer jusqu’au milieu de la chaussée, où les policiers nous ont encerclés, pressés les uns contre les autres, nous privant de toute liberté de mouvement.

On a commencé à se demander ce qu’ils allaient faire de nous, dans une situation un tantinet anxiogène. Ils se sont alors mis à nous arracher nos banderoles des mains, sans ménagement et dans une confusion totale.

Celui qui avait le mégaphone a expliqué aux badauds restés devant la mairie ce qui nous arrivait.

Puis ils nous ont fait reculer jusqu’au trottoir d’en face. Alors que nous obtempérions en demandant aux policiers de se calmer, le chef a ordonné à ses hommes de s’emparer du mégaphone. Deux Robocops se sont alors jetés sur son porteur, comme dans une mêlée de rugby, qui a fini par le lâcher pour ne pas partir avec.

Lire la suite :
http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/28/quand-valls-est-campagne-manifs-interdites-enfin-toutes-257978

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 11:33

Le 2 février 2015

Récit d’une victime de violences policières en Seine-Saint-Denis

Jeudi 22 janvier 2015 vers une heure du matin, Anis et trois autres personnes sont interpellées et placées en garde à vue dans un commissariat de la Seine-Saint-Denis.

Anis nous raconte le cauchemar qu’il a vécu cette nuit-là :

Les violences commencent dès la fouille à son arrivée au commissariat. Une dizaine de policiers est présente et les insultes fusent : « Toi t’es arabe, t’es de la merde, ta mère, fils de pute ! ».

Selon son témoignage, alors qu’il demande aux policiers d’arrêter de l’insulter et de le malmener, les coups commencent à pleuvoir : un policier lui donne deux coups de poing tandis qu’un autre le fait tomber à terre. Les sept policiers présents dans la pièce lui donnent alors plusieurs coups dans les jambes et sur la tête.

Anis appelle à l’aide par la porte entrouverte, mais l’un des policiers la ferme brusquement. Il est menotté dans le dos lorsqu’il est aspergé d'un spray désinfectant, il en gardera de grosses plaques d’irritation dans le coup et sur le visage. Plaqué contre un mur, il reçoit quatre on cinq derniers coups de poing.

Une fois enfermé en cellule, il ne dort pas de la nuit tant les douleurs sont vives.

En 48h de garde à vue, Anis fera trois passages par l’hôpital Jean-Verdier de Bondy. Il a le visage gonflé, tuméfié. Un médecin le reçoit, lui donne un traitement et lui fait un grand bandage autour de la tête, puis il rédige un certificat : « Lésions traumatiques récentes visibles : oui ». Un procès verbal est rédigé au commissariat : « le certificat médical établi par L’Unité Médico-Judiciaire de l’Hôpital Jean Verdier de Bondy (93), concluant que les blessures de Monsieur X se disant X entraînent une incapacité totale de travail de dix jours. »

Le 23 janvier 2015 à 14h, Anis arrive au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot.

Dès son arrivée, une photo de son visage tuméfié est prise. Les trois autres personnes interpellées sont également enfermées au CRA du Mesnil-Amelot.

Hagard et désorienté, Anis vient nous voir pour nous raconter son histoire et les violences qu'il a subies. Nous recevons les trois autres personnes, l’un d’entre eux est en état de choc après avoir vu et entendu les violences exercées sur Anis.

Au regard de la gravité des déclarations et de l’état d’Anis, La Cimade saisit le pôle déontologie et sécurité du Défenseur des droits qui ouvrira immédiatement une enquête relative aux violences policières physiques et psychologiques subies par Anis.

Mercredi 28 janvier, la rétention administrative d’Anis fait l’objet d’une demande de prolongation par la préfecture de la Seine-Saint-Denis.

Le juge des libertés constate un grand nombre d'irrégularités dans la procédure, rejette la demande de prolongation et ordonne la remise en liberté d’Anis.

Dans son ordonnance de remise en liberté, le juge judiciaire note également que la procédure comporte plusieurs zones d'ombre : le procès-verbal de fin de garde à vue n'est pas joint au dossier ce qui rend impossible le contrôle de son déroulement, le procureur de la République n'aurait pas été informé du placement en garde à vue, la notification des droits en garde à vue a été réalisée plus de 13 heures après le début de la mesure de privation de liberté.

Tandis qu’Anis a demandé à voir un avocat, ce droit ne semble pas avoir respecté.

Enfin la garde à vue a été prolongée de plus de vingt-quatre heures sans qu'aucune exigence légale relative à cette prolongation n'ait été respectée.

Selon le témoignage d’Anis, les forces de l’ordre semblent avoir cruellement manqué à leur déontologie. La Cimade espère que toute la lumière sera faite sur cette sombre histoire.

Source :
http://www.lacimade.org/nouvelles/5302-R-cit-d-une-victime-de-violences-polici-res-en-Seine-Saint-Denis

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 10:13


http://img.over-blog-kiwi.com/0/66/42/42/20140420/ob_31b4e8_29-souviens-moi-iconoarchyves-melies-f.jpg
Yep !

Qui est le collectif 8 juillet ?

"Le huit juillet 2009, suite à l’expulsion d’un immeuble occupé, la police nous a tiré dessus au flash-ball. Cinq personnes ont été touchées. Joachim a perdu un œil. Une instruction a été ouverte peu de temps après les faits. Trois policiers ont été mis en examen. L’un d’entre-eux est sous le coup d’un contrôle judiciaire, il lui est interdit de porter une arme. Nous nous préparons à un procès."

Lire la suite :
http://collectif8juillet.wordpress.com/2013/06/09/se-defendre-de-la-police/

***
Suite aux réquisitions de la procureure

Le 5 avril 2014

Communiqué du collectif 8 juillet.

Cinq années après les faits, la procureure de Bobigny vient enfin de rendre ses conclusions.

Sur les trois policiers mis en examen, le parquet requiert un non lieu pour deux d’entre eux.

Il demande le renvoi devant la cour d’Assises du policier qui a tiré sur Joachim Gatti.

Nous sommes cinq à  avoir été touchés et blessés ce soir là, nous sommes quatre à avoir porté plainte. Tous les tirs étaient dirigés vers nos visages. Nous avons été touché à la nuque, à la clavicule, au front et à l’œil. Tous les tirs auraient pu nous blesser grièvement. Or, le parquet ne demande le renvoi devant la cour d’assise que d’un policier, celui qui a éborgné Joachim.

Il est pourtant évident que les trois tireurs mis en examen par le juge d’instruction partagent la responsabilité. En droit, il y a une expression pour dire cela : il s’agit d’un cas avéré de violence en réunion. On retrouve les mêmes entorses au règlement d’utilisation du flash-ball : le non respect de la distance de tir, de la zone de tir, et aucune légitime défense n’est soutenable comme l’a confirmée le parquet. Donc la même intention de faire mal, de blesser. De ce fait, il n’y a aucune raison de ne renvoyer qu’un seul policier en cour d’Assises.

Car ce qui est en cause ici, c’est une opération policière où l’on retrouve chez les policiers une volonté partagée d’en découdre, de punir des personnes qui depuis des années militent pieds à pieds dans la ville contre les rafles de sans-papiers, contre les expulsions de logement, contre les radiations dans les pôles emplois.

Opération policière dans laquelle la hiérarchie a une grande responsabilité. Sinon comment expliquer la détermination partagée des policiers à nous tirer dessus, alors que nous étions en train de nous disperser ? Entre autres éléments du dossier, on peut évoquer la carte blanche donnée aux policiers ce soir-là.

Devant le caractère accablant du dossier, la police et la justice ont décidé de lâcher un policier et de lui faire porter toute la responsabilité, laissant croire qu’il s’agit là d’un acte isolé, d’un accident en somme.

Croyez-nous, nous avons autant de colère contre ceux qui ont armé les policiers et les ont lâché sur nous, que contre les tireurs. Qu’ils comptent sur nous pour ne pas les oublier. Notons qu’avec d’autres personnes blessées par la police, nous avons porté plainte devant le tribunal administratif.

Pour l’instant, nous attendons la décision du juge d’instruction auquel nous allons remettre des observations dans ce sens.

Pour l’instant, nous attendons les décisions concernant toutes les histoires où des policiers ont tué ou blessé des personnes.

Collectif huit juillet – Se défendre de la police
http://collectif8juillet.wordpress.com
huitjuillet@riseup.net

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 08:06

 



Vidéo publiée par le groupe Groix le 24 février 2014

Chronique d'une journée, inversée...

A l'approche des élections municipales, les déclarations des professionnels de "la politique" se droitisent étroitement, jusqu'à agiter de nouveau le fantôme de l'Anarchiste bête et méchant qui veut casser pour s'amuser...

Quentin a perdu un oeil, d'autres sont blessé-e-s ou traumatisé-e-s, une poignée emprisonnée...

Quand est-ce que le terrorisme d'État finira ?

D'autres infos sur :
http://zad.nadir.org/
http://groix.revolublog.com/
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 15:55


http://img.over-blog-kiwi.com/0/66/42/42/20140421/ob_b2ad04_master-gipn.jpg
Note C.L.A.P33
Pour nos mémoires courtes, retour en images et vidéos sur la manif du 22 à Nantes.
Où comment les flics sont vêtus comme pour la guerre :
http://27novembre2007.blogspot.fr/2014/02/images-de-tirs-au-flashball-lbd.html

***
Le 19 avril 2014

"Blessés du 22 février : la riposte des policiers" : vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'un article paru vendredi 18 avril dans un quotidien régional.

La police mène une guerre, qui se joue autant des les colonnes des journaux que dans les rues occupées du 22 février. Aujourd'hui, encore une fois, se répand dans la presse une prose aussi offensive qu'indécente :

« Ces derniers jours, les fonctionnaires ont eu le sentiment que les médias donnaient beaucoup de place aux personnes blessées pendant la manifestation du 22 février, explique Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la sécurité publique [...] « On ne pensait pas que cette affaire allait prendre cette ampleur ».
Ouest France

« Lassés par la médiatisation dont bénéficient les manifestants blessés, certains fonctionnaires touchés lors des violences ont décidé de porter plainte [...] Pour recueillir les plaintes des policiers [...] une structure interne va être mise en place .»
Presse Océan

La police de Nantes n'est pas uniquement violente, lâche et obscène.

La police tue. La police veut tuer.

Elle veut tuer la solidarité, la lutte, la révolte : en terrorisant les manifestant-e-s qui occupent les rues. En blessant ou mutilant une personne, c'est tout un groupe qui est atteint. Tirer au flashball, c'est atomiser, terroriser, isoler. En emprisonnant : après la manifestation, un jeune père a été jeté sous les verrous pour un an. Il avait fabriqué un fumigène. Les policiers qui ont blessé et mutilé des dizaines de personnes, eux, continuent à parader armés dans les rues.

Elle veut tuer, concrètement, au sens premier du terme. En ajustant délibérément les tirs de ses armes à feux à usage militaire - les Lanceurs de Balles de Défense - sur plusieurs visages, il s'agit de faire mal, de frapper les corps. Comment ne pas qualifier de tentative d'homicide un tir volontaire à hauteur de tête avec une arme létale - car le flashball a déjà tué - ?

Elle veut tuer la vérité : en étouffant la parole des blessé-e-s jusque dans les moindre interstices. Leur accorder quelques lignes dans les pages secondaires d'un journal local, c'est déjà trop. Il fallait qu'elle innonde les journaux de ses mensonges, de ses menaces envers une Justice déjà bien assez complice de ses exactions.

Étaler dans la presse des nombres fantaisistes de policiers blessés, parler de saccage du centre ville, jeter en prison ceux qui occupent la rue, c'est faire oublier que la seule force armée qui a voulu dévaster les corps et les esprits le 22 février, c'est bien la police*.

Ni oubli, ni pardon !

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*Le chef de la police nantaise, Jean-Christophe Bertrand, pose clairement les nouvelles clauses du contrat social dans un entretien ahurissant paru sur Mediapart le 18 avril.

Il justifie autant les tirs sur les journalistes "c'est assez difficile de séparer le bon grain de l'ivraie", que les attaques à coup de canon à eau et de lacrymogènes envers les manifestants qui tentaient de protéger et mettre à l'écart Quentin, gravement blessé à l'oeil par un tir policier : "ceux qui prennent le risque de s'en prendre aux forces de l'ordre s'exposent eux aussi à des dommages corporels."

Enfin, l'envoi de policiers d'élite du GIPN, surarmés, contre des manifestants désarmés est revendiqué de façon décomplexée : "le GIPN était initialement dédié à la protection de la mairie. En fin d'après-midi, la situation est devenue tellement critique qu'ils ont demandé à venir porter assistance à leurs collègues."

Source :
http://nantes.indymedia.org/articles/29338

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